SAGESSE

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« Sagesse » s'entend en plusieurs sens. Est-elle vertu, savoir, prudence, génie visionnaire, don de l'esprit, puissance prophétique, science politique ? « Moïse alla s'instruire dans la sagesse des Égyptiens » signifie seulement que ce grand législateur était devenu un savant. Les Grecs ont qualifié la sagesse de vertu, afin de la distinguer de la connaissance. Mais comment définir la vertu ? « Prendre les choses comme elles sont et les employer comme les circonstances le permettent, c'est la sagesse pratique de la vie », écrira Jacques de Lacretelle. Que l'on suive la pente d'une étroite gérance de la vie quotidienne, et la sagesse se réduira à la docilité envers les lois du monde. Un pédagogue se vantera d'instruire un enfant « d'une sagesse admirable ». On a écrit : « Dans les arts, la sagesse est nécessaire. » C'est condamner les Muses à une froide médiocrité. Le saint s'écrie : « Sagesse incréée, sagesse éternelle. » Toute la tradition religieuse distingue la « sagesse du siècle » ou la « sagesse de la chair » de celle de la divinité. Que penser de la sagesse du ciel ? On sait que « la crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse ». Faut-il donc comprendre que le néophyte entrera dans la foi par la porte d'une frayeur salutaire et qu'il se « tiendra sage », comme les enfants, sous la menace d'un châtiment ? Est-il sage ou est-il fou de réprimer l'insurrection permanente de la raison qui, à ses risques et périls, a rendu prométhéenne la culture européenne ? Comment en décider, si la hiérarchie des valeurs du penseur en quête de la vérité « objective » est folie aux yeux d'un sage qui se voudrait seulement utile à la société et si, à l'inverse, la hiérarchie des valeurs du sage qui se veut seulement « ut [...]


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«  SAGESSE  » est également traité dans :

ANTIQUITÉ - Naissance de la philosophie

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 11 115 mots
  •  • 8 médias

On méconnaîtrait l'importance culturelle de la philosophie antique si l'on n'y voyait qu'une période – la première, donc la plus fruste – dans le développement d'une activité intellectuelle spécifique, et clairement définie, qui serait la philosophie. En réalité, l'Antiquité, et singulièrement l'Antiquité grecque, est le lieu de naissance de la philosophie, ce qu'on ne saurai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antiquite-naissance-de-la-philosophie/#i_34997

ARISTOTE

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 23 833 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Être quelconque et être suprême »  : […] Cette dualité est déjà saisissable dans le célèbre Proœmium (Prologue) de la Métaphysique (A, 1 et 2), où Aristote analyse l'idée traditionnelle de la philosophie. S'il est clair que la philosophie est un savoir de type scientifique qui s'élève au-dessus de la sensation par l'intermédiaire de l'imagination, de la mémoire et de cette première forme de gé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote/#i_34997

AUTONOMIE

  • Écrit par 
  • François BOURRICAUD
  •  • 4 121 mots

Dans le chapitre « Autonomie et liberté stoïcienne »  : […] Indépendance de toute régulation et de toute contrainte venant de l'extérieur, suffisance de besoins satisfaits sans que la cité ou l'individu ait à se constituer dans la dépendance de qui que ce soit, achèvement et perfection, tels sont les sens principaux attachés à la notion d'autonomie par la réflexion classique. Mais c'est sans doute chez les stoïciens – bien que le terme d'autonomie ne figu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/autonomie/#i_34997

BOÈCE (480-524)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 1 463 mots

Dans le chapitre « La « Consolation de Philosophie » »  : […] Du fond de sa prison, avant sa mort tragique, Boèce écrit sa Consolation de Philosophie . Dans cette œuvre, où alternent prose et poésie, il fait appel à la tradition de la sagesse antique, stoïcienne et platonicienne, pour assurer la paix de son âme au sein du malheur qui l'accable. Le premier livre décrit la Philosophie apparaissant à Boèce qui, dans sa prison, se lamente […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/boece/#i_34997

BONHEUR

  • Écrit par 
  • André COMTE-SPONVILLE
  •  • 7 850 mots

Dans le chapitre « Le bonheur en acte »  : […] Est-il une autre voie ? Peut-être, et c'est ce que les philosophes appellent la sagesse. Mais comment la penser ? D'abord par opposition à ce qui précède. Si le divertissement est un bonheur manqué, la sagesse serait un bonheur réussi. Mais comment, si le désir est manque ? S'il n'était que cela, il n'y aurait pas d'issue, en effet, pas de bonheur, et le suicide sans doute – ou la religion – sera […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bonheur/#i_34997

