PENSÉE

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« Penser » a, dans notre vocabulaire courant, des sens multiples. Mais les pensées sont avant tout des états mentaux, doués de contenus, avant d'être les produits d'une activité réflexive de l'esprit. Une théorie de la pensée doit d'abord s'appuyer sur une conception du mental. Les pensées ont des contenus « intentionnels » qui sont susceptibles d'être vrais ou faux. Mais on ne peut pour autant les isoler de l'esprit qui les pense. Selon la conception cartésienne, elles sont nécessairement conscientes et « privées », au sens où je suis le seul capable d'en connaître les contenus. Mais les philosophes qui, comme Wittgenstein, s'opposent à cette identification du mental et du privé insistent au contraire sur les critères publics et linguistiques de toute possession de pensées, et sur leur nature dispositionnelle plutôt que sur les processus – mentaux ou physiques – qui les sous-tendent. La philosophie contemporaine de la psychologie, inspirée par les « sciences cognitives » et l'intelligence artificielle, s'intéresse au contraire à la nature des processus et des représentations mentales, et puise son inspiration dans une forme renouvelée de mécanisme, en comparant les pensées aux calculations internes d'un ordinateur. Elle explique ainsi l'intelligence et les activités de pensée par la manipulation de représentations symboliques encodées dans l'esprit. Mais, malgré ses efforts réductionnistes, elle se heurte à l'irréductibilité des contenus intentionnels, c'est-à-dire au fait que les pensées ont le pouvoir de représenter le monde d'une certaine façon, et de causer des actions en vertu de leurs contenus, sans que ces propriétés puissent recevoir ultimement une explication scientifique.

Qu'appelle-t-on penser ? [...]


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Écrit par :

  • : maître de conférences de philosophie, université de Grenoble-II et C.N.R.S

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CONNAISSANCE

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DESCARTES RENÉ

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DOUTE

  • Écrit par 
  • Olivier JUILLIARD
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Présent dans les discours les plus divers, le doute n'est pas plus un concept méthodologique qu'un argument pédagogique, à quoi cependant on l'a maintes fois réduit. De Socrate à Descartes, de Montaigne à Lessing et de Kierkegaard à Nietzsche, il transforme le cours d'une réflexion en expérience ; dans un discours en première personne comme dans un dialogue, il ordonne une progression, fait repère […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/doute/#i_9

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  • Henry DUMÉRY
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ÉPISTÉMOLOGIE

  • Écrit par 
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Dans le chapitre « Sciences formelles, sciences empiriques »  : […] Le développement simultané, et parfois conjoint, d'une mathématique et d'une physique semble poser plus que jamais la question de leurs statuts respectifs et de leurs rapports instrumentaux. Les néo-positivistes du Cercle de Vienne, qui se sont explicitement posé le problème dans les années trente, l'ont généralement résolu d'une façon radicale en ramenant les sciences formelles aux règles – larg […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epistemologie/#i_9

ESPRIT, philosophie

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  • Pierre CLAIR, 
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ÉTHIQUE, Baruch Spinoza - Fiche de lecture

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Dans le chapitre « Dieu, substance active »  : […] C'est ainsi que le premier livre de l' Éthique s'intitule « De Dieu ». Source unique du monde ou ensemble des réalités qui le composent, le Dieu dont part Spinoza est l'unique substance, « cause d'elle-même », éternelle et infinie, qui n'admet aucune extériorité et n'est extérieure à rien. C'est en elle qu'il faut chercher les modes, eux-mêmes éternels et infinis, qui l'expr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ethique-baruch-spinoza/#i_9

EXPRESSION, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
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Ensemble de données perceptives offertes par un être à un moment donné du temps et qui fonctionnent comme des signes manifestant, révélant ou trahissant les émotions, les sentiments et les intentions de cet être. Les sources historiques du concept d'expression appartiennent à la philosophie néo-platonicienne, au spinozisme et à la pensée leibnizienne, enfin à la philosophie hégélienne. Pour le néo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/expression-philosophie/#i_9

FOLIE

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Dans le chapitre « Folie, déraison et société »  : […] On distinguera donc en elle, comme le fait Michel Foucault dans son Histoire de la folie à l'âge classique , un double élément. Un élément tragique et un élément critique ou de contestation. Au cours de l'époque moderne, ces deux éléments iront en se séparant toujours davantage. Le premier aura du reste tendance à disparaître ou du moins à s'occulter. Il ne surgira plus qu'ép […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/folie/#i_9

