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KABBALE

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Du XVIe siècle à l'époque contemporaine

L'expulsion d'Espagne se répercuta profondément sur l'évolution de la kabbale. De mouvement purement spéculatif et réservé à une élite intellectuelle, elle se transforma sous l'effet de la catastrophe historique et sociale en un mouvement messianique touchant de larges couches populaires. Elle fut considérée comme le facteur principal du rétablissement de l'équilibre initial et de l'événement messianique qui en est le corollaire ; dans certaines branches radicales, elle fut consciemment utilisée pour influer sur le cours de l'histoire.

L'école de Safed et Isaac Luria

À partir de 1530, le centre du renouveau doctrinal est Safed, petite ville de Galilée. Les idées théosophiques pénètrent toutes les disciplines ; même des juristes comme Joseph Karo se situent sur le terrain de la kabbale et se réclament, comme plusieurs de leurs contemporains, de révélations personnelles. Le penseur le plus significatif de la première période de Safed est Moïse Cordovero (1522-1570). Son œuvre principale, le Pardes rimonim (Jardin des grenades, 1548), véritable somme de l'enseignement de la nouvelle école marque déjà, tout en se référant au Zohar, d'importants écarts par rapport à la kabbale d'Espagne.

Le personnage central dont l'influence donne à la théosophie de Safed une orientation nouvelle est Isaac Luria (1534-1572). Son enseignement, entièrement oral, a été conservé dans la rédaction écrite qu'en a faite son disciple Ḥayyim Vitale (mort en 1620). En plaçant à l'origine du monde le drame cosmologique de la rétraction (ṣimṣum) de la lumière divine ; en enseignant la formation de l'univers actuel après l'échec de plusieurs tentatives de création, et le drame psychologique qui s'ensuivit – la chute de l'âme primordiale, fragmentée depuis son exil, et sa réintégration progressive –, la doctrine lurianiste marque un nouvel épanouissement de la tendance gnostique dans la kabbale. La technique de contemplation fondée sur l'oraison méditative, qui apparut déjà en Espagne, sera élaborée en tant que disc [...]


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«  KABBALE  » est également traité dans :

LIVRE DE LA SPLENDEUR, KABBALE JUIVE

  • Écrit par 
  • Gérard NAHON
  •  • 223 mots

À côté de la Torah et du Talmud axés sur les aspects juridiques et moraux, enseignés publiquement dans les académies, un courant mystique réservé à des initiés se développe à partir de la fin du second temple (70) et durant le Moyen Âge : la Kabbale ou tradition. Des cénacles kabb […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/livre-de-la-splendeur-kabbale-juive/#i_8785

ABRAHAM BEN DAVID DE POSQUIÈRES (1125-1199)

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 349 mots

Célèbre dans le monde juif du xii e siècle par son école talmudique ( yeshīvah ), Abraham ben David est né à Narbonne, où son père Abraham ben David, qui a eu une influence durable sur son orientation, était président du tribunal religieux. L'école dont il prit la direction à Posquières recevait des savants de tous les pays d'Europe, et plusieurs de ses disciples sont devenus des rabbins et des a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abraham-ben-david-de-posquieres/#i_8785

ABULAFIA ABRAHAM BEN SAMUEL (1240-apr. 1291)

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 340 mots

Kabbaliste né à Saragosse, Abulafia voyage dès sa première jeunesse en Palestine, où la guerre des chrétiens contre les musulmans l'arrête à Acre et le force à revenir en Europe. Il se marie en Grèce, puis séjourne quelque temps en Italie, à Capoue, où il étudie sous la direction de Hillel ben Samuel de Vérone et de Baruch Togarmi, auteur d'un commentaire du Sefer Yesira . Il commence à enseigner […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abraham-ben-samuel-abulafia/#i_8785

AZRIEL DE GÉRONE (1re moitié XIIIe s.)

