ROUSSEAU JEAN-JACQUES

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Jean-Jacques Rousseau

Jean-Jacques Rousseau
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Émile, J.-J. Rousseau

Émile, J.-J. Rousseau
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L'épreuve de la connaissance de soi

Victime de l'incompréhension et de la persécution, Rousseau se mit à rédiger ses Confessions, à la fois pour justifier sa conduite et pour éclairer le monde sur sa personnalité. La « lapidation » de Môtiers, puis l'expulsion de l'île de Saint-Pierre interrompirent une première fois ce travail qui fut repris à Wootton, en Angleterre, où Rousseau s'était réfugié. Toutefois la solitude, la méconnaissance de la langue et les dispositions psychiques de Rousseau lui-même (certains incidents aggravant un délire de persécution déjà latent) persuadèrent l'auteur qu'il était la proie d'un immense complot, ourdi non seulement par les encyclopédistes et les théologiens, mais encore par les ministres et même par les simples citoyens pour étouffer sa voix, la voix de la vérité. Pris de panique, il quitta subitement l'Angleterre, en déclarant qu'il s'engageait à ne plus rien publier de son vivant « sur quelque sujet que ce puisse être » et qu'il renonçait même à écrire ses mémoires. Désormais Rousseau va vivre dans la société de la nature, se passionnant pour la botanique et s'enchantant au souvenir des moments heureux de sa jeunesse que ses promenades lui rappellent. Il collectionnera des plantes, formera des herbiers et rédigera pour une de ses amies des « lettres sur la botanique ». La nature n'a rien perdu, à ses yeux, de sa vertu apaisante, elle détourne l'homme de ses angoisses et de ses obsessions, elle est source de rêverie et même d'extase, car elle témoigne de l'art avec lequel Dieu a construit le monde.

Au retour de ses promenades, Rousseau poursuit la rédaction de ses Confessions qui, dans son esprit, ne doivent paraître que longtemps après sa mort. La première partie, qui mène le lecteur de la naissance de l'écrivain jusqu'à son départ pour Paris en 1742, a une tonalité enjouée. Rousseau veut montrer un homme dans toute la vérité de la nature, il veut brosser le portrait sincère d'un être – exceptionnel et unique, croit-il – pour que chaque lecteur puisse s'y référer. Et, pour y parvenir, il [...]


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Écrit par :

  • : professeur à l'université de Genève, Doyen honoraire de la faculté des lettres

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DISCOURS SUR L'ORIGINE ET LES FONDEMENTS DE L'INÉGALITÉ PARMI LES HOMMES (J.-J. Rousseau) - Fiche de lecture

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DU CONTRAT SOCIAL, Jean-Jacques Rousseau - Fiche de lecture

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ESSAI SUR L'ORIGINE DES LANGUES, Jean-Jacques Rousseau - Fiche de lecture

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Revenir aux origines de ce court texte de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) publié en 1781, trois ans après sa mort dans un recueil intitulé Traités sur la musique, c'est en dire le statut vagabond dans l'œuvre du philosophe, à la fois réflexion sur la musique et les fondements de la sociét […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/essai-sur-l-origine-des-langues/#i_2311

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Dans le chapitre « La disjonction de l'affect et de la passion : Kant »  : […] La profonde nouveauté de Kant dans l'histoire de la philosophie, le « renversement » ou la « révolution copernicienne », consiste en sa conception architectonique de la pensée, c'est-à-dire en ce que les termes (concepts) et les choses ( Sachen ) de la pensée dépendent, dans leur pouvoir de signifier, de l'orientation préliminaire de la pensée au sein du champ symbolique des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/affectivite/#i_2311

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Dans le chapitre « Le mot français »  : […] Il faut tenir compte d'un fait majeur : le terme français « aliénation » est, d'une part, un mot appartenant au fonds français, d'autre part, la traduction approchée d'un groupe de mots allemands qui véhiculent une tout autre tradition de pensée. Il importe donc d'isoler d'abord la fibre de sens qui est de notre fonds et de chercher le principe de limitation propre à cette tradition. La chose est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alienation/#i_2311

AMOUR

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ANARCHISME

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Dans le chapitre « Le contrat anarchiste »  : […] L'anarchisme répudiant toute idée d'autorité comme étant contraire à la notion de la liberté individuelle, il lui apparaît que l' ordre et la justice, dont il ne nie aucunement la nécessité pour la cité, doivent reposer sur un contrat librement conclu entre les intéressés. Les clauses d'un tel contrat, profitables à tous les contractants, sont observées tout aussi librement. Ce contrat anarchiste […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anarchisme/#i_2311

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Dans le chapitre « Autobiographie et vérité »  : […] Si l'on veut un fondateur, ce sera Rousseau , non parce qu'il a raconté tout (il en est loin), mais parce qu' il dit qu'il le fait. Les premières lignes des Confessions assignent au lecteur médusé la place de celui à qui l'on annonce du référent (ma vie) pour mieux le prendre dans la rhétorique de cette annonce même. Témoin et v […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/autobiographie/#i_2311

