BOTANIQUE

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Fleurs d'angiospermes

Fleurs d'angiospermes
Crédits : H. Sauquet

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Disciplines de la botanique

Disciplines de la botanique
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Classification phylogénétique des Angiospermes

Classification phylogénétique des Angiospermes
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Bouton floral vu au microscope électronique

Bouton floral vu au microscope électronique
Crédits : S. Nadot

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Le terme botanique a longtemps été synonyme de science des plantes. Ce n'est plus le cas aujourd'hui où seules les disciplines qui concernent la systématique, le développement, l'évolution et l'écologie des végétaux continuent de définir la botanique. Les autres branches que sont la physiologie et la génétique des plantes sont regroupées sous le terme général de biologie végétale (plant sciences en anglais). Le domaine d'application de la botanique, traditionnellement vaste, s'est aussi restreint. En effet, les champignons ne font plus partie du monde végétal. Ces organismes, plus apparentés aux animaux qu'aux plantes du point de vue évolutif, forment désormais un groupe à part (les mycètes ou Fungi) et la science qui les concerne est appelée la mycologie. De même, dans la pratique, l'étude des algues (dont une partie seulement appartient aux plantes vertes) est exclue de la botanique. On parle plutôt de phycologie. Ainsi, la botanique et les botanistes se concentrent aujourd'hui sur les plantes terrestres (ou embryophytes), vaste groupe d'organismes rassemblant toutes les espèces de mousses, fougères, gymnospermes (ou plantes à graines nues) et angiospermes (ou plantes à fleurs).

Fleurs d'angiospermes

Fleurs d'angiospermes

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Ces photographies numériques illustrent la diversité des formes et des couleurs florales. L'origine évolutive de cette diversité, ainsi que les processus génétiques déterminant chacune de ces formes font l'objet de nombreuses recherches en botanique, à l'interface entre évolution,... 

Crédits : H. Sauquet

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Les progrès technologiques réalisés depuis la fin des années 1980 – notamment en matière d'informatique, d'imagerie et de génétique – apportent un nouveau souffle à la botanique, en permettant notamment de mieux comprendre l'origine de la diversité des plantes. Ces nouvelles avancées sont intégrées dans les enseignements de la botanique, ce qui a pour effet de dynamiser cette science longtemps considérée comme figée. La botanique connaît aussi un regain d'intérêt auprès du grand public, qui redécouvre l'intérêt et les usages traditionnels des plantes et qui mesure leur rôle majeur dans la biodiversité. Ainsi, la botanique au début du xxie siècle apparaît comme une science riche, vivante et en plein essor.

Botanique et systématique

La systématique est une discipline vaste qui a pour objet d'inventorier, de nommer, de classer et, dans sa signification actuelle, de reconstruire l'histoire évolutive des organismes vivants et disparus. Contrairement à une idée largement répandue, la botanique ne se limite pas à la systématique des plantes et la systématique des plantes (ou botanique systématique) n'est pas une discipline du passé. L'histoire de la systématique des plantes est aussi ancienne que celle de la botanique. Avec l'accumulation croissante des connaissances sur la diversité des espèces végétales au fur et à mesure de l'exploration de la Terre, la recherche d'un système cohérent pour nommer et classer ces espèces a été au cœur des préoccupations des botanistes. Bien que beaucoup plus avancé que celui des divers groupes d'organismes unicellulaires (par exemple, les bactéries) ou d'animaux (à l'exception des vertébrés), l'inventaire des espèces de plantes terrestres reste toutefois aujourd'hui incomplet. On estime que de 10 p. 100 à 20 p. 100 des espèces de plantes à fleurs (ce qui pourrait représenter jusqu'à 70 000 espèces) n'ont pas encore été décrites, c'est-à-dire qu'il reste à les découvrir, les identifier comme espèces nouvelles, les nommer et en faire une description détaillée afin de pouvoir les reconnaître. De plus, il faut souligner que parmi les 270 000 à 350 000 espèces de plantes à fleurs déjà décrites, une grande partie demeure très mal connue. Il reste donc encore un travail considérable à accomplir si l'on veut simplement connaître la biodiversité végétale afin de la préserver ou de pouvoir l'exploiter (à des fins médicinales par exemple).

La description et l'énumération des espèces végétales deviennent rapidement une tâche impossible si l'on ne dispose pas d'un système de classification hiérarchique permettant de rassembler des organismes semblables ou ayant des propriétés communes dans des groupes auxquels on puisse se référer par un nom. De tels groupes sont appelés taxons et la branche de la systématique qui s'occupe de donner ces noms est la taxonomie. La botanique systématique a vu depuis sa naissance l'élaboration d'un très grand nombre de systèmes de classification différents, plus particulièrement au cours du xxe siècle. Cette diversité de systèmes s'explique en partie par la découverte et une meilleure connaissance des espèces végétales, mais aussi par les divergences d'opinion entre les différents auteurs à propos des critères et caractères utilisés pour classer. Dans la mesure où la classification des plantes peut être assimilée au langage de communication des botanistes, il est d'un intérêt général que tous les botanistes parlent la même langue. Heureusement, la plupart des biologistes s'accordent aujourd'hui sur le principe qu'une classification doit refléter l'histoire évolutive d'un groupe d'organismes, c'est-à-dire sa phylogénie. On parle alors de classification phylogénétique. Au-delà de son intérêt scientifique, une telle classification répond à deux qualités pratiques : unicité, parce que l'évolution ne s'est déroulée qu'une seule fois ; stabilité, parce que la reconstruction des relations de parenté évolutives ne cesse de s'améliorer et de se stabiliser au cours du temps. Dans ce domaine, on peut affirmer que les botanistes ont montré l'exemple puisqu'un vaste groupe d'auteurs, collectivement appelés Angiosperm Phylogeny Group, a proposé en 1998 la première classification phylogénétique des angiospermes. Le succès de cette classification est tel qu'aujourd'hui la troisième version de cette classification (APG III), proposée en 2009, est utilisée par la grande majorité des botanistes (fig. 1). Il existe également depuis 2006 un équivalent pour les monilophytes (groupe de plantes vasculaires formé principalement par les fougères et les prêles). Ce n'est pas encore le cas pour le reste des plantes terrestres (mousses, hépatiques, lycophytes et gymnospermes) bien que, dans la pratique, la majorité des botanistes suive de plus en plus des systèmes de classification phylogénétiques pour ces groupes également. La botanique systématique est donc loin d'être éteinte puisqu'elle est en pleine mutation. Plus que jamais, elle s'intègre de façon dynamique avec les nombreuses autres disciplines de la biologie. En particulier, elle repose très largement sur la reconstruction de la phylogénie à partir de données de séquences ADN, qui elle-même représente aujourd'hui un outil essentiel pour répondre à de nombreuses questions scientifiques.

Disciplines de la botanique

Disciplines de la botanique

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Ce schéma illustre la diversité des disciplines et des principales applications de la botanique. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Botanique et recherche scientifique

Une recherche diversifiée

La recherche en botanique s'est diversifiée dans les approches utilisées et les questions posées depuis le milieu du xxe siècle. Elle est étroitement interconnectée avec de nombreux domaines de la biologie, plus particulièrement avec la systématique, la biologie de l'évolution, la biologie du développement et l'écologie (fig. 2). Ces branches ne constituent en aucun cas des compartiments isolés. La phylogénie est devenue l'outil incontournable de la systématique et joue naturellement un rôle central dans l'étude de l'évolution à large échelle (macro-évolution). L'évolution et l'écologie ne cessent de se rapprocher : on parle alors d'écologie évolutive. Cette dernière permet d'aborder les relations au sein d'une communauté de plantes ou entre les plantes et les autres organismes sous l'angle de leur histoire évolutive. Il peut s'agir tout aussi bien de l'étude de l'assemblage des communautés (phylogénie des communautés), des taux de diversification (spéciation et extinction), ou encore des réseaux d'interactions entre les plantes et les pollinisateurs, pour ne citer que quelques exemples. Enfin, les recherches à l'interface de l'évolution et du développement ont donné lieu à une discipline particulièrement prolifique : l'évo-dévo. En botanique, les travaux dans ce domaine ont notamment permis de construire un modèle cohérent pour le contrôle génétique du développement et de l'identité des différentes parties de la fleur (sépales, pétales, étamines et carpelles). Ce modèle (appelé ABCE), initialement mis en évidence en 1991 chez la plante modèle Arabidopsis thaliana, s'applique désormais à toutes les angiospermes. Les différentes modifications, au cours de l'évolution, des gènes impliqués dans ce modèle pourraient expliquer une partie de la très grande diversité des formes de fleurs.

Classification phylogénétique des Angiospermes

Classification phylogénétique des Angiospermes

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Cette classification phylogénétique des Angiospermes, élaborée par APG III (Angiosperm Phylogeny Group) en 2009 et actualisée selon le site Angiosperm Phylogeny Website, est utilisée par la majorité des botanistes. Les traits noirs représentent les relations de parenté (phylogénie)... 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Bouton floral vu au microscope électronique

Bouton floral vu au microscope électronique

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Vue au microscope électronique d'un bouton floral de l'espèce Delphinium grandiflorum (famille des Ranunculaceae), plante souvent cultivée dans les jardins pour ses grandes inflorescences bleues et communément appelée dauphinelle ou pied d'alouette. Sur ce bouton floral, qui fait... 

Crédits : S. Nadot

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Aujourd'hui, la recherche en botanique n'est plus le fruit du travail de quelques individus, mais le produit d'un travail d'équipe, faisant intervenir des milliers de chercheurs à l'échelle planétaire. Il serait donc insensé de vouloir nommer aujourd'hui quelques grands botanistes influents, comme cela a été le cas par le passé. Ainsi, les articles de recherche en botanique comprennent généralement plusieurs auteurs, très souvent issus de plusieurs pays. Par exemple, l'un des articles les plus influents des années 1990, une phylogénie de 499 espèces de plantes fondée sur une analyse du gène rbcL, incluait pas moins de 41 coauteurs (Chase et al., 1993).

