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ENLIL

Un des trois dieux, avec Anu et Éa, de la triade suprême suméro-akkadienne. Son nom, le « Seigneur-souffle » en sumérien, indique quel est son empire : la terre ferme. Dans la théologie classique, il vient immédiatement après Anu, le dieu du ciel, et précède Ea, le dieu des eaux profondes, avec le nombre 50, intermédiaire entre celui du premier, 60, et celui du troisième, 40. Comme Anu, il est représenté par un trône, surmonté d'une tiare à cornes.

C'est une personnalité active et même violente, auteur du Déluge ; on lui attribue fréquemment les épithètes de « grande montagne » ou d'« aurochs des pays ». Il fixe les destins, dont il tient la tablette. À l'origine, il régnait sur tout Sumer, aux côtés de sa parèdre, Nin-lil, la « Dame-souffle », dans son temple la « Maison-montagne » ; sa ville, Nippour, était alors la métropole sainte, autour de laquelle se groupait l'amphictyonie des autres cités sumériennes.

Vers ~ 2300, semble-t-il, Anu remplace Enlil à la tête du panthéon, et, à partir du ~ xiie siècle, Marduk, le dieu de Babylone, l'absorbe presque complètement, tandis qu'en Assyrie il est assimilé et remplacé par le dieu national, Assur.

— Daniel ARNAUD

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Écrit par

  • : directeur d'études à l'École pratique des hautes études (section des sciences religieuses) Paris

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

Autres références

  • ANU

    • Écrit par Daniel ARNAUD
    • 485 mots

    Anu est le nom sémitisé du dieu sumérien An ; l'idéogramme qui le désigne signifie simultanément « ciel » et « dieu », en général. Dans le partage tripartite du monde, Anu règne par excellence sur les cieux. Il occupe, à ce titre, le sommet du panthéon classique babylonien. Environ quatre-vingts...

  • ANZU MYTHE D'

    • Écrit par Daniel ARNAUD
    • 591 mots

    La pensée assyro-babylonienne a hérité de la tradition sumérienne l'idée qu'existaient encore dans le cosmos des forces de mal ou, du moins, de trouble qui en bouleversaient pendant un temps l'ordonnance, avant qu'un champion ne rétablisse l'état de choses précédent : le mythe d'Anzu raconte ainsi...

  • ASSYRO-BABYLONIENNE RELIGION

    • Écrit par René LARGEMENT
    • 4 270 mots
    • 5 médias
    ...astrales : Anu et Antu (divinités du ciel), Shamash et Sîn (dieu solaire et lunaire), Ishtar (déesse vénusienne) ; dieux de l'atmosphère : Enlil et Adad ; dieux de la terre et des eaux : Enki-Ea, Tammuz. Ils leur attribuent la toute-puissance sur ces éléments et comme telles ces divinités...
  • ATRA-HASIS POÈME D'

    • Écrit par Daniel ARNAUD
    • 335 mots

    Œuvre rédigée en langue akkadienne, qui comptait quelque 1 250 vers à l'origine et qui présente un réel effort de réflexion sur la création et sur le destin de l'homme (cf. traduction in R. Labat, Les Religions du Proche-Orient, Paris, 1970). Elle fut rédigée en Babylonie,...

Voir aussi