AUTONOMIE

  • Écrit par 
  • François BOURRICAUD
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Dans le chapitre « Le contrat social »  : […] L'autonomie apparaît alors non plus seulement comme la capacité d'agir selon la loi, ou par le respect pour la loi, mais de se donner à soi-même sa propre loi : ne retrouvons-nous pas ici l'idée classique relevée plus haut chez les historiens grecs ? En fait, la conception moderne de l'autonomie est beaucoup plus radicale : elle ne touche pas seulement le niveau des constitutions politiques, elle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/autonomie/#i_2311

BABOUVISME

  • Écrit par 
  • Albert SOBOUL
  •  • 4 032 mots

Dans le chapitre « L'itinéraire révolutionnaire »  : […] À suivre la correspondance de Babeuf avec Dubois de Fosseux, dans les années qui précédèrent la Révolution, l'origine livresque du communisme de Babeuf ne fait aucun doute. Rousseau, Mably, Morelly et son Code de la nature (mais quant à ce dernier plus tardivement) ont exercé sur Babeuf une influence décisive. Il se livre à une étude « consciente » des principales œuvres de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/babouvisme/#i_2311

BEST-SELLER

  • Écrit par 
  • Pierre NORA
  •  • 3 400 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le best-seller et l'édition »  : […] Dans le cas de cette nouvelle forme de « littérature populaire » qu'est le best-seller, l'intéressant est de suivre, à la faveur de l'indifférenciation sociale qui caractérise les sociétés démocratiques de masse et qui réunit des publics autrefois séparés, la métamorphose contemporaine de toutes les formes du magique autrefois présentes dans le roman-feuilleton ou la littérature de colportage, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/best-seller/#i_2311

BONHEUR (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 588 mots

Dans le chapitre « La fiction d’un bonheur originel »  : […] Même si le monothéisme, comme nous le verrons plus loin, a joué un rôle décisif dans la conception que nous nous faisons de la conscience, les anciens Grecs avaient parfaitement saisi, dans un autre contexte, la situation intermédiaire de l’être humain. Ainsi que l’exprime le premier chœur de l’ Antigone du dramaturge Sophocle (495-406 av. J.-C.), l’homme est situé entre de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bonheur-notions-de-base/#i_2311

BOUFFONS QUERELLE DES

  • Écrit par 
  • Jacques GHEUSI
  •  • 1 982 mots

Dans le chapitre « L'influence des Italiens »  : […] Les passions soulevées par l'arrivée des Bouffons italiens à Paris ne furent pas vaines, car l'influence exercée par leur style sur l'opéra-comique français fut féconde. L'opéra-comique se limitait jusqu'alors à la comédie à ariettes, mise à la mode par des compositeurs comme Gillier, Mouret, Saint-Sevin, Corrette, Blaise, par des librettistes et adaptateurs comme Lesage, D'Orneval, Piron, Fuzelie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/querelle-des-bouffons/#i_2311

SAUVAGE LE BON

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 1 038 mots
  •  • 1 média

On retrouve, dans la plupart des mythologies anciennes, la légende de l'âge d'or : les philosophes et les poètes grecs et latins, par exemple, ont souvent évoqué l'existence, dans des temps reculés et donc révolus, d'une humanité plus heureuse et plus juste ; plus près de nous, des générations de voyageurs et d'écrivains se sont plu à décrire des sociétés tout aussi étrangères aux institutions et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-bon-sauvage/#i_2311

CHANGEMENT SOCIAL

  • Écrit par 
  • François BOURRICAUD
  •  • 5 802 mots
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Dans le chapitre « La dimension exogène »  : […] Des facteurs exogènes peuvent néanmoins briser l'unité de la société et détraquer ses circuits. Selon le schéma proposé par Durkheim, de telles perturbations se produisent chaque fois que la « concurrence pour la vie », aiguisée par un accroissement de population, oblige les hommes à élaborer de nouvelles combinaisons technologiques (tel le passage à l'agriculture pendant la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/changement-social/#i_2311

CIVISME

  • Écrit par 
  • Bernard GUILLEMAIN
  •  • 4 694 mots

Dans le chapitre « Théoriser le civisme : une tâche impossible »  : […] L'échec d'un grand esprit est toujours exemplaire. En réalité, personne ne s'est jamais demandé quelle serait la nature de la représentation que nous nommons civisme. « Civisme » ne peut signifier un concept scientifique. En effet, le retrait individuel postulé par la société démocratico-libérale ne constitue qu'une condition nécessaire et non suffisante de l'apparition d'un civisme. On peut juger […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/civisme/#i_2311

COMMUNISME - Histoire

  • Écrit par 
  • Annie KRIEGEL
  •  • 13 805 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Aux origines »  : […] « L'homme est né libre et partout il est dans les fers », constate Rousseau dans le premier chapitre du Contrat social (1762). Seule la volonté générale, c'est-à-dire l'accord entre les individus qui composent la société dans son ensemble, garantie par la souveraineté populaire, peut faire du pouvoir politique l'expression même du Bien et permettre l'émancipation humaine. Un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/communisme-histoire/#i_2311

