Daniel ARNAUD

directeur d'études à l'École pratique des hautes études (section des sciences religieuses) Paris

ADAD ou HADAD

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 149 mots

Dans le panthéon classique, Adad, fils d'Anu, est le dieu de l'orage mésopotamien, mais son culte s'étendait largement au-delà de la Mésopotamie en particulier en Syrie, où il se confondit avec son homologue syrien Baal et le hourrite Teshub. Son symbole est la foudre ; on le comparait v […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/adad-hadad/#i_0

AKITU

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 869 mots

Mot qui désigne, dans la civilisation assyro-babylonienne, à la fois une des plus importantes fêtes du calendrier liturgique et civil et, en même temps, le temple où une part essentielle du rituel se déroulait. Peu de textes nous en transmettent le récit ; encore sont-ils lacuneux et souvent, volontairement ou non, obscurs. Il n'est pas sûr, d'autre part, que ces documents reflètent la réalité ; i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/akitu/#i_0

ANU

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 488 mots

Anu est le nom sémitisé du dieu sumérien An ; l'idéogramme qui le désigne signifie simultanément « ciel » et « dieu », en général. Dans le partage tripartite du monde, Anu règne par excellence sur les cieux. Il occupe, à ce titre, le sommet du panthéon classique babylonien. Environ quatre-vingts divinités composent sa famille et sa domesticité. Le nombre qui le symbolise — soixante — est, dans le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anu/#i_0

ANZU MYTHE D'

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 594 mots

La pensée assyro-babylonienne a hérité de la tradition sumérienne l'idée qu'existaient encore dans le cosmos des forces de mal ou, du moins, de trouble qui en bouleversaient pendant un temps l'ordonnance, avant qu'un champion ne rétablisse l'état de choses précédent : le mythe d'Anzu raconte ainsi comment un héros divin, Ninurta, tua un oiseau maléfique pour […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mythe-d-anzu/#i_0

ATRA-HASIS POÈME D'

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 338 mots

Œuvre rédigée en langue akkadienne, qui comptait quelque 1 250 vers à l'origine et qui présente un réel effort de réflexion sur la création et sur le destin de l'homme (cf. traduction in R. Labat, Les Religions du Proche-Orient, Paris, 1970). Elle fut rédigée en Babylonie, peut-être au ~ xviie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poeme-d-atra-hasis/#i_0

CRÉATION POÈME DE LA

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 430 mots

Nommé par les Modernes Poème de la création, ce texte babylonien (que les Anciens appelaient par son incipit : Lorsque en haut... ) raconte à la suite de quelles dramatiques circonstances Marduk devint, avec l'assentiment des autres dieux, la divinité suprême de Babylonie. Les sept chants qu'il comprend valent plus par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poeme-de-la-creation/#i_0

DAGAN ou DAGON

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 337 mots

D'origine inconnue et resté étranger à la culture sumérienne, le dieu Dagan appartient surtout à la religion des anciens sémites. Son nom, qui pourrait signifier « grain », donne une idée médiocre de son importance : il est en réalité à la Syrie ce qu'est Enlil à la Mésopotamie : la divinité suprême, maîtresse du cosmos. En Babylonie, il apparaît surtout dan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dagan-dagon/#i_0

ENKIDU

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 377 mots

Dans la tradition suméro-accadienne, Enkidu est le compagnon du roi Gilgamesh en certains de ses exploits. Dans le cycle sumérien, ils vont ensemble conquérir la Forêt des cèdres, gardée par le monstre Humbaba et tuer le Taureau céleste. Dans un autre poème, Enkidu descend aux enfers, où il est retenu prisonnier ; ma […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enkidu/#i_0

ENKI-ÉA

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 217 mots

Enki est la moins importante des trois divinités de la grande triade cosmique mésopotamienne, les deux autres étant Anu et Enlil. Il apparaît dès les plus anciens textes sumériens connus. La tradition assyro-babylonienne lui donne le nom d'Éa. Il règne sur l'Apsu, l'abîme des eaux profondes sur lequel repose la terre ; et so […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enki-ea/#i_0

ENLIL

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 215 mots

Un des trois dieux, avec Anu et Éa, de la triade suprême suméro-akkadienne. Son nom, le « Seigneur-souffle » en sumérien, indique quel est son empire : la terre ferme. Dans la théologie classique, il vient immédiatement après Anu, le dieu du ciel, et précède Ea, le dieu des eaux profondes, avec le nombre 50, intermédiaire entre celui du premier, 60, et celui du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enlil/#i_0

ÉRA ou ERRA POÈME D'

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 682 mots

Poème babylonien qui doit son titre au nom de son protagoniste, le dieu de la Peste et de la Guerre. Le poème d'Éra raconte, en quelque sept cent cinquante vers, la destruction et la restauration de la Babylonie : les Sept, divinités guerrières, excitent leur maître Éra, qui y est déjà enclin, à attaquer les hommes, coupables d'être trop bruyants, et même les animaux. Son compagnon, Ishum, qui jou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/era-erra/#i_0

ERESHKIGAL POÈME D'

