RAISON

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Raison et révélation

Pour les Grecs, même pour Épicure qui ne voit dans la raison qu'un moyen d'atteindre un bonheur sensible qui soit stable parce que défendu contre les erreurs d'une passion aveugle, le monde est raisonnable, compréhensible sinon dans tous ses détails, du moins dans son unité. Sans doute, des accidents se produisent, la matière ne permet pas toujours que la forme domine entièrement ce en quoi elle doit être imprimée pour exister ; le cours de la nature, digne de notre confiance, comme il l'est aux yeux d'Épicure, produit aussi des maladies, des souffrances, des malheurs ; et même si nous affirmons avec les stoïciens que tout a sa raison et que le Tout est entièrement raisonnable, l'événement particulier peut nous apparaître comme absurde quand nous le considérons de notre point de vue limité, comme nous ne pouvons pas éviter de le faire si nous ne sommes pas des sages. Il n'en est pas moins vrai que le monde est immédiat à l'homme, qu'il est pénétrable, ne serait-ce qu'en principe, et que ce qui nous arrête n'est pas un gouffre séparant raison humaine et raison cosmique, mais une difficulté qui ne se montre que lorsque nous voulons relier le fond des choses et leur surface : la chaîne des causes et/ou des raisons se fait trop longue pour nos capacités (Démocrite, qui pourtant sait comment tout au fond doit être expliqué, déclare aussi qu'il aimerait mieux découvrir une seule chaîne de causes expliquant tel phénomène donné que gagner le trône de l'empire des Perses). En soi, sinon pour nous, le monde est toujours accessible, pénétrable, ouvert comme raison cosmique à la raison humaine.

La raison pervertie et la foi

Un changement radical intervient avec l'avènement des religions révélées. Certes, le monde est l'œuvre d'un Dieu créateur et, en tant que tel, il est parfait et entièrement raisonnable. Mais la chute du premier homme a tout bouleversé : non seulement la vue immédiate du monde [...]

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ADORNO THEODOR WIESENGRUND (1903-1969)

  • Écrit par 
  • Miguel ABENSOUR
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Dans le chapitre « Mythe et raison »  : […] Ainsi s'énonce la question inaugurale qui commande l'enquête critique qui sous-tend l'ouvrage : pourquoi l'humanité, au lieu de s'engager dans des conditions vraiment humaines, a-t-elle sombré dans une nouvelle forme de barbarie ? Ou encore, pourquoi la raison, à vocation émancipatrice, s'est-elle inversée en son contraire, donnant naissance à des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theodor-wiesengrund-adorno/#i_30

AFFECTIVITÉ

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Dans le chapitre « La disjonction de l'affect et de la passion : Kant »  : […] La profonde nouveauté de Kant dans l'histoire de la philosophie, le « renversement » ou la « révolution copernicienne », consiste en sa conception architectonique de la pensée, c'est-à-dire en ce que les termes (concepts) et les choses ( Sachen ) de la pensée dépendent, dans leur pouvoir de signifier, de l'orientation préliminaire de la pensée au s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/affectivite/#i_30

ALAIN ÉMILE CHARTIER, dit (1868-1951)

  • Écrit par 
  • Robert BOURGNE
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Dans le chapitre « Philosophie de l'entendement ouvert »  : […] Alain rétrograde ici de Hegel à Descartes ; il opère, en toute connaissance de cause – ayant été l'un des premiers en France à introduire Hegel dans son enseignement –, une « restauration » de l'entendement. Si l'entendement séparé impose au savoir de s'autolimiter à l'univers du fini, la raison est, dans l'entendement même, négation de la finitud […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alain/#i_30

ANCIENS ET MODERNES

  • Écrit par 
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Dans le chapitre « Les deux cultures »  : […] À la différence des humanistes, les inventeurs de ce que nous appelons aujourd'hui les sciences exactes ne nourrissent aucun complexe à l'égard de l'Antiquité. Conscients des progrès qu'ils réalisent, ils les expriment dans les langues vulgaires et délaissent progressivement le latin, réservé, écrit Descartes dans le Discours de la méthode (1637), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anciens-et-modernes/#i_30

ANIMALITÉ

  • Écrit par 
  • Florence BURGAT
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Dans le chapitre « L'animalité rationnelle »  : […] Une parenthèse mérite d'être ouverte sur l'Antiquité, pour signaler l'importance du débat sur la nature animale et sa distinction avec l'homme, les liens entre l'intelligence et la vie, les conséquences morales de la métempsycose, la justice due aux êtres vivants. Les travaux des spécialistes sur le végétarisme antique, la définition du logos , le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/animalite/#i_30

ANSELME DE CANTORBÉRY (1033/34-1109)