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 333 mots

Kabbaliste appartenant au Cénacle des kabbalistes de Gérone, qui était le deuxième après celui de la Provence et était constitué des disciples d'Isaac l'Aveugle. Azriel était le contemporain et, suivant certaines traditions, le gendre de Ezra ben Salomon, kabbaliste lui-même et auteur d'un Commentaire sur le Cantique des cantiques (trad. G. Vajda, Paris, 1969). On ne connaît pratiquement rien de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/azriel-de-gerone/#i_8785

BAAL SHEM TOV ISRAËL BEN ÉLIÉZER dit LE (1700 env.-1760)

  • Écrit par 
  • Gérard NAHON
  •  • 931 mots

L'application hébraïque de Baal Shem Tov ( Ba‘al Šem Tov  : maître du Nom [divin] ou maître du Bon Nom [divin]  ; abrégé en Bešt ) désignait au xvii e siècle, chez les juifs d'Europe centrale un thaumaturge en état d'effectuer des guérisons par l'usage magique du Nom divin qu'il connaissait par grâce spéciale. Elle désigne aujourd'hui un maître spirituel dont la vie émerge mal de la légende et a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/baal-shem-tov/#i_8785

CARO JOSEPH (1488-1575)

  • Écrit par 
  • Roland GOETSCHEL
  •  • 500 mots

Maître des talmudistes et de la communauté de Safed au xvi e siècle, Joseph Karo naquit sans doute à Tolède en Espagne. Après l'expulsion de 1492, sa famille s'exila au Portugal et prit le chemin de la Turquie. Il vécut là quarante années, d'abord à Istanbul, puis à Andrinople, à Nicosie et à Salonique. Il eut pour premier maître son père, Éphraïm Karo, talmudiste de classe. Le martyre de Salomon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/joseph-caro/#i_8785

CORDOVERO MOÏSE (1522-1570)

  • Écrit par 
  • Roland GOETSCHEL
  •  • 408 mots

Il fut l'élève de Joseph Karo et de Salomon Alkabetz, et le maître d'Isaac Luria. Cordovero est, avec ce dernier, la plus grande figure du centre kabbalistique de Safed (en Galilée) au xvi e siècle. Les deux œuvres principales de Moïse Cordovero sont le Pardess Rimmonim ( Jardin des grenades ), qu'il acheva à l'âge de vingt ans, et le Elimah Rabbati , terminé dix ans plus tard. Il rédigea aussi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moise-cordovero/#i_8785

ÉLÉAZAR DE WORMS (1163-1235)

  • Écrit par 
  • Roland GOETSCHEL
  •  • 415 mots

Une des figures dominantes du judaïsme allemand au Moyen Âge, Éléazar, né à Mayence, étudie dans les grandes académies talmudiques de France et de la vallée du Rhin. Il appartient à la grande famille des Kalonymides. Son père, Judah ben Kalonymos, lui enseigne la halakah et la théologie ésotérique ; mais, concernant cette dernière, ce fut Judah ben Samuel le Hassid (le Pieux), la plus grande figu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eleazar-de-worms/#i_8785

FLUDD ROBERT (1574-1637)

  • Écrit par 
  • Sylvain MATTON
  •  • 1 580 mots

Dans le chapitre « Une métaphysique de la lumière et des ténèbres »  : […] Fludd paraît profondément marqué par la condamnation paulinienne des philosophes qui tentent de découvrir la vérité par la seule raison plutôt que par la méditation de la parole divine. Aussi sa pensée s'appuie-t-elle avant tout sur la Bible. Cependant, elle puise aussi abondamment dans les écrits d'Hermès Trismégiste (que Fludd jugeait authentiques, et dans lesquels il incluait le Liber XXIV phi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/robert-fludd/#i_8785

GILLES DE VITERBE (1465-1532)

  • Écrit par 
  • François SECRET
  •  • 238 mots

Ermite de Saint-Augustin, Gilles (Aegidius Viterbiansis — Egidio Antonino da Viterbo), né à Viterbe, fut général de son ordre au temps de la jeunesse de Luther, puis cardinal. Il fut le maître de Girolamo Seripando (1492-1563) et il est resté longtemps célèbre pour avoir, au concile du Latran de 1512, invité l'Église à se réformer. Cet humaniste, dont l'œuvre, en raison de ses activités, est resté […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gilles-de-viterbe/#i_8785

