VÉRITÉ

Philosophie

De la distinction entre le vrai dans l'être et le vrai dans la pensée à la critique de la vérité comme adéquation

Du Cratyle au Sophiste, Platon procède en quelque sorte à la mise en place du concept de vérité dans son rapport au discours. Il ne suffit pas en effet de débattre, comme dans le Cratyle, de la « justesse des noms » pour répondre à la question de la vérité. Une fois libérée d'une illusoire confiance dans les mots, reste encore à s'assurer de la façon dont il faut « partir de la vérité » des « choses mêmes » pour connaître celles-ci (439 a, b), une conclusion qui, pour renverser la formule énigmatique prêtée à Cratyle (on connaît les choses par les noms), n'en est pas moins aussi énigmatique qu'elle. Comment en effet « aller vers » les choses mêmes (G. Lebrun, La Patience du concept) ? Le lecteur qui a compris qu'aucun point de vue sur la justesse des noms ne mène à la vérité n'a fait encore que la moitié du chemin. Il faut attendre l'exposé de l'Étranger, dans Le Sophiste, sur les conditions du discours signifiant pour que le statut de la « vérité » gagne quelque clarté.

Lorsque Cratyle soutient que les noms justes reproduisent intégralement les choses, il place la vérité dans le langage de telle façon que, ou bien « en disant ce qu'on dit, on dit ce qui est », ou bien on ne dit pas ce qui est, ce qui revient à ne rien dire (429 d). Cette position exclut, avec l'existence du faux, le dire faux comme non-dire. On comprend dès lors que la problématique du Sophiste, dans les passages consacrés à la définition du discours (pp. 260-264), doive mettre fin à l'alternative entre dire ce qui est et ne pas dire, en s'attaquant à cette conception de source éléatique qui fait de la vérité la vérité de ce qui est, en même temps que l'objet transitif du discours.

Platon s'est employé à démontrer, à l'encontre des sophistes, que, en dehors de l'alternative entre dire vrai (ou, selon eux, dire ce qui est) et le silence d'un « ne pas dire » (quand il n'est pas, par eux encore, assimilé à du vain bruit), il y avait place p[...]


pour nos abonnés,
l’article se compose de 17 pages

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Écrit par :

  • : professeur honoraire à la faculté des lettres et des sciences humaines de Toulouse
  • : agrégée de l'Université, docteur d'État en philosophie, maître de conférences à l'université de Paris-XII-Val de Marne

Classification


Autres références

«  VÉRITÉ  » est également traité dans :

ANCIENS ET MODERNES

  • Écrit par 
  • Milovan STANIC, 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 5 037 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les deux cultures »  : […] raison. Pouvait-on cependant reconnaître cette dernière sans admettre la pérennité de la vérité – et déplacer alors les prétentions de la théologie sur le terrain de la métaphysique ? Par le travail critique, Kant, héritier direct des Lumières, inaugure une modernité plus radicale, en se faisant de la vérité une conception […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anciens-et-modernes/#i_95541

BADIOU ALAIN (1937-    )

  • Écrit par 
  • Elie DURING
  •  • 2 610 mots

Dans le chapitre « Un « geste platonicien » »  : […] relativisme et le thème de la finitude, il s'agit de proposer une nouvelle doctrine de la vérité ; contre les diverses formes de la transcendance, d'élaborer une pensée du multiple pur comme régime général de la présentation. La première exigence est la plus apparente dans les textes exotériques de Badiou, bien que la seconde en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alain-badiou/#i_95541

BRENTANO FRANZ (1838-1917)

  • Écrit par 
  • Samuel Hugo BERGMAN
  •  • 1 608 mots

Dans le chapitre « La vérité et les valeurs »  : […] En ce qui concerne l'essence de la vérité, Brentano a tenu deux positions extrêmes. Au début, il postulait l'existence d'une « vérité en soi », existant indépendamment du sujet. Il affirmait l'existence des entités de raison (nombres, vérités, valeurs), tout en leur niant la réalité […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/franz-brentano/#i_95541

DAVIDSON DONALD (1917-2003)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI
  •  • 777 mots

travers des recherches sur la sémantique des langues naturelles. La question de la signification, qui était au centre des interrogations et de la critique de Quine dans Le Mot et la chose, est abordée sur la base d'un concept du vrai qui réclame lui-même une théorie formelle de la vérité. Une théorie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/donald-davidson/#i_95541

DE LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ, Nicolas Malebranche - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 827 mots