COMPOSITION MUSICALE

  • Écrit par 
  • Michel PHILIPPOT
  •  • 6 852 mots
  •  • 2 médias

Dans son Dictionnaire de musique , Jean-Jacques Rousseau définit la composition musicale comme « l'art d'inventer et d'écrire des chants, de les accompagner d'une harmonie convenable, de faire, en un mot, une pièce complète de musique avec toutes ses parties ». Le mot composition engloberait donc, appliqué à la musique, toutes les techniques musicales, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/composition-musicale/#i_2311

CONTRAT SOCIAL

  • Écrit par 
  • Michel TROPER
  •  • 4 442 mots

Dans le chapitre « Rousseau »  : […] Comme le pacte de Hobbes, le contrat social de Rousseau fonde à la fois la société et l'État et institue un pouvoir sans limites. Mais là s'arrêtent les analogies. Rousseau ne cherche pas comme Hobbes et les autres théoriciens du contrat social à trouver le fondement logique de l'autorité politique, quelle qu'elle soit, mais seulement d'une autorité telle qu'elle rende les individus aussi libres d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contrat-social/#i_2311

CULTURE - Nature et culture

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
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Dans le chapitre « Le sophisme naturaliste »  : […] Aussi bien « nature » que « culture » sont des termes qui désignent moins des réalités strictement déterminées que des termes horizon, si l'on peut dire, des termes « englobants ». Ils constitueraient, pour la nature, l'horizon de totalisation de toutes les choses, forces, données, de tous les êtres ( avec la nature humaine, ou sans elle), et, pour la c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/culture-nature-et-culture/#i_2311

DERATHÉ ROBERT (1905-1992)

  • Écrit par 
  • Simone GOYARD-FABRE
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Né à Besançon en décembre 1905, fils d'un libraire, Robert Derathé, après des études au lycée de sa ville natale, poursuivit, au lycée Louis-le-Grand, puis à la Sorbonne, un cursus philosophique qui le conduisit, en 1931, jusqu'à l'agrégation. Il enseigna alors aux lycées de Quimper, puis de Poitiers. Pensionnaire, de 1935 à 1938, à l'Institut français de Berlin, il séjourna ensuite à l'Institut f […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/robert-derathe/#i_2311

DEVOIR (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
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Dans le chapitre « « Une voix intérieure » »  : […] Les stoïciens ont porté à sa perfection la conception antique du devoir, que l’on trouve exprimée en un adage : « Le sage est heureux même dans le taureau de Phalaris. » Phalaris, tyran d’Agrigente, avait demandé qu’on fabrique un taureau en airain creux dans lequel les suppliciés étaient enfermés avant qu’on allume un brasier sous la statue de métal. Premiers philosophes à avoir mis l’accent sur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/devoir-notions-de-base/#i_2311

DIVERTISSEMENT, spectacle

  • Écrit par 
  • Armel MARIN
  •  • 958 mots

Molière l'a constaté : rien n'est plus difficile que de faire « rire les honnêtes gens ». Une longue tradition comique et poétique a donné ses lettres de noblesse théâtrale au spectacle de divertissement : la farce et les tréteaux à la fin du Moyen Âge, la comédie à l'italienne au xvii e siècle, la pantomime et le mélodrame au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/divertissement-spectacle/#i_2311

ENFANCE (Les connaissances) - La socialisation

  • Écrit par 
  • Philippe MALRIEU
  •  • 5 482 mots
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Dans le chapitre « Les théories »  : […] De ce double processus, les théories de la socialisation soulignent tel ou tel aspect, en fonction des idéologies qui leur sont sous-jacentes, mais aussi en raison des méthodes qu'elles privilégient. Ainsi a-t-on relevé la tendance des Anglo-Saxons à souligner dans la socialisation les relations interpersonnelles, la recherche par les individus de l'utile et du plaisir, tandis que les sociologues […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enfance-les-connaissances-la-socialisation/#i_2311

ÉPINAY LOUISE marquise D' (1726-1783)

  • Écrit par 
  • Raoul VANEIGEM
  •  • 524 mots

L'art du commérage mené à la pointe de l'esprit fonde pour une grande part l'attrait que suscitent l'œuvre et la vie de Louise Florence Pétronille Tardieu d'Esclavelles, née à Valenciennes en 1726. Recueillie, à la mort de son père, par sa tante, M me de Bellegarde, qui l'éduquera avec sa propre fille, la future M me d'Houdetot, Louise épouse, en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epinay-louise-marquise-d/#i_2311