CHEMIN, symbolisme

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 895 mots

Dans toute tradition religieuse ou métaphysique, l'image du chemin est un symbole de la quête de l'Être. Il s'agit probablement d'une des images les plus sacrées — ce qu'exprime bien la parole du Christ : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jean XIV, 6). De fait, que ce soit par la médiation des arts plastiques ou par celle de la littérature et de la poésie, voire de la musique, de la myth […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chemin-symbolisme/#i_34997

CICÉRON (106-43 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Alain MICHEL, 
  • Claude NICOLET
  •  • 5 896 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une sagesse pratique »  : […] En ce qui concerne la morale pratique, elle est dominée, dans le De officiis , par le conflit apparent entre l'honnête et l'utile. Cicéron déclare s'inspirer du philosophe stoïcien Panétius dans les deux premiers livres. Mais en fait, là et surtout dans le troisième livre, il se réfère directement au platonisme pour affirmer, comme les stoïciens aussi l'on fait après Platon, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ciceron/#i_34997

CONTEMPLATION

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 945 mots

Pour la plupart des philosophes grecs, et essentiellement pour le courant de pensée qui relie le pythagorisme, Platon et le néoplatonisme, la contemplation ( théôria , de Théa : déesse, et oraô  : voir) désigne une attitude de connaissance qui permet à l'être humain de se libérer d'une condition commune d'esclavage du sensible, des désirs et des opinions […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contemplation/#i_34997

CYRÉNAÏQUE ÉCOLE (Ve-IVe s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 607 mots

Groupe de philosophes qui tire son nom de Cyrène, d'où était originaire son fondateur, Aristippe, disciple de Socrate. Les principaux successeurs d'Aristippe furent : sa fille Arété (une des rares femmes philosophes de l'Antiquité) ; le fils de celle-ci, Aristippe Metrodidactos (c'est-à-dire le « Disciple de sa mère ») ; Hêgêsias Péisithanatos (« qui conseille la Mort ») ; Annicéris ; Théodore l'A […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cyrenaique-ecole/#i_34997

DE LA NATURE, Lucrèce - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 803 mots
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Le De rerum natura ( De la nature ) du Romain Lucrèce (98 env.-55 av. J.-C.), un des plus grands poèmes philosophiques de la tradition occidentale, fut écrit dans une période de grands troubles (guerre civile, révolte des esclaves emmenés par Spartacus, massacres, paupérisation...). La doctrine d'Épicure trouva chez Lucrèce de quoi satisfaire le besoin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/de-la-nature/#i_34997

ÉPICURE (341-270 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Graziano ARRIGHETTI
  •  • 6 205 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Sagesse et vie publique »  : […] La solidarité et l' amitié qui, par ailleurs, étaient les éléments fondamentaux du système éthique d'Épicure, constituaient donc le lien idéal qui unissait les disciples à l'école. L'organisation pratique elle-même devait être des plus simples car tout était facilité par l'extrême frugalité de la vie que l'on menait au « Jardin ». Dans une lettre à Polyainos, Épicure se vantait de réussir à dépens […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epicure/#i_34997

ÉPICURISME

  • Écrit par 
  • Geneviève HÉBERT
  •  • 945 mots

Dans la conscience commune, l'épicurisme souffre d'un malentendu. Il serait par excellence une philosophie du plaisir, un hédonisme, et l'épicurien un jouisseur, au mieux un bon vivant, au pire un débauché. Or, s'il fait l'éloge du plaisir, c'est dans le cadre d'un ascétisme raisonné. Une analyse rigoureuse des plaisirs véritables conduisait en effet Épicure (341-270 av. J.-C.) à juger que « ni l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epicurisme/#i_34997

FRAGMENTS, Héraclite - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 787 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le jeu du monde »  : […] La discorde habite le monde, et la sagesse ne saurait se réduire à la simple conciliation des opposés. Le sage est celui qui a su entendre que la nature est mesure, non mesurable à partir de nos oppositions. « Guerre ( Polemos ) est de tous le père, de tous le roi ; et les uns, il les désigne comme dieux, les autres comme hommes ; les uns, il les fait esclaves, les autres, li […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fragments/#i_34997

GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - L'homme grec

  • Écrit par 
  • André-Jean FESTUGIÈRE
  •  • 8 576 mots

Dans le chapitre « Le mal, c'est de cesser de « philosopher » »  : […] Du plus profond de son âme, Socrate croit avoir reçu une mission du dieu de Delphes, Apollon. Il n'y a aucune raison de douter de ce fait. Au vrai, on se rend la personne de Socrate tout à fait inintelligible, sa façon de vivre et les circonstances de sa mort, si l'on refuse d'admettre qu'il ait cru à sa mission. Cette mission est, comme il dit, d'« agir en ami de la sagesse » (ϕιλοσοϕε̃ιν), c'es […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grece-antique-civilisation-l-homme-grec/#i_34997

HÉDONISME

  • Écrit par 
  • Henri WETZEL
  •  • 3 981 mots
  •  • 1 média

Les données de l'historiographie philosophique sont imprécises, qui permettraient de circonscrire les problèmes relatifs à la naissance du mot et de la notion d'hédonisme. Créé en 1890, par dérivation du grec ἡδονή qui signifie plaisir, ce terme désigne dès lors un ensemble de thèses éparses que la tradition philosophique gréco-latine attribuait aux cyrénaïques. Ces derniers, comme les mégariqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hedonisme/#i_34997

ISLAM (La civilisation islamique) - La philosophie

  • Écrit par 
  • Christian JAMBET, 
  • Jean JOLIVET
  •  • 9 001 mots

Dans le chapitre « Fārābī »  : […] La mort de Kindī coïncide, ou peu s'en faut, avec la naissance de celui qui inaugure vraiment la lignée classique des grands e̱alāsifa  : c'est Abū Naṣr Muḥammad b. Muḥammad b. Ṭaraẖān b. Ūsaluġ al-Fārābī, mort, selon l'avis le plus courant, en 339/950. On remarque avant tout chez lui un puissant intérêt pour la logique, à laquelle il a consacré un bon nombre d'ouvrages (com […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/islam-la-civilisation-islamique-la-philosophie/#i_34997

JOB LIVRE DE

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 711 mots
  •  • 1 média

Le Livre de Job est classé parmi les Écrits ( Ketubim ) dans les différentes Bibles, mais à des endroits qui varient (dans le canon catholique, la version syriaque le met entre le Pentateuque et le Livre de Josué, tandis que la Vulgate le place en tête des livres didactiques). Ces divergences s'expliquent en partie par les incertitudes concernant l'origine du livre et l'époq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/livre-de-job/#i_34997

KEYSERLING HERMANN VON (1880-1946)

  • Écrit par 
  • Bernard VALADE
  •  • 890 mots

Né à Könno, en Livonie, le comte de Keyserling appartenait à une vieille famille de la noblesse allemande installée dans les provinces baltiques. Lorsqu'il meurt, âgé de soixante-six ans, à Innsbruck, il a parcouru toute la planète et longuement visité l'Inde, la Chine, le Japon, l'Amérique. L'immense succès du Journal de voyage d'un philosophe ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hermann-von-keyserling/#i_34997

LETTRES À LUCILIUS, Sénèque - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 796 mots
  •  • 1 média

Composées au cours des trois dernières années de la vie de Sénèque (4 av. J.-C.-65), ces 124 lettres qui nous sont parvenues, adressées à l'ami et poète Lucilius, constituent un manuel complet de philosophie. Entre Sénèque et le stoïcisme des origines, plus de trois siècles se sont écoulés. Mais, en ces temps troublés du règne de Néron (Rome est incendiée en 64), les exigences de mener une « vie p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lettres-a-lucilius/#i_34997

MÉTALLURGES

  • Écrit par 
  • Jean DELUZAN
  •  • 2 218 mots

Dans le chapitre « Métallurgie, alchimie et sagesse »  : […] L'alchimie, qui concerne la chimie théorique et pratique, traite, distille, transforme les matières viles en or. Fille de l'Égypte, elle parvint en Occident à travers la pensée arabe et y fut comprise et vécue aussi bien par les spécialistes des métaux que par les ascètes religieux. Les métaux s'inscrivent dans une échelle de valeurs correspondant aux différents âges de l'humanité. Le grammairien […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metallurges/#i_34997

MORALISTES

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 2 456 mots

Dans le chapitre « Entre littérature et philosophie »  : […] Dans son ouvrage pionnier consacré aux Morales du Grand Siècle (1948), Paul Bénichou avait souligné qu'il abordait la littérature en tant que « creuset où notre expérience directe de la vie et de la société s'élabore déjà philosophiquement mais sans rien perdre encore de sa force immédiate ». Il remarquait aussitôt que la littérature française, en général, répondait « plus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moralistes/#i_34997