Dans le chapitre « Du cartésianisme à la « vision en Dieu » »  : […] ». Sens et imagination proviennent « de la nature et de la constitution du corps ». Seul l'entendement – « lumière naturelle » ou raison – peut nous permettre un accès à la vérité. Rien d'original ici par rapport à la philosophie de Descartes, si ce n'est la prolixité et la finesse des analyses. Mais l'entendement lui-même […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/de-la-recherche-de-la-verite/#i_95541

DESCARTES RENÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 12 478 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Découvrir la vérité »  : […] ensemble de procédés de découverte. Il ne s'agit pas seulement, en effet, d'éviter l'erreur mais de trouver la vérité. Sur ce point, il faut avouer que les règles de Descartes sont plus nombreuses et plus souples. Peut-être même l'inachèvement des Règles pour la direction de l'esprit témoigne-t-il de l'impossibilité où se trouva leur auteur de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rene-descartes/#i_95541

DEWEY JOHN (1859-1952)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI
  •  • 1 897 mots

Dans le chapitre « Le pragmatisme de John Dewey »  : […] , après sa rupture avec l'hégélianisme – est une philosophie de l'expérimentation et de l'enquête. Dans la logique qui la régit, la vérité ne constitue pas une condition préalable de la connaissance ; elle est un résultat, et le faillibilisme est une dimension majeure des moyens que nous mettons en œuvre pour y parvenir. C'est à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-dewey/#i_95541

ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Arts et culture) - La philosophie

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI
  •  • 6 286 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le renouveau du pragmatisme »  : […] Wittgenstein, à Peirce et à William James, en se réclamant explicitement du pragmatisme. Mais les problèmes majeurs qui sont au centre des choix que cela entraîne – en particulier celui de la vérité et de l'objectivité, ou encore du réalisme et de l'antiréalisme – ont donné lieu chez lui à des appréciations différentes de celles de Rorty. Là où ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etats-unis-d-amerique-arts-et-culture-la-philosophie/#i_95541

EXPÉRIENCE

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 133 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le défi empiriste »  : […] cependant pas le scepticisme traditionnel. Il ne nie pas que nous puissions parvenir à des vérités, mais il soutient que ces vérités, dans la mesure où elles ne peuvent reposer que sur des principes tirés de l'expérience, n'ont aucun fondement ultime rationnel. Elles ne sont « fondées » que dans la « nature humaine ». Car l'expérience n'est pas, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/experience/#i_95541

FOI

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 10 468 mots

Dans le chapitre « L'intelligence de la foi »  : […] Il y avait là une énorme équivoque, entretenue jusqu'à aujourd'hui par la célébrité de William James. Dans son livre sur Les Variétés de l'expérience religieuse, James voyait dans le pragmatisme une théorie de la vérité : est vrai, ce qui réussit. Cette formule est un sophisme (dit sophisme du modus ponens) qui suppose […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/foi/#i_95541

FOUCAULT MICHEL (1926-1984)

  • Écrit par 
  • Frédéric GROS
  •  • 5 263 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Une esthétique de l’existence »  : […] Quant aux derniers cours au Collège de France (Le Gouvernement de soi et des autres, Le Courage de la vérité), ils témoignent encore d’autres recherches, toujours inspirées par la culture des Anciens. Foucault trouve avec le concept grec de parrêsia la détermination d’une posture éthique et politique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/michel-foucault/#i_95541

GADAMER HANS GEORG (1900-2002)

  • Écrit par 
  • Jean GREISCH
  •  • 1 851 mots

Dans le chapitre « L'expérience herméneutique et ses présupposés »  : […] de Vérité et Méthode, Gadamer applique le concept ontologique de vérité à l'ensemble des sciences de l'esprit. Il emboîte le pas de Heidegger, en faisant du « comprendre » un mode d'être, au lieu de n'y voir qu'un mode du connaître. Cette orientation ontologique se reflète dans plusieurs termes techniques : « appartenance de l'interprète à son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hans-georg-gadamer/#i_95541

HISTOIRE (Histoire et historiens) - L'écriture de l'histoire

  • Écrit par 
  • Christian DELACROIX
  •  • 4 391 mots

Dans le chapitre « Sortir de l'opposition entre histoire et littérature »  : […] ont proposé des manières de dépasser le réductionnisme esthétisant des analyses « rhétoriques » de l'écriture de l'histoire, dans le sens d'une mise en adéquation de la dimension littéraire et de la prétention scientifique de l'histoire, mais, contrairement à White, ils maintiennent pour l'histoire un régime de vérité qui lui est propre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-histoire-et-historiens-l-ecriture-de-l-histoire/#i_95541