FAMILLE - Les enjeux de la parentalité

  • Écrit par 
  • Daniel BORRILLO
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Dans le chapitre «  L'ordre familial « naturel » »  : […] Ainsi, Rousseau affirme dans son essai fameux Du contrat social (livre I, chap. II), que « la plus ancienne de toutes les sociétés, et la seule naturelle, est celle de la famille ». Locke voit dans celle-ci la communauté la plus proche de l' état de nature. L'ordre patriarcal est présenté par ces auteurs comme allant de soi et servant même de prototype pour l'organisation so […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/famille-les-enjeux-de-la-parentalite/#i_2311

HELVÉTIUS CLAUDE ADRIEN (1715-1771)

  • Écrit par 
  • Yves SUAUDEAU
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Né à Paris et fils du premier médecin de la reine Marie Leszczyńska, femme de Louis XV, Helvétius achète en 1738 une charge de fermier général qui lui rapporte bientôt 300 000 livres de revenus par an. Fortuné, il se consacre à l'étude, soutient matériellement ses amis philosophes et fréquente en particulier Montesquieu, Buffon et Voltaire. Renonçant à sa charge en 1750, il épouse l'année suivante […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/claude-adrien-helvetius/#i_2311

HOMME - La réalité humaine

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  • Alphonse DE WAELHENS
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Dans le chapitre « Kant et Rousseau »  : […] De ce point de vue, on doit constater l'ambiguïté du kantisme. Certes, on l'a maintes fois souligné, et il faut s'y tenir quelle que soit la valeur de certaines interprétations opposées, le kantisme a été une entreprise soucieuse avant tout de fonder la vérité de la science. Certes encore, Kant a montré que ce souci ne pouvait s'étendre jusqu'à assurer, sur le plan ontologique, l'existence du moi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/homme-la-realite-humaine/#i_2311

INNÉISME

  • Écrit par 
  • Jean-Louis DUMAS
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Doctrine philosophique d'après laquelle sont en quelque sorte inscrits ou présents dans l'esprit humain des idées, des vérités (rapports entre idées) ou des principes. On la fait parfois remonter jusqu'à Platon (théorie de la réminiscence : l'âme conserve le souvenir confus des idées contemplées avant cette vie). La théologie chrétienne a souvent repris et transposé cette thèse, sous la forme de l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/inneisme/#i_2311

JARDINS - Esthétique et philosophie

  • Écrit par 
  • Catherine CHOMARAT-RUIZ
  •  • 3 585 mots

Dans le chapitre « Le pittoresque et le sublime »  : […] À l'inverse, le type de compositions pratiquées au xviii e  siècle côtoie l'esthétique de Descartes, Boyceau et Antoine Joseph Dezallier d'Argenville. Là où le philosophe explique que les idées sont comme « des tableaux et des peintures », Boyceau insiste sur les allées et les longs promenoirs dont l'air colore les lointains, tandis que Dezallier […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jardins-esthetique-et-philosophie/#i_2311

LAÏCITÉ

  • Écrit par 
  • Jean BAUBÉROT, 
  • Émile POULAT
  •  • 7 588 mots
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Dans le chapitre « La Révolution, entre « religion civile » et laïcisation »  : […] Dans la société de chrétienté, le problème du pouvoir était abordé, de façon dominante, sous l'angle des rapports distincts mais non séparés du spirituel et du temporel. Au cours des siècles, le temporel l'a de plus en plus emporté mais sans que le cadre institutionnel et socioculturel soit fondamentalement transformé. Ainsi, le roi de France est « le lieutenant de Dieu sur terre ». Sacré à Reims […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/laicite/#i_2311

LANGAGE (notions de base)

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Dans le chapitre « La langue : un système ? »  : […] La linguistique du xx e  siècle s’est penchée sur la notion de « langue ». Ce fut le cas du pionnier en ce domaine que fut le Suisse Ferdinand de Saussure (1857-1913). La parole , parce qu’elle est individuelle et largement insaisissable, ne doit pas préoccuper le linguiste, qui va concentrer son attention sur la «  langue  ». Qu’est-ce que la l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langage-notions-de-base/#i_2311

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  •  • 4 455 mots
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LIBERTÉ (notions de base)

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  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 519 mots

Dans le chapitre « La liberté dans la Cité »  : […] Un autre champ de signification de la liberté est la liberté politique, qui soulève une question majeure : peut-il exister une forme d’organisation sociale qui soit compatible avec les libertés individuelles ? Nul n’a mieux formulé cette difficulté que Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), en définissant le pacte social en 1762 : « Trouver une forme d'association qui défende et protège de toute la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberte-notions-de-base/#i_2311

LIBRES ENFANTS DE SUMMERHILL, A. S. Neill - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Éric LETONTURIER
  •  • 1 322 mots

Dans le chapitre « Une utopie en pédagogie ? »  : […] La pensée d'Alexander Sutherland Neill doit beaucoup à l'œuvre de Jean-Jacques Rousseau. À côté de sa croyance optimiste en la bonté naturelle de l'homme, l'auteur s'inscrit dans cette tradition pédagogique, ouverte par Rousseau, qui organise sa réflexion autour du développement de l'enfant pris dans sa singularité et des divers investissements affectifs dont il fait l'objet. Ce faisant, il s'écar […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/libres-enfants-de-summerhill/#i_2311