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  • Michel-Marie DUFEIL
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Dans le chapitre « Un des premiers maîtres du dialogue entre la logique et la foi »  : […] Né à Aoste, d'un puissant lignage, Anselme est venu jeune à l'abbaye du Bec (Bec-Hellouin) en Normandie, dont l'abbé, Lanfranc, était son compatriote ; il y parcourut, selon la science et la foi de son temps, un cycle de fructueuses études sur la Bible, en logique et en patristique. Il y gravit les échelons des fonctions internes d'enseignement et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anselme-de-cantorbery/#i_30

AUGUSTIN saint (354-430)

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  • Michel MESLIN
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BACHELARD GASTON (1884-1962)

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L'œuvre du philosophe français Gaston Bachelard est dominée par deux thématiques bien distinctes, développées dans deux séries d’ouvrages aux références et aux lecteurs bien différents. Bachelard constitue de ce fait une figure singulière du paysage intellectuel français. Il échappe à toute simplification et se range malaisément dans une école de p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gaston-bachelard/#i_30

BIEN, philosophie

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Dans le chapitre « Le bien comme bonheur, ou « eudaimonia »  »  : […] Les philosophes de l'Antiquité ont lié la recherche du bonheur à la moralité. D'où le nom d'eudémonisme (du terme grec eudaimonia , bonheur, prospérité ou félicité) donné à leur philosophie. La thèse centrale de l'eudémonisme a trait à la coïncidence de la poursuite du bonheur et de l'accès à la vertu. Les philosophes antiques l'ont défendue contre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bien-philosophie/#i_30

BLONDEL MAURICE (1861-1949)

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BONHEUR, notions de base

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  • Philippe GRANAROLO
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Dans le chapitre « Bonheur et nature »  : […] En dépit de ce paradoxe, la civilisation gréco-romaine, ignorant l’idée de faute, étrangère à la notion de mal, a eu le privilège d’imaginer un accès réel au bonheur. Il suffirait pour être heureux de « vivre selon la nature », ce qui est le mot d’ordre de toutes les philosophies antiques. La nature est bonne, elle est un cosmos – à la fois idée d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bonheur-notions-de-base/#i_30

BOUDDHISME (Histoire) - Le renouveau contemporain

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  • Heinz BECHERT
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CAUSALITÉ

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Marie GAUTIER, 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
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Dans le chapitre « Vers la causalité scientifique »  : […] Ainsi posées, ces questions sont à la fois essentielles et insolubles : elles relèvent d'un choix plutôt que d'un savoir. On s'est donc demandé : comment formuler l'idée de cause pour qu'elle puisse recevoir de l'expérience une confirmation ou une réfutation ? Le cheminement de la notion métaphysique à un principe utilisable en sciences a été gradu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/causalite/#i_30

CERVEAU ET ÉMOTION

  • Écrit par 
  • Patrik VUILLEUMIER
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Dans le chapitre « Aires cérébrales spécialisées pour les émotions ? »  : […] Historiquement, un premier modèle neuro-anatomique proposé par James Papez (1883-1958) postulait que toutes les émotions dépendent de régions cérébrales « primitives », impliquant les fonctions végétatives et endocriniennes de l’hypothalamus et du tronc cérébral , sous le contrôle du cortex cingulaire à la surface médiale des hémisphères (appelé lo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cerveau-et-emotion/#i_30

CLÉMENT D'ALEXANDRIE (140 env.-env. 220)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 2 913 mots

Dans le chapitre « La Raison et le Christ »  : […] On s'étonnera surtout de voir Clément proposer à un disciple nouvellement converti au christianisme un ordre d'enseignement inspiré de la tradition philosophique païenne et, pis encore, une morale d'inspiration toute hellénique. Clément n'éprouve pourtant aucun scrupule à le faire. C'est qu'il est persuadé de l'identité de la Raison et du Christ. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/clement-d-alexandrie/

CRITIQUE DE LA RAISON PURE, Emmanuel Kant - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 961 mots
  •  • 1 média

Dans la Préface à la première édition de la Critique de la raison pure (1781), Emmanuel Kant (1724-1804) établit un parallèle célèbre entre les progrès des sciences exactes et la confusion qui règne dans la « métaphysique », pourtant la plus ancienne et longtemps la plus prestigieuse des sciences. Alors que les premières ont su se doter de métho […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/critique-de-la-raison-pure/#i_30

CROYANCE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 004 mots

Dans le chapitre « Kant »  : […] La première estimation est l'œuvre de la Critique de la raison pure , dont la tâche est elle-même double : justifier les divers principes de la connaissance et en limiter l'emploi à la sphère de l'expérience ; c'est à ce titre que la croyance est à la fois légitimée et contenue dans les bornes où son usage est valide. À cet égard, le belief humi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/croyance/#i_30

CULTURE - Nature et culture

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 7 880 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le sophisme naturaliste »  : […] Aussi bien « nature » que « culture » sont des termes qui désignent moins des réalités strictement déterminées que des termes horizon, si l'on peut dire, des termes « englobants ». Ils constitueraient, pour la nature, l'horizon de totalisation de toutes les choses, forces, données, de tous les êtres ( avec la nature humaine, ou sans elle), et, po […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/culture-nature-et-culture/#i_30