GUEMATRIA

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 217 mots

Procédé d'herméneutique qui consiste à utiliser la valeur numérique des lettres constitutives d'un mot, ou d'un groupe de consonnes, pour l'interpréter moyennant le rapprochement avec un autre mot ayant la même valeur numérique. Par exemple le passage de la Genèse xxxii , 5 : « J'ai séjourné chez Laban » est expliqué par Bereshit Rabbati 145 de la manière suivante : la valeur numérique de « J'ai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guematria/#i_8785

IBN GABBAY MEIR BEN EZECHIEL (1480-1540)

  • Écrit par 
  • Roland GOETSCHEL
  •  • 402 mots

On ne sait que peu de chose concernant l'existence de Meir ben Ezechiel ibn Gabbay, sinon qu'il naquit en Espagne et qu'il en fut expulsé avec ses autres coreligionnaires en 1492, qu'il vécut d'une manière très précaire et, après diverses pérégrinations, qu'il s'établit en Turquie et mourut peut-être en Terre Sainte. Il composa trois ouvrages. Le premier, rédigé en 1507 et intitulé Tōla ‘at Yaaqō […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/meir-ben-ezechiel-ibn-gabbay/#i_8785

IBN SHUAIB JOSHUA (1re moitié XIVe s.)

  • Écrit par 
  • Michel GAREL
  •  • 342 mots

Rabbin et kabbaliste espagnol de la première moitié du xiv e siècle. Joshua ibn Shuaib fut l'élève de Salomon ben Abraham Adret (le RaSHbA) et le maître de Menaḥem ben Aaron ibn Zeraḥ. Il vécut en Navarre, peut-être à Tudèle même. Il doit la notoriété à son œuvre Derashot , qui contient les sermons sur le Pentateuque qu'il donnait dans la synagogue locale (1 re  éd. : Constantinople, 1523 ; 2 e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ibn-shuaib-joshua/#i_8785

ISAAC L'AVEUGLE DE NARBONNE (1160 env.-env. 1235)

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 285 mots

Personnage éminent de la kabbale d'Espagne, fils d'Abraham ben David de Posquières. C'est dans cette ville et à Narbonne qu'a vécu Isaac l'Aveugle. Les données biographiques le concernant se limitent aux traditions rapportées par ses élèves (parmi lesquels Azriel, Ezra ben Salomon et Naḥmanide) et reprises par des auteurs plus récents. Son surnom indique qu'il était aveugle, et certains auteurs (I […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/isaac-l-aveugle/#i_8785

IYYUN CERCLE D'

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 260 mots

Expression désignant un ensemble de textes, non de personnes, ces écrits étant tous anonymes. Leurs dénominateurs communs sont leur lieu d'origine (on suppose qu'il s'agit de la Provence ou de la Castille), leur date (fin du xii e  s. ou déb. du xiii e  s.) et une similarité idéologique qui comporte toutefois des nuances assez différentes d'un texte à un autre, mais dont l'ensemble a des rapports […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cercle-d-iyyun/#i_8785

JACOB BEN SHESHET (XIIIe s.)

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 210 mots

Kabbaliste qui vécut en Catalogne et fit partie du cénacle de Gérone, avec Azriel, Ezra ben Salomon et leur condisciple, plus jeune, Moïse ben Naḥman (Naḥmanide), lequel les dépassa tous en célébrité. La diffusion d'un des écrits de Jacob ben Sheshet a été d'ailleurs en partie due à son attribution, erronée, à Naḥmanide ; il s'agit d'un traité sur « la foi et la confiance » ( Ha Emuna Weha-bittaho […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacob-ben-sheshet/#i_8785

JACOB NAZIR DE LUNEL (XIIe s.)

