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CONFRÉRIES MUSULMANES

Articles

  • CONFRÉRIES MUSULMANES

    • Écrit par Charles-Robert AGERON
    • 1 554 mots

    L' Islam ne reconnaît en principe aucun ordre religieux, aucun clergé, aucune hiérarchie spirituelle. Pourtant le mysticisme musulman ou çoufisme (ou soufisme), d'abord individualiste, devait peu à peu, sous l'influence du monachisme oriental, et surtout à partir du xiie siècle,...

  • AFRIQUE NOIRE (Culture et société) - Religions

    • Écrit par Marc PIAULT
    • 9 619 mots
    • 1 média
    ...confréries. Les fidèles se réunissent et vivent autour d'un personnage savant et saint qui les instruit et maintient une collectivité pieuse de subsistance. Les confréries ont joué un rôle comparable à celui des sociétés initiatiques traditionnelles. Outre les mouvements classiques de l'islam, Qadriya (née...
  • ALAOUITES ou NUṢAYRĪS

    • Écrit par Jaafar AL-KANGE
    • 1 297 mots

    La secte shī‘ite des Nuṣayrīs (An-Nuṣayriyya), qu'on appelle plus couramment Alaouites (Alawites), représente environ 11 p. 100 de la population syrienne. Elle est implantée principalement dans la région montagneuse du djebel Anṣariyya (anciennement as-Summāk), au nord de l'est côtier du pays....

  • ALGÉRIE

    • Écrit par Charles-Robert AGERON, Universalis, Sid-Ahmed SOUIAH, Benjamin STORA, Pierre VERMEREN
    • 41 835 mots
    • 22 médias
    Pendant les trois siècles de la domination turque, le pays fut islamisé en profondeur par des sociétés mystiques que les Occidentaux ont appelées confréries (en arabe tariqa : voie) et par des personnages religieux, marabouts et chorfa. Ces santons isolés, ces cheikhs de confréries ou de confédérations...
  • ANSARS ou ANÇĀRS

    • Écrit par Yves THORAVAL
    • 724 mots

    Nom donné aux croyants de Médine qui recueillirent et protégèrent le prophète Mahomet lors de sa fuite de La Mecque, les Ansars (en arabe : les défenseurs) sont souvent appelés : Ansar An-Nabi (« défenseurs du Prophète »). Au Soudan, les Ansars, ralliés au parti Umma, sont l'une...

  • BEKTĀSHIYYA

    • Écrit par Vincent MONTEIL
    • 690 mots

    À la fois confrérie religieuse musulmane et secte initiatique dérivée du shī‘isme duodécimain, la Bektāshiyya a été fondée au début du xve siècle, mais a pris sa forme définitive au xvie siècle, en Turquie. Comme confrérie, elle était rattachée aux janissaires, dont le corps...

  • DERVICHES TOURNEURS

    • Écrit par Eva de VITRAY-MEYEROVITCH
    • 1 000 mots

    On donne communément, en Occident, en raison de leur danse caractéristique, le nom de derviches tourneurs aux membres de la confrérie, ou ṭarīqa, des Mawlāwī, disciples de Mawlānā Djalāl al-Dīn Rūmī. Le terme arabe de ṭarīqa (signifiant « chemin », « voie ») a pris deux acceptions...

  • DJĪLĀNĪ ou JĪLĀNĪ ‘ABD AL-QĀDIR (mort en 1166)

    • Écrit par Sayed Attia ABUL NAGA
    • 262 mots

    Docteur ḥanbalite et soufi d'origine persane, ‘Abd al-Qādir al-Djīlānī vécut à Bagdad. Il parvint à concilier l'orthodoxie avec le mysticisme. Il dirigea à Bagdad une école de la secte ḥanbalite et un ribāt (couvent) ; il réunit autour de lui un grand nombre de disciples...

  • GAMBIE

    • Écrit par Christian COULON, Universalis
    • 3 892 mots
    • 2 médias
    ...la population), malgré la présence de minorités chrétiennes anciennes et actives. En Gambie comme au Sénégal, la plupart des musulmans sont membres de confréries soufies (turuq), telles que la Tijaniyya, la Qadiriyya et la Muridiyya. Cependant, il faut noter qu'en Gambie les responsables confrériques...
  • ‘ĪSAWIYYA

    • Écrit par Mostafa Ibrahim MORGAN
    • 212 mots

    Confrérie religieuse marocaine fondée au xve siècle par Muḥammad ibn ‘Īsá, la ‘Īsawiyya s'apparente, dans une large mesure, à la confrérie appelée shāḍiliyya, mais elle s'en distingue par certaines pratiques particulières telles que le dhīkr, qui est une danse litanique...