DE LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ, Nicolas Malebranche - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 827 mots

Nicolas Malebranche (1638-1715) occupe dans la lignée des philosophes post-cartésiens une place particulière. D'une part, il semble tout devoir à Descartes : la lecture, en 1664, du Traité de l'Homme fut en effet à l'origine de sa vocation philosophique. D'autre part, il s'en éloigne radicalement pour renouer avec une philosophie empreinte de théo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/de-la-recherche-de-la-verite/#i_30

DERATHÉ ROBERT (1905-1992)

  • Écrit par 
  • Simone GOYARD-FABRE
  •  • 1 011 mots

Né à Besançon en décembre 1905, fils d'un libraire, Robert Derathé, après des études au lycée de sa ville natale, poursuivit, au lycée Louis-le-Grand, puis à la Sorbonne, un cursus philosophique qui le conduisit, en 1931, jusqu'à l'agrégation. Il enseigna alors aux lycées de Quimper, puis de Poitiers. Pensionnaire, de 1935 à 1938, à l'Institut fran […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/robert-derathe/#i_30

DESCARTES (R.), en bref

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 206 mots

Populaire au point d'avoir produit un adjectif – « cartésien » – devenu synonyme d'une certaine forme d'esprit (la foi en l'évidence rationnelle), la pensée de Descartes marque une rupture décisive dans l'histoire de la pensée occidentale. Homme de sciences (mathématiques et optique lui sont redevables de découvertes fondamentales), Descartes fonde […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/descartes-r-en-bref/#i_30

DESCARTES RENÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 12 477 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La raison appréciative »  : […] Sur ce point encore, ce sont les demandes d'Élisabeth qui amènent Descartes à écrire sur un sujet que, selon les termes de l' Entretien avec Burman , il ne traite pas volontiers. Voulant aider Élisabeth à vivre, Descartes lui affirme que le bonheur est toujours accessible, qu'il dépend de nous-mêmes, et du « droit usage de notre raison ». Car seul […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rene-descartes/#i_30

DESCRIPTION ET EXPLICATION

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 337 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La critique de Meyerson »  : […] Le paradigme relationnel, avec sa variante logiciste, représente l'orthodoxie positiviste, qui réduit l'explication à la description légale, c'est-à-dire en termes d'énoncés de rapports quantitatifs constants. Meyerson a critiqué ce réductionnisme en montrant qu'il ne rend pas justice à la tendance explicative des sciences. D'abord, la physique – […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/description-et-explication/#i_30

LA DIALECTIQUE DE LA RAISON, T. W. Adorno et M. Horkheimer - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 910 mots
  •  • 1 média

Écrite aux États-Unis, alors que T. W. Adorno (1903-1969) et Max Horkheimer (1895-1973) ont fui le nazisme, achevée en 1944 et publiée en 1947, à Amsterdam, La Dialectique de la raison. Fragments philosophiques constitue une œuvre charnière, qui ne rencontrera une réelle audience qu'à partir des années 1960. Le livre constitue une véritable décon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-dialectique-de-la-raison/

DIEU - Problématique philosophique

  • Écrit par 
  • Jacques COLETTE
  •  • 5 672 mots

Dans le chapitre « Le souverain bien »  : […] Que l'idée du bien régisse le domaine entier du savoir, telle était l'essence même du platonisme. Philosophiquement réfléchie, l'expérience morale et politique donnait ainsi à penser, pour la première fois de manière principielle, la totalité de l'étant. Cette inspiration capitale traverse les siècles, mais c'est avec Kant que ce discernement éthi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dieu-problematique-philosophique/#i_30

DUNS SCOT JEAN (1266 env.-1308)

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC
  • , Universalis
  •  • 6 225 mots

Dans le chapitre « La foi et la raison (positions comparées de Thomas d'Aquin et de Duns Scot) »  : […] À l'exemple d'Étienne Gilson, il nous paraît éclairant d'interroger d'abord le prologue de l' Ordinatio , parce qu'il contient un véritable dialogue entre les théologiens et les philosophes. La question est de savoir s'il y a place, à côté de la réflexion naturelle, pour une révélation surnaturelle. Longtemps on s'était plutôt demandé quelle aide […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-duns-scot/

EMPIRISME

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 13 313 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'empirisme défini comme théorie de l'évidence confirmative »  : […] Finalement, qu'est-ce que l'empirisme ? En dehors de la formule très générale qui affirme que nos informations sur le monde viennent de l'expérience, il est difficile de trouver une définition qui soit valable dans tous les cas. Ceux qui croient trouver dans la philosophie anglaise du xvii e et du xviii e  siècle le modèle de l'« empirisme classiq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/empirisme/#i_30

ENTENDEMENT

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 337 mots

Pour Locke, l'entendement est le « pouvoir de penser » (ou la faculté de comprendre) comme la volonté est la « puissance de vouloir ». Pour Leibniz, entendement est synonyme d'intellection. Malebranche assimile entendement et esprit pur. De son côté, Kant oppose entendement et raison. Selon lui, la fonction de l'entendement est de relier entre elle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/entendement/#i_30