LITTÉRATURE ÉPISTOLAIRE

  • Écrit par 
  • Alain VIALA
  •  • 6 820 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le roman épistolaire »  : […] Cette conversion du réel vécu en objet littéraire représente, dans le roman par lettres, la convention fondatrice du genre : un récit s'y construit non par la voix d'un narrateur, mais par le jeu d'une ou de plusieurs correspondances données pour vraies. Le lecteur se trouve en prise directe sur les mots et les pensées avouées des personnages, et l'usage de la lettre fonctionne comme un puissant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-epistolaire/#i_2311

FRANÇAISE LITTÉRATURE, XVIIIe s.

  • Écrit par 
  • Pierre FRANTZ
  •  • 7 651 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Naissance de l’intellectuel »  : […] Bien sûr, il serait illégitime d’annexer la littérature française du xviii e  siècle aux Lumières , comme mouvement de pensée et comme ensemble de valeurs. Cependant, leur emprise est telle qu’elle la marque tout entière. La notion même de « Lumières » est si vaste et recouvre des aspects si variés que seules les pensées adverses peuvent en être v […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-francaise-xviiie-s/#i_2311

LOI

  • Écrit par 
  • Georges BURDEAU, 
  • Universalis
  •  • 12 636 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La loi, expression de la volonté générale »  : […] Que le rationalisme de la pensée philosophique du xviii e  siècle ait profondément marqué la conception française de la loi, c'est incontestable. Cependant lorsque la Déclaration des droits de 1789 donne la définition de la loi, ce n'est ni à Montesquieu ni aux encyclopédistes qu'elle en emprunte les termes, mais à Rousseau : « La loi est l'expre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/loi/#i_2311

LUMIÈRES

  • Écrit par 
  • Jean Marie GOULEMOT
  •  • 7 857 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'homme comme être social »  : […] Il reste l'homme, situé au-dessus de l'animal. Mais que faire de l'enfant sauvage, dont La Condamine raconte l'histoire ( Histoire d'une jeune fille sauvage trouvée dans les bois à l'âge de dix ans , 1775), des monstres qu'examine Buffon (sirènes, siamois) ou dont rêvent Rétif de la Bretonne dans La Découverte australe (1781) et Diderot, qui accouple l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lumieres/#i_2311

MALESHERBES CHRÉTIEN GUILLAUME DE LAMOIGNON DE (1721-1794)

  • Écrit par 
  • Olivier COLLOMB
  •  • 360 mots

Fils d'un chancelier de France, premier président de la Cour des aides en 1750, Malesherbes est surtout directeur général de la Librairie, en fait chef de la censure ; en cette qualité, il protège officieusement ce qu'il est chargé d'interdire : l'achèvement de l' Encyclopédie est son œuvre. Il manifeste plus d'amitié encore que de sentiments protecteurs à Jean-Jacques Rouss […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/malesherbes-chretien-guillaume-de-lamoignon-de/#i_2311

MOI

  • Écrit par 
  • Catherine CLÉMENT, 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 12 471 mots

Dans le chapitre « L'identification »  : […] C'est en étudiant l' hystérie, on le sait, que Freud a pu discerner les pouvoirs de l'inconscient, en particulier sur le corps. Or l'un des mécanismes les plus marquants de l'hystérie, l'identification, est propre à faire apparaître le lien spécifique entre le moi et le réel extérieur, et à révéler en quoi ce lien est différent de celui que pose la philosophie classique. Une femme hystérique s'id […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moi/#i_2311

MORALE

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 15 730 mots

Dans le chapitre « Les philosophies de l'histoire des morales »  : […] La solution a été cherchée sur des voies divergentes, qui cependant toutes contiennent, soit explicitement, soit implicitement, une philosophie de l'histoire des sociétés humaines. On considère l'individu et tous les individus comme moralement déchus, formant par conséquent des sociétés injustes ; le salut, regardé comme hors d'atteinte pour les hommes dépravés ou comme à leur portée (Rousseau d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/morale/#i_2311

NATURE / CULTURE (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 450 mots

« L’homme du monde est tout entier dans son masque. N’étant presque jamais en lui-même, il y est toujours étranger, et mal à son aise quand il est forcé d’y entrer. Ce qu’il est n’est rien, ce qu’il paraît est tout pour lui. » Cette affirmation, que l’on peut lire au livre IV d’ Émile ou De l’éducation (1762) de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), s’ap […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nature-culture-notions-de-base/#i_2311