MYTHE - L'interprétation philosophique

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 830 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Mythe et sagesse »  : […] Il n'est pas certain que ce double rapport de l'univers mythique avec celui de l'histoire du salut, d'une part, et celui de la prophétie et de l'eschatologie, d'autre part, épuise les possibilités d'échange entre le mythe et d'autres formes de discours, porteuses elles-mêmes d'autres modes de pensée. La frontière avec la littérature sapientiale ou, plus brièvement, la sagesse, demande à être expl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mythe-l-interpretation-philosophique/#i_34997

MAÎTRES DE SAGESSE (Grèce antique)

  • Écrit par 
  • Luc BRISSON
  •  • 2 336 mots

Dans le chapitre « Le sage et le philosophe »  : […] Une telle pénurie ne serait pas trop grave si, comme certains l'ont cru, nous possédions l'acte de naissance du terme philósophos. Il s'agit d'une anecdote sur Pythagore racontée par Héraclide du Pont, qui, à la mort de Platon, aurait failli devenir le chef de l'Académie : « Pythagore fut le premier à s'appeler philosophe (philósophos) ; non seulement il employa un mot nouveau, mais il enseigna u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maitres-de-sagesse/#i_34997

SOPHISTIQUE

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG, 
  • Barbara CASSIN
  •  • 6 775 mots

Dans le chapitre « De la physique à la politique »  : […] Le monde ainsi produit, c'est d'abord ce que Jacob Burckhardt nommait « le système le plus bavard de tous » : la cité grecque. La sophistique a déconstruit l'identité de l'être et de la nature, l'immédiateté de leur présence et, avec elles, l'évidence d'une parole qui aurait à charge de les dire adéquatement. Dès lors, l'identité ne peut plus apparaître que comme le résultat d'une procédure, qu'il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sophistique/#i_34997

PHILOSOPHIE

  • Écrit par 
  • Jacques BILLARD, 
  • Jean LEFRANC, 
  • Jean-Jacques WUNENBURGER
  •  • 21 037 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Le retour de l'éthique »  : […] Le discours sur l'engagement révolutionnaire, après la Seconde Guerre mondiale, avait amené à se désintéresser de la réflexion morale (à l'exception d'œuvres solitaires comme celles de V Jankelevitch et d'É Weil), puisque le bien et le mal paraissaient clairement objectivés par l'idéologie marxiste. Les « nouveaux philosophes », à la fin des années 1970, ont exhumé l'interrogation éthique pour ju […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie/#i_34997

PLATON

  • Écrit par 
  • Monique DIXSAUT
  •  • 13 741 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'unité de la vertu »  : […] Le problème de la valeur de l'âme et de l'État est donc de nature hiérarchique ; leur justice dépend de la juste réponse à cette question : qui doit gouverner, et qui obéir ? Éduquer, c'est d'abord soumettre à la partie intelligente, qui n'a autorité à commander que parce qu'elle se soumet à l'intelligible. S'il existe des vertus partielles, la sagesse pour la partie rationnelle, le courage pour […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon/#i_34997

PLOTIN

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC
  •  • 4 962 mots

Dans le chapitre « La purification »  : […] La philosophie de Plotin peut se lire en deux sens : à partir du principe originaire et proprement indicible pour passer à la dualité du pensant et du pensé, puis à l'éparpillement psychique dans le temps et dans l'espace ; mais, à suivre ainsi l'ordre logique d'une «  procession » (qui n'est qu'en apparence histoire et genèse), on laisse échapper la méthode plotinienne comme purification et ascen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/plotin/#i_34997

POLITIQUE - La philosophie politique

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 10 294 mots

Dans le chapitre « Platon »  : […] Il s'agit donc de découvrir un mode de vie en commun qui maintienne la paix à l'intérieur au moyen d'une éducation telle que chacun place l'intérêt général au-dessus de son intérêt particulier. Or ce résultat ne peut pas être atteint dans tous les cas ; les hommes, naturellement égoïstes et égocentriques, cherchent le plaisir des sens et les satisfactions de l'amour de soi, la richesse et l'honne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/politique-la-philosophie-politique/#i_34997

RAISON

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 13 167 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Des sophistes à Socrate »  : […] Les sophistes expriment cette façon de penser. D'une part, ils s'adonnent à l'enseignement des techniques au sens le plus large (l'un d'eux se présente à Olympie dans un costume d'apparat dont il a façonné lui-même toutes les pièces, jusqu'à la bague qu'il porte à son doigt) ; d'autre part, ils se présentent comme maîtres du discours, non de celui de la vérité absolue, mais du discours efficace, u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raison/#i_34997