INTÉRIORITÉ

  • Écrit par 
  • Étienne BORNE
  •  • 5 258 mots

Dans le chapitre « De saint Augustin à Descartes et à Kant »  : […] style et de doctrine, se poursuivra la permanence d'un même propos : conquérir la vérité sur un subjectivisme sceptique par une réflexion critique sur l'intériorité. Il y a certes différences et distances de toutes sortes entre le « Si je me trompe, je suis » de saint Augustin, le « Je pense, donc je suis » de Descartes, la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interiorite/#i_95541

JASPERS KARL (1883-1969)

  • Écrit par 
  • Jeanne HERSCH
  •  • 2 619 mots

Dans le chapitre « Savoir et limites »  : […] incarnée, institutionnalisée ou consacrée, fût-ce celle d'un livre ou d'un texte. C'est un engagement sans objet parce qu'il engage envers la vérité, et que la vérité ne saurait se réduire à un objet. La vérité, quand c'est bien elle que l'on veut, et non l'un de ses succédanés, échappe à toute possession : ni objet, ni sujet, elle est l'horizon d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/karl-jaspers/#i_95541

KRIPKE SAUL (1940-    )

  • Écrit par 
  • Scott SOAMES
  • , Universalis
  •  • 1 181 mots

a priori (acquise en dehors de toute expérience) ainsi que des notions linguistiques de vérité analytique (ou de raison) et de vérité synthétique (ou de fait). Kripke fait ainsi renaître la doctrine de l'essentialisme, selon laquelle les objets possèdent certaines propriétés nécessairement. Partant de ce point et de ses idées révolutionnaires sur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/saul-kripke/#i_95541

LANGAGE PHILOSOPHIES DU

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI, 
  • Paul RICŒUR
  •  • 23 534 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « L'herméneutique ontologique »  : […] » ontologique du langage correspond chez Heidegger une révision concernant le sens de la vérité. Les philosophies du langage considérées jusqu'ici ont en commun la présupposition que la vérité consiste dans un rapport de corrélation, de correspondance, de conformité, d'adéquation. C'est pourquoi elles se tiennent au niveau de la proposition et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-du-langage/#i_95541

LEIBNIZ GOTTFRIED WILHELM

  • Écrit par 
  • Martine DE GAUDEMAR
  •  • 5 065 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Le principe des indiscernables »  : […] une combinaison à une autre, une série de choses à une autre, un monde à un autre. Les êtres abstraits – des triangles, par exemple – enferment des vérités nécessaires et éternelles qui sont vraies dans tous les mondes possibles. Un individu enferme des vérités de fait, contingentes, propres à un monde et un seul. Deux César qui réagiraient […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/leibniz-g-w/#i_95541

LES MOTS ET LES CHOSES (M. Foucault)

  • Écrit par 
  • Frédéric GROS
  •  • 789 mots

Dans le chapitre « L’homme en question »  : […] Michel Foucault distingue par ailleurs trois grandes aires culturelles, s’attachant à montrer comment chacune suppose une configuration qui donne à l’ensemble des discours de vérité, quel que soit leur objet, un même style : connaître, c’est établir des ressemblances à la Renaissance ; articuler des représentations à l’âge […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-mots-et-les-choses/#i_95541

LÉVIATHAN, Thomas Hobbes - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 954 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La violence originaire »  : […] des mots », abuser des métaphores, se tromper sur ses propres volontés et nuire à autrui. Le bien-dire est la seule garantie dont nous disposions pour parvenir au vrai. « La vérité consiste en l'exacte mise en ordre des noms dans nos affirmations. » Il faut donc, selon Hobbes, procéder à la manière des géomètres et partir de définitions claires, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/leviathan-thomas-hobbes/#i_95541

MODALITÉS, logique

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 600 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Nécessité, contingence et plénitude »  : […] être. C'est la doctrine que refuse Descartes, avec sa fameuse théorie de la « création des vérités éternelles » : la nécessité de ces vérités (mathématiques aussi bien que logiques) est immédiatement contemporaine de l'acte de volonté par lequel Dieu les crée. Il s'ensuit que Dieu aurait pu faire que 2 + 2 ne fasse pas 4, ou que des propositions […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modalites-logique/#i_95541