NATUREL DROIT

  • Écrit par 
  • Marie-Odile MÉTRAL-STIKER
  •  • 5 966 mots

Dans le chapitre « Le passage à l'ordre juridique »  : […] Solution à la contradiction du désir, l'universalité du droit et son transfert, fondement de la société, sont autant de ruses du désir. Mais il demeure qu'on comprend mal comment, là où « les hommes ne retirent pas d'agrément (mais au contraire un grand déplaisir) de la vie en compagnie » ( Léviathan , xiii ), les hommes peuvent en venir à s'assemble […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/droit-naturel/#i_2311

ORIGINE

  • Écrit par 
  • Pierre-François MOREAU
  •  • 2 736 mots

Dans le chapitre « L'actuel et l'originaire »  : […] L'appel à l'origine ne doit pas être confondu avec une fondation historique : pour ceux qui s'y réfèrent, en effet, le temps n'a pas de force fondatrice ; ils sont au contraire en lutte avec ceux qui se réclament de la force des siècles et du poids de la tradition. La polémique entre Filmer, l'auteur du Patriarcha (posthume, 1680), et Locke est à cet égard révélatrice. Le pr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/origine/#i_2311

PANTHÉISME

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 7 630 mots

Dans le chapitre « L'essence du panthéisme »  : […] L'affirmation principielle du panthéisme porte sur l'Unité de l'Être, c'est-à-dire sur l'unité homogène et dynamique de la Totalité. Immanence et totalité se trouvent aussi bien chez Plotin et Bruno que chez Spinoza, Schelling ou Hegel. Cette Unité-Totalité est Dieu. Mais, tandis que les stoïciens, Plotin ou Bruno voient en ce Dieu Nature un grand animal vivant, et Hegel un Esprit aux multiples fi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pantheisme/#i_2311

PÉDAGOGIE - Les courants modernes

  • Écrit par 
  • Antoine LÉON
  •  • 4 232 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Innovation et conciliation chez Rousseau »  : […] Si Érasme fonde l'action éducative sur le jeu des intérêts extrinsèques suscités par une pédagogie attrayante, Rousseau considère qu'il faut partir des besoins réels et profonds de l'enfant et qu'on doit créer des situations dans lesquelles les apprentissages scolaires apparaissent comme des moyens propres à satisfaire ces besoins. Une véritable éducation fonctionnelle repose, en outre, sur la re […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pedagogie-les-courants-modernes/#i_2311

PEUPLE NOTION DE

  • Écrit par 
  • Yves SUREL
  •  • 1 501 mots

Dans le chapitre « Des univers de sens »  : […] La première acception, celle de peuple-souverain, semble évidente aujourd'hui par l'effet de naturalisation progressive qu'a provoqué l'expansion de la démocratie. Pourtant, la conception du peuple comme fondateur et acteur principal de l'ordre politique vient pour l'essentiel du Moyen Âge, avant de connaître une première formalisation moderne avec Thomas Hobbes et Jean-Jacques Rousseau. C'est ai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/notion-de-peuple/#i_2311

PRATIQUE ET PRAXIS

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 6 693 mots

Dans le chapitre « Le pragmatisme et le problème kantien du sens »  : […] Le pragmatisme, au nom significatif, en tire les conséquences : les spéculations des métaphysiciens, que ceux-ci soient dogmatiques ou critiques, sont dénuées de sens, étant donné qu'aucun prolongement concret n'est donné à leurs thèses, qu'on les accepte ou qu'on les nie ; qu'il n'y ait qu'un monde ou qu'il y en ait plusieurs n'importe pratiquement à personne, de même qu'il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pratique-et-praxis/#i_2311

PROGRÈS

  • Écrit par 
  • Bernard VALADE
  •  • 8 634 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La nature et le temps »  : […] Sans doute fallait-il qu'un sens positif soit donné au temps pour que s'affirme la croyance au progrès, véritable eschatologie graduelle, comme l'écrit Louis Dumont. Ce dernier a fortement marqué combien l'Inde est demeurée étrangère à l'idée d'un âge d'or situé dans l'avenir et peu à peu réalisé par l'effort de l'homme, conjugué aux effets du temps valorisé comme complice de sa volonté. Il a éga […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/progres/#i_2311

RACE

  • Écrit par 
  • Daniel de COPPET, 
  • Universalis
  •  • 4 633 mots

Dans le chapitre « Le siècle des Lumières »  : […] L' anthropologie du siècle des Lumières est particulièrement significative car elle cherche à rendre compte de l'existence, récemment découverte, des nations sauvages, pour mieux l'opposer à celle du monde européen civilisé. Ce qui intéresse les philosophes, c'est de découvrir le sens des nations européennes. Ce faisant, ils confondent les apparences « raciales » et les « productions sociologique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/race/#i_2311

RAMEAU JEAN-PHILIPPE

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 3 215 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le grand essor »  : […] La Pouplinière entretenait un orchestre : il en confie la direction à Rameau. M me  de La Pouplinière devient son élève et fait de son hôtel un cénacle artistique, où Rameau rencontre l'abbé Pellegrin et Voltaire, qui lui donnent ses premiers livrets. C'est à l'hôtel de La Pouplinière qu'on crée, en concert, Hippolyte et Aricie , sa première tragédie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-philippe-rameau/#i_2311