ESTHÉTIQUE - Histoire

  • Écrit par 
  • Daniel CHARLES
  •  • 11 892 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « De Descartes à Kant »  : […] La fin de la Renaissance est marquée par le mysticisme (sainte Thérèse d'Avila, saint Jean de la Croix) ou l'étrange (Paracelse, Böhme) ; par des poétiques de la violence (comme celle de l'éclatement de l'ordonnance chez Dürer), par l'austérité initiale de la Contre-Réforme, puis par le maniérisme et enfin par le baroque. Le classicisme ne s'impos […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esthetique-histoire/#i_30

FOLIE

  • Écrit par 
  • Alphonse DE WAELHENS
  •  • 4 743 mots
  •  • 1 média

Le terme de folie , bien antérieur à l'institution du langage scientifique de la psychiatrie moderne, n'a jamais eu vraiment cours dans celui-ci. Cette relative incompatibilité a une très grande signification. L'idée d'assimiler la folie à une maladie, de vouloir coûte que coûte qu'elle soit semblable en son principe aux autres maladies, en dépit d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/folie/#i_30

GÉOMÉTRIE DES PASSIONS (R. Bodei)

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 1 366 mots

Géométrie des passions est la version française d'un essai du philosophe Remo Bodei paru en Italie il y a six ans, en 1991 (traduction de Marilène Raiola, aux Presses universitaires de France). Son sous-titre, Peur, espoir, bonheur  : de la philosophie à l'usage politique , en définit l'espace et les enjeux. L'auteur – né à Cagliari en 1938, ensei […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/geometrie-des-passions/#i_30

HÉDONISME

  • Écrit par 
  • Henri WETZEL
  •  • 3 981 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La vertu épicurienne »  : […] L'expression la plus nette de cette décadence reçoit sa forme achevée dans la doctrine épicurienne qui oscille entre l'hédonisme pur, l'hédonisme rationnel et l' eudémonisme. Le plaisir est constitutif et fin essentielle de l'homme ; mais encore faut-il savoir s'en saisir et le faire durer par un effort de réformation de l'imaginaire et par l'éduca […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hedonisme/#i_30

HOBBES THOMAS (1588-1679)

  • Écrit par 
  • Raymond POLIN
  •  • 2 662 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un mécanisme strict »  : […] On parle souvent de Hobbes comme d'un philosophe matérialiste. Certes, il définit bien les corps comme ce qui coïncide avec quelque partie de l'étendue et ne dépend pas de notre pensée. Mais l'étendue elle-même n'est rien d'autre pour lui que le phénomène d'une chose existant sans l'esprit, le phénomène de l'extériorité. Et la matière n'est rien e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-hobbes/#i_30

HOMME - La réalité humaine

  • Écrit par 
  • Alphonse DE WAELHENS
  •  • 14 321 mots
  •  • 6 médias

Un débat domine, depuis toujours, l'anthropologie. Suffit-il, pour situer l'homme, de le placer, simplement, en tête de la lignée des mammifères supérieurs, en lui accordant cette primauté parce qu'il se trouve doté d'un caractère, d'une « différence spécifique », qui le distingue de tous les autres membres de cette lignée, proches et lointains : […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/homme-la-realite-humaine/#i_30

IDÉALISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 495 mots

Dans le chapitre « Kant : la métaphysique ramenée à une épistémologie »  : […] Berkeley a eu l'inspiration fondatrice ; Kant l'a développée de manière à en tirer une théorie de la connaissance plausible. L'univers berkeléyen, qui consiste dans les idées que Dieu met en nous, paraît trop instable pour que la notion de loi ou de régularité se fasse jour : il faut que Dieu assure à chaque instant la concordance entre les représe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme/#i_30

INFINI RÉGRESSION À L'

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 838 mots

Parce qu'expliquer c'est remonter du présent à ce qui l'a précédé, du composé au simple, la régression à l'infini est un procédé logique qui tente de rencontrer une limite ou un terme premier ne dépendant plus d'aucune condition. L'impossibilité d'accomplir ainsi la régression, s'agissant d'un tout infini, est un argument sceptique, tandis que des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/regression-a-l-infini/#i_30

INTELLECT & INTELLIGIBLES

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 1 724 mots

Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous ), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence, raison, esprit ; au xvii e siècle : entendement. Pour Aristote, les aristotélisants arabes et latins, l'intellect, capable d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intellect-et-intelligibles/#i_30

INTÉRÊT, sciences humaines et sociales

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 7 557 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Psychanalyse et philosophie »  : […] Une chose, remarquons-le, est la genèse d'une philosophie de l'intérêt, à laquelle il appartiendra de décider par elle-même si elle est d'ordre structural ou transcendantal, autre chose la restitution historique de son avènement. De ce dernier point de vue, la philosophie de l'intérêt prend origine de la révision critique à laquelle Kant a soumis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interet-sciences-humaines/#i_30