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 204 mots

De son vrai nom Jacob b. Saül, frère d'Asher ben Saül, auteur d'un ouvrage juridique : Sefer ha - minhagot . Le qualificatif nazir indique que Jacob appartenait à un groupe de dévots qui se retiraient des affaires de ce monde pour se consacrer exclusivement à l'étude de la Tōrah et qui suivaient des règles ascétiques comportant, parmi bien d'autres, l'abstention de viande. Les pratiques de tels g […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacob-nazir-de-lunel/#i_8785

JOSEPH IBN GIQATILIA (1248-1325)

  • Écrit par 
  • Roland GOETSCHEL
  •  • 289 mots

Kabbaliste espagnol, né à Medinaceli en Castille, Joseph ben Abraham Giqatilia passa de nombreuses années à Ségovie. Entre 1272 et 1274, il étudie auprès d'Abraham Abulafia, et son premier ouvrage, 'Ginnat Egōz ( Le Verger des noyers ), rédigé en 1276, porte l'empreinte de la kabbale prophétique et extatique de son premier maître. Il s'agit d'une introduction au symbolisme mystique de l'alphabet, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/joseph-ibn-giqatilia/#i_8785

JUDA BEN YAQAR (mort entre 1200 et 1218)

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 226 mots

Talmudiste et kabbaliste, probablement né en Provence (G. Scholem, Les Origines de la kabbale , Paris, 1966). Pendant sa jeunesse, Juda ben Yaqar accomplit un séjour d'études dans les communautés du nord de la France, puis auprès d'Isaac ben Abraham de Narbonne. Les documents d'archives signés par lui (Barcelone, 1175) et par son fils (Narbonne) montrent que sa carrière active se situait en Proven […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/juda-ben-yaqar/#i_8785

JUDA DE RATISBONNE dit JUDA LE PIEUX (1150-1217)

  • Écrit par 
  • Roland GOETSCHEL
  •  • 401 mots

Le maître le plus éminent du mouvement piétiste rhénan. Juda vécut quelque temps à Spire, mais passa la plus grande partie de sa vie à Ratisbonne. En dehors des légendes colportées à son sujet, on ne connaît que peu de détails sur son existence. Ce silence est volontaire : Rabbi Juda ou Juda le Pieux ne signait pas ses livres de son nom, de peur que ses enfants n'en tirent de l'orgueil ; et même s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/juda-de-ratisbonne/#i_8785

JUDAÏSME - La religion juive

  • Écrit par 
  • Georges VAJDA
  •  • 6 502 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La mystique théosophique et la kabbale »  : […] Le mouvement mystique (ou plus exactement théosophique) qui apparut dans le judaïsme en plein xii e  siècle ne saurait être réduit à une simple réaction contre l'intellectualisme. On est en réalité en face d'une résurgence d'éléments dont le dynamisme réel n'avait pu se déployer, en des domaines et des milieux juifs que les historiens connaissent encore mal. À partir du xii e siècle se manifestèr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/judaisme-la-religion-juive/#i_8785

KNORR VON ROSENROTH CHRISTIAN (1636-1689)

  • Écrit par 
  • Michel GAREL
  •  • 474 mots

Théosophe et kabbaliste protestant. Fils d'un pasteur silésien, Knorr von Rosenroth courut l'Europe pendant plusieurs années et, au cours de ses voyages, entra en contact avec des cercles d'érudits s'intéressant au mysticisme. Pendant sa période de formation, il fut profondément influencé par les écrits de Jacob Boehme. À son retour, il s'établit à Sulzbach, en Bavière septentrionale, et, de 1668 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/christian-knorr-von-rosenroth/#i_8785

LE FÈVRE DE LA BODERIE GUY (1541-1598)

  • Écrit par 
  • Françoise JOUKOVSKY
  •  • 954 mots

Guy Le Fèvre de La Boderie est né à Falaise. Sa formation doit moins aux études universitaires qu'à l'influence d'un maître savant, Guillaume Postel. Versé en latin, grec, hébreu, chaldéen, arabe et syriaque, Le Fèvre achève en 1567 de transcrire en caractères hébraïques et de traduire en latin le Nouveau Testament syriaque , d'après un exemplaire rapporté d'Orient par Postel. Ce travail est desti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guy-le-fevre-de-la-boderie/#i_8785