REPRÉSENTATION POLITIQUE

  • Écrit par 
  • Loïc BLONDIAUX
  •  • 1 495 mots

Qu'est-ce que représenter ? Le représentant, en politique, a deux visages : il est celui qui incarne le représenté et celui qui agit en son nom. Dans les deux cas, s'il rend l'autre présent, c'est à condition de se substituer à lui. La représentation politique est fondée sur ce premier paradoxe : le représentant amène le représenté à l'existence dans le mouvement même où il l'escamote et prend sa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/representation-politique/#i_2311

RÉVOLUTION

  • Écrit par 
  • François CHÂTELET
  •  • 4 247 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Rompre pour rétablir »  : […] Pour expliquer la dramatique des sociétés humaines et de leur devenir – ce qu'on appelle actuellement histoire – l'auteur du Timée recourt à un mythe : jadis (il y a bien longtemps), le « cours des choses » allait dans le bon sens  ; alors, les hommes étaient directement gouvernés par les dieux ; ceux-ci veillaient à leur bonheur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/revolution/#i_2311

ROCOCO

  • Écrit par 
  • Georges BRUNEL, 
  • François H. DOWLEY, 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 21 053 mots
  •  • 14 médias

Dans le chapitre « Du baroque au rococo galant »  : […] « À son dernier stade d'évolution, l'art baroque plastique s'affaiblit et se perd dans les mignardises et les joliesses du rococo. Le baroque musical connaît une conclusion parallèle ; dans le style galant, la tension féconde créée par le jeu concertant des voix s'affaiblit et disparaît. La mélodie prétend régner en maîtresse absolue et se débarrasser des ultimes vestiges de la polyphonie » (Gold […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rococo/#i_2311

ROMANTISME

  • Écrit par 
  • Henri PEYRE, 
  • Henri ZERNER
  •  • 22 144 mots
  •  • 18 médias

Dans le chapitre « Le préromantisme »  : […] Depuis 1900 environ, les historiens littéraires ont inventé la qualification de préromantique pour désigner les pionniers qui, dès le milieu du xviii e  siècle, mécontents de l'intellectualité parfois sèche qu'ils trouvaient autour d'eux, avaient déjà quelques pressentiments d'un climat nouveau de sensibilité et voulaient l'exprimer dans la littér […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/romantisme/#i_2311

SALONS LITTÉRAIRES

  • Écrit par 
  • Antoine LILTI
  •  • 6 529 mots

Dans le chapitre « Les écrivains et la bonne société. »  : […] Comme nous l'avons vu, au regard d'autres formes de sociabilité mondaine, une des grandes spécificités des salons parisiens est la place qu'y occupent les écrivains. Leur présence régulière et durable au sein de la bonne société a été souvent commentée par les historiens et a donné lieu à des interprétations divergentes. Doit-on considérer que les auteurs qui fréquentent les salons ne sont que des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/salons-litteraires/#i_2311

ANIMALITÉ

  • Écrit par 
  • Florence BURGAT
  •  • 7 668 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Rousseau et la refondation d'un droit naturel »  : […] La critique de l'humanisme métaphysique porte sur la non-pertinence d'attributs spirituels (l'âme) ou de performances cognitives (la raison, la conscience réflexive) à fonder les droits moraux. C'est la notion de sensibilité (capacité à ressentir le plaisir et la souffrance) qui serait en elle-même génératrice de droits : telle est la voie ouverte par Rousseau. Partant non pas de caractéristiques […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/animalite/#i_2311

SAUVAGES & SAUVAGERIE

  • Écrit par 
  • Claude LEFORT
  •  • 867 mots
  •  • 1 média

Comme elle trouve son expression dans les actions effectuées par les sauvages, la sauvagerie est tributaire des aléas idéologiques de cette dernière notion au cours des siècles. De même que la barbarie fut une réaction pertinente de la culture gréco-latine (comme antithèse meurtrière de la civilisation), la sauvagerie est une invention de la Renaissance européenne. Les sauvages font leur entrée da […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sauvages-et-sauvagerie/#i_2311

SOCIÉTÉ

  • Écrit par 
  • André AKOUN
  •  • 9 280 mots

Dans le chapitre « La division originaire »  : […] On retrouve, dans Malaise dans la civilisation , la pulsion de mort, principe fondateur du social dans son conflit avec Éros. Pourquoi, se demande Freud, la société a-t-elle besoin d'unir entre eux les membres de la communauté par d'autres liens que ceux de l'utilité ? Pourquoi se doit-elle de favoriser des identifications d'une intensité telle que se développent entre les in […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/societe/#i_2311

SPINOZA BARUCH (1632-1677)