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 475 mots

Poème babylonien qui veut expliquer comment Nergal, à l'origine dieu du monde supérieur, est devenu le maître des Enfers, où ne régnait, jusque-là, dans l'austérité et le désespoir, qu'Ereshkigal (« la reine de la grande Terre », c'est-à-dire les Enfers).On en connaît trois manuscrits et deux versions, toutes rédigées en langue babylonienne. La première, la p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poeme-d-ereshkigal/#i_0

HUMBABA ou HOUMBABA

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 395 mots

Dans la tradition suméro-akkadienne, nom d'un géant, gardien de la forêt des Cèdres, située en Syrie occidentale. Humbaba apparaît dans un poème de la littérature sumérienne qui appartient au cycle épique de Gilgamesh, roi d'Uruk, et qui décrit l'expédition de ce dernier et de son compagnon, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/humbaba-houmbaba/#i_0

ISHTAR

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 685 mots

Ishtar est la personnalité féminine la plus importante du panthéon assyro-babylonien, sinon dans les hiérarchies syncrétiques artificiellement dressées par les scribes, du moins dans la réalité des pratiques et de la sensibilité religieuses des Mésopotamiens : c'est qu'elle est à la fois l'amante passionnée ou consolatrice et la guerrière qui se plaît aux massacres, au point que ce nom propre fini […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ishtar/#i_0

MARDUK ou MARDOUK

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 445 mots

Le dieu le plus important du panthéon babylonien, à partir du ~ xiie siècle. C'est, dans la théologie classique, le fils d'Enki-Ea, le dieu de la sagesse, dont il a hérité la science, la magie et une grande compassion pour l'humanité.À l'origine, Marduk n'était qu'un dieu, agraire sans doute, de Babylone, dont le culte ne paraît pas avoir dépassé la n […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marduk-mardouk/#i_0

MÉSOPOTAMIE - L'écriture cunéiforme

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 3 085 mots

L'écriture cunéiforme (appelée ainsi d'après son signe de base, en forme de « coin », en latin cuneus) a constitué le système graphique principal, et longtemps unique, du Proche-Orient asiatique, entre la fin du IVe millénaire et le début de notre ère. Elle fut l'outil essentiel des cultures de ce vaste espace géog […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mesopotamie-l-ecriture-cuneiforme/#i_0

NABU

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 126 mots

Dieu assyro-babylonien de la sagesse et de l'art d'écrire. Fils de Marduk, dieu devenu national, Nabu partage son destin ; on les associe étroitement à partir du ~ IIe millénaire. Sa ville, Borsippa, est peu éloignée de la capitale, dont le temple principal est dès lors sans cesse cité avec le sien : l'Ezida. Sa spécialité lui valut la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nabu/#i_0

NERGAL

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 644 mots

Une des figures divines les plus importantes du panthéon babylonien. Nergal signifierait, en sumérien, « le maître de la Grande Ville », c'est-à-dire des Enfers. Même si l'on voit dans cette interprétation une étymologie seconde, cela montre pourtant bien le caractère essentiel du dieu. Sa ville sainte est Kutha, à 50 kilomètres au nord-est de Babylone : elle finit par désigner, dans la mythologie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nergal/#i_0

NINURTA

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 119 mots

Dieu de la guerre du panthéon babylonien, Ninurta est fils d'Enlil, le dieu-Souffle de Nippur. Son épouse est Gula, déesse de la médecine. Un cycle de mythes lui était consacré, en sumérien et en babylonien, où il apparaissait comme le champion des dieux, pour lesquels il combattait les monstres. Son culte, particulièrement important dans le sud de la Mésopota […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ninurta/#i_0

SHAMASH

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 185 mots

Le dieu Soleil du panthéon assyro-babylonien. L'idéogramme qui le désignait primitivement représentait un disque solaire apparaissant entre deux montagnes, à l'est de la Mésopotamie. Il est fils du dieu Lune, Sin, et de Ningal, sa parèdre ; le frère d'Ishtar, déesse de l'amour et de la guerre, assimilée à la planète Vénus ; […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/shamash/#i_0

SIN

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 212 mots

Le dieu Lune du panthéon assyro-babylonien, dont il occupe la quatrième place dans la hiérarchie. Son nombre symbolique, 30, évoque le nombre des jours du mois, dont il est, par excellence, « le seigneur », « fruit qui se renouvelle sans cesse ». Une étymologie seconde interprétait son idéogramme comme signifiant le maître du savoir. Le croissant lunaire évoquait pour les Anciens une barque, qu'il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sin/#i_0

TESHUB

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 84 mots

Un des nombreux dieux de l'orage adorés au Proche-Orient dans l'Antiquité. La personnalité de Teshub se confond, pour une grande part, avec celles du Baal syrien et du Mésopotamien Adad ; un même idéogramme les désigne dans l'écriture. Son culte a été répandu par les immigrants hourrites, dans la première partie du ~ IIe millénaire, à par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/teshub/#i_0

TIAMAT

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  • Daniel ARNAUD
  •  • 106 mots

Représentant la Mer primordiale, Tiamat apparaît dans le Poème de la création babylonien, d'abord comme l'épouse d'Apsu, l'abîme des eaux douces, couple dont naissent des générations de divinités. Pour venger son époux, tué par Enki-Ea, à l'instigation des autres dieux jeunes, elle place Kingu, son nouveau mari, à la tête d'une coalition […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tiamat/#i_0