LURIA ISAAC (1534-1572)

  • Écrit par 
  • Roland GOETSCHEL
  •  • 906 mots

Surnommé « Ha Ari » (le Lion sacré), Isaac ben Salomon Luria fut, avec Cordovero, la personnalité la plus impressionnante du centre kabbalistique de Safed. Il descendait d'une famille ashkénaze originaire de Pologne et d'Allemagne, venue s'installer à Jérusalem. Après la mort de son père, il fut conduit en Égypte, où il étudia sous la direction de Bezalel Askenazi et de David ben Salomon ibn Zimra […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/isaac-luria/#i_8785

LUZZATTO MOSHE HAYYIM (1707-1747)

  • Écrit par 
  • André NEHER
  •  • 1 030 mots

L'une des plus géniales personnalités juives du xviii e  siècle. Grand mystique, disciple attardé de Sabbataï Zevi, auteur de nombreuses études kabbalistiques, Moshe Hayyim Luzzatto est, en même temps, un moraliste distingué, un styliste et un maître en didactique littéraire, le créateur, enfin, d'un genre presque entièrement nouveau dans l'histoire de la littérature hébraïque : le drame. Il est c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moshe-hayyim-luzzatto/#i_8785

MEIR BEN SALOMON ABU SAHULA (1260 env.-1335)

  • Écrit par 
  • Roland GOETSCHEL
  •  • 228 mots

Kabbaliste espagnol qui vécut entre les années 1280 et 1290 à Guadalajara, alors centre d'un groupe de la kabbale. Le maître d'Ibn Abu Sahula fut Joshua ben Shaib, lui-même disciple de Salomon ben Abraham Adret. On ne sait si le supercommentaire qui lui est attribué sur les passages ésotériques du commentaire de Naḥmanide sur le Pentateuque est de lui-même ou de son maître. Ibn Abu Sahula écrivit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/meir-ben-salomon-abu-sahula/#i_8785

MOÏSE BEN NAḤMAN (1194-1270)

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 753 mots

Exégète, philosophe et kabbaliste, né à Gérone, Moïse ben Naḥman, plus connu sous le nom de Naḥmanide, de son nom espagnol Bonastrug de Porta, est une figure éminente de la pensée juive médiévale. D'après son disciple Salomon ben Adret, il gagnait sa vie en exerçant la médecine. Naḥmanide était le chef spirituel de la communauté juive de la Catalogne. Il était respecté même par la cour et particip […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moise-ben-nahman/#i_8785

MOÏSE DE LEÓN MOÏSE BEN SHEM TOB dit (1240-1305)

  • Écrit par 
  • Roland GOETSCHEL
  •  • 397 mots

Kabbaliste espagnol, Moïse Ben Shem Tob de León est l'auteur de la majeure partie du Zohar  ; il fut d'abord attiré par la philosophie, comme en témoigne un manuscrit du Guide des égarés de Maïmonide qui fut copié pour lui en 1264. Par la suite, il se familiarise aussi bien avec les traditions kabbalistiques de Gérone qu'avec la tendance gnostique représentée par Moïse de Burgos et Todros Abulafi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moise-de-leon-moise-ben-shem-tob-dit-1240-1305/#i_8785

MOPSIK CHARLES (1956-2003)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 129 mots

Spécialiste français de la Kabbale. Disciple de Jean Zacklad, Charles Mopsik fait partie du cercle étroit des chercheurs dans le domaine de la mystique juive. Il a, sans pouvoir achever son ouvrage, entrepris la traduction de l'araméen et l'annotation du Zohar , le plus important ensemble de la littérature kabbalistique. Il est notamment l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages, traductions et éditio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-mopsik/#i_8785

ŒTINGER FRIEDRICH CHRISTOPH (1702-1782)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 752 mots

À son époque, Œtinger apparaît comme le père de la théosophie chrétienne en Souabe. Tempérament impressionnable (il a des contacts personnels dans le royaume des esprits), de très bonne heure pieux et mystique, il se nourrit d'abord de Malebranche, puis il découvre la Cabala denudata (1677) de Knorr de Rosenroth. À Tübingen, un artisan lui révèle les œuvres de Boehme ; aussitôt, Œtinger abandonne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/friedrich-christoph-oetinger/#i_8785