HEGEL GEORG WILHELM FRIEDRICH

  • Écrit par 
  • Jacques d' HONDT, 
  • Yves SUAUDEAU
  •  • 11 820 mots
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Dans le chapitre « Du métaphysique au spéculatif : les aventures de la dialectique »  : […] Il arrive à Hegel de situer la dialectique dans le champ de la connaissance, comme par exemple dans un passage de l' Encyclopédie . Là, il distingue trois grands « moments » (non pas au sens temporel, mais un peu comme on repère les trois moments d'une opération de levage : le point d'appui, le levier, le fardeau), cette distinction, provisoirement fixée, n'étant elle-même qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georg-wilhelm-friedrich-hegel/#i_9

HOBBES THOMAS (1588-1679)

  • Écrit par 
  • Raymond POLIN
  •  • 2 662 mots
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Dans le chapitre « Un mécanisme strict »  : […] On parle souvent de Hobbes comme d'un philosophe matérialiste. Certes, il définit bien les corps comme ce qui coïncide avec quelque partie de l'étendue et ne dépend pas de notre pensée. Mais l'étendue elle-même n'est rien d'autre pour lui que le phénomène d'une chose existant sans l'esprit, le phénomène de l'extériorité. Et la matière n'est rien elle-même, sinon un mot par lequel on désigne les c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-hobbes/#i_9

IDÉALISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 495 mots

Dans le chapitre « Les éléments de la représentation : le sujet et l'objet »  : […] Croire à la réalité de ce que nous révèlent les sens est la réaction primitive et naturelle. Les premiers philosophes grecs considéraient comme un principe du monde un élément intuitif (l'eau, l'air, le feu) élevé au rang d'abstraction. (Hegel remarquait que l'eau de Thalès n'est pas l'eau empirique : c'est une idée, non pas une chose qu'on trouve dans la nature – en fait, c'est un état ou une ph […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme/#i_9

IDÉALISME ALLEMAND

  • Écrit par 
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IDÉATION

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 143 mots

Terme usité en psychologie médicale (psychopathologie, psychopharmacologie) pour désigner le processus de formation et d'enchaînement des idées en tant que représentations mentales appartenant à un individu. Synonyme d'activité intellectuelle ou de pensée, avec une nuance réductrice qui assimile à une telle activité une fonction naturelle de l'esprit qu'on peut étudier empiriquement, modifier et a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ideation/

IMMÉDIAT

  • Écrit par 
  • Dominique LECOURT
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Dans le chapitre « La certitude cartésienne et le médiateur transcendant »  : […] La philosophie cartésienne s'adosse à une découverte scientifique, celle de la géométrie algébrique, ou « géométrie analytique ». L'essentiel de cette découverte est consigné dans le Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences . Constatant que les méthodes algébriques s'appliquaient aussi bien à la géométrie qu'à l'arithmétique, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/immediat/#i_9

INTELLECT & INTELLIGIBLES

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 1 724 mots

Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous ), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence, raison, esprit ; au xvii e siècle : entendement. Pour Aristote, les aristotélisa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intellect-et-intelligibles/#i_9

INTELLIGENCE

  • Écrit par 
  • Jean-François RICHARD
  •  • 6 577 mots

Dans le chapitre « Le débat sur l'origine des idées »  : […] Le débat qui a opposé, à propos de l'origine des idées, l'empirisme et l'idéalisme et qui s'est cristallisé dès l'Antiquité dans l'affrontement de l'aristotélisme et du platonisme se retrouve sous diverses formes dans l'histoire de la philosophie, en particulier dans le conflit entre les doctrines associationnistes qui ont eu l'audience la plus importante dans le monde anglo-saxon, et les doctrin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intelligence/#i_9

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (IA)

  • Écrit par 
  • Jean-Gabriel GANASCIA
  •  • 5 073 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Les précurseurs  »  : […] Cette discipline scientifique qu’est l’intelligence artificielle ne surgit pas de nulle part. Elle a emboîté le pas à la cybernétique, science des systèmes complexes et de leur commande, fondée dans les années 1940 et particulièrement active au début des années 1950. Celle-ci aspirait à modéliser la régulation des systèmes biologiques, psychiques, politiques ou sociaux avec des flux d’information […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intelligence-artificielle-ia/#i_9

