HIBERNATION

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On sait depuis 1935 (Kalaboukhov) qu'on peut refroidir un homéotherme jusque sous 0 0C et que ce refroidissement, s'il n'est que de durée relativement courte (quelques heures), est supporté sans dommage. Mais aucun homéotherme ne se réchauffe spontanément si on a baissé sa température au-dessous de 20 0C.

Le ralentissement de la circulation, la réduction de la consommation d'oxygène en hypothermie permettent certaines interventions chirurgicales pratiquement exsangues, irréalisables avec une température corporelle de 37 0C. Souvent un abaissement thermique à 30 0C est suffisant pour réaliser des interventions du type de celle « à cœur ouvert » pour corriger des lésions ou des malformations valvulaires chez l'enfant. Si l'abaissement à 30 0C est jugé insuffisant, on peut réaliser en outre une réfrigération locale plus poussée. Dans ces conditions, la température de l'organe à opérer peut être abaissée à 15 0C en le perfusant avec du sang refroidi à 12-15 0C. En vogue dans les années 1950, l'hibernation artificielle est réservée aujourd'hui à des interventions spécifiques. De fait, les indications opératoires en hypothermie sont aujourd'hui très limitées.


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  • : professeur honoraire à la faculté de médecine de Strasbourg.

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Pour citer l’article

Charles KAYSER, « HIBERNATION », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 septembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/hibernation/