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Italie : drapeau

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Le patriote italien Giuseppe Mazzini, vers 1870

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-600 à -200. Philosophes et conquérants

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500 à 600. Reconquêtes

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La conquête romaine

La République romaine

Divers points sont encore l'objet de discussions.

L'expulsion des Tarquins ne résulterait pas d'une révolution intérieure, mais serait « un épisode du vaste conflit qui mettait aux prises dans le Latium des coalitions militaires rivales » (J. Heurgon). C'est Porsenna, roi tyran de Chiusi, qui aurait chassé Tarquin en prenant la ville (ce que la tradition a pieusement dissimulé), qu'il entraîna dans sa première guerre avec la Ligue latine, formée autour de Tusculum et d'Aricie.

La République serait née non pas exactement en 509 avant J.-C., date probable de l'arrivée de Porsenna, mais un peu plus tard.

L'influence étrusque ne cessa nullement après l'expulsion des rois : on connaît parmi les consuls des premières décennies des chefs de grandes familles étrusques ayant partie liée avec l'aristocratie romaine. Cette persistance de l'influence étrusque, attestée archéologiquement, a incité certains savants à retarder jusque vers 475-470 avant J.-C. l'expulsion des rois, ce qui semble excessif.

L'apparition des consuls, dont le nom même reste inexpliqué, est obscure : après la chute des rois, on aurait créé deux praetores maiores au lieu d'un praetor maximus, afin de satisfaire des tendances rivales, et ces préteurs auraient reçu, dans la première partie du ve siècle, le nom de consuls.

Enfin, l'origine du patriciat et de la plèbe n'est pas claire : un antagonisme de classes a dû exister dès l'époque royale, et s'est exacerbé plus tard, le patriciat étant en somme le résultat de la fermeture (la « clôture », selon J. Heurgon) de l'ancienne aristocratie des gentes, désireuse de se réserver les pouvoirs politiques (magistratures) et religieux (sacerdoces).

De là vient la fameuse « lutte des deux ordres ». Favorisée par les conditions économiques et militaires (organisation centuriate, tribus territoriales, développement du commerce et de l'activité artisanale), la plèbe usa de la force (sécessions) et des alliances politiques pour obtenir la création des tribuns de la plèbe, la reconnaissance de [...]

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Écrit par :

  • : professeur honoraire à l'université de Genève
  • : professeur à la faculté des lettres et sciences humaines de Grenoble
  • : maître assistant à l'université de Paris-I
  • : maître assistant à la faculté des lettres et sciences humaines de Paris
  • : professeur émérite d'histoire à l'université de Provence

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Pour citer l’article

Paul GUICHONNET, Paul PETIT, Jean-Marie MARTIN, Michel BALARD, Jean-Louis MIÈGE, « ITALIE - Histoire », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 28 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/italie-histoire/