JUGEMENT

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
  •  • 6 858 mots

Le jugement est l'acte de la pensée qui affirme ou nie, et qui ainsi pose le vrai ; plus largement, c'est le point d'arrêt d'un problème, qui s'achève dans une décision . L'existence du jugement est donc au point de rencontre de multiples approches, celles de la logique, de la psychologie, ou même de la doctrine de l'activité. Le logicien retient que le jugement est l'adhésion à une proposition, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jugement/#i_9

KÜLPE OSWALD (1862-1915)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 334 mots

Psychologue et philosophe d'origine lettone, Oswald Külpe est censé avoir donné son orientation à la forme d'étude expérimentale des processus de la pensée qui est représentée par l'école de Würzburg. Après un travail sur les impressions sensorielles auprès de Wilhelm Wundt, fondateur de la psychologie expérimentale à l'université de Leipzig, Külpe resta huit ans dans le laboratoire de celui-ci, d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/oswald-kulpe/#i_9

LANGAGE (FONCTIONS DU)

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 1 510 mots

La question des fonctions du langage, sur laquelle se sont penchés philosophes et grammairiens, est ancienne. Deux grandes traditions s'opposent en la matière : pour la première, la fonction fondamentale du langage consiste à permettre la représentation de la pensée ; pour la seconde, elle est d'abord et avant tout d'assurer la communication. Si la plupart des comparatistes considèrent la langue c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langage-fonctions-du/#i_9

LANGAGE (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 3 304 mots

Dans le chapitre « L’énigme de l’origine des langues »  : […] La thèse de l’arbitraire du signe va néanmoins soulever une difficulté entrevue par Platon. Si aucun lien logique n’unit le mot à la chose, il a fallu des conventions entre les membres des différentes sociétés pour s’accorder sur le langage. Nous abordons ici la question insoluble de l’ origine des langues . Car, s’il a fallu des conventions, comment les hommes ont-ils pu contracter les uns avec l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langage-notions-de-base/#i_9

LANGAGE PHILOSOPHIES DU

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI, 
  • Paul RICŒUR
  •  • 23 532 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Langage et pensée »  : […] Ces différentes approches montrent que la philosophie du langage, à la faveur de son « tournant linguistique », s'est d'abord orientée vers des questions qui pouvaient paraître la détourner des problèmes philosophiques traditionnels, au point d'y voir des « faux problèmes » ou des « non-sens », comme ce fut le cas pour le positivisme logique et pour la philosophie du langage ordinaire. Mais les qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-du-langage/#i_9

LE CERVEAU ET LA PENSÉE (J.-F. Dortier) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jean-Michel BERTHELOT
  •  • 924 mots

La revue Sciences humaines s'efforce avec succès de mettre à la disposition d'un public cultivé les acquis des diverses sciences se réclamant de l'homme et de la société. La tâche n'est pas aussi simple qu'il y paraît. Si les disciplines concernées – philosophie, économie, histoire, sociologie, psychologie, linguistique, etc. – présentent pour la plupart l'avantage, sur les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-cerveau-et-la-pensee/#i_9

LE CERVEAU INTIME (M. Jeannerod) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Pierre-Marie LLEDO
  •  • 1 019 mots

Siège de nos sens, de notre mémoire et de notre pensée, à ce titre, enjeu d'une longue convoitise théologique, philosophique et scientifique, le cerveau n'a encore livré qu'une infime partie de ses secrets. Marc Jeannerod (1935-2011) s’est s'attaché pendant plus de trente ans à en décrypter le fonctionnement. Professeur à l'université Claude-Bernard-Lyon I et directeur de l'Institut des sciences c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-cerveau-intime/#i_9

MÉDITATIONS MÉTAPHYSIQUES, René Descartes - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
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Dans le chapitre « Un exposé de la « philosophie première » »  : […] Ce qui dans le Discours apparaissait comme la démarche d'un individu particulier (dont le premier chapitre esquissait brièvement la vie et la formation intellectuelle) prend ici valeur universelle. Le je impersonnel s'engage dès la Méditation première dans l'épreuve du doute. Comment me convaincre que je ne suis pas le jouet d'un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/meditations-metaphysiques/