L'apport des outils modernes

Depuis les années 1990, les avancées technologiques sont telles que la recherche scientifique s'est accélérée, engendrant des bouleversements imprévisibles de notre compréhension du monde, y compris celui des plantes. La génomique, par exemple, est en train de révéler une évolution et un fonctionnement bien plus complexe des génomes d'eucaryotes (organismes pourvus d'un noyau) que l'on n'avait pu le soupçonner au xxe siècle. Cela est particulièrement vrai pour les génomes de plantes, dont très peu ont encore été complètement séquencés à ce jour. Le premier séquençage complet d'une plante terrestre, celui de l'espèce Arabidopsis thaliana, a été achevé à la fin de l'année 2000. En 2012, la liste des plantes séquencées contenait une centaine d'espèces. Ce chiffre est amené à augmenter de façon exponentielle au cours des années à venir grâce aux nouvelles techniques de séquençage haut débit (cf. L'avenir de la botanique).

L'informatique, l'imagerie et la génétique sont omniprésents dans la recherche en botanique. Pour illustrer ce point, nous pouvons donner deux exemples. Tout d'abord, la reconstruction phylogénétique fait constamment intervenir la génétique et l'informatique. En effet, depuis les années 1990, il est possible d'amplifier et lire la séquence ADN de n'importe quel gène d'une espèce, pourvu qu'on ait une idée du début et de la fin de cette séquence et que l'on ait accès à du matériel convenable (généralement un échantillon de feuille pour les plantes terrestres) pour en extraire l'ADN. Cette avancée technique a permis l'accès à une source de données (les données de variation de la séquence d'un même gène entre différentes espèces) bien plus abondante que les données de variation morphologique utilisées auparavant. Dans la pratique, les différentes étapes du séquençage d'ADN (extraction, amplification, lecture) se font généralement au laboratoire par le botaniste lui-même, bien que la phase de lecture tende de plus en plus à être traitée par de grands centres de séquençage. Une fois les séquences obtenues, le reste du travail s'effectue sur ordinateur : tout d'abord l'alignement (mise en correspondance des séquences de différentes espèces), puis l'analyse phylogénétique proprement dite. Celle-ci peut se résumer à l'évaluation d'un très grand nombre d'hypothèses de phylogénie possibles, en notant chacune au regard des données et d'un modèle d'évolution de ces données, pour ne retenir finalement que les hypothèses les plus probables ou les plus simples. Dans la pratique, selon le nombre d'espèces étudiées, cette étape d'analyse peut prendre quelques secondes à plusieurs mois de temps de calcul sur un ordinateur personnel. C'est pourquoi, de plus en plus, les botanistes (tout comme le reste de la communauté des biologistes) font appel à des serveurs de calcul fonctionnant simultanément, situés parfois à des dizaines de milliers de kilomètres mais accessibles presque instantanément grâce à Internet.

Le second exemple concerne l'étude des structures morphologiques (internes ou externes) des plantes, afin d'en comprendre l'évolution ou le développement. Traditionnellement fondée sur l'utilisation de la microscopie optique, cette étude fait depuis plusieurs dizaines d'années constamment appel à la microscopie électronique (à balayage ou transmission), qui permet un grossissement bien plus important (de l'ordre de 100 à 1 000 fois plus). Depuis le milieu des années 2000, une nouvelle technique d'imagerie connaît un essor prometteur : la microtomographie. Fondée sur le même principe que les scanners rotatifs utilisés en médecine, cette technique consiste à prendre un très grand nombre de radiographies d'un objet afin d'en reconstruire une image tridimensionnelle à haute résolution. Elle est notamment devenue la technique de choix pour l'étude des fleurs fossiles parce qu'elle permet d'accéder aux structures internes (invisibles en microscopie électronique à balayage) sans avoir à sectionner ni détruire des spécimens souvent rares et uniques.

La botanique et les botanistes ont su s'adapter à leur temps et tirer parti des technologies modernes pour l'étude des plantes. En dépit des avancées considérables réalisées dans la reconstruction de l'histoire évolutive des différents groupes de plantes, la compréhension des processus et des gènes impliqués dans le développement des organes végétaux, et la dynamique des relations entre les espèces végétales et leur environnement, de très nombreuses questions fondamentales demeurent. Par exemple, la capacité d'adaptation des plantes aux changements climatiques globaux attendus pour les prochaines décennies reste mal connue. De même, la diversité des relations entre plantes et pollinisateurs (insectes, oiseaux et mammifères) et le rôle historique (évolutif) de ces relations dans la structuration de la biodiversité des plantes à fleurs restent mal compris. Ces deux domaines font actuellement l'objet de nombreux travaux de recherche.

Botanique et biodiversité

En raison de leur immobilité, les plantes terrestres jouent un rôle central dans l'évaluation de la biodiversité à toutes les échelles (à l'exception des écosystèmes aquatiques). Elles permettent de définir et de classer les habitats et sont très importantes dans les décisions relatives aux efforts de conservation, conjointement aux inventaires faunistiques. Par exemple, la notion de hotspot de biodiversité, très importante pour la politique de la conservation, repose en grande partie sur la botanique. En effet, au sens où Norman Myers et ses collaborateurs l'ont proposé en 2000, un hotspot de biodiversité est une région contenant au moins 1 500 espèces de plantes endémiques (c'est-à-dire propres à une région donnée) et dont plus de 70 p. 100 de l'habitat originel (en termes de surface) ont disparu. On distingue aujourd'hui 34 hotspots de biodiversité, dont au moins cinq couvrent en partie le territoire français : bassin méditerranéen, Madagascar et îles de l'océan Indien, Nouvelle-Calédonie, Polynésie-Micronésie et îles Caraïbes. La définition des hotspots tient au fait que les régions les plus riches sont souvent aussi les plus menacées et que la diversité des plantes est souvent corrélée avec celle des autres organismes. Ainsi, une grande partie des espèces encore inconnues pour la science se situe probablement dans ces régions très fortement menacées, notamment dans les Andes tropicales, zone la plus riche au monde en termes de nombre d'espèces végétales.

Stirling Range National Park, Australie

Stirling Range National Park, Australie

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Photographie prise dans le Stirling Range National Park qui est situé au sud-ouest de l'Australie, dans la région de Perth. Ce parc est inclus dans un hotspot de biodiversité, c'est-à-dire une zone à la fois particulièrement riche en espèces et très menacée. Cette végétation est... 

Crédits : H. Sauquet

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Botanique, paléobotanique et palynologie

La paléobotanique est l'étude des fossiles de plantes. Bien que moins médiatisée que l'étude des fossiles d'animaux (pour laquelle on conserve souvent le terme plus général de paléontologie), elle n'en revêt pas moins un intérêt scientifique primordial et toujours d'actualité. Tout comme l'étude des plantes actuelles (appelée néobotanique), la paléobotanique repose largement sur la systématique comme cadre de référence. On notera cependant deux difficultés inhérentes à la nature des fossiles. Tout d'abord, à l'exception de quelques fossiles récents (datant de moins d'un million d'années), les données concernant les séquences d'ADN ne sont plus disponibles pour reconstruire les relations de parenté avec les espèces actuelles. La seule possibilité est donc de se référer à la morphologie. Ceci requiert un travail considérable parce qu'il faut non seulement observer et décrire précisément les fossiles mais également très bien connaître les mêmes caractères et leurs variations chez les espèces actuelles. La seconde difficulté est liée à la disparité des parties fossiles : la plupart des fossiles de plantes sont représentés par un morceau de bois, une feuille, une fleur, un fruit, une graine ou bien un grain de pollen. Il est très rare de trouver toutes ces parties dans le même spécimen (dans le meilleur des cas, celles-ci sont dispersées dans le même sédiment). Le nombre de caractères morphologiques observables chez une plante fossile reste donc très souvent limité. En dépit de ces difficultés, les fossiles jouent un rôle essentiel dans la reconstruction de l'histoire évolutive des plantes. Ils permettent parfois d'attester la présence ancienne de groupes de plantes dans des régions dépourvues de représentants actuels. Par exemple, les sédiments de l'Antarctique sont très riches en fossiles de plantes, y compris des arbres. Les fossiles jouent également un rôle fondamental dans la reconstitution des climats et environnements anciens (paléoclimats et paléoenvironnements). Enfin, on pourra noter que, depuis le début des années 2000, les fossiles (de plantes ou d'animaux) connaissent un regain considérable d'intérêt chez les biologistes parce qu'ils sont essentiels pour calibrer les analyses de datation moléculaire, qui permettent de dater tous les événements de divergence (séparation de deux groupes d'espèces) présents dans un arbre phylogénétique. S'il reste encore de nombreuses espèces actuelles de plantes à découvrir, on peut affirmer que la majorité des espèces fossiles n'ont pas encore été mises au jour. Comme c'est le cas aussi pour les animaux fossiles, la Chine est aujourd'hui à cet égard l'un des terrains de recherche les plus prolifiques.

Leefructus mirus, plante fossile

Leefructus mirus, plante fossile

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Découvert dans le nord-est de la Chine, ce fossile de plante, très bien conservé et vieux de quelque 125 millions d'années, appartient sans doute aux Ranunculales, lignée la plus ancienne des Eudicotylédones. L'étude des plantes fossiles, ou paléobotanique, constitue une discipline... 