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 370 mots

Dans le chapitre « Le monde comme proposition »  : […] ne cherche plus un reflet exact, une image ou une ressemblance, mais une vérité. Or, et c'est là le principal enseignement d'Aristote, il n'y a vérité ni dans la chose elle-même ni dans le mot qui la désigne, mais dans l'acte de pensée qui à travers les mots rapporte les choses les unes aux autres et affirme ou nie un fait d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_95541

MYTHE - L'interprétation philosophique

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 832 mots
  •  • 1 média

primitive, irréductible à la logique des peuples civilisés. Le mythe sera envisagé ici comme une forme de discours qui élève une prétention au sens et à la vérité. Comme la philosophie est cet autre lieu du discours où la question du sens et de la vérité se trouve posée radicalement, qu'en est-il de la prétention du mythe par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mythe-l-interpretation-philosophique/#i_95541

NIETZSCHE FRIEDRICH

  • Écrit par 
  • Jean GRANIER
  •  • 9 775 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'arrière-monde »  : […] la « chose en soi » kantienne. On construit justement l'arrière-monde idéal en projetant au-delà de la réalité sensible l'idée de la substance : « L'homme projette son impulsion à la vérité, son but, en quelque sorte hors de soi pour en faire un monde de l'être, un monde métaphysique, une « chose en soi », un monde déjà existant » (XVI, 57 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/friedrich-nietzsche/#i_95541

NIHILISME

  • Écrit par 
  • Jean GRANIER
  •  • 4 433 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Idéal et vérité »  : […] La victoire de la véracité, derechef, ne doit pas entraîner la folle surestimation de la puissance du vrai. On s'aperçoit, en effet, que l'Idéalisme métaphysique sanctionne la présomption de l'homme qui confond abusivement la vérité avec le Bien, selon les sollicitations de son désir. On veut croire en un être qui, d'être vrai, mériterait d'être […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nihilisme/#i_95541

ONTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 15 647 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Du sens à la référence »  : […] Drang) à « avancer » du sens vers la référence n'est autre que l'exigence de vérité. Dans le cas du nom propre, cette exigence est la simple correspondance du nom à la chose singulière dénommée ; dans le cas de la phrase entière, c'est la valeur de vérité elle-même qui constitue la référence ; autrement dit, il y a « […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ontologie/#i_95541

PASSION

  • Écrit par 
  • Baldine SAINT GIRONS
  •  • 6 821 mots

Dans le chapitre « La passion, sommet de la subjectivité »  : […] » dans le mouvement de l'existence, en engendrant la décision et la répétition. Bien plus, la passion à son paroxysme produit l'« éternité concrète », puisqu'elle est « anticipation de l'éternel » dans une existence au sens vrai. L'homme passionné peut alors se rapprocher de l'unique vérité pour un homme existant, c'est-à-dire de la subjectivité […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/passion/#i_95541

PHILOSOPHIQUES SYSTÈMES

  • Écrit par 
  • Jacques MOUTAUX
  •  • 6 726 mots

Dans le chapitre « Les décisions fondatrices de l'histoire de la philosophie comme étude des systèmes »  : […] recherche et détermination des principes premiers de l'être et du connaître. La définition de Lalande selon laquelle un système est « un ensemble d'idées... logiquement solidaires, mais surtout en tant qu'on les considère dans leur cohérence plutôt que dans leur vérité » dissocie prudemment, mais dissocie tout de même, cohérence et vérité, tend à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systemes-philosophiques/#i_95541

PLATON, en bref

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 198 mots
  •  • 1 média

La remarque de A. N. Whitehead selon laquelle « la façon la plus sûre de caractériser la tradition philosophique occidentale est qu'elle consiste en une suite de notes en bas de page à Platon » demeure vraie. Fidèle d'abord à son maître Socrate, dont la mort en — 399 le convertira à la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon-en-bref/#i_95541

PLATON

  • Écrit par 
  • Monique DIXSAUT
  •  • 13 742 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La question du savoir »  : […] : Hippias mineur montre que ne peut mentir que celui qui connaît la vérité ; c'est le rusé Ulysse qui peut être véridique, alors que le sincère Achille, soumis aux circonstances et à ses propres émotions, ne cesse de se démentir sans même savoir qu'il a menti. Mais, si l'on peut dire vrai ou faux à volonté […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon/#i_95541

PSYCHOLOGIE DU MENSONGE

  • Écrit par 
  • Claudine BILAND, 
  • Jacques PY
  •  • 2 011 mots

Dans le chapitre « Indicateurs physiologiques du mensonge »  : […] La technologie a toujours cherché à se mettre au service de la recherche de la vérité. Le premier outil à l'avoir fait – de loin le plus utilisé à travers le monde – est le polygraphe, plus connu sous le terme « détecteur de mensonge ». Son fonctionnement repose sur l’enregistrement d’un certain nombre de réponses physiologiques émises par une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-du-mensonge/#i_95541