PISTORIUS DE NIDA JOHANNES (1546-1608)

  • Écrit par 
  • Michel GAREL
  •  • 183 mots

Kabbaliste chrétien de la Renaissance, Johannes Pistorius de Nida était le médecin et le conseiller du margrave de Baden-Durlach, qu'il poussa à introduire la Réforme dans ses États ; cependant, lui-même retourna plus tard au catholicisme et devint même prêtre en 1591. Il doit surtout sa notoriété à son œuvre Artis Cabbalisticae, hoc est reconditae theologiae et philosophiae scriptorum tomus prim […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johannes-pistorius-de-nida/#i_8785

POSTEL GUILLAUME (1510-1581)

  • Écrit par 
  • François SECRET
  •  • 1 120 mots

Un des principaux représentants de la Renaissance, dont il vécut le mythe en se proclamant le « premier-né de la restitution ». Celui qui signe d'abord G. P. Barentonius Doleriensis (il est né d'une humble famille de Barenton, hameau de la Dolerie dans la Manche, où il a maintenant son vitrail dans la chapelle de Montéglise) est, dès 1538, « lecteur royal pour les mathématiques et les langues étra […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-postel/#i_8785

REUCHLIN JOHANNES (1455-1522)

  • Écrit par 
  • François SECRET
  •  • 658 mots

Humaniste allemand originaire de Pforzheim (Bade), qui lui a consacré plusieurs Festgabe (hommages d'anniversaire), ainsi qu'une collection d'essais ( Pforzheimer Reuchlinschriften ). Reuchlin reste le héros de la « querelle des hommes obscurs » ( Dunkelmaenner ). Et Max Brod, l'ami de Kafka, a encore raconté cette histoire dans le dernier ouvrage de sa vie, J. Reuchlin und sein Kampf (1965, J. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johannes-reuchlin/#i_8785

RICI PAUL (mort en 1541)

  • Écrit par 
  • Michel GAREL
  •  • 362 mots

Humaniste, traducteur et kabbaliste de la Renaissance. D'origine israélite, né sans doute en Allemagne, Paul Rici, ou Paulus Ricius, dit aussi Paulus Israelita, reçoit le baptême catholique en Italie vers 1505. Il rencontre Érasme l'année suivante à Pavie où il devient professeur de philosophie et de médecine. Rici fut l'un des rares israélites convertis de l'époque qui apporta une contribution sé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-rici/#i_8785

SABBATAI TSEVI (1626-1676)

  • Écrit par 
  • Bernard DUPUY
  •  • 4 404 mots

Dans le chapitre « L'interprétation de la crise sabbataïste »  : […] Il convient de se demander si Sabbatai Tsevi avait une conscience de son caractère messianique identique à celle que lui attribuait Nathan de Gaza et qui devait être reprise par le mouvement sabbataïste ultérieur. La doctrine, en effet, allait se radicaliser. Selon Gershom Scholem, Sabbatai Tsevi n'eut jamais les capacités intellectuelles de son prophète, même si ses disciples, après sa mort, se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sabbatai-tsevi/#i_8785

SCHOLEM GERSHOM (1897-1982)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 645 mots

Philologue, historien et théologien israélien, né à Berlin, Gershom Scholem étudia à Berlin, à Iéna, à Berne et à Munich. Il enseigne à l'université de Jérusalem et, depuis 1968, est président de l'Académie israélienne des sciences et des humanités. Son adhésion au mouvement sioniste alors qu'il était encore étudiant l'amena à s'intéresser aux sources de la tradition juive ; il devint alors un vér […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gershom-scholem/#i_8785

SEFER HA-BAHIR

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 359 mots

Traité anonyme, le premier à adopter le langage et les idées symboliques caractéristiques de la littérature kabbalistique qui s'étend du xiii e au xvi e siècle. Il est attribué à une autorité connue du Talmud, Rabbi Nehunya ben ha-Kana. Sa forme littéraire est celle d'un midraš , ensemble d'exégèses symboliques de passages bibliques attribués à des personnages talmudiques et aussi à des docteurs […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sefer-ha-bahir/#i_8785