MEINONG ALEXIUS VON (1853-1920)

  • Écrit par 
  • Francis JACQUES
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Dans le chapitre « Russell, lecteur de Meinong »  : […] Que faut-il entendre par objet  ? Meinong écarte toute définition formelle par le genre et la différence (qui font ici défaut). Le terme, comme l'indique l'étymologie, se réfère plutôt aux expériences qui permettent d'appréhender ou de saisir l'objet, encore que ces Erlebnisse ne soient pas constitutives de l'objet. Dans la mesure où tous les objets doi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexius-von-meinong/

MÉTACOGNITION

  • Écrit par 
  • Joëlle PROUST
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Dans le chapitre « Métacognition procédurale et métacognition conceptuelle (ou réflexive) »  : […] On définit souvent la métacognition comme la capacité de réfléchir sur sa propre pensée. Le problème de cette définition est qu'elle est trop étroite. Elle ne s'applique qu'à une faible proportion des processus métacognitifs compris comme autorégulation par l'agent de ses propres états informationnels. Les êtres humains sont capables, dès l’adolescence, de prendre leur pensée pour objet de pensée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metacognition/

MINSKY MARVIN LEE (1927-2016)

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  • Michael Aaron DENNIS, 
  • Universalis
  •  • 440 mots

Le scientifique américain Marvin Minsky fut un pionnier de l’intelligence artificielle (IA). Il contribua également à l’étude de la psychologie cognitive, des réseaux neuronaux et des mathématiques symboliques. Né le 9 août 1927 à New York, Marvin Lee Minsky sert dans la marine américaine (US Navy) en 1944-1945 avant d’étudier la physique, la neurophysiologie et la psychologie à l’université de Ha […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marvin-lee-minsky/

MOI

  • Écrit par 
  • Catherine CLÉMENT, 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 12 471 mots

Dans le chapitre « La promotion philosophique du moi »  : […] Il faudra Augustin l'Africain pour passionner la conscience, Augustin le rhéteur pour la faire vibrer, la rendre importante, pathétique, « autobiographique », pour exacerber sa sensibilité et son angoisse (encore que, relativement au petit nombre des élus, à la masse de perdition, la prédestination augustinienne soit une manière – assez sombre – de relayer le rationalisme antique, de réensemencer […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moi/

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 370 mots

Dans le chapitre « La pensée et le mouvement »  : […] La distinction aristotélicienne d'un principe passif dans l'âme humaine, l' intellect possible « capable de tout devenir », et d'un principe actif, l'intellect agent « capable de tout produire » ( De anima , III, 5), a alimenté des dizaines de doctrines de la connaissance abstractive destinées à rendre compte de la manière dont l'esprit pouvait entrer en possession (techniqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_9

OBJET

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 8 222 mots

Dans le chapitre « Les objets, le langage et la pensée »  : […] Sans aborder ici les très intéressants problèmes posés au psychologue, il suffira de noter que ce que l'on nomme objet, à quelque niveau que ce soit – immédiat ou élaboré – de l'exercice de la pensée, ne peut être confondu sans plus avec des données, considérées indépendamment de leur assemblage et organisées en unités distinctes, que l'on nommera phénomènes : « ce qui apparaît ». La philosophie c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/objet/#i_9

ONTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 15 647 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'être de Parménide »  : […] Si l'on fait ici une place à Parménide, alors qu'on sacrifie tant de grands auteurs dont on a gardé autre chose que des fragments, c'est que le Poème de Parménide permet de ressaisir l'affirmation ontologique en deçà de la métaphysique. « Il est », dit le Poème de Parménide ; ce disant, le penseur ne donne pas de sujet au verbe être ; il le laisse être d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ontologie/#i_9

OPPOSITION CONCEPT D'

  • Écrit par 
  • Émile JALLEY
  •  • 18 813 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La psychologie de l'enfant : Wallon et Piaget »  : […] Outre celui qu'il a chez Freud, le concept d'opposition joue aussi un rôle important dans l'étude des processus mentaux telle qu'elle a été développée par la psychologie contemporaine. Ainsi, pour Henri Wallon, la pensée par couples représente le mode primitif de fonctionnement intellectuel dont dispose l'enfant durant la période que cet auteur qualifie de précatégorielle (de six à neuf ans en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/concept-d-opposition/