JEAN SCOT ÉRIGÈNE (810 env.-env. 877)

  • Écrit par 
  • René ROQUES
  •  • 1 738 mots

Dans le chapitre « Orientations méthodologiques »  : […] Autant et plus que par son système lui-même, Érigène aura marqué l'histoire des théologies et des philosophies par la place et le rôle essentiels qu'il accorde à la raison. Comme fonction du νο̃υς, lui-même image de la Trinité, la raison « droite, saine, vraie ( recta , sana , vera ) », c'est-à-dire affranchie des préjugés, des passions ou des erre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-scot-erigene/#i_30

KANT EMMANUEL

  • Écrit par 
  • Louis GUILLERMIT
  •  • 13 382 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les limites du pouvoir théorique de la raison »  : […] Si l'« analytique », qui a montré les conditions de possibilité de toute connaissance objective, les principes qui la fondent, ainsi que les limites de leur emploi légitime, doit se compléter par une « dialectique », désignée comme logique de l'apparence et destinée à montrer les illusions dont la métaphysique n'a cessé d'être le jouet dans sa prét […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emmanuel-kant/#i_30

LEÇONS SUR LA PHILOSOPHIE DE L'HISTOIRE, Georg Wilhelm Friedrich Hegel - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 804 mots

G. W. F. Hegel (1770-1831) a professé les Leçons sur la philosophie de l'histoire , pour la première fois à Berlin au cours du semestre d'hiver 1822-1823. Elles ont été réitérées avec de multiples changements à cinq reprises, tous les deux ans. Après la disparition du philosophe, hégéliens de gauche et de droite se disputeront les dépouilles d'un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lecons-sur-la-philosophie-de-l-histoire/#i_30

LEIBNIZ GOTTFRIED WILHELM

  • Écrit par 
  • Martine DE GAUDEMAR
  •  • 5 064 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Des instruments pour la raison »  : […] Gottfried Wilhelm Leibniz , né le 1 er  juillet 1646, perd tôt un père professeur de sciences morales qui lui avait appris à lire dans des livres d'histoire. Il fut autorisé à vagabonder dans la bibliothèque paternelle malgré l'inquiétude de certains précepteurs alarmés par sa précocité. Il y acquit le goût de la libre recherche, voletant de poésie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/leibniz-g-w/#i_30

LIBERTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 11 650 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « De la liberté arbitraire au champ de la politique »  : […] Un texte de Hegel, important et difficile, met tout de suite en place le second niveau du problème : « Le domaine du droit est le spirituel en général ; sur ce terrain, sa base propre, son point de départ sont la volonté qui est libre ; si bien que la liberté constitue sa substance et sa destination et que le système du droit est l'empire de la li […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberte/#i_30

LOCKE JOHN (1632-1704)

  • Écrit par 
  • Geneviève BRYKMAN
  •  • 3 989 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'idée déterminée »  : […] Dans l'« Épître au lecteur » qui ouvre l' Essai , Locke indique que son propos n'est pas l'exposé dogmatique de la philosophie « comme connaissance vraie et systématique des choses », mais le désir de faire « œuvre moralement utile ». Frappé par la diversité des opinions, il se demande si l'esprit est aussi différent d'un homme à l'autre que le pal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-locke/#i_30

LUMIÈRES

  • Écrit par 
  • Jean Marie GOULEMOT
  •  • 7 857 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'ordre de la raison »  : […] Deux postulations encore pour achever cette ébauche d'une épistémologie des Lumières : la nécessaire existence d'un ordre du monde humain ou physique et la capacité de la raison à le mettre au jour. L'univers physique et humain n'est pas un chaos. L'histoire, comme l'affirme Montesquieu dans Les Considérations sur les causes de la grandeur des Rom […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lumieres/#i_30

MALEBRANCHE NICOLAS (1638-1715)

  • Écrit par 
  • Ginette DREYFUS
  •  • 8 465 mots

Dans le chapitre « La philosophie de Malebranche »  : […] Avec Malebranche, le point d'appui de la philosophie, ce n'est plus, comme avec Descartes, la lumière naturelle créée, ce n'est plus la réflexion de l'esprit sur soi, ce n'est plus le cogito   : c'est la lumière divine elle-même, c'est le Verbe de Dieu, avec lequel notre union est si étroite qu'elle ne pourrait se rompre sans que notre être en fût […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-malebranche/#i_30

MARC AURÈLE (121-180)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 2 198 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Les « Pensées » »  : […] Les fameuses Pensées de Marc Aurèle (le titre de l'ouvrage attesté dans la tradition manuscrite est : À lui-même ) semblent avoir été rédigées à la fin de sa vie : deux livres au moins ont dû être écrits pendant la campagne du Danube, l'un « chez les Quades, au bord du Gran » (c'est-à-dire dans l'actuelle Slovaquie), l'autre « à Carnuntum » (c'est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marc-aurele/#i_30

MÉTAPHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 9 360 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La critique kantienne de la métaphysique »  : […] Mais il ne faudrait pas croire non plus, comme on le faisait couramment à la fin du xix e  siècle, que l'intention de Kant ait été de ruiner la métaphysique pour laisser toute place à la science. À vrai dire, Kant, à l'époque où il écrit, constate que l'ancienne métaphysique est abandonnée de tous : il n'aura donc pas à la détruire, puisque personn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphysique/#i_30

MORALE

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 15 730 mots

Dans le chapitre « Le principe d'universalité »  : […] Ce qu'est la liberté, non pas conçue comme une idée théorique, métaphysique, mais la liberté agissante, la volonté libre et la volonté de liberté, c'est donc le principe de l'universalité : la volonté libre est volonté d'universalité, puisqu'elle est la volonté de tout être humain qui se veut humain, elle est raison pratique (Kant). Le devoir est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/morale/#i_30

MOYEN ÂGE - Le monde médiéval

  • Écrit par 
  • Léopold GÉNICOT
  •  • 12 274 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'univers gothique »  : […] Aux xii e et xiii e  siècles, une mutation s'opère. Les facteurs en sont complexes : pour les structures, la reconstitution de l'État et les progrès de l'économie d'échanges ; pour les conceptions, le retour aux sources chrétiennes et païennes, les traductions de traités arabes, les découvertes de la technique, la maturation de la mentalité occide […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-le-monde-medieval/#i_30

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 370 mots

Dans le chapitre « L'homme qui doute »  : […] Si l'histoire de la pensée médiévale appartient à l'histoire des états de la raison, comment va-t-on qualifier la spécificité de la raison médiévale ? En montrant qu'elle est, en son fond, problématique. De fait, c'est une raison dubitative que l'on peut caractériser dans sa forme, l'art de raisonner en disputant ( ratio per quaestiones disputandi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_30

MU‘TAZILISME

  • Écrit par 
  • Roger ARNALDEZ
  •  • 5 844 mots

Dans le chapitre « Origines intellectuelles et spirituelles »  : […] Il est vraisemblable que le mu‘tazilisme comme théologie s'est développé parmi des croyants qui avaient une confiance absolue dans les promesses et les menaces que Dieu a annoncées dans le Coran. À l'unité de Dieu, à l'unité de la Loi révélée, doit correspondre l'unité d'une communauté ( umma ) entièrement soumise à Dieu ( ii , 127) . Cette communa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mu-tazilisme/#i_30

MYTHE - L'interprétation philosophique

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 830 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'interprétation kantienne de la mythologie »  : […] Ce n'est pas seulement dans La Religion dans les limites de la simple raison qu'il faut chercher la réponse de Kant à la question du statut de la représentation dans l'économie de la philosophie. C'est le projet entier d'une philosophie des limites qui donne son sens à cette réponse partielle. Dans une philosophie des limites, la prétention à conn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mythe-l-interpretation-philosophique/#i_30

NATUREL DROIT

  • Écrit par 
  • Marie-Odile MÉTRAL-STIKER
  •  • 5 966 mots

Dans le chapitre « La signification ontologique de la loi naturelle »  : […] C'est avec l'élucidation du concept de nature que cette idée de loi non écrite accède à un statut philosophique. Sous ce concept viennent s'expliciter les notions de norme et de normalité que Platon dégage en liaison avec la théorie des idées : une chose est selon la nature lorsqu'elle réalise la conformité à son archétype. Mais les difficultés d'u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/droit-naturel/#i_30

NOUVELLE RHÉTORIQUE, droit

  • Écrit par 
  • Benoît FRYDMAN
  •  • 1 330 mots

Dans le chapitre « Restauration de la fonction rhétorique »  : […] Selon l'école de Bruxelles, il existe bien une logique propre au raisonnement pratique, mais celle-ci ne se réduit pas à la logique formelle, telle qu'elle a été conçue d'après l'idéal des démonstrations mathématiques. Perelman reproche à Descartes d'avoir imposé une conception trop étroite de la raison, réduisant celle-ci à la certitude et à l'é […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nouvelle-rhetorique-droit/#i_30

PERELMAN CHAÏM (1912-1984)

  • Écrit par 
  • Michel MEYER
  •  • 1 393 mots

L'œuvre de Chaïm Perelman s'inscrit depuis la fin des années 1950 dans le paysage de la pensée contemporaine, avec la parution du Traité de l'argumentation (2 vol., P.U.F., Paris, 1958) qu'il a écrit en collaboration avec M me  Olbrechts-Tyteca. Par la réhabilitation de la rhétorique, qui retrouve le statut philosophique que Platon lui avait dénié […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chaim-perelman/#i_30