Crédits : Ge Sun and Prof. D. Dilcher/ Indiana University, Bloomington, USA

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La palynologie est la discipline de la botanique consacrée à l'étude spécifique du pollen, ce petit organisme émis par les plantes à fleurs et à graines et qui véhicule les gamètes mâles. L'extraordinaire diversité morphologique des grains de pollen, et le fait qu'ils constituent un organisme à part entière dans le cycle de reproduction, malgré leur petite taille (quelques dizaines de micromètres), justifie le fait qu'on leur consacre une discipline particulière au sein de la botanique. La diversité des formes polliniques est telle qu'il est souvent possible d'identifier une espèce (ou au moins le genre auquel elle appartient, voire la famille) par la seule observation de son pollen. Cette extraordinaire propriété est très utilisée dans les études consacrées aux changements climatiques qui se sont produits au cours de l'histoire de la Terre, et particulièrement depuis ces deux derniers millions d'années (ère quaternaire). La composition pollinique est en effet un bon indicateur de la composition floristique à une époque géologique donnée, celle-ci étant à son tour un indicateur du climat. La palynologie a aussi été mise au service de la police scientifique. Les grains de pollen constituent des indices utiles dans la résolution des enquêtes criminelles car ils peuvent permettre d'identifier une plante présente sur les lieux du crime ou sur le passage d'un coupable présumé. Un petit nombre de laboratoires de palynologie dans le monde contribuent ainsi à aider la police scientifique.

Grain de pollen vu au microscope électronique

Grain de pollen vu au microscope électronique

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Ce grain de pollen, vu au microscope électronique, provient de l'espèce Leucospermum heterophyllum, plante endémique d'Afrique du Sud appartenant à la famille des Proteaceae. D'une longueur d'environ 30 micromètres, ce grain à trois apertures (amincissements de la paroi externe du... 

Crédits : H. Sauquet

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Botanique et enseignement

L'enseignement de la botanique, comme celui des autres sciences naturelles, a finalement assez peu évolué au cours du temps. Il demeure indispensable d'acquérir les notions de base de morphologie, pour pouvoir comprendre le fonctionnement d'une plante, et il est nécessaire de disposer de connaissances élémentaires en systématique botanique pour identifier cette plante et comprendre la façon dont s'organise la diversité du monde végétal. La botanique est une discipline qui reposera toujours en partie sur l'observation et l'un des moyens les plus simples et les plus sûrs de rendre compte de ces informations reste le dessin. On continue donc à fonder en grande partie les travaux pratiques de botanique sur l'observation, en utilisant des outils simples tels qu'une loupe binoculaire et un microscope, et à retranscrire les informations obtenues sous la forme de dessins légendés, schémas et diagrammes. Ces représentations sont encore utilisées couramment par les chercheurs dans leurs publications scientifiques. La floristique, ou reconnaissance végétale, qui n'est qu'un aspect de la botanique contrairement à l'idée que peuvent s'en faire les non-botanistes, continue à s'enseigner avec un matériel simple, consistant en une flore de terrain et une petite loupe.

Les changements dans l'enseignement de la botanique concernent essentiellement la systématique, compte tenu de l'évolution constante des systèmes de classification et des bouleversements qui ont eu lieu dans la classification des plantes à fleurs. Il est devenu indispensable de mentionner l'apport des phylogénies moléculaires dans les classifications et de décrire les méthodes couramment utilisées en systématique moléculaire. En ce qui concerne la forme des enseignements, l'informatique et l'accès généralisé à Internet rendent possible, au cours d'une séance de travaux pratiques, la consultation des bases de données en ligne, ce qui permet de vérifier immédiatement la nomenclature d'une espèce, de rechercher son appartenance à un groupe taxonomique et d'obtenir des informations sur ce groupe, voire d'identifier une espèce au moyen de systèmes d'identification assistés par ordinateur. L'outil Internet représente ainsi, si son utilisation est guidée et raisonnée, une source riche d'informations accessibles aux apprentis botanistes.

Botanique et grand public

Si les botanistes professionnels sont relativement peu nombreux, la botanique ayant été considérée durant la seconde moitié du xxe siècle comme une science désuète et peu porteuse, en revanche de très nombreux amateurs se passionnent aujourd'hui pour l'observation des plantes, leur identification et leur protection. Les menaces pesant sur la biodiversité ont d'ailleurs pour effet d'entraîner la création de nombreuses associations naturalistes locales qui proposent des sorties, des conférences et diverses animations et actions autour des plantes. Ces associations sont parfois influentes pour entraînter le classement d'un site présentant un intérêt floristique particulier en une aire protégée de type réserve naturelle, réserve biologique, zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique, ou site Natura 2000. En effet, ces botanistes amateurs sont parfois très compétents et leurs connaissances approfondies d'une région donnée leur permet, dans certains cas, de donner l'alerte quant à la situation de telle ou telle espèce.

Plusieurs initiatives de sciences citoyennes ou participatives, s'appuyant sur cet extraordinaire potentiel humain en termes de connaissances naturalistes, ont vu le jour depuis les années 2000. Elles sont d'ailleurs particulièrement développés dans le domaine des sciences naturelles, où le travail de terrain requiert un matériel simple et peu onéreux : un carnet, une loupe, un bon appareil photographique sont souvent suffisants. Citons notamment le programme Vigie-flore qui a été mis en place depuis 1999 par le laboratoire Conservation des espèces, restauration et suivi des populations du Muséum national d'histoire naturelle (Paris). Son but est de suivre l'évolution de l'abondance des espèces végétales les plus communes en France. Il repose sur les compétences de botanistes volontaires (professionnels ou amateurs de bon niveau). Ce type de programme permet de générer des données à l'échelle d'un territoire entier, ce qui est impossible à obtenir dans le même temps par le biais des seuls spécialistes. Les protocoles à mettre en œuvre sont très simples et la quantité des données obtenues compense statistiquement les éventuelles erreurs qui pourraient être faites au niveau de l'identification des espèces.

Le développement de la photographie numérique a entraîné, dans une certaine mesure, une modification des pratiques chez les naturalistes, et notamment chez les botanistes. Auparavant, la pratique de l'herbier était systématique pour les botanistes professionnels et amateurs afin de conserver une trace du spécimen identifié. Certaines espèces rares, donc convoitées, ont parfois fait l'objet de prélèvements excessifs, entraînant dans certains cas la mise en danger de l'espèce, voire son extinction dans les cas extrêmes. La possibilité de photographier une plante sous tous les angles de façon aisée, peu coûteuse et rapide (visualisation instantanée des prises de vue) permet de restreindre les prélèvements sur le terrain et favorise ainsi la protection de la biodiversité. La mise en herbier demeure toutefois une étape indispensable dans le processus de description d'une nouvelle espèce, afin de disposer d'un spécimen servant de référence pour l'identification de l'espèce.

Ethnobotanique

L'ethnobotanique, mot combinant les termes ethnologie et botanique, se définit comme l'étude des relations entre les plantes et l'homme. C'est une sous-discipline de l'ethnobiologie, discipline qui a émergé dans la seconde moitié du xxe siècle et qui étudie les relations entre l'homme et le reste du monde vivant. L'ethnobotanique repose à la fois sur la connaissance fondamentale des plantes et sur celle des sociétés humaines. Elle fait donc appel aux outils de la systématique botanique (flores locales, clés d'identification...) et à ceux des ethnologues pour connaître les usages des plantes dans les sociétés traditionnelles (observations des modes de vie, enquêtes auprès des populations locales...). Les ethnobotanistes sont assez peu nombreux dans le monde (citons l'un des plus connus en Europe, Pierre Lieutaghi, auteur de nombreux ouvrages sur les plantes et leurs usages), mais leurs travaux revêtent une importance qui s'est accrue depuis les années 1990, en participant à la redécouverte par le public des usages traditionnels des plantes, aussi bien à des fins culinaires que médicinales. Ce dernier aspect fait d'ailleurs l'objet d'une sous-discipline particulière de l'ethnobiologie : l'ethnopharmacologie. Celle-ci vise à étudier les pharmacopées traditionnelles locales, à les recenser et à les valoriser par la promotion du développement de médicaments à base de plantes.

Dans le même ordre d'idée, la phytothérapie et l'herboristerie reposent également sur une bonne connaissance des plantes et donc sur des notions fondamentales de botanique. La phytothérapie se définit comme une médecine fondée sur les extraits de plantes et les principes actifs naturels, quand l'herboristerie consiste dans la préparation et la commercialisation de plantes médicinales ou de préparations dérivées.

Le métier de botaniste

Aujourd'hui, la journée type d'un botaniste (prenons l'exemple d'un botaniste systématicien) n'a plus que des similitudes éloignées avec celle d'un botaniste d'il y a seulement cinquante ans. Si l'étude de la morphologie demeure une des clés de voûte de la systématique des plantes, en revanche elle n'est plus qu'une étape dans le travail de recherche. Le botaniste peut être amené, dans l'espace d'une journée, à observer des spécimens vivants ou d'herbier, à faire de la biologie moléculaire (extraction et amplification d'ADN par exemple), à rechercher des informations dans les bases de données en ligne, à utiliser des logiciels de construction phylogénétique, à travailler à la rédaction d'un article scientifique ou à préparer une communication orale pour un congrès international. Les tâches sont donc multiples et diversifiées. Elles incluent l'acquisition de nouvelles données (qui nécessitent parfois des missions sur le terrain pour la collecte du matériel végétal), la recherche d'informations existantes, le traitement informatique de nouvelles données et enfin la communication autour des travaux effectués.

Il existe un large éventail de journaux scientifiques spécialisés dans la publication des recherches en botanique. Les plus connus sont : American Journal of Botany, International Journal of Plant Sciences, Systematic Botany et Taxon. Plusieurs congrès internationaux permettent de faire le point sur l'état des recherches. Le plus connu est le congrès Botany, co-organisé par plusieurs sociétés botaniques nord-américaines et se déroulant chaque année pendant cinq jours, généralement aux États-Unis. De plus grande ampleur et attirant les botanistes d'un très grand nombre de pays, le Congrès international de botanique (International Botanical Congress ou IBC), dont le premier s'est déroulé en 1900 à Paris, a lieu tous les six ans (depuis 1969), chaque fois dans un pays différent. C'est à cette occasion qu'est renouvelé le Code international de nomenclature botanique, ensemble de règles qui régit la création et la modification des noms latins des espèces végétales.