  • ISLAM (La religion musulmane) - Les fondements

    • Écrit par Jacques JOMIER
    • 12 637 mots
    • 1 média
    ...l'influence philosophique du néo-platonisme, des mouvements de piété populaire se répandaient partout (à partir du xiie-xiiie s.). On les appela les confréries ṣūfī (al-toroq al-sūfiyya) ; leurs offices ou séances de zikr, avec prières, postures du corps et discipline de la respiration, sont...
  • ISLAM (La religion musulmane) - Les sciences religieuses traditionnelles

    • Écrit par Chafik CHEHATA, Roger DELADRIÈRE, Daniel GIMARET, Guy MONNOT, Gérard TROUPEAU
    • 12 170 mots
    ...), à qui il devra se soumettre « comme le cadavre entre les mains du laveur des morts » ; et c'est l'un des rôles assumés par le cheikh de confrérie (ṭarīqa). Après son initiation, le disciple pourra demeurer auprès du maître dans la zāwiya, qui est une sorte de couvent temporaire,...
  • ISLAM (Histoire) - Le monde musulman contemporain

    • Écrit par Françoise AUBIN, Olivier CARRÉ, Nathalie CLAYER, Universalis, Andrée FEILLARD, Marc GABORIEAU, Altan GOKALP, Denys LOMBARD, Robert MANTRAN, Alexandre POPOVIC, Catherine POUJOL, Jean-Louis TRIAUD
    • 31 426 mots
    • 12 médias
    En outre, les confréries religieuses tiennent une place de plus en plus importante, en particulier celles des tidjanis et des nourdjous, ces derniers violemment anticommunistes. L'agitation soulevée par les intégristes et les ultranationalistes, confortés par les événements d'Iran, entraîne une réaction...
  • KHATMIYYA

    • Écrit par Yves THORAVAL
    • 663 mots

    Mot arabe dérivé de « Khatim al-Ṭuruq » (« Sceau des Ṭāriqas », c'est-à-dire des voies religieuses de l'islam) et désignant une secte du Soudan. Son origine est à la fois religieuse et politique, dans la tradition des confréries réformatrices de l'islam (wahhābites...

  • MALI

    • Écrit par Pierre BOILLEY, François BOST, Denia CHEBLI, Christian COULON, Universalis
    • 9 748 mots
    • 11 médias
    Un peu plus tard, un autre chef religieux originaire du Fouta Toro sénégalais, El Hadj Omar Tall (1797-1864), khalife de la confrérie Tijaniyya, se lança à son tour dans une guerre sainte pour établir l'hégémonie de l' islam au Soudan. Après avoir soumis les royaumes de Kaarta et...
  • MARABOUTISME

    • Écrit par Roger ARNALDEZ
    • 3 126 mots

    Le mot « marabout » vient de la prononciation dialectale (mrabot) de l'arabe classique murābit qui désigne l'homme vivant dans un ribāṭ (couvent fortifié). Au pluriel, al-murābiṭūn, a donné Almoravides (dynastie qui régna sur le Maghreb et l'Espagne musulmane aux xie et...

  • MONACHISME

    • Écrit par André BAREAU, Guy BUGAULT, Jacques DUBOIS, Henry DUMÉRY, Louis GARDET, Jean GOUILLARD
    • 12 526 mots
    • 3 médias
    À partir des xiie et xiiie siècles, aux cercles ou compagnies spontanés des débuts succédèrent des confréries constituées, les ṭuruq (singulier ṭarīqa). Le terme, on l'a vu, signifie d'abord route, voie. Il en vint à désigner une organisation de vie commune (muāshara) «...
  • NAQSHABANDIYYA

    • Écrit par Vincent MONTEIL
    • 353 mots

    Confrérie religieuse musulmane, centrée sur la ville de Bokhārā (en Ouzbékistan soviétique), où le fondateur est mort et fut enterré en 1388, la Naqshabandiyya est un ordre asiatique — à l'exception des Comores (Anjouan) et, à partir du xvie siècle, des Serbes islamisés de Yougoslavie...

  • QĀDARIYYA ou QĀDIRĪYA

    • Écrit par Roger ARNALDEZ
    • 216 mots

    Confrérie mystique, fondée par ‘Abd al-Qādir al-Djīlānī (ou Qīlānī), docteur ḥanbalite de Bagdād, mort en 1166. Comme toutes les confréries, elle se distingue, d'un côté, par son isnād initiatique — c'est-à-dire par la chaîne ininterrompue de shaykh (ou cheikh) qui...

  • QALANDARIYYA

    • Écrit par Roger ARNALDEZ
    • 215 mots

    Mystiques musulmans dont la confrérie a été fondée à Damas par Djamāl Muḥammad b. Yūnus al-Sāfidjī en 1219, les qalandariyya s'adonnent à l'ascétisme et recommandent à leurs adeptes une parfaite continence. Les novices font le vœu de chasteté et le maître leur passe une chaînette de fer dans les parties...

  • QIZILBASH

    • Écrit par Jean CALMARD
    • 712 mots

    Nom donné aux Turkmènes qui, fanatisés par les sheykh séfévides au cours du xve siècle, portèrent au pouvoir le jeune Shāh Esmā‘il, fondateur de la dynastie séfévide, à Tabriz en 1501. Ce nom resta celui de l'élite militaire turkmène qui causa tant de problèmes au pouvoir séfévide durant...