CONTRAT SOCIAL

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Malgré leur diversité, les doctrines du contrat social se proposent toutes de trouver dans l'individu le fondement de la société, de l'État, ou simplement de l'autorité politique. À cet égard, elles diffèrent radicalement, et même s'opposent aux doctrines qui voient dans la société ou dans l'État une réalité une et définie, distincte de ses parties, qu'il s'agisse de la doctrine juridique allemande de l'État ou de la pensée sociologique, dont l'apparition et le développement au xixe siècle ont coïncidé avec le déclin de la théorie du contrat. Le postulat fondamental des doctrines du contrat est en effet l'idée que la société, ou tout au moins l'État, n'est pas un phénomène naturel, mais une création artificielle et donc volontaire. Pour elles, la nature finit à l'individu. Il faut par conséquent supposer que la société a été créée par une décision des hommes qui la composent, et que les règles qui la régissent, les droits et obligations de ses membres peuvent être expliqués, voire déduits de cette décision constitutive, ce qui implique que l'on s'interroge sur son essence. Si le pouvoir est considéré comme artificiel, il est clair qu'il n'existe pas entre les hommes, antérieurement à la décision constitutive de la société, de relations d'autorité, mais seulement d'égalité et que, dès lors, les individus ne peuvent être liés qu'en vertu de leur consentement. D'où il ressort que la décision constitutive ne peut être qu'un contrat : le contrat social ou pacte social. La référence à la notion de contrat social permet ainsi de faire dévier le problème juridique du fondement de l'autorité politique vers un problème historique et philosophique, celui de l [...]

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Écrit par :

  • : professeur à l'université de Paris-X-Nanterre, membre de l'Institut universitaire de France

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DUNS SCOT JEAN (1266 env.-1308)

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KANT EMMANUEL

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LÉVIATHAN, Thomas Hobbes - Fiche de lecture

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POLITIQUE - La philosophie politique

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POLITIQUE - Le pouvoir politique

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POUVOIR

  • Écrit par 
  • Catherine COLLIOT-THÉLÈNE
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Dans le chapitre « Pouvoir et domination »  : […] Une tendance forte de la tradition politique des Modernes tend à identifier le « pouvoir » à l'État souverain. Abordé sous cet angle, le pouvoir apparaît indissociable de la domination, c'est-à-dire d'une relation dissymétrique entre des individus qui sont en position de commander et d'autres qui leur doivent obéissance. Cette relation, dans laquelle la domination des uns a pour contrepartie la s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pouvoir/#i_13234

PUFENDORF SAMUEL VON (1632-1694)

  • Écrit par 
  • Yves SUAUDEAU
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Après des études à Leipzig et à Gênes, Pufendorf rédige en 1661 ses Elementaria jurisprudentiae universalis , ouvrage qui lui vaut l'octroi par l'Électeur palatin Charles Louis d'une chaire d'enseignement du droit naturel et du droit des nations à Heidelberg. Sous le pseudonyme de Severinus De Monzambano, il fait paraître en 1667 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/samuel-von-pufendorf/#i_13234

RAWLS JOHN (1921-2002)

  • Écrit par 
  • Catherine AUDARD
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Dans le chapitre « Théorie de la justice »  : […] Le défi normatif que relève Rawls avec son monumental ouvrage Théorie de la justice (1971), est de découvrir les principes de justice que devrait adopter toute société « juste » ou « bien ordonnée », la question institutionnelle venant ensuite. Dans cette quête, l'influence décisive va être celle de l'économie du bien-être ou économie normative ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-rawls/#i_13234

ROUSSEAU JEAN-JACQUES

  • Écrit par 
  • Bernard GAGNEBIN
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SOCIÉTÉ

  • Écrit par 
  • André AKOUN
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Dans le chapitre « Sociétés primitives et sociétés historiques »  : […] La comparaison entre des sociétés historiques et ces sociétés radicalement autres qu'on appelle sauvages éclaire singulièrement le débat précédent. L'œuvre de Pierre Clastres, en dépit de la nostalgie du « bon sauvage » qui s'y fait jour parfois, peut en être l'instrument. Elle pose en effet que le phénomène société est d'abord phénomène politique : « Le pouvoir est universel [...], il est immane […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/societe/#i_13234

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TRAITÉ THÉOLOGICO-POLITIQUE, Baruch Spinoza - Fiche de lecture

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Dans le chapitre « Le pacte social »  : […] Dans le champ politique, les hommes ont donné le pouvoir au souverain par un contrat originaire, afin qu'il les protège contre la nature, contre les autres hommes et contre leurs propres passions ; mais ces passions survivent au pacte, et l'État ne peut donc subsister que s'il ne se contente pas de ce revêtement juridique mais range de son côté des armes plus fortes : les intérêts et les passions […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/traite-theologico-politique/#i_13234

VIOLENCE

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Dans le chapitre « Violence, État et société »  : […] D'autres approches de la violence la rapportent non plus à la situation intersubjective mais aux relations entre des êtres sociaux formant, plus ou moins difficilement, des communautés. Dans son Léviathan (1651) Thomas Hobbes interprète l'état de nature comme une situation instable. Ce n'est pas que l'homme y soit irrémédiablement l'ennemi de son prochain. Mais l'absence de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/violence/#i_13234

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Dans le chapitre « Le contexte « dialectique » : Hegel »  : […] On peut voir dans la philosophie hégélienne une tentative pour donner une réponse dialectique à la série des scissions auxquelles conduit le mode de pensée critique : scissions entre l'a priori et l'empirique, entre la raison théorique et la raison pratique, entre l'obligation morale et le désir, enfin entre la volonté raisonnable et la volonté arbitraire. Là où la critique sépare, la dialectique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/volonte/#i_13234

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Pour citer l’article

Michel TROPER, « CONTRAT SOCIAL », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/contrat-social/