SAGESSE LIVRES DE

  • Écrit par 
  • Jean HADOT
  •  • 4 599 mots

Les Livres de sagesse sont les ouvrages bibliques qui se donnent pour but d'enseigner la sagesse. On les désigne ainsi non seulement à cause de leur contenu, mais aussi parce que le mot « sagesse » (en hébreu hokmah, en grec sophia ) revient fréquemment dans le texte et apparaît même dans les titres de certains d'entre eux. Quelquefois l'expression de Li […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/livres-de-sagesse/#i_34997

SAPIENCE

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BORDIER
  •  • 883 mots

Calque en français médiéval du mot latin sapientia signifiant science, sagesse, sapience désigne le savoir moral et philosophique reposant sur une tradition. Au sens large, on peut comprendre sous ce terme tous les écrits didactiques touchant à la philosophie morale ; mieux vaut se cantonner aux traductions, adaptations, recueils de sentences et compilations diverses par les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sapience/#i_34997

SÉNÈQUE (4 av. J.-C. - 65 apr. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Ilsetraut HADOT
  •  • 4 285 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les œuvres en prose »  : […] La date de composition de la Consolation à Marcia , adressée à la fille de l'historien romain Cremutius Cordus, condamné sous Tibère à cause de ses idées républicaines, ne peut se placer qu'après la mort de cet empereur, c'est-à-dire après l'avènement de Caligula (37 apr. J.-C.). C'est pendant le temps de l'exil de Sénèque (41-49) qu'il faut situer la consolation adressée à s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/seneque/#i_34997

SOHRAWARDĪ ou SUHRAWARDĪ SHIHĀBODDĪN YAHYĀ (1155-1191)

  • Écrit par 
  • Christian JAMBET
  •  • 5 029 mots

Dans le chapitre « La sagesse orientale »  : […] Si l'imagination visionnaire a un tel rôle, il ne faut pourtant pas oublier que, pour Sohrawardī, l'événement de contemplation par excellence reste l'union de l'âme avec l'Intellect agent. Celui-ci est homologué à l'Esprit saint, à l'ange Gabriel. Un des plus beaux « récits mystiques », intitulé Le Bruissement de l'aile de Gabriel , nous offre peut-être l'explication de cette […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sohrawardi-suhrawardi/#i_34997

STOÏCISME

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG, 
  • Urs EGLI
  •  • 7 430 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La morale »  : […] L'éthique stoïcienne étend à la conduite humaine l'empire du logos qui règle nos pensées et régit l'univers. Mais l'homme a-t-il encore quelque chose à faire dans ce monde dont il est une partie, et que gouverne l'immuable destin ? Le stoïcisme passe pour une philosophie de l'acceptation, de la résignation. La liberté qu'il promet n'est-elle qu'un esclavage intériorisé, magi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stoicisme/#i_34997

VIRTUS

  • Écrit par 
  • Jean-Paul BRISSON
  •  • 468 mots

Littéralement, la «  virtus  » est la qualité propre du vir , c'est-à-dire du mâle. Aussi la première acception du mot fut-elle de désigner le courage physique dont doit faire preuve le soldat sur le champ de bataille. En ce sens, la notion de virtus entre en couple avec fortuna , la chance : courage et chance […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/virtus/#i_34997

VOIE, symbolique

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 963 mots

Traditionnellement, il faut entendre par « voie », voie d'éveil à la réalité, à ce qui est . Il est néanmoins très difficile de définir ce que les différentes traditions de sagesse entendent par « voie ». Ce terme peut y désigner à la fois la recherche de la vérité, l'attitude du chercheur, le chercheur lui-même, la méthode pour accéder à la sagesse, la connaissance de la réa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/voie-symbolique/#i_34997

VOLONTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 8 783 mots

Dans le chapitre « Le contexte « éthique » : Aristote »  : […] C'est d'abord dans le cadre d'une éthique que, pour la première fois, Aristote a conçu une analyse – subordonnée mais néanmoins distincte – du volontaire et de l'involontaire. Cette analyse, recueillie dans le livre III de l' Éthique à Nicomaque , contient en germe, outre les développements que lui donneront la psychologie médiévale et celle du xvii […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/volonte/#i_34997

Voir aussi

BOUDDHA ou BUDDHA    PHILOSOPHIE GRECQUE    THÉORIE DES IDÉES    IDOLE    MAÏEUTIQUE    LE SAGE    SAVOIR    SIGNIFIANT

Pour citer l’article

Manuel de DIÉGUEZ, « SAGESSE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/sagesse/