HALOGÈNES

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Composés oxygénés

À cause de leur caractère électronégatif, les halogènes présentent dans les halogénures le degré d'oxydation formel — 1 ; ils sont susceptibles d'acquérir des degrés d'oxydation positifs si on les associe à un élément plus électronégatif qu'eux-mêmes, comme l'oxygène. Cette remarque ne s'applique pas au fluor, le plus électronégatif de tous les éléments, mais seulement au chlore, au brome et à l'iode, dont les principaux degrés d'oxydation positifs sont : I, III, IV, V et VII, ce dernier correspondant à la mobilisation de la totalité des électrons de valence.

Les espèces oxydées sont électriquement neutres – comme le bioxyde de chlore ClO2 (ClIV), le pentoxyde d'iode I2O5 (IV) – ou ce sont des ions négatifs (fig. 3) – comme l'ion chlorate ClO3 (CIV) ou l'ion paraperiodate IO65– (IVII). Ces anions sont associés à des cations alcalins, alcalino-terreux ou à Ag+ dans des composés salins, ou bien à des protons dans les acides correspondants, HClO3 et H5IO6.

Ions, hypoalite et parapériodate

Ions, hypoalite et parapériodate

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Les ions hypohalite, halite, halate, perhalate et paraperiodate

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Sauf I2O5, les oxydes d'halogènes sont de formation endoénergétique ; leur préparation à partir des éléments exige donc un apport d'énergie qui peut être fourni par l'effluve électrique (O2F2, BrO2). Certains anhydrides d'acides, tels Cl2O7 et I2O5, sont obtenus en déshydratant les acides correspondants, HClO4 et HIO3. Mais le plus souvent on a recours aux nombreuses réactions de dismutation que subissent les degrés d'oxydation intermédiaires ; les halogènes eux-mêmes se dismutent en solution basique :

avec X = Cl, Br, et
réactions qui sont d'ailleurs totalement inversées en milieu acide, ce qui justifie les considérations précédentes sur la solubilité de ces halogènes dans l'eau. Le bioxyde de chlore ClO2 est préparé, sous la forme d'un gaz jaune-vert, par action d'acide sulfurique concentré sur le chlorate de potassium KClO3 ; l'acide HClO3 libéré primairement se décompose sous l'action de l'acide sulfurique :

On utilise aussi l'action des halogènes sur les oxydants forts comme les chlorates ou l'acide nitriqu [...]


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Abondances dans la nature

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Halogènes : propriétés physiques

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Structures d'halogénures

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Écrit par :

  • : professeur de chimie organique à la faculté des sciences de Marseille
  • : maître de conférences à la faculté des sciences du Mans

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ALCÈNES ou OLÉFINES

  • Écrit par 
  • Jacques METZGER
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Dans le chapitre « Halogènes »  : […] En solvant polaire et en l'absence d'initiateur de réactions radicalaires, le chlore, le brome et l'iode s'additionnent sur les alcènes. La molécule électrophile d'halogène forme avec l'alcène un complexe halogénonium que l'ion halogénure nucléophile attaque dans une stéréochimie trans (réaction 14 ). Les acides de Lewis (AlCl 3 , FeCl 3 ) catalysent cette réaction en augmentant le caractère éle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alcenes-olefines/#i_3129

ALCYNES

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  • Jacques METZGER
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Dans le chapitre « Halogénation »  : […] L' hydrogène fonctionnel peut être remplacé par un halogène. Cette substitution se produit sous l'action des halogènes en milieu alcalin : l'alcyne est transformé en sa base conjuguée, alcynure, qui est fortement nucléophile et attaque la molécule d'halogène ou d'acide hypohalogéneux : Ces halogéno-acétyléniques sont peu réactifs, ils forment avec le magnésium des organomagnésiens R−C≡C−MgX. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alcynes/#i_3129

ASTATE

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  • , Universalis
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Élément chimique de symbole At et de numéro atomique 85, l'astate (du grec astatos , instable) a autrefois été appelé ékaiode (car ses propriétés chimiques se rapprochent de celles de l'iode, l'halogène qui le précède dans le tableau périodique) et alabame. Les Anglo-Saxons le nomment astatine . Dernier élément du groupe des halogènes dont la place dans le tableau périodique était restée vide jus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/astate/#i_3129