PANTHÉISME

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 7 630 mots

Dans le chapitre « Une hiérarchie logique des concepts »  : […] La Substance n'est pas produite et ne produit pas au sens strict. Certes, Dieu est cause immanente du monde et des êtres, mais non pas au sens où cette cause produirait quelque chose hors de soi, par émanation ou rayonnement, ou actualisation. Le rapport de la Substance aux « choses singulières », c'est-à-dire au monde sensible, n'est pas le rapport extrinsèque et transcendant d'un être qui produi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pantheisme/#i_9

PIAGET JEAN (1896-1980)

  • Écrit par 
  • Pierre GRÉCO
  •  • 5 907 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Piaget psychologue »  : […] La psychologie de Piaget, qui s'est baptisée elle-même « psychologie de l' intelligence », est en fait une psychologie des opérations cognitives aux différents niveaux de leur développement. Cette définition resterait toutefois incomplète et incorrecte si on n'y ajoutait deux précisions. La première est que chez Piaget l'« intelligence » désigne non pas une « faculté » mentale parmi d'autres, mais […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-piaget/

PLATON

  • Écrit par 
  • Monique DIXSAUT
  •  • 13 741 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les Formes et la participation »  : […] Formes et essences réfèrent aux mêmes réalités, mais Platon emploie plutôt le terme Forme (ou Idée : eidos ) quand il veut répondre à une double question, celle de l'articulation des réalités en soi avec les choses sensibles, ou celle de leurs articulations entre elles. Dans le premier cas, les Formes sont causes. La Forme n'engendre pas physiquement les choses sensibles, el […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon/#i_9

PSYCHANALYSE & CONCEPT D'OPPOSITION

  • Écrit par 
  • Émile JALLEY
  •  • 14 034 mots

Dans le chapitre « Le traitement des contraires dans le travail du rêve »  : […] En ce qui concerne la contradiction, Freud souligne que le contenu latent du rêve peut comporter divers sentiments apparentés de contradiction, d'ironie, de mépris, de haine. Dans les idées latentes du rêve, « presque toujours, à côté d'une association d'idées, se trouve son opposé contradictoire » ( kontradiktorisches Widerspiel ). Ce « sentiment de contradiction » ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychanalyse-et-concept-d-opposition/

PSYCHOLOGIE HISTOIRE DE LA

  • Écrit par 
  • Serge NICOLAS
  •  • 4 964 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Une diversification des approches : l’émergence de nouveaux courants  »  : […] Le tournant du xx e  siècle est une période charnière. Le mouvement psychologique s’internationalise et de nouvelles figures de la psychologie apparaissent qui vont marquer une époque. En Allemagne, la psychologie est dominée par l’école de Wundt qui considère que les processus mentaux sont complexes par nature. Désignant par les termes « éléments psychiques » les composés […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-de-la-psychologie/#i_9

PSYCHOLOGIE DE LA CRÉATIVITÉ

  • Écrit par 
  • Maud BESANÇON, 
  • Todd LUBART
  •  • 1 264 mots

Dans le chapitre « Processus de création »  : […] Le processus créatif est traditionnellement décrit comme une succession de phases, telles que la préparation (recherche de connaissances), l’exploration de différentes pistes (pensée divergente-exploratoire), l’incubation (période où l’individu est amené à combiner et synthétiser les différents éléments engendrant un insight ), et enfin la vérification d’une réponse par rappo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-de-la-creativite/#i_9

RAISON

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 13 167 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Hegel et la raison sans extériorité »  : […] La tentative a été menée à son aboutissement (ou, selon un autre point de vue, à son échec définitif) par Hegel. Pour lui, le fini n'est pas en face de l' infini à la manière de deux partenaires ou adversaires : l'infini n'est pas vrai infini s'il est opposé à un fini, précisément parce qu'il serait déterminé, limité par celui-ci ; l'infini ne peut être que la totalité structurée du fini. Il en dé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raison/#i_9