L'avenir de la botanique

Les avancées technologiques dont la botanique a bénéficié depuis les années 1990 permettent d'imaginer les directions que pourrait prendre cette science dans un futur proche. La généralisation des systèmes d'information géographique (S.I.G.) permet notamment de disposer d'informations très précises sur la distribution géographique des espèces. De même, les techniques de séquençage dites de nouvelle génération, qui ont été développées depuis le début des années 2000, permettent désormais de séquencer très rapidement et à faible coût un transcriptome (ensemble des ARN exprimés dans un tissu biologique), voire un génome complet. Ces techniques donnent accès à une quantité phénoménale d'informations qui sont potentiellement capables de révolutionner toutes les branches de la botanique. Le développement de ces techniques rapides de séquençage permet d'envisager l'obtention d'une phylogénie incluant toutes les espèces connues de plantes et une reconnaissance assistée par ADN (DNA Barcoding). Les progrès réalisés dans le domaine de l'intelligence artificielle ouvrent aussi la voie à l'identification assistée par ordinateur avec le développement de clés de détermination électroniques incluant la reconnaissance d'image, dont certaines déjà disponibles sur smartphone, donc utilisables directement sur le terrain. On pourrait également imaginer la mise en place d'un herbier global virtuel, centralisant l'intégralité des spécimens d'herbiers du monde entier (c'est déjà le cas depuis 2012 pour l'herbier du Muséum national d'histoire naturelle à Paris), ou encore une flore du monde entièrement électronique, accessible à tous et intelligente, c'est-à-dire capable par exemple de générer automatiquement la « flore de mon village ».

—  Hervé SAUQUET, Sophie NADOT

BIBLIOGRAPHIE

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W. S. Judd et al., Plant Systematics : A Phylogenetic Approach, 3e éd., Sinauer Assoc., Sunderland (MA), 2007

J. Magnin-Croze, Histoire de la botanique, Delachaux et Niestlé, 2004

A. Raynal-Roques, La Botanique redécouverte, Belin, 1994

M. Simpson, Plant Systematics, 2e éd., Academic Press, 2010

G. Bonnier, Flore complète portative de la France, de la Suisse et de la Belgique, Belin, 1986

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SITES INTERNET

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Biodiversity Hotspots : http ://www.conservation.org/where/priority areas/hotspots/

Botanical Society of America : http ://www.botany.org/

eFloras : http ://www.efloras.org/index.aspx

Encyclopedia of Life (EOL) : http ://www.eol.org/

GRIN Taxonomy : http ://www.ars-grin.gov/cgi-bin/npgs/html/index.pl

International Botanical Congress : http ://www.ibc2011.com/

Tela Botanica : http ://www.tela-botanica.org/

The Plant List : http ://www.theplantlist.org/

Écrit par :

  • : maître de conférences à l'université Paris-Sud, professeur au Laboratoire écologie, systématique, évolution de l'université Paris-Sud
  • : professeur au Laboratoire écologie, systématique, évolution de l'université Paris-Sud

Classification


Autres références

«  BOTANIQUE  » est également traité dans :

BOTANIQUE (HISTOIRE DE LA)

  • Écrit par 
  • Lucien PLANTEFOL, 
  • Hervé SAUQUET
  •  • 4 846 mots
  •  • 1 média

La botanique, science des plantes , apparaît à l'état pur dans l'œuvre scientifique de Théophraste ; mais elle est bientôt associée étroitement à la médecine dont elle devient simplement un chapitre ; ainsi réduite au rôle pratique de pourvoyeuse de médicaments pendant tout le Moyen Âge, la botanique continue à tenir exactement ce rôle à la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/botanique-histoire-de-la/#i_26328

ACCRESCENT

  • Écrit par 
  • Jacques DAUTA
  •  • 223 mots

Le qualificatif d'accrescent est donné, en morphologie végétale, à un organe qui, normalement, se trouve d'abord indépendant d'une autre partie de la plante, et qui, ensuite, vient s'y souder. Cette évolution caractéristique survient le plus souvent au cours et autour de la formation des fructifications. Ainsi, chez le chêne, l'akène, appelé « […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/accrescent/#i_26328

ACTINOMORPHIE

  • Écrit par 
  • Jacques DAUTA
  •  • 187 mots

Type de symétrie florale dans lequel les pièces sont agencées symétriquement par rapport à l'axe de la fleur. Par opposition aux fleurs zygomorphes, les fleurs sont alors appelées actinomorphes ou régulières. Cette symétrie radiale existe, par exemple, chez les mauves et la pomme de terre (symétrie d'ordre 5), la moutarde et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/actinomorphie/#i_26328

ADANSON MICHEL (1727-1806)

  • Écrit par 
  • Lucien PLANTEFOL
  •  • 604 mots

Né à Aix-en-Provence et amené à deux ans à Paris par son père, il est élève au collège du Plessis-Sorbonne, où il prend conscience de sa passion pour les sciences naturelles. Au Jardin du roi, il travaille sous la direction de Réaumur et de Bernard de Jussieu, décrit toutes les plantes de ce jardin. À vingt ans il abandonne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/michel-adanson/#i_26328

ADVENTIFS ORGANES

  • Écrit par 
  • Robert GORENFLOT
  •  • 326 mots

Un organe végétatif est qualifié d'adventif quand, s'ajoutant secondairement à d'autres organes du même type, il est d'une autre origine et occupe une position différente. Par exemple, les racines adventives peuvent apparaître le long de tiges en place : crampons du lierre, racines des rhizomes, etc. De même, les racines fasciculées des Graminées […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/organes-adventifs/#i_26328

ANÉMOCHORIE

  • Écrit par 
  • Jacques DAUTA
  •  • 896 mots
  •  • 1 média

Dissémination, par l'intermédiaire du vent, des fruits et des graines de plantes à fleurs, et, plus généralement, des spores et d'autres formes de dispersion des espèces vivantes. Parmi les caractères morphologiques favorables à l'anémochorie, la petitesse et la légèreté des semences et des germes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anemochorie/#i_26328

ARTICLE, botanique

  • Écrit par 
  • Monique GUERN
  •  • 161 mots

Unité d'organisation végétative de certains Thallophytes, chez lesquels les mitoses végétatives ne sont pas suivies aussitôt de cloisonnements cellulaires. Ces derniers interviennent sans rapports avec les divisions du noyau (ils ont totalement disparu dans la structure en siphon). La présence de plusieurs noyaux entre deux cloisons transversales d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/article-botanique/#i_26328

AUTOGAMIE

  • Écrit par 
  • Jacques DAUTA
  •  • 177 mots

Ce terme désigne, chez les végétaux inférieurs, des cas de fécondation d'éléments cellulaires par eux-mêmes : précisément, chez certains champignons ascomycètes (un Ascobulus entre autres), la reproduction sexuée se produit sans fusion d'articles différents, mais, à l'intérieur d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/autogamie/#i_26328

BAUHIN JEAN (1541-1612 ou 1613)

  • Écrit par 
  • Valérie CHANSIGAUD
  •  • 319 mots

Médecin et botaniste qui incarne très bien le réseau d'amitiés et de collaborations scientifiques qui s'installe durant le xvie siècle en Europe malgré les nombreux conflits religieux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-bauhin/#i_26328

BERNARD NOËL (1874-1911)

  • Écrit par 
  • Didier LAVERGNE
  •  • 421 mots

Botaniste français. Né à Paris, Noël Bernard a consacré sa très brève existence à l'étude des phénomènes de symbiose entre les orchidées et les micro-organismes endotrophes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/noel-bernard/#i_26328

BONNIER GASTON (1853-1922)

  • Écrit par 
  • Jacqueline BROSSOLLET
  •  • 354 mots

Botaniste français, Gaston Bonnier entre à l'École normale supérieure en 1873, y devient préparateur, maître de conférences, puis directeur du laboratoire de recherches (1886). En 1887, élu à la chaire de botanique à la Sorbonne, il en dirige le laboratoire de recherches, mais, devant l'exiguïté des locaux, il obtient en 1890 la création et la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gaston-bonnier/#i_26328

BOURGEONS

  • Écrit par 
  • Louis GENEVÈS, 
  • Paul ROLLIN
  •  • 2 964 mots

Les bourgeons sont des organes situés au sommet de la tige (bourgeon apical ou terminal) ou à l'aisselle des feuilles (bourgeons axillaires). Les bourgeons axillaires proviennent directement ou indirectement de l'activité d'un bourgeon apical. Enfin, des bourgeons adventifs apparaissent sur des tiges, sur des rhizomes ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bourgeons/#i_26328

BRONGNIART ADOLPHE THÉODORE (1801-1876)

  • Écrit par 
  • Didier LAVERGNE
  •  • 343 mots

Botaniste français et principal fondateur de la paléobotanique. Né à Paris, il est le fils du minéralogiste Alexandre Brongniart […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/adolphe-theodore-brongniart/#i_26328

BULBES, botanique

  • Écrit par 
  • Jacques DAUTA
  •  • 684 mots

En morphologie végétale, l'exemple d'un bulbe typique est fourni par l'oignon qui, coupé en long, montre une tige très courte ou plateau, avec son bourgeon terminal, des feuilles dont il ne reste que les bases ou tuniques du bulbe et des racines adventives. Les tuniques sont emboîtées les unes dans les autres : les plus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bulbes-botanique/#i_26328

BUVAT ROGER (1914-2001)