PUTNAM HILARY (1926-2016)

  • Écrit par 
  • Christiane CHAUVIRÉ
  •  • 944 mots

xixe siècle. La lecture de C. S. Peirce, sa théorie de la vérité comme limite de l'enquête, et la notion d'assertabilité garantie, empruntée à John Dewey, lui permettent de relire les pragmatistes : il se rapproche d'eux dans les années 1990 tout en les critiquant, ainsi que de Wittgenstein, toujours dans une optique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hilary-putnam/#i_95541

RAISON

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 13 167 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les Grecs et le développement de l'esprit rationnel »  : […] des dieux. On se lance à la recherche de la raison même, d'un discours qui ait sa vérité en lui-même et ne la tire pas d'un donné qui lui reste extérieur. Les pythagoriciens verront dans le nombre la vérité des choses : le nombre, en effet, est rationnel, logique en lui-même, ce qui signifie qu'il constitue un domaine dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raison/#i_95541

RÉALISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 6 966 mots

Dans le chapitre « L'idéalisme regardé du point de vue réaliste »  : […] sont les principes de la réalité et que la connaissance est la mesure de l'être réel. Cela étant, la sagesse prescrit de ne pas placer la vérité (ou sa marque, son critère) ailleurs que dans la non-contradiction. N'y ayant pas d'objet avec quoi l'idée puisse être conforme et rien n'étant connu hors d'une représentation, la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realisme-philosophie/#i_95541

RÉALITÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 4 964 mots

Dans le chapitre « Réalité et jugement »  : […] Et, en effet, la réflexion philosophique tend à réduire la notion de réalité à celle de vérité. Qu'est la réalité, sinon l'essence de l'événement ? Mais l'essence est vraie, et non réelle. Toute réalité semble donc avoir besoin d'une vérité qui la fonde, et sans laquelle elle ne serait qu'apparence. Ainsi, les idées de Platon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realite/#i_95541

RELATIVISME

  • Écrit par 
  • Hervé BARREAU, 
  • Tobie NATHAN
  •  • 3 931 mots

Dans le chapitre « Nietzsche et le dépassement de la métaphysique »  : […] trop humain, Aurore et Le Gai Savoir une critique de l'idée de vérité, que les relativistes antérieurs n'avaient pas eu l'occasion de développer, car elle s'applique à ceux qui prétendent avoir débarrassé la culture de la métaphysique ancienne : ils ne se rendent pas compte, remarque Nietzsche, qu'ils lui ont emprunté l'idée de vérité absolue, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/relativisme/#i_95541

SOPHISTIQUE

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG, 
  • Barbara CASSIN
  •  • 6 775 mots

Dans le chapitre « De la physique à la politique »  : […] de proposer en exemple des conduites gnomiques conventionnelles et stéréotypées. Mais c'est justement que, dans le Sur la vérité, nature et loi sont distinguées seulement par leur « usage » ou leur « utilité » : par les conséquences qu'entraîne leur transgression. La transgression de la nécessité naturelle produit un dommage selon la « vérité », […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sophistique/#i_95541

SPINOZA BARUCH (1632-1677)

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 12 184 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La connaissance et la réflexion »  : […] éthique et de la liberté, de montrer la nécessité de passer de la pensée imaginaire à la pensée rationnelle, ni de définir la vérité comme connaissance adéquate, et comme ordre} convenable et rigoureux des enchaînements (l'ordre des idées étant le même que l'ordre des choses). Il faut en outre appuyer la nouvelle doctrine de la vérité sur une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/baruch-spinoza/#i_95541

VALEURS, philosophie

  • Écrit par 
  • Pierre LIVET
  •  • 10 285 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Autonomie, relativisme, rationalité »  : […] La réponse à la première question, déjà bien débattue dans ce texte, sera rapide. Puisque nous nous révélons à nous-mêmes nos valeurs en confrontant nos attentes aux révisions que peut leur infliger la réalité, et en retenant comme vraies valeurs celles qui peuvent être maintenues une fois ces révisions accomplies, il existe probablement des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valeurs-philosophie/#i_95541

Voir aussi

Pour citer l’article

Robert BLANCHÉ, Antonia SOULEZ, « VÉRITÉ », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 septembre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/verite/