PHILOSOPHIE

  • Écrit par 
  • Jacques BILLARD, 
  • Jean LEFRANC, 
  • Jean-Jacques WUNENBURGER
  •  • 21 037 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Universalité »  : […] Le soupçon sophistique accompagne toute philosophie : la question de l'être a-t-elle un sens en dehors d'une aire linguistique, et plus précisément d'une syntaxe, celle de la langue grecque ancienne ? Indiscutablement, la philosophie « parle grec » ou a du moins commencé par parler grec. Sans doute est-elle née dans certaines conditions de langue e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie/#i_30

PHILOSOPHIQUES SYSTÈMES

  • Écrit par 
  • Jacques MOUTAUX
  •  • 6 726 mots

Dans tous les domaines de la pensée, de la production et de l'action, les systèmes répondent à l'exigence rationnelle d'unité et de cohérence. Les difficultés propres aux systèmes philosophiques tiennent à ce que, la philosophie ne formant pas un corps unifiable de doctrines, l'exigence de rationalité s'y divise en une pluralité de systèmes irréduc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systemes-philosophiques/#i_30

PIC DE LA MIRANDOLE (1463-1494)

  • Écrit par 
  • Jean-Claude MARGOLIN
  •  • 4 887 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Philosophie naturelle et critique de l'astrologie »  : […] La métaphysique et la théologie – mieux vaudrait dire, d'après ce qu'on a vu, la philosophie spéculative – occupant la première place, la philosophie naturelle n'aura droit qu'à la seconde. Mais plus intéressante que le contenu de cette philosophie de la nature est la conception typique que le penseur italien se fait de la nature, car elle a déter […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pic-de-la-mirandole/#i_30

PLATON

  • Écrit par 
  • Monique DIXSAUT
  •  • 13 740 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La question du savoir »  : […] De la position des Formes, la pensée tire son espace : elle se déploie dans un lieu purement intelligible. Nommer dialectique cette sorte de savoir, c'est indiquer la manière dont il procède, ce n'est pas dire ce qu'il est. Faut-il, pour savoir, savoir ce que c'est que savoir ? Après s'être enquis auprès de tous ceux qui passent pour savants (arti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon/#i_30

PSYCHOLOGIE DES ÉMOTIONS

  • Écrit par 
  • David SANDER
  •  • 5 817 mots
  •  • 1 média

L’utilisation du terme « émotion » dans son acception actuelle n’a été préférée à « passion », « affection » ou « sentiment » que depuis deux siècles ; cependant, les études historiques suggèrent que l’analyse des émotions en tant que phénomènes psychologiques, corporels et sociaux date au moins de l’Antiquité. Des penseurs tels qu’Aristote, René D […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-des-emotions/#i_30

PUTNAM HILARY (1926-2016)

  • Écrit par 
  • Christiane CHAUVIRÉ
  •  • 944 mots

Né le 31 juillet 1926 à Chicago, professeur à Princeton, puis au M.I.T. de 1961 à 1965, et enfin à Harvard jusqu'à sa retraite, Hilary Putnam fut, entre les années 1970 et 1990, un protagoniste majeur des débats qui eurent lieu en philosophie des sciences, du langage, de la logique et de l'esprit. Sa principale contribution en philosophie de l'espr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hilary-putnam/#i_30

RATIONALISME

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 7 618 mots

Le mot rationalisme, en son sens large, ne désigne pas vraiment une doctrine, comme les mots « idéalisme » « réalisme » ou « empirisme ». Sans doute peut-on en fixer certains traits pour constituer, en un sens étroit, le contenu d'une doctrine qui s'oppose alors à l'empirisme, et pose que toute connaissance exige des principes universels non tirés […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rationalisme/#i_30

RATIONALITÉ, sociologie

  • Écrit par 
  • Isabelle KALINOWSKI
  •  • 1 440 mots

Au xx e  siècle, le concept de rationalité a dû faire son deuil des implications optimistes qui avaient pu être associées à l’idée de raison à partir de la philosophie des Lumières : l’affranchissement de l’homme par rapport à un « état de tutelle » (Emmanuel Kant, Qu’est-ce que les Lumières ? , 1784), le progrès illimité des connaissances et des s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rationalite-sociologie/#i_30

RELATIVISME

  • Écrit par 
  • Hervé BARREAU, 
  • Tobie NATHAN
  •  • 3 931 mots

Dans le chapitre « Le relativisme moderne »  : […] En Europe, à la Renaissance, une deuxième forme du relativisme se développe, héritée du scepticisme ancien. On la trouve, en particulier, chez Montaigne, qui pour ne pas perdre sa raison au milieu des folies de son siècle, se mit à la rédaction de ses Essais . Comme l'a écrit Marcel Conche : « Ce que l'on a, dans les Essais (1580-1588), c'est, au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/relativisme/#i_30

SAGESSE

  • Écrit par 
  • Manuel de DIÉGUEZ
  •  • 10 380 mots

Dans le chapitre « Sagesse et philosophie de la personne »  : […] Le façonnement le plus répandu d'une sorte de sagesse seulement gestionnaire et strictement utilitaire s'est longtemps armé d'une pédagogie publique vigoureusement fondée sur un corps de doctrine intangible et sévère, lui-même né de l'alliance multiséculaire que la théologie chrétienne avait conclue avec les rigueurs logiciennes de la morale stoïci […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sagesse/#i_30