SEFER YESIRA

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 343 mots

Bref traité qui eut une influence considérable sur la mystique juive de toutes les époques et qui a été écrit entre le ii e et le vi e siècle, peut-être au iii e , dans un style elliptique ayant des affinités avec celui de la littérature de la Merkaba . Il contient des spéculations sur la Création, d'une nature très différente de celles du groupe d'écrits qui sont connus sous le nom de Ma‘ase B […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sefer-yesira/#i_8785

SEFIROT

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 385 mots

Terme technique de la kabbale, qui apparaît la première fois dans le texte anonyme du Sefer Yesira , où sefirot désigne les dix nombres primordiaux ou idéaux (à partir du sens littéral de la racine SFR : dénombrer). Dès les premiers écrits kabbalistiques, au xii e siècle, il est employé avec le sens, à la fois plus large et plus précis, des dix niveaux de l'émanation à partir d' En-sof (Infini). […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sefirot/#i_8785

SHEKINA, mystique juive

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 323 mots

Mot hébreu (signifiant littéralement, « demeure ») qui désigne dans la Bible la présence de Dieu parmi son peuple ou l'immanence divine dans le monde. Les images associées à la Shekina sont la lumière, la Gloire divine, la manifestation de Dieu. Son équivalent araméen est employé dans le targum pour atténuer les expressions anthropomorphiques incompatibles avec la transcendance de Dieu. Dans la th […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/shekina-mystique-juive/#i_8785

SHNEUR ZALMAN DE LADI (1745-1813)

  • Écrit par 
  • Michel GAREL
  •  • 470 mots

Fondateur du hassidisme rationnel appelé ḤaBaD (acrostiche des mots hokhmah , binah , da‘hat , c'est-à-dire sagesse, compréhension, connaissance), Shneur Zalman est né à Liozna, dans le gouvernement de Moghilev (Biélorussie). Après avoir reçu une formation de talmudiste et étudié les mathématiques, l'astronomie, la philosophie et la kabbale, il devint un adepte du système kabbalistique de Luria, c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/shneur-zalman-de-ladi/#i_8785

THÉOSOPHIE

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 5 364 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Perspectives théosophiques »  : […] Il s'agit donc toujours, pour la théosophie – de même que, d'une manière différente, pour la prophétie –, d'amplifier la Révélation. Dans la tradition judaïque, la fonction du midrash est d'actualiser celle-ci en l'interprétant en fonction du présent ; consultations et interprétations ont fini par l'organiser comme tōrah . Le christianisme conserve, comme un besoin inhérent à sa nature profonde, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theosophie/#i_8785

TŌRAH

  • Écrit par 
  • Roland GOETSCHEL
  •  • 2 855 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La pensée juive médiévale et la Tōrah »  : […] Différents courants parcourent la pensée juive médiévale, qui reste solidement entée sur le tronc du judaïsme rabbinique, mais se trouve aux prises avec des problèmes nouveaux résultant de son insertion dans les milieux culturels chrétien et musulman. Le rationalisme juif est déjà présent chez Saadia Ben Joseph (882-942), qui développe dans son œuvre une théorie des rapports entre la raison et la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/torah/#i_8785

ZOHAR LE

  • Écrit par 
  • Roland GOETSCHEL
  •  • 513 mots

Le plus important des ouvrages de la littérature kabbalistique, le Zohar se présente sous la forme d'une collection de livres qui incluent des énoncés midrashiques brefs, mais aussi des développements homilétiques et des discussions sur tel ou tel sujet particulier. Il ne s'agit pas d'un livre, mais plutôt d'un corpus d'œuvres qui, dans les éditions imprimées, se répartissent en cinq volumes. Les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-zohar/#i_8785

Voir aussi

Pour citer l’article

François SECRET, Gabrielle SED-RAJNA, « KABBALE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/kabbale/