  • Écrit par 
  • Arlette NOUGARÈDE
  •  • 845 mots

Biologiste, spécialiste de cytologie végétale, Roger Buvat, né à Puteaux le 9 août 1914, est décédé à Marseille le 28 janvier 2001. Ancien élève de l'École normale supérieure, il fut agrégé-préparateur, assistant à la Sorbonne, professeur titulaire (1956) détaché à l'E.N.S., puis professeur à Luminy (Marseille) où il termina […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roger-buvat/#i_26328

CANDOLLE AUGUSTIN PYRAME DE (1778-1841)

  • Écrit par 
  • Jacqueline BROSSOLLET
  •  • 597 mots

Botaniste suisse, né à Genève dans une famille protestante d'origine française, exilée avant l'édit de Nantes, Candolle fait ses études au collège Calvin. Parce qu'il refuse d'entrer dans la magistrature comme son père, et souhaite herboriser (en 1797 il découvre, dans le Jura, Reticularia rosea), sa famille l'engage à devenir […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/augustin-pyrame-de-candolle/#i_26328

CESALPINO ANDREA (1519-1603)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 246 mots

cardiovasculaire est précurseur de celui de William Harvey. Son œuvre De plantis libri XVI (1583) est considérée comme l'un des premiers ouvrages de référence en botanique. Très court, le premier volume expose les principes de la botanique inspirés des théories d'Aristote et de Théophraste, approche philosophique et théorique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andrea-cesalpino/#i_26328

CLADODE

  • Écrit par 
  • Delphine CARTIER
  •  • 164 mots
  •  • 1 média

On donne le nom de cladodes à des rameaux courts à croissance définie, formés d'un seul entrenœud, simulant parfaitement des feuilles et pouvant être confondus avec elles (cladodes aplatis du fragon épineux ou en aiguilles de l'asperge). Cependant, on reconnaît un cladode au fait qu'il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cladode/#i_26328

CLASSIFICATION DU VIVANT

  • Écrit par 
  • Pascal DURIS, 
  • Pascal TASSY
  •  • 7 195 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « La taxinomie linnéenne »  : […] Si sa division du règne minéral en trois classes (pierres, minerais et fossiles) est accueillie sans enthousiasme, sa classification botanique lui vaut en revanche une renommée planétaire. Linné divise les plantes en 24 classes en fonction du nombre de leurs étamines et de leur mode d'insertion par rapport au pistil. Ces classes sont ensuite […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/classification-du-vivant/#i_26328

CONSERVATOIRE BOTANIQUE NATIONAL DE BREST

  • Écrit par 
  • Luc GUIHARD
  •  • 1 630 mots
  •  • 2 médias

Créé en 1975, le Conservatoire botanique national de Brest (Finistère) est entièrement dédié à la préservation des espèces végétales sauvages menacées d’extinction à l'échelle nationale et internationale. Premier établissement de ce type au monde, il est implanté dans le vallon du Stang Alar (du nom du ruisseau qui y coule […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conservatoire-botanique-national-de-brest/#i_26328

CORMUS

  • Écrit par 
  • Delphine CARTIER
  •  • 395 mots

Du grec kormos (tige), le cormus caractérise les cormophytes (bryophytes, ptéridophytes et spermaphytes) dont l'appareil végétatif n'est plus un thalle, comme celui des algues et des champignons, car il est constitué de rameaux feuillés plus ou moins […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cormus/#i_26328

DÉVELOPPEMENT (biologie) - Le développement végétal

  • Écrit par 
  • Georges DUCREUX, 
  • Hervé LE GUYADER, 
  • Jean-Claude ROLAND
  •  • 19 206 mots
  •  • 18 médias

L'ontogenèse recouvre l'ensemble des processus de développement des êtres vivants, jalonnés, à partir de la fécondation, par l'embryogenèse, l'acquisition de l'état adulte, la sénescence, puis la mort et/ou la reproduction qui conduisent à un nouveau cycle de vie. Il est évident que les modalités de l'ontogenèse diffèrent en fonction du degré de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/developpement-biologie-le-developpement-vegetal/#i_26328

DE VRIES HUGO (1848-1935)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 428 mots

Après des études à Leyde où il obtint son doctorat en 1870, et un séjour en Allemagne, De Vries fut nommé professeur de botanique à l'université d'Amsterdam (1878-1918). En 1866, il isola des variétés sauvages de l'herbe aux ânes (Œnothera lamarckiana) qui différaient considérablement de l'espèce cultivée. Considérant ces […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hugo-de-vries/#i_26328

DIASPORES, botanique

  • Écrit par 
  • Robert GORENFLOT
  •  • 936 mots

Dans tout le règne végétal, on appelle diaspores les parties des plantes qui sont disséminées, permettant ainsi la propagation des espèces (diaspora, dispersion […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/diaspores-botanique/#i_26328

DUHAMEL DU MONCEAU HENRI LOUIS (1700-1782)

  • Écrit par 
  • Lucien PLANTEFOL
  •  • 575 mots

Fils d'Alexandre du Hamel, seigneur de Denainvilliers, dans le Gâtinais, Duhamel du Monceau naît à Paris, fait ses études au collège d'Harcourt et, insatisfait de son savoir, forme le vœu de consacrer sa vie à la science. Pour être tout à elle, il ne se marie pas. Il habite près du Jardin du roi, l'un des rares endroits où il puisse apprendre ce qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-louis-duhamel-du-monceau/#i_26328

ÉCORCE, botanique

  • Écrit par 
  • Didier LAVERGNE
  •  • 348 mots

Pour les botanistes, ce terme désigne, au sens propre, le tissu cortical, parenchymateux, siège des fonctions nutritives de la tige et de la racine. Lorsque ces organes sont jeunes, l'écorce, dite primaire, est en situation « corticale », mais toujours séparée de l'extérieur par une couche protectrice […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecorce-botanique/#i_26328

ÉCOTYPE

  • Écrit par 
  • Robert GORENFLOT
  •  • 512 mots

Au sein d'une espèce végétale, la notion d'écotype introduite par Turesson en 1922 englobe des formes plus ou moins distinctes morphologiquement et adaptées à des habitats différents. Bien que, d'un écotype à l'autre, cette adaptation se traduise par des solutions de continuité dans la variation, les écotypes d'une même espèce sont capables d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecotype/#i_26328

ENDOSPERME

  • Écrit par 
  • Didier LAVERGNE
  •  • 212 mots

Chez les plantes à fleurs, l'ovule est constitué par des tissus diploïdes (2 n chromosomes), différenciés par la plante mère (le sporophyte) afin de réaliser la macrosporogenèse qui engendrera, après réduction chromatique, une macrospore […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/endosperme/#i_26328

ETHNOLOGIE - Ethnosciences

  • Écrit par 
  • Jacques BARRAU
  •  • 3 706 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « De l'écologie culturelle aux ethnosciences »  : […] Point de surprise donc à constater que c'est dans ces mêmes États-Unis d'Amérique qu'apparaît aussi, à la fin du xixe siècle, l'ethnobotanique inventée en 1895 par Harshberger, agronome et botaniste […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ethnologie-ethnosciences/#i_26328

FAMILLE DES PLANTES, Michel Adanson

  • Écrit par 
  • Jean-Marc DROUIN
  •  • 423 mots
  •  • 1 média

Familles des plantes est une œuvre singulière. Son auteur, le botaniste français Michel Adanson (1727-1806), fit un séjour au Sénégal, de 1748 à 1754, pour y étudier la flore. Rentré en France, membre de l'Académie des sciences […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/famille-des-plantes/#i_26328

FLORE, ouvrage botanique

  • Écrit par 
  • Gérard AYMONIN
  •  • 2 187 mots

ou s'excluant pour former des types de végétation diversifiés. D'autre part, on désigne par Flore (généralement avec une majuscule) l'ouvrage imprimé qui permet d'identifier les familles, les genres et les espèces de végétaux vivant sur un espace géographiquement délimité. Un tel ouvrage résulte d'une série de démarches, incluant l'analyse […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/flore-ouvrage-botanique/#i_26328

FONDATION DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE DE PARIS

  • Écrit par 
  • Florence DANIEL
  •  • 320 mots

L'ancêtre du Muséum est le Jardin des Plantes médicinales du roi, créé en 1635 par le médecin de Louis XIII, Gui de la Brosse. Quelques années plus tard, le Jardin possède déjà plus de deux mille espèces et l'on voit déjà poindre les spécificités actuelles du Muséum : collections (enrichies sans cesse par des voyageurs […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fondation-du-museum-national-d-histoire-naturelle-de-paris/#i_26328

FRUITS

  • Écrit par 
  • Jean-Luc REGNARD, 
  • Roger ULRICH
  • , Universalis
  •  • 7 957 mots
  •  • 12 médias

Lorsque le botaniste parle de fruit, il ne songe pas seulement aux produits de consommation, souvent très appréciés. Le fruit constitue l'aboutissement de la fonction reproductrice sexuée des végétaux supérieurs ; les fleurs, qui renferment les organes reproducteurs mâles et femelles (étamines et ovules), se transforment, après pollinisation et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fruits/#i_26328

FUCHS LEONHART (1501-1566)

  • Écrit par 
  • Denis LAMY
  •  • 674 mots
  •  • 2 médias

Leonhart Fuchs, également médecin humaniste, est considéré comme l’un des pères allemands de la botanique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/leonhart-fuchs/#i_26328

GAMOPÉTALIE, botanique

  • Écrit par 
  • Didier LAVERGNE
  •  • 49 mots

Lorsque dans le périanthe floral les pétales sont soudés entre eux, si bien que la corolle est détachable en bloc, la fleur est dite gamopétale […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gamopetalie-botanique/#i_26328

GESSNER CONRAD (1516-1565)