RATIONALISME

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 7 618 mots

Dans le chapitre « Le rationalisme de l'Antiquité classique »  : […] Dans un grand nombre de systèmes philosophiques apparaissent les traits d'une attitude rationaliste dominant l'organisation de thèses tout à fait diverses, et à certains égards opposées. Ainsi peut-on qualifier de rationalistes, quoique à des titres différents, Platon et Aristote, les épicuriens, les stoïciens, les pyrrhoniens ou sceptiques... Nonobstant les contenus « idéalistes », « empiristes  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rationalisme/

RÉALISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 6 966 mots

Dans le chapitre « Historique »  : […] Anciens et médiévaux sont réalistes. Les présocratiques commencent par un réalisme de la substance, qui pouvait être, dans les cosmogonies milésiennes, une qualité ou une phase de l'être. Avec Anaximandre apparaît la substance au sens développé plus tard par Aristote, de substrat ou de support de qualités ( hypokeiménon plutôt que ousia ). L'atomisme an […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realisme-philosophie/#i_9

RÉALITÉ CONCEPT DE

  • Écrit par 
  • Jean HAMBURGER
  •  • 4 338 mots

Dans le chapitre « Césures »  : […] Empruntant à la poésie le mot qui signifie démarcation entre deux hémistiches d'un même vers, j'ai proposé de nommer césure ce qui peut séparer les images d'un même objet étudié par deux méthodes scientifiques distinctes. Jusqu'à ces dernières années, on avait toujours admis implicitement la non-discontinuité de ces images. On n'imaginait pas qu'une pierre, un tissu vivant o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/concept-de-realite/

RÉFLEXIVE ANALYSE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 266 mots

À la suite de Jules Lagneau, disciple de Lachelier, on appelle « analyse réflexive » l'analyse qui consiste à réfléchir sur n'importe quelle pensée en vue de dégager les conditions de toute pensée, de découvrir les caractères essentiels de la pensée ; remontant de condition en condition, elle retrouve ce qui fait l'unité de la pensée, sa nécessité, son universalité, sa spont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/analyse-reflexive/#i_9

REPRÉSENTATIONS COLLECTIVES

  • Écrit par 
  • Jean-Christophe MARCEL
  •  • 1 140 mots

Dans le chapitre « Définition »  : […] De ce constat découle la preuve de leur origine sociale, car « les caractères singuliers et variables des êtres n'intéressent que rarement la société ; en raison même de son étendue, elle ne peut être affectée que par leurs propriétés générales et permanentes ». Or, dans le monde sensible, seule la société présente de telles caractéristiques dont l'individu peut faire l'expérience. Selon Durkheim, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/representations-collectives/

ROYCE JOSIAH (1855-1916)

  • Écrit par 
  • Charles BALADIER
  •  • 592 mots

S'inscrivant, avec Francis Herbert Bradley et Bernard Bosanquet dans la ligne de l'« idéalisme » hégélien — étiquette que les intéressés récusent néanmoins —, Josiah Royce reprend, pour l'essentiel de son apport philosophique, le problème que posait le premier de ces trois penseurs anglo-saxons au sujet du rapport de l'individu avec l'absolu. Tandis que, pour Bradley, nous sommes en contact avec l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/josiah-royce/

RUMINATIONS MENTALES, psychologie

  • Écrit par 
  • Céline BAEYENS
  •  • 982 mots

Dans le chapitre « Différents modes de rumination »  : […] Les ruminations ne sont pas systématiquement associées à des conséquences négatives ou des troubles psychologiques. Selon la théorie des modes de traitement, les conséquences, positives ou négatives, des ruminations dépendent du mode de pensée qui sous-tend les ruminations. Certaines ruminations sont sous-tendues par un mode concret de pensée. Dans ce mode, l’attention est centrée sur l’instant p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ruminations-mentales-psychologie/#i_9

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Science et ontologie »  : […] Radicalisant la critique husserlienne, Heidegger affirme, dans un cours donné en 1952 à l'université de Fribourg-en-Brisgau : « la science ne pense pas, et ne peut pas penser ; et c'est même là, ajoute-t-il, sa chance, je veux dire ce qui lui assure sa démarche propre et bien définie » ( Qu'appelle-t-on penser ? ). Revenant quelque temps après sur cette proposition, si choqua […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_9