ATMOSPHÈRE - Chimie

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Dans le chapitre « Les composés halogénés et la chimie stratosphérique »  : […] La famille des halogènes n'a été introduite que tout récemment en chimie atmosphérique. Il s'agit du fluor, du chlore, du brome et de l'iode. On peut appliquer le cycle catalytique (6) avec un atome tel que le chlore, Cl, en présence de son monoxyde, ClO. On a, en effet : Il convient cependant d'introduire les interactions possibles. On note tout d'abord que l'action du monoxyde d'azote restitue […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/atmosphere-chimie/#i_3129

BALARD ANTOINE JÉRÔME (1802-1876)

  • Écrit par 
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Chimiste français né le 30 septembre 1802 à Montpellier et mort le 30 avril 1876 à Paris. Issu d'une modeste famille de vignerons, Balard fait ses études supérieures à l'université de sa ville natale. Il y suit les enseignements de pharmacie – il obtient son doctorat en 1826 – et parallèlement ceux de physique et de chimie. Durant ses études, il devient préparateur du titulaire de la chaire de chi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antoine-jerome-balard/#i_3129

BROME

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CHLORE

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Le chlore (symbole Cl, numéro atomique 17) est un élément chimique de la famille des halogènes. Sa molécule Cl 2 (le dichlore) est un gaz verdâtre plus lourd que l'air. Irritant et suffocant, il fut employé comme gaz de combat pendant la Première Guerre mondiale. Trop réactif pour exister à l'état libre, le chlore est très répandu dans la nature, dans les eaux salées et les gisements de sel nota […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chlore/#i_3129

ÉCLAIRAGE DOMESTIQUE

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Dans le chapitre « Les lampes halogènes  »  : […] Mises au point en 1959 par Edward G. Zubler et Frederick Mosby, les lampes halogènes sont une amélioration des lampes à incandescence ordinaires. Elles fonctionnent donc selon le même principe : un filament émet de la lumière lorsqu’il est traversé par un courant électrique qui le chauffe . Contrairement à la lampe à incandescence classique, qui ne contient qu’un gaz inerte pour protéger le filame […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eclairage-domestique/#i_3129

FLUOR

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Dans le chapitre « Propriétés chimiques »  : […] La chimie du fluor a commencé à se développer pendant la Seconde Guerre mondiale, en Allemagne, où le fluor était utilisé pour la préparation de fluorures de chlore aux propriétés incendiaires, et aux États-Unis, pour la synthèse de l'hexafluorure d'uranium destiné à la séparation isotopique de l'uranium. L' extrême réactivité du fluor, due partiellement à sa grande électronégativité et à la relat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fluor/#i_3129

IODE

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  • Pierre LASZLO
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L' iode (du grec iôdês , « violet ») est l'élément chimique de numéro atomique 53, symbolisé par la lettre I. C'est, après l'astate, le moins réactif et le moins électronégatif des éléments halogènes. Présent en quantité notable dans certaines algues, l'iode joue chez les mammifères un rôle biologique important à travers deux hormones thyroïdiennes. Certains de ses isotopes radioactifs servent en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/iode/#i_3129

ORGANOMÉTALLIQUES COMPOSÉS

  • Écrit par 
  • Jacques METZGER, 
  • Charles PRÉVOST
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Dans le chapitre « Halogènes et dérivés halogénés »  : […] Les halogènes agissent principalement dans le sens : Cette réaction permet, par exemple, de passer de RBr à RI ; elle est employée pour le dosage de l'organomagnésien (cf. infra ). Les halogénures métalloïdiques, apparentés aux halogénures d'acide, les halogénures des métaux de transition plurivalents décomposent les organomagnésiens ; voici quelques exemples : Le produit obtenu n'étant pas solva […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/composes-organometalliques/#i_3129

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Remplacement d'un groupement diazoïque par un halogène en présence de sels cuivreux halogénés : La réaction peut aussi se faire en présence d'hydracide halogéné avec du cuivre pulvérulent ; dans ce cas, on l'appelle réaction de Gatterman. La réaction de Sandmeyer n'est pas utilisée pour la préparation de composés fluorés ou iodés, mais elle est très répandue pour la synthèse de dérivés bromés ou c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reaction-de-sandmeyer/#i_3129

SILICIUM

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  • Michel POUCHARD
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  • Noël DREULLE, 
  • Paule DREULLE, 
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  • Bernard WOJCIEKOWSKI
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Pour citer l’article

Jacques METZGER, Robert de PAPE, « HALOGÈNES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/halogenes/