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 568 mots
  •  • 1 média

par les auteurs anciens et qu’il n’a certainement pas observés. On note, en zoologie comme en botanique, un début de classification des êtres vivants, certes rudimentaire mais manifeste dans les titres des traités successifs. En ce qui concerne les animaux, elle est fondée sur les modes de vie (air et eau), de locomotion (quadrupèdes et oiseaux) […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conrad-gessner/#i_26328

GHINI LUCA (1490-1556)

  • Écrit par 
  • Denis LAMY
  •  • 624 mots

Durant ces années 1530-1540, le savoir botanique est renouvelé par la relecture des textes anciens (Dioscoride, Pline, etc.) et surtout par l’observation des plantes. L’institutionnalisation d’un enseignement des simples et de la matière médicale (étude de l’ensemble des matières premières – animales, végétales et minérales […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/luca-ghini/#i_26328

GREW NEHEMIAH (1641-1712)

  • Écrit par 
  • Valérie CHANSIGAUD
  •  • 273 mots

Le Britannique Nehemiah Grew est considéré, avec Marcello Malpighi, comme le fondateur de l'anatomie végétale […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nehemiah-grew/#i_26328

GYMNOSPERMES

  • Écrit par 
  • Sophie NADOT, 
  • Hervé SAUQUET
  •  • 4 007 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Classification et phylogénie »  : […] Pinaceae, Gnetales et Cupressophytes. Il est probable que, si ce schéma se stabilise, la majorité des botanistes acceptera rapidement une conception élargie des Conifères (en latin Coniferae), comprenant les Gnetales en plus des Pinaceae et Cupressophytes (ces deux derniers groupes formant les Conifères traditionnels au sens strict). Si les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gymnospermes/#i_26328

HALLER ALBRECHT VON (1708-1777)

  • Écrit par 
  • Jacqueline BROSSOLLET
  •  • 663 mots

En botanique, après Enumeratio plantarum horti regii et agri Gottingensis (1753), il publie Icones plantarum Helvetiae fait notable, il refuse la classification de Linné. Outre une correspondance avec les plus grands savants de son temps et un grand nombre d'articles, de comptes rendus, de mémoires, il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/albrecht-von-haller/#i_26328

HEIM ROGER (1900-1979)

  • Écrit par 
  • Jean DORST
  •  • 1 341 mots

Mycologue, botaniste, naturaliste, Roger Heim, fut un chercheur infatigable, un chef d'école et un grand administrateur de la science, tout en manifestant d'incomparables talents d'humaniste, de philosophe, de défenseur de la nature, de la liberté et de la pensée française […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roger-heim/#i_26328

HÉLICES FOLIAIRES MULTIPLES

  • Écrit par 
  • Jean Edme LOISEAU
  •  • 919 mots

Séries cohérentes de feuilles, le plus souvent hélicoïdales, engendrées chacune par un champ physiologique appelé centre générateur foliaire situé dans le méristème terminal de la tige (L. Plantefol, 1945 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/helices-foliaires-multiples/#i_26328

HERBIER

  • Écrit par 
  • Gérard AYMONIN
  •  • 2 425 mots
  •  • 2 médias

On désigne habituellement par herbier (Herbarium) une collection de plantes séchées conservées généralement à des fins scientifiques, parfois dans un but esthétique. Remontant pour les premières au xvie siècle, ces collections constituent une base […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/herbier/#i_26328

HERBIER DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE

  • Écrit par 
  • Denis LAMY
  •  • 2 171 mots
  •  • 4 médias

appelé « herbier national », est un véritable trésor. Réunies depuis des siècles, ces collections, qui ne cessent de s’enrichir, constituent un précieux outil non seulement pour les travaux de botanique mais aussi pour ceux de nombreuses autres disciplines : écologie, pharmacologie, agronomie, génétique… Avec ses plantes provenant du monde […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/herbier-du-museum-national-d-histoire-naturelle/#i_26328

HISTOIRE DES VÉGÉTAUX FOSSILES (A. Brongniart)

  • Écrit par 
  • Eric BUFFETAUT
  •  • 122 mots

Le botaniste Adolphe Brongniart (1801-1876), s’inspirant des travaux de Georges Cuvier (1769-1832) sur les vertébrés, applique les méthodes de l’anatomie comparée à l’étude des végétaux fossiles. Avec la publication de son Histoire des végétaux fossiles, en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-des-vegetaux-fossiles/#i_26328

JARDINS - De la révolution industrielle à nos jours

  • Écrit par 
  • Hervé BRUNON, 
  • Monique MOSSER
  •  • 5 662 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'âge d'or de l'horticulture »  : […] la fin du xviiie siècle, l'intérêt pour la botanique s'affirme tant chez les créateurs que les commanditaires, telles l'impératrice Joséphine, qui manifeste ainsi une véritable prédilection pour les plantes rares (magnolias, bruyères du Cap, mimosas), que les meilleurs spécialistes multiplient pour elle, tant dans les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jardins-de-la-revolution-industrielle-a-nos-jours/#i_26328

JARDINS - Sciences et techniques

  • Écrit par 
  • Hervé BRUNON, 
  • Monique MOSSER
  •  • 2 899 mots

Dans le chapitre « Le végétal »  : […] dont l'éventail correspond à la notion de palette végétale et qui connaît une évolution étudiée par l'histoire de la botanique appliquée aux jardins. Ce champ de recherche a émergé à partir des années 1990. Si les jardins botaniques institutionnels sont par excellence les lieux d'inventaire et de classement de la flore connue, à des fins […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jardins-sciences-et-techniques/#i_26328

JARDINS BOTANIQUES

  • Écrit par 
  • Gérard AYMONIN
  •  • 3 439 mots
  •  • 1 média

Dès la haute Antiquité, en Chine, en Assyrie, en Égypte, des enclos étaient très certainement réservés à la culture de végétaux reconnus comme utilitaires. Ceux-ci accompagnaient souvent des plantations organisées autour d'édifices à vocation religieuse. Les premières collections destinées à des études scientifiques furent vraisemblablement réunies […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jardins-botaniques/#i_26328

LAMARCK (J.-B. de) - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Pascal DURIS
  •  • 470 mots

1778 Lamarck publie la Flore française. Cet ouvrage sera réimprimé en 1795 puis remanié en 1805 par A.-P. de Candolle qui en publiera une dernière édition augmentée en 1815. Lamarck y instaure pour la première fois le système des clés dichotomiques […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lamarck-j-b-reperes-chronologiques/#i_26328

LAURIER NOBLE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 575 mots

Arbre d'Apollon, plante bénéfique vénérée par tous les anciens peuples méditerranéens, le laurier noble (Laurus nobilis L. ; lauracées) est aujourd'hui une épice des plus communes dont les pouvoirs thérapeutiques sont oubliés. L'arôme des feuilles est dû à une huile essentielle de composition très complexe : 45-50 p. 100 d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/laurier-noble/#i_26328

LIÈGE, botanique

  • Écrit par 
  • Jacques DAUTA
  •  • 153 mots

En anatomie végétale, tissu composé de cellules aux parois subérifiées, c'est-à-dire recouvertes de subérine, substance composée d'un mélange de corps gras, insoluble et imperméable. On trouve du liège à la surface des racines (assise subéreuse, au-dessus de l'assise pilifère pour les radicelles), dans les lenticelles des tiges vertes, et sous […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liege-botanique/#i_26328

LINNÉ CARL VON

  • Écrit par 
  • Georges GUSDORF
  •  • 2 435 mots

Dans le chapitre « La systématique »  : […] Linné est d'abord un botaniste, et c'est à partir de ce domaine d'élection qu'il opère sa réformation de l'histoire naturelle. Le problème est posé par l'enrichissement des connaissances depuis que les savants de la Renaissance ont entrepris d'inventorier la richesse indéfinie du monde des plantes. À partir du xvi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/carl-von-linne/#i_26328

LINNÉ CARL VON - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Pascal DURIS
  •  • 407 mots

1727-1735 Il étudie la médecine à l'université de Lund puis à celle d'Uppsala. Il fait entre-temps un voyage de plusieurs mois (de mai à septembre 1732) en Laponie dont il tirera une Flora Lapponica (1737 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/linne-reperes-chronologiques/#i_26328

LOIS MENDÉLIENNES DE L'HÉRÉDITÉ

  • Écrit par 
  • Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
  •  • 258 mots

Moine et botaniste, Gregor Mendel (1822-1884) s'intéressait à la transmission héréditaire de l'aspect des graines de petits pois, en étudiant statistiquement les produits de croisement de différentes variétés. Il découvre ainsi que des caractères distincts, par exemple la couleur et la forme, se transmettent séparément. Lorsque les deux parents […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lois-mendeliennes-de-l-heredite/#i_26328

MAGNOL PIERRE (1638-1715)

  • Écrit par 
  • Pascal DURIS
  •  • 724 mots
  •  • 1 média

Médecin et botaniste français, Pierre Magnol a consacré sa vie à étudier les plantes du Languedoc, dont il en a décrit plus de deux mille […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-magnol/#i_26328

MATTHIAS DE L'OBEL (1538-1616)

  • Écrit par 
  • Denis LAMY
  •  • 671 mots
  •  • 2 médias

Botaniste flamand, Matthias (ou Mathias) de L’Obel (ou de Lobel), en latin Matthaeus Lobelius, proposa un mode de classement des plantes reconnu par ses contemporains comme l’un des meilleurs de cette époque […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/matthias-de-l-obel/#i_26328

MENDEL GREGOR JOHANN (1822-1884)

  • Écrit par 
  • Jacques PIQUEMAL
  •  • 2 089 mots
  •  • 2 médias

Comme un certain nombre de botanistes de son époque, Mendel était prêtre ; mais il ne faut pas l'imaginer comme un pur amateur cloîtré dans quelque monastère puisqu'il sera, en 1862, l'un des fondateurs de la Société des naturalistes (Naturforschender Verein) de Brünn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gregor-johann-mendel/#i_26328