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 12 184 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le XVIIIe siècle : la lutte antireligieuse, la formation du matérialisme et la pensée révolutionnaire »  : […] À l'entrée du xviii e  siècle, on note à la fois la sympathie et les prudences de Bayle. Exilé dès 1681, en Hollande, le philosophe de Rotterdam fait pendant au philosophe de La Haye ; pour toute sa vie, il est lié à ce dernier, qu'il avait commencé de lire à Sedan, mais dont il acquiert, dans le Refuge, une connaissance complète. En 1682 paraiss […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/baruch-spinoza/#i_2311

STAROBINSKI JEAN (1920-2019)

  • Écrit par 
  • Jean-Louis LEUTRAT
  •  • 1 765 mots

Dans le chapitre « La distance critique »  : […] Starobinski appartient à ce qu'on appelle l'« école de Genève », qui regroupe des personnalités aussi différentes que Georges Poulet, Marcel Raymond, Jean Rousset... Aucune méthode commune entre eux mais, comme on l'a noté, un même principe tenant à un ethos  : « la perception subjective, la relation d'empathie d'un homme et d'une œuvre » (Michel Jeanneret). Starobinski, pend […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-starobinski/#i_2311

SUFFRAGE UNIVERSEL

  • Écrit par 
  • Dominique CHAGNOLLAUD
  •  • 4 487 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Deux conceptions de la souveraineté »  : […] Il n'en demeure pas moins que les élus, malgré l'avènement du suffrage universel, ont un mandat qui reste encore de nos jours étrangement « représentatif ». En vertu de la théorie élaborée par Sieyès, la souveraineté n'appartient pas au peuple mais à la nation, personne morale distincte des individus qui la composent. C'est le sens de l'article 3 de la Déclaration des droits de l'homme et du cito […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/suffrage-universel/#i_2311

SUPPLÉMENT AU VOYAGE DE BOUGAINVILLE, Denis Diderot - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Anouchka VASAK
  •  • 975 mots

Dans le chapitre « Une utopie critique »  : […] Dans le Supplément , Tahiti fonctionne comme une utopie, à la manière de la république idéale de Thomas More. Dans cette île préservée de la civilisation et d'abord de la propriété –  Diderot rejoint ici le Rousseau du Discours sur l'origine de l'inégalité (1755) –, la terre appartient à tous, femmes et hommes, sœurs et frères, pères et filles s'aiment […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/supplement-au-voyage-de-bougainville/#i_2311

SYMPHONIE

  • Écrit par 
  • Pierre BILLARD
  •  • 3 095 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Naissance de l'esprit symphonique »  : […] Ce n'est que vers le milieu du xviii e  siècle que la symphonie comme forme musicale a commencé à se dessiner. Tous les historiens ont souligné le rôle important joué dans son élaboration par les musiciens de l'école de Mannheim et par Haydn qui fut même surnommé « le père de la symphonie » . Faudrait-il donc croire que les innombrables « symphon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/symphonie/#i_2311

TEMPÉRAMENT, musique

  • Écrit par 
  • Antoine GARRIGUES
  •  • 1 188 mots

Avant la gamme diatonique ( fa - sol - la - si - do - - mi - fa ), il existait des échelles sonores comportant moins de sons, parmi lesquelles l'échelle pentatonique ( fa - sol […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/temperament-musique/#i_2311

THÉÂTRE OCCIDENTAL - La théâtralité

  • Écrit par 
  • Henri GOUHIER
  •  • 4 012 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Théâtre et fête »  : […] Dans sa Lettre à d'Alembert ..., dite, pour simplifier, sur les spectacles (1758) Rousseau juge le théâtre moralement dangereux et, d'ailleurs, inutile. « Quoi ! écrit-il au moment de terminer, ne faut-il donc aucun spectacle dans une république ? Au contraire, il en faut beaucoup. » Mais quel genre de spectacle ? Tout est là. « Plantez au milieu d'une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-occidental-la-theatralite/#i_2311

VERTU

  • Écrit par 
  • Baldine SAINT GIRONS
  •  • 4 480 mots

Dans le chapitre « Agonistique de la vertu »  : […] Dans l'éthique évangélique, il semble au contraire que la véritable vertu soit à décrypter sous une apparence grossière. D'une façon déconcertante, rien de la précellence et de la majesté temporelle ne doit se refléter dans les figures féminines par lesquelles un Giotto a représenté les vertus. Massives et vulgaires, elles sont plus proches de puissantes ménagères que de ces gracieuses silhouettes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vertu/#i_2311

VOLONTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 8 783 mots

Dans le chapitre « Le contexte « dialectique » : Hegel »  : […] On peut voir dans la philosophie hégélienne une tentative pour donner une réponse dialectique à la série des scissions auxquelles conduit le mode de pensée critique : scissions entre l'a priori et l'empirique, entre la raison théorique et la raison pratique, entre l'obligation morale et le désir, enfin entre la volonté raisonnable et la volonté arbitraire. Là où la critique sépare, la dialectique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/volonte/#i_2311

Voir aussi

Pour citer l’article

Bernard GAGNEBIN, « ROUSSEAU JEAN-JACQUES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-jacques-rousseau/