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Italie : drapeau

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Le patriote italien Giuseppe Mazzini, vers 1870

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-600 à -200. Philosophes et conquérants

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500 à 600. Reconquêtes

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 L'Italie fasciste

L'organisation de la dictature

Le fascisme, qui domine la vie italienne du ventennio 1925-1945, est une dictature antiparlementaire et antidémocratique. Ce n'est pas une idéologie originale, mais une doctrine qui mêle, dans une improvisation continue, l'exaltation de l'action, le culte de la force, la subordination de l'individu à l'État, dans un système où l'autorité vient d'en haut. La propagande et l'embrigadement des masses mettent le pays en condition. Pourtant, le triomphe de Mussolini ne fut pas immédiat. Il fut facilité par les déficiences de la monarchie unitaire, l'adhésion des milieux politiques et économiques italiens, et les sympathies rencontrées à l'extérieur. Le régime s'instaure dans les années 1922-1925. Mussolini dose habilement la modération rassurante et la rigueur. Il forme un ministère n'excluant que les socialistes et où les fascistes n'ont pas la majorité des portefeuilles. Mais il intimide les députés par le menaçant « discours du bivouac », et se fait donner les pleins pouvoirs pour un an. En janvier 1923 est créée la Milice fasciste, armée parallèle de défense du régime, qui en couvre les exactions contre les opposants, encore nombreux dans les milieux populaires. Le Parti fasciste fusionne avec les nationalistes, qui lui apportent des éléments de valeur. Une nouvelle loi attribue les deux tiers des sièges à la liste obtenant le quart des suffrages et, aux élections d'avril 1924, le bloc nationaliste-fasciste récolte 64,9 p. 100 des voix. Pourtant un sursaut du libéralisme est encore possible, comme en témoigne la vague d'indignation qui traverse le pays, en juin, après l'assassinat, par les squadristes (membres de la squadra) du leader socialiste Giacomo Matteotti. Mais l'opposition, divisée, au lieu d'exploiter cette circonstance, demeure inerte et commet l'erreur d'abandonner la lutte parlementaire ; le 27 juin 1924, cent vingt-sept députés se « retirent sur l'Aventin ». Le 3 janvier 1925, Mussolini annonce le passage à la « fascistisation » de l'État. Au terme de cette opération, le Statut constitutionnel de 1848 ne [...]

Le socialiste Giacomo Matteotti, vers 1924

Le socialiste Giacomo Matteotti, vers 1924

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Le 10 juin 1924, l'enlèvement, puis l'assassinat, du député socialiste Giacomo Matteotti, contempteur de la politique mussolinienne, marqua une accélération dans le processus d'établissement du régime fasciste en Italie. 

Crédits : Hulton Getty

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Écrit par :

  • : professeur honoraire à l'université de Genève
  • : professeur à la faculté des lettres et sciences humaines de Grenoble
  • : maître assistant à l'université de Paris-I
  • : maître assistant à la faculté des lettres et sciences humaines de Paris
  • : professeur émérite d'histoire à l'université de Provence

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Pour citer l’article

Paul GUICHONNET, Paul PETIT, Jean-Marie MARTIN, Michel BALARD, Jean-Louis MIÈGE, « ITALIE - Histoire », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/italie-histoire/