MOUSSES

  • Écrit par 
  • Catherine LENNE
  •  • 1 412 mots
  •  • 2 médias

Les Embryophytes, ou plantes terrestres, sont apparues sur Terre il y a environ 480 millions d’années. Elles ont conquis les terres émergées en s’affranchissant du milieu aquatique et en s’adaptant à tous les climats, même les plus extrêmes. Parmi elles, les mousses sont considérées comme les toutes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mousses/#i_26328

MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE

  • Écrit par 
  • Gilles BOEUF, 
  • Yves LE GRAND
  •  • 1 033 mots
  •  • 1 média

La même année que l'Académie française fut créé en 1635 par Guy de La Brosse, médecin de Louis XIII, le Jardin royal des Plantes médicinales, entre la Bièvre et l'abbaye de Saint-Victor (future Halle-aux-Vins, puis faculté des sciences). Ce jardin fournissait gratuitement des remèdes tirés des « simples ». Cinq ans plus tard, le Jardin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/museum-national-d-histoire-naturelle/#i_26328

MUTATIONS ET SPÉCIATION

  • Écrit par 
  • Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
  •  • 209 mots

Botaniste comme Gregor Mendel (1822-1884), le Néerlandais Hugo De Vries (1848-1935) s'intéresse à la formation des espèces, dans un contexte d'intenses discussions autour du darwinisme. Il étudie l'apparition de nouveaux caractères dans les populations de fleurs à croissance rapide, les onagres ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mutations-et-speciation/#i_26328

NOMENCLATURE BOTANIQUE RÈGLES INTERNATIONALES DE

  • Écrit par 
  • Jean-Marie PRUVOST-BEAURAIN
  •  • 9 946 mots
  •  • 12 médias

Comment nommer les végétaux et les champignons ? Afin d'éviter toute ambiguïté, l'idéal serait que tout taxon, en particulier tout genre, espèce, sous-espèce ou variété, soit désigné, dans une langue donnée, par un nom et un seul, qui ne s'appliquerait qu'à ce taxon : ainsi pourrait-on, en particulier au niveau de l'espèce, établir une bijection […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/regles-internationales-de-nomenclature-botanique/#i_26328

NOMS VERNACULAIRES, botanique

  • Écrit par 
  • Jean-Marie PRUVOST-BEAURAIN
  •  • 3 454 mots

L'étude des noms vernaculaires qui ont été donnés à des végétaux et des champignons par les différents peuples du monde, au cours du temps et dans leurs langues, constitue un immense domaine encore très peu exploré (surtout pour les champignons) et dont on peut appeler les deux parties, selon qu'il s'agit de végétaux ou de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/noms-vernaculaires-botanique/#i_26328

NOMS VERNACULAIRES FRANÇAIS (botanique)

  • Écrit par 
  • Jean-Marie PRUVOST-BEAURAIN
  •  • 3 898 mots
  •  • 2 médias

Chaque langue possède un champ lexical propre pour nommer les végétaux et les champignons, ou plutôt une partie d'entre eux, et ce qui s'y rapporte (cf. noms vernaculaires, botanique). La formation de ces noms étant en général tout à fait indépendante de la nomenclature […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/noms-vernaculaires-francais/#i_26328

PALÉONTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Édouard BOUREAU, 
  • Patrick DE WEVER, 
  • Jean PIVETEAU
  •  • 11 009 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Paléobotanique »  : […] La plupart des végétaux fossiles ont été conservés grâce à la lignine, la plus abondante des substances organiques créées par la vie. Les nombreux végétaux vasculaires fossiles connus sont postérieurs à la base du Dévonien inférieur. Ils datent donc au plus de 450 millions d'années. Toutefois, les premières traces de vie végétale remontent au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paleontologie/#i_26328

PARASITISME ET SYMBIOSE

  • Écrit par 
  • Didier LAVERGNE
  •  • 281 mots
  •  • 1 média

Anton de Bary (1831-1888) – professeur de botanique aux universités de Fribourg, Halle et Strasbourg – vérifia en 1865 les observations des Tulasne, introduisant, à propos des rouilles, la notion d'hétéroécie, c'est-à-dire du parasitisme sur deux hôtes consécutifs qui permet de boucler le cycle vital de cette espèce. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parasitisme-et-symbiose/#i_26328

PAYSAGE HISTOIRE DU

  • Écrit par 
  • Philippe LEVEAU
  •  • 4 741 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Comment écrit-on l'histoire du paysage ? »  : […] années 1930. Elle se développe actuellement en France. L'étude des végétaux relève de la botanique historique, dont on peut énumérer un certain nombre d'aspects particulièrement importants pour l'archéologie. Une première distinction porte sur les objets étudiés ; certains sont considérés comme microfossiles (pollens, spores, diatomées) ; ils sont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-du-paysage/#i_26328

PÉTIOLE

  • Écrit par 
  • Delphine CARTIER
  •  • 511 mots

Une feuille est généralement constituée d'un limbe relié à la tige par un pétiole élargi en gaine à sa base, celle-ci portant deux petites lames foliacées latérales appelées stipules. Le pétiole représente en fait une différenciation secondaire de la base du limbe pliée sur elle-même et concrescente […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/petiole/#i_26328

PHYLLOTAXIE

  • Écrit par 
  • Jean Edme LOISEAU
  •  • 883 mots

Les feuilles ne se forment pas d'une façon désordonnée dans le méristème terminal de la tige : elles apparaissent suivant une séquence définissant divers types de disposition d'ensemble dont l'analyse relève d'un secteur de la botanique qu'on a appelé la phyllotaxie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phyllotaxie/#i_26328

PLANTEFOL LUCIEN (1891-1983)

  • Écrit par 
  • Henri Jean MARESQUELLE
  •  • 986 mots

La première partie de la vie scientifique de Lucien Plantefol, celle qui correspond à son activité à l'École normale (agrégé-préparateur) puis au Collège de France (assistant puis sous-directeur de laboratoire), a été consacrée à la physiologie végétale : l'eudiomètre de Plantefol a constitué pour plusieurs générations de naturalistes français un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lucien-plantefol/#i_26328

PLANTES

  • Écrit par 
  • Marie POTAGE, 
  • Arnaud VAN HOLT
  •  • 6 778 mots
  •  • 12 médias

Le terme « plantes » regroupe les organismes végétaux, majoritairement terrestres, constitués d’une tige feuillée aérienne et ancrée dans le sol. Cette définition aujourd’hui unanime est assez récente, datant de la fin du xxe siècle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/plantes/#i_26328

PLANTES MÉDICINALES

  • Écrit par 
  • Jacques DAUTA
  •  • 243 mots

En botanique et en pharmacie, les plantes médicinales sont reconnues pour offrir, par leur administration, un effet bienfaisant et thérapeutique sur l'organisme. Employées depuis la plus haute antiquité, souvent en relation avec des pratiques magiques, leurs propriétés réelles ont, à toute époque, été exagérées, ou niées, ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/plantes-medicinales/#i_26328

PLANTES VIVACES

  • Écrit par 
  • Monique GUERN
  •  • 594 mots
  •  • 1 média

Selon qu'elles fleurissent et fructifient une seule ou plusieurs fois au cours de leur vie, les Angiospermes se répartissent en deux grandes catégories : d'une part celles qui disparaissent entièrement (leurs semences exceptées) dès la fin de leur première fructification, soit au bout d'un an (ou plutôt à la fin de la saison […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/plantes-vivaces/#i_26328

PLATTER FÉLIX (1536-1614)

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 422 mots

manifestés. Son activité de collectionneur, souvent mentionnée, n'est pas vraiment originale pour l'époque, à cela près que, comme botaniste, il sèche les plantes puis les classe en herbier, au contraire de la pratique qui voulait que la peinture ou le dessin remplace l'échantillon. Son herbier, admiré par Montaigne, est conservé à l'université […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/felix-platter/#i_26328

POLYGAMIE, botanique

  • Écrit par 
  • Robert GORENFLOT
  •  • 474 mots

Chez les Angiospermes, les fleurs peuvent être unisexuées (fleurs mâles constituées d'étamines, et fleurs femelles renfermant les carpelles). Mais, le plus souvent, les fleurs comportant à la fois étamines et carpelles sont bisexuées […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/polygamie-botanique/#i_26328

PORT, botanique

  • Écrit par 
  • Christian BOCK
  •  • 1 190 mots

On désigne sous le nom de port l'aspect général d'une plante. La diversité du monde végétal se manifeste notamment par la diversité du port des différentes espèces contribuant, en participant à des formations végétales différentes, à caractériser les paysages naturels et ceux qu'a créés l'homme. Vis-à-vis du fonctionnement de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/port-botanique/#i_26328

PRÉPHANÉROGAMES

  • Écrit par 
  • Fabienne PETIT
  •  • 346 mots

Dans la classification botanique, les préphanérogames constituent un ensemble ayant la valeur d'un embranchement. Ces végétaux ont été longtemps considérés comme des gymnospermes, c'est-à-dire comme des plantes à graines, à cause de l'ovule, très grand, parfois énorme (de 10 à 12 cm), simulant une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prephanerogames/#i_26328

PROTECTION DE LA NATURE - Mesures de conservation des espèces

  • Écrit par 
  • Robert BARBAULT
  •  • 8 848 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Les conservatoires botaniques »  : […] La France dispose de conservatoires botaniques nationaux couvrant une large partie du territoire. Ce sont des établissements agréés par l'État, dédiés à la connaissance et à la conservation du patrimoine de la flore sauvage et des habitats naturels. Leurs missions et les conditions de leur exercice sont fixées par le Code de l'environnement. Il en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/protection-de-la-nature-mesures-de-conservation-des-especes/#i_26328

