HIBERNATION

Médias de l’article

Écureuil

Écureuil
Crédits : Darrell Gulin/ The Image Bank/ Getty Images

photographie

Loir gris

Loir gris
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

photographie

Grenouille verte

Grenouille verte
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

photographie

Orvet fragile

Orvet fragile
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

photographie


Par hibernation on entend la « manière de passer l'hiver ». Il s'agit d'une faculté qu'ont certains êtres vivants de s'adapter aux conditions climatiques hivernales : abaissement de la température moyenne, réduction des heures d'éclairement, diminution des précipitations. On rencontre les formes d'hibernation les plus prononcées dans les climats tempérés frais où les caractères de l'hiver sont particulièrement nets.

L'adaptation que représente l'hibernation correspond à une diminution des manifestations vitales, c'est-à-dire à une réduction de la dépense d'énergie ; végétaux, Invertébrés et Vertébrés obtiennent ce résultat par des procédés très variés, lorsque les conditions climatiques les y obligent. Il en va autrement pour la plupart des Mammifères et des Oiseaux, qui se sont rendus indépendants des conditions climatiques et conservent durant toute l'année une température élevée et constante, correspondant à une dépense d'énergie forte : ce sont des homéothermes. Ceux d'entre eux qui passent à un état de vie ralentie en hiver sont dits hibernants.

L'hibernation chez les Mammifères

Les Mammifères hibernants

L'hibernation des Mammifères se rencontre dans tous les ordres, des Monotrèmes et Marsupiaux jusqu'aux Primates (Lémuriens), mais surtout chez les Rongeurs (marmottes, spermophiles, loirs, hamsters, lérots, etc.). Parmi les Insectivores hibernants, on connaît le hérisson, le tenrec, le setifer. Chez les chauves-souris des régions tropicales, les macrochiroptères sont homéothermes et présentent une température centrale constante au froid, tandis que les microchiroptères meurent en hypothermie quand la température ambiante approche 10 0C. En revanche, les microchiroptères des zones tempérées sont hibernants. Bourlière a, le premier, interprété [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 4 pages


Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis



Écrit par :

  • : professeur honoraire à la faculté de médecine de Strasbourg.

Classification


Autres références

«  HIBERNATION  » est également traité dans :

RYTHMES BIOLOGIQUES ou BIORYTHMES

  • Écrit par 
  • Catherine BLAIS, 
  • René LAFONT, 
  • Bernard MILLET, 
  • Alain REINBERG
  •  • 15 554 mots
  •  • 13 médias

Dans le chapitre « Hibernation des mammifères »  : […] L'existence de rythmes circannuels chez les mammifères a été montrée pour la première fois sur des hibernants, comme le spermophile Spermophilus lateralis. Ils ont été observés chez de nombreuses autres espèces de spermophiles, mais aussi chez le hérisson, le hamster, la marmotte, le lérot, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rythmes-biologiques-biorythmes/#i_10453

CHÉLONIENS ou TORTUES

  • Écrit par 
  • Vivian de BUFFRÉNIL
  •  • 4 611 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Reproduction, longévité, hibernation »  : […] La capacité d'hibernation des Chéloniens en réponse au froid, dans les régions tempérées, ou à la sécheresse, dans les régions arides et désertiques, est considérable : certaines populations passent jusqu'à 6 mois en état de vie ralentie. Les formes terrestres et les formes amphibies hibernent au fond de terriers creusés dans le sable ou la boue ; […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cheloniens-tortues/#i_10453

CHIROPTÈRES ou CHAUVES-SOURIS

  • Écrit par 
  • Robert MANARANCHE
  •  • 2 190 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Hibernation »  : […] Un dernier trait remarquable de la biologie des Chiroptères mérite d'être évoqué : leur aptitude à l'hibernation. En relation avec l'absence d'insectes actifs durant la période froide, les Chauves-Souris entomophages, des régions tempérées surtout, ont un sommeil hivernal qui peut durer plusieurs mois. Un abaissement […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chiropteres-chauves-souris/#i_10453

COMPORTEMENT ANIMAL - Fondements du comportement

  • Écrit par 
  • Dalila BOVET
  •  • 2 822 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Rythme circannuel »  : […] Les comportements d'hibernation des marmottes sont stimulés à la fois par des rythmes endogènes, par la longueur du jour et par la température. Les rythmes endogènes peuvent parfois suffire, au moins pendant un certain temps : l'écureuil terrestre américain […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/comportement-animal-fondements-du-comportement/#i_10453

MAMMIFÈRES

  • Écrit par 
  • Pierre CLAIRAMBAULT, 
  • Robert MANARANCHE, 
  • Pierre-Antoine SAINT-ANDRÉ, 
  • Michel TRANIER
  •  • 10 783 mots
  •  • 19 médias

Dans le chapitre « Comportement »  : […] phénomène qui peut paraître en contradiction avec l'homéothermie, qui a été soulignée comme un caractère mammalien, est l'hibernation ou sommeil hivernal accompagné d'une baisse importante de la température du corps. Beaucoup de Microchiroptères, de Rongeurs et d'Insectivores hibernent. Les physiologistes tendent aujourd'hui à considérer les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mammiferes/#i_10453

MILIEU, écologie

  • Écrit par 
  • Cesare F. SACCHI
  •  • 7 840 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le facteur thermique »  : […] est trop basse, les pécilothermes et plusieurs homéothermes (chez les mammifères) s'inactivent temporairement en réduisant leur taux métabolique ; cette inactivation, ou hibernation, se fonde, suivant les organismes, sur une variété de comportements qui est, en partie du moins, basée sur des rythmes endogènes, comme la diapause des Invertébrés […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/milieu-ecologie/#i_10453

RONGEURS ET LAGOMORPHES

  • Écrit par 
  • Robert MANARANCHE, 
  • Pierre-Antoine SAINT-ANDRÉ
  •  • 2 884 mots
  •  • 15 médias

Dans le chapitre « Les Sciuromorphes »  : […] Très proches des écureuils sont les marmottes, remarquables par la capacité d'hibernation. Chez les marmottes alpines, l'endormissement a lieu en automne, souvent en groupes de dix à quinze individus au fond d'un terrier. La période de léthargie dure jusqu'au printemps, interrompue normalement tous les vingt et un à vingt- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rongeurs-et-lagomorphes/#i_10453

SPÉLÉOLOGIE

  • Écrit par 
  • Philippe RENAULT, 
  • Raymond TERCAFS, 
  • Georges THINÈS
  •  • 11 744 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « Les trogloxènes »  : […] dans la paroi calcaire), si bien qu'en recherchant systématiquement une telle image les Lépidoptères trogloxènes augmentent très fortement leurs chances de parvenir dans un milieu qui va convenir à leur hibernation. Ce comportement a été étudié récemment en détail en utilisant, notamment, la technique des leurres (R. Tercafs et G. Thinès, 1972 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/speleologie/#i_10453

Voir aussi

Pour citer l’article

Charles KAYSER, « HIBERNATION », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/hibernation/