SCHOPENHAUER ARTHUR (1788-1860)

  • Écrit par 
  • Jean LEFRANC
  •  • 3 154 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La métaphysique de la volonté »  : […] Schopenhauer se veut le véritable successeur de Kant, capable de résoudre la crise ouverte par la philosophie critique sans en trahir les résultats. À ses yeux, l'acquis définitif du kantisme est la dualité irréductible du phénomène et de la chose en soi. Le postkantisme de Schopenhauer est donc radicalement distinct de celui d'un Fichte, d'un Sch […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arthur-schopenhauer/#i_30

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « La naissance conjointe de la science et de la philosophie »  : […] La science et la philosophie sont apparues au même moment, chez les Grecs, il y a plus de deux mille cinq cents ans. Leur naissance a correspondu à l'émergence d'une nouvelle figure du savoir, inconnue des époques antérieures, le savoir pur ou désintéressé. « Jamais que nous sachions, écrit Léon Robin, la science orientale, à travers tant de sièc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_30

SPINOZA BARUCH (1632-1677)

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 12 183 mots
  •  • 1 média

Le spinozisme passe ordinairement pour être la philosophie même de la totalité, de la nécessité et de l'éternité. Mais comme ces concepts, destinés à définir l'être de la Substance, ou Nature, sont saisis et posés par la seule raison, en même temps que leurs implications sont déployées selon la plus rigoureuse, la plus « mathématique » et la plus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/baruch-spinoza/#i_30

STRUCTURALISME

  • Écrit par 
  • Jean-Louis CHISS, 
  • Michel IZARD, 
  • Christian PUECH
  •  • 24 036 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un rationalisme élargi »  : […] D'abord, il y a l'exercice systématique du soupçon vis-à-vis de la prétention philosophique à jouer le rôle d'élucidation des principes premiers, ontologiques ou transcendantaux, de toute connaissance et de toute pratique. Cette prétention est assimilée globalement à un « avant » de la « coupure structurale » en philosophie. Cette caractéristique n […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/structuralisme/#i_30

THÉOLOGIE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY, 
  • Claude GEFFRÉ, 
  • Jacques POULAIN
  •  • 13 334 mots
  •  • 1 média

Alain définissait la théologie « une philosophie sans recul ». Il voulait dire qu'elle manque d'indépendance critique, qu'elle est liée à un système de croyances, à un dogme, qu'elle accepte une orthodoxie, une autorité, une censure : vérité d'appareil, non vérité rationnelle. Berdiaeff insistait de même : la théologie est une « pensée collective » […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theologie/#i_30

THOMAS D'AQUIN saint (1224 ou 1225-1274)

  • Écrit par 
  • Marie-Dominique CHENU
  •  • 4 372 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La raison théologique »  : […] Dans cette perspective, et sans détriment pour chacune des pièces de cette théologie, qui seraient à situer dans l'histoire des doctrines chrétiennes, c'est l'inspiration générale de l'entreprise qu'il faut déterminer. On pourrait la ramener à deux axes qui, chacun selon son dynamisme, se recoupent à travers les divers domaines de leur développemen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-d-aquin/

TOTALITÉ

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 3 269 mots

Nous reconnaissons un tout quand une multiplicité d'objets – ou, dans une continuité homogène, une multiplicité de points ou d'éléments – forme une unité ou entre, sans résidu, sous un acte unique de la pensée. Ce par quoi le tout est un tout, la totalité, s'emploie aussi comme synonyme du tout. Les notions du tout et de la totalité sont impliquées […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/totalite/#i_30

VALEURS, philosophie

  • Écrit par 
  • Pierre LIVET
  •  • 10 285 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le processus de révision »  : […] Le problème est alors que la notion de « raison » donne lieu à un dilemme : – Une raison doit nous permettre de changer nos positions, qui dépendent de notre façon de définir ce qui est important et ce qui ne l'est pas (ceci dans le domaine de la connaissance comme dans celui de l'action). Mais c'est seulement en tant que première personne que je p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valeurs-philosophie/#i_30

ZWINGLI HULDRYCH (1484-1531)

  • Écrit par 
  • Jacques Vincent POLLET
  •  • 7 184 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La pensée religieuse de Zwingli »  : […] Zwingli a traduit et commenté vingt et un livres de l'Ancien Testament (C.R., XIII, XIV) à l'occasion de la Prophezei , cercle d'études bibliques remplaçant l'office choral et inauguré le 19 juin 1525. La Bible de Zurich (1529) est le fruit de ce travail. Les sermons, dont il ne reste que des notes d'auditeurs (publiées en partie par O. Farner), su […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/huldrych-zwingli/#i_30

Pour citer l’article

Éric WEIL, « RAISON », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/raison/