PUBESCENT

  • Écrit par 
  • Jacques DAUTA
  •  • 98 mots

En morphologie végétale, le terme « pubescent » qualifie l'aspect d'un organe ou d'une plante recouverts de poils fins et denses comme un duvet. Ce caractère joue un certain rôle dans la classification intragénérique des plantes à fleurs : des espèces voisines sont distinguées par l'aspect pubescent, ou non, d'une partie de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pubescent/#i_26328

RACINE, botanique

  • Écrit par 
  • Delphine CARTIER
  •  • 2 131 mots
  •  • 2 médias

La racine est, avec la tige et la feuille, l'une des composantes anatomiques fondamentales des végétaux supérieurs : Ptéridophytes et Spermaphytes. Pourtant, des espèces, des genres, des familles et même des ordres sont toujours arhizes. C'est le cas des Salviniacées ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/racine-botanique/#i_26328

RAMIFICATION VÉGÉTALE

  • Écrit par 
  • Christian BOCK
  •  • 796 mots

La ramification des tiges et des thalles a des conséquences à la fois morphologiques et biologiques. Certaines plantes gardent une tige simple toute leur vie, comme le palmier-dattier et les céréales. D'autres, les plus nombreuses, ont une tige plus ou moins abondamment […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ramification-vegetale/#i_26328

RAY ou WRAY JOHN (1627-1705)

  • Écrit par 
  • Jacqueline BROSSOLLET
  •  • 461 mots

Naturaliste anglais, surnommé le « Pline anglais », John Ray (ou Wray, en latin Raius) donne un souffle nouveau à la zoologie. Après avoir étudié à Cambridge, il enseigne à vingt-trois ans le grec et les mathématiques. Attiré par la botanique, il publie, en 1660, Catalogus plantarum circa Cantabrigium nascentium. Prêtre de l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ray-wray/#i_26328

RHIZOME

  • Écrit par 
  • Jacques DAUTA
  •  • 232 mots

En morphologie végétale, un rhizome est une tige souterraine garnie de racines adventives, à feuilles réduites à des écailles ou absentes, et terminée par un bourgeon, souvent d'abord horizontal (portion rhizomateuse à sa première année), puis vertical (pousse aérienne florifère apparaissant lors de la deuxième année de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rhizome/#i_26328

SACHS JULIUS VON (1832-1897)

  • Écrit par 
  • Didier LAVERGNE
  •  • 202 mots

Botaniste allemand. Né à Breslau dans une famille pauvre, Julius von Sachs suit l'enseignement de Jan Evangelista Purkinje (1787-1869) en physiologie à l'université de Prague où il obtient en 1856 son doctorat. Il devient en 1868 professeur de botanique à l'université de Würzbourg, poste qu'il occupera jusqu'à sa mort en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/julius-von-sachs/#i_26328

SEXUALITÉ DES VÉGÉTAUX

  • Écrit par 
  • Didier LAVERGNE
  •  • 284 mots

Rudolph Jacob Camerarius avait démontré dans De Sexu plantarum epistola, publiée en 1694, que les étamines et le pistil étaient les organes sexuels mâles et femelles des plantes à fleurs. Pourtant, le rôle exact de ces structures, et notamment du pollen, ne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sexualite-des-vegetaux/#i_26328

SIPHONOGAMIE

  • Écrit par 
  • Jacques DAUTA
  •  • 215 mots

Terme désignant, chez les végétaux, le mode de fécondation dans lequel les gamètes mâles, immobiles, sont conduits par un canal cytoplasmique émis par l'organisme (ou l'organe) mâle jusqu'au voisinage des gamètes femelles (oosphères) avec lesquels ils fusionnent. La siphonogamie existe très rarement chez les végétaux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/siphonogamie/#i_26328

STAMINODE

  • Écrit par 
  • Jacques DAUTA
  •  • 132 mots

Nom donné, en morphologie florale, à une étamine transformée en une pièce stérile, c'est-à-dire dépourvue de sac pollinique, et qui prend souvent l'apparence d'une languette. On en trouve dans la fleur de la consoude, du tilleul argenté, du cacaoyer par exemple. La fleur des cannas ne possède qu'une demi-étamine produisant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/staminode/#i_26328

STIPE

  • Écrit par 
  • Jacques DAUTA
  •  • 235 mots

Nom donné à la tige des formes végétales arborescentes lorsqu'elle pousse sans se ramifier, le diamètre étant à peu près constant de la base au sommet. Les fougères arborescentes (tropicales) ont un stipe dressé atteignant dix et même vingt mètres, couronné par un bouquet de grandes frondes. Les monocotylédones arborescentes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stipe/#i_26328

STOLON

  • Écrit par 
  • Jacques DAUTA
  •  • 186 mots
  •  • 1 média

Un stolon est un organe adapté à la multiplication végétative d'une espèce végétale, consistant en une tige grêle, poussant horizontalement, et terminée par un bourgeon susceptible, lorsqu'il touche le sol, de s'enraciner pour produire un nouveau pied ; celui-ci produit à son tour des stolons, et se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stolon/#i_26328

SUBER

  • Écrit par 
  • Jacques DAUTA
  •  • 102 mots

En anatomie végétale, le suber est une couche de liège secondaire qui apparaît par fonctionnement d'une assise génératrice subérophellodermique, au sein des tissus de racines ou de tiges des plantes possédant des formations secondaires, appartenant de façon générale aux dicotylédones. Cette assise génératrice produit, vers l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/suber/#i_26328

SYSTEMA NATURAE (C. von Linné)

  • Écrit par 
  • Pascal DURIS
  •  • 225 mots

Publié en 1735 par le naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), Systema naturae renferme la première classification vraiment scientifique des mondes minéral, végétal et animal. Si la classification des minéraux conçue par Linné a été vite oubliée, celle des végétaux et des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systema-naturae/#i_26328

TIGE, botanique

  • Écrit par 
  • Delphine CARTIER, 
  • Didier LAVERGNE
  •  • 2 639 mots
  •  • 7 médias

Chez les Phanérogames (plantes à fleurs), la tige est la partie du végétal qui accomplit la fonction reproductrice sexuée. Elle porte en effet des bourgeons capables de différencier des organes mâles (étamines) des organes femelles (pièces productrices d'ovules […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tige-botanique/#i_26328

TIMIRIAZEV KLIMENT ARKADIEVITCH (1843-1920)

  • Écrit par 
  • Jacqueline BROSSOLLET
  •  • 429 mots

Biologiste et physiologiste russe né à Saint-Pétersbourg, Timiriazev entre en 1861 à la Faculté de droit de cette ville, puis s'oriente vers la physique, les mathématiques et les sciences naturelles. Ses premières publications socio-politiques, Garibaldi à Caprera (1862) et La Faim dans le Lancashire (1863), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kliment-arkadievitch-timiriazev/#i_26328

TOURNEFORT JOSEPH PITTON DE (1656-1708)

  • Écrit par 
  • Jacqueline BROSSOLLET
  •  • 598 mots

Botaniste français qui, malgré sa passion pour la botanique dès sa jeunesse, était destiné à la prêtrise ; Joseph Pitton de Tournefort entre au séminaire d'Aix, qu'il quitte en 1677. Il explore alors la flore de la Haute-Provence et commence à constituer un herbier qui, enrichi au cours de ses expéditions suivantes, est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tournefort-joseph-pitton-de/#i_26328

TSCHERMAK VON SEYSENEGG ERICH (1871-1962)

  • Écrit par 
  • Michel PRIVAT DE GARILHE
  •  • 392 mots

Botaniste autrichien, et l'un de ceux qui divulguèrent les travaux classiques de Mendel. Les études de Tschermak à Vienne furent interrompues lorsqu'il décida d'acquérir une expérience de l'agriculture en travaillant à la ferme Rotvorwerk près de Freiberg (Saxe). Il les reprit à l'université de Halle et fut déclaré docteur en 1896. Après quelques […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/erich-tschermak-von-seysenegg/#i_26328

TSVET ou TSWETT MIKHAÏL SEMENOVITCH (1872-1919)

  • Écrit par 
  • Robert ROSSET
  •  • 183 mots

Botaniste russe, qui fit des études très complètes sur les pigments végétaux et inventa, pour les séparer, la technique connue sous le nom de chromatographie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tsvet-tswett/#i_26328

VAVILOV NIKOLAÏ IVANOVITCH (1887-1943)

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 1 293 mots
  •  • 1 média

Nikolaï I. Vavilov était un généticien et botaniste soviétique de réputation internationale avant la Seconde Guerre mondiale. On lui doit la constitution d’une immense collection de plantes d’intérêt économique, qui existe encore actuellement, et l’identification des centres d’origine des plantes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nikolai-ivanovitch-vavilov/#i_26328

XYLOTHÈQUE DU C.I.R.A.D.-FORÊTS

  • Écrit par 
  • Alain MARIAUX
  •  • 1 372 mots

À la périphérie de Montpellier, dans le quartier d'Agropolis, un bâtiment de style industriel, la Maison de la technologie, rassemble des laboratoires dans lesquels les chercheurs travaillent sur tous les produits végétaux tropicaux, dont les bois. C'est là que la xylothèque (du grec xulon, « bois », et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/xylotheque-du-c-i-r-a-d-forets/#i_26328

ZYGOMORPHIE

  • Écrit par 
  • Jacques DAUTA
  •  • 219 mots

Type de symétrie florale dans lequel les pièces sont symétriquement disposées par rapport à un plan. Les fleurs sont dites alors zygomorphes ou irrégulières par opposition aux fleurs actinomorphes. Ce plan de symétrie bilatérale peut contenir l'axe de l'inflorescence : la moitié droite de la fleur est symétrique de la moitié […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zygomorphie/#i_26328

Voir aussi

Pour citer l’article

Hervé SAUQUET, Sophie NADOT, « BOTANIQUE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 octobre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/botanique/