SUJET

  • Écrit par 
  • Baldine SAINT GIRONS
  •  • 3 607 mots

Dans le chapitre « Cartésianisme et psychanalyse »  : […] Un premier point est essentiel : le sujet psychanalytique vient au jour en même temps que la science moderne et, plus exactement, au temps où l'impérialisme de celle-ci, se réfractant du côté de la logique, apprend à connaître ses bornes dans l'impossibilité d'une démonstration de consistance et l'indécidabilité formelle de ses énoncés. Le sujet psychanalytique, c'est celui que la science moderne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sujet/

SYNTHÈSE, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 343 mots

Pour présenter la synthèse, on s'inspirera plus particulièrement de deux philosophes qui ont fait d'elle un moment essentiel de la pensée : Kant et Hegel. Kant introduit la distinction entre les jugements analytiques, qui élucident et expliquent un concept sans communiquer d'information nouvelle (par exemple : « Tous les corps sont divisibles »), et les jugements synthétiques, qui sont informatifs […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/synthese-philosophie/#i_9

TOTALITÉ

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 3 269 mots

Nous reconnaissons un tout quand une multiplicité d'objets – ou, dans une continuité homogène, une multiplicité de points ou d'éléments – forme une unité ou entre, sans résidu, sous un acte unique de la pensée. Ce par quoi le tout est un tout, la totalité, s'emploie aussi comme synonyme du tout. Les notions du tout et de la totalité sont impliquées dans toute pensée et dans t […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/totalite/#i_9

UNIVERSAUX, linguistique

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 4 975 mots

Dans le chapitre « L'approche cognitive  »  : […] Cette orientation récente de la typologie linguistique en direction de la cognition participe d'un mouvement plus vaste. De nombreux courants linguistiques se réclamant d'une approche cognitive des langues se sont en effet, depuis quelques années, penchés à leur tour sur la question des universaux du langage. Citons par exemple les « grammaires cognitives » américaines (George Lakoff, Ronald Lang […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/universaux-linguistique/#i_9

VÉRITÉ

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Antonia SOULEZ
  •  • 10 663 mots

Dans le chapitre « De la distinction entre le vrai dans l'être et le vrai dans la pensée à la critique de la vérité comme adéquation »  : […] Du Cratyle au Sophiste , Platon procède en quelque sorte à la mise en place du concept de vérité dans son rapport au discours. Il ne suffit pas en effet de débattre, comme dans le Cratyle , de la « justesse des noms » pour répondre à la question de la vérité. Une fois libérée d'une illusoire confiance dans les mots, reste encore à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/verite/

VYGOTSKI LEV SEMENOVITCH (1896-1934)

  • Écrit par 
  • Jean-François RICHARD
  •  • 280 mots

Professeur à l'institut de psychologie de l'université de Moscou, L. S. Vygotski s'est consacré à l'étude du développement des fonctions mentales supérieures. Du fait de la brièveté de sa carrière scientifique et du retard avec lequel son œuvre fut connue en dehors de l'Union soviétique (son ouvrage principal fut traduit seulement en 1956 sous le titre Language and Thought ), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lev-semenovitch-vygotski/#i_9

WHITEHEAD ALFRED NORTH (1861-1947)

  • Écrit par 
  • Jean-Luc VERLEY, 
  • Jean WAHL
  •  • 2 204 mots

Dans le chapitre « La négation de la bifurcation cartésienne »  : […] Né à Ramsgate (Kent), Alfred North Whitehead se forma à Cambridge, où il devint fellow de Trinity College, puis fut professeur de physique mathématique à l'université de Londres, collaborant alors avec Russell pour la rédaction des Principia mathematica (1910-1913) et publiant lui-même, en 1920, The Concept of Nature . À Cambridge […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alfred-north-whitehead/#i_9

WITTGENSTEIN LUDWIG

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI, 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 4 202 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Jeux de langage »  : […] À l'époque des Investigations philosophiques , et dès les années 1930, Wittgenstein caractérise sa méthode d'analyse par la notion de « jeu de langage ». Créer un jeu de langage, c'est imaginer le fonctionnement d'un système symbolique artificiellement fabriqué, mais envisagé comme mode de communication complet en lui-même. De tels jeux ne sont pas pour Wittgenstein des modèl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ludwig-wittgenstein/

Voir aussi

Pour citer l’article

Pascal ENGEL, « PENSÉE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/pensee/