BOLOGNE JEAN ou BOULONGNE JEHAN ou GIAMBOLOGNA (1529-1608)

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L'Enlèvement des Sabines, J. Bologne

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L'Apennin, J. Bologne

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Cosme Ier, J. Bologne

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Hercule et le Centaure, J. Bologne

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Le sculpteur Jean Bologne signait de multiples manières ; souvent il se référait à sa patrie d'origine en ajoutant la mention « Flandri » ou « Belgae ». Son nom flamand véritable semble avoir été Jehan Boulongne, rendu en français par Jean Boulogne. On en fit en italien Giovanni Bologna, contracté plus tard en Giambologna.

Né à Douai, apprenti chez Jacques Dubrœucq, sculpteur flamand réputé, Bologne étudia en Flandre la technique de la sculpture avant de partir pour Rome, en 1555, où il admira les chefs-d'œuvre de la sculpture antique et ceux de la Renaissance. Sur le chemin du retour, il se rendit à Florence où il put étudier les œuvres de Michel-Ange ; fort de la protection des ducs de Médicis, il acceptait de s'installer dans cette ville pour y faire carrière.

Admirateur de Michel-Ange, attentif à la sculpture hellénistique, Bologne obéit à cette double influence dans le traitement des groupes de deux ou trois figures, tels qu'en réalisait Michel-Ange autour des années 1520. Il devint l'un des plus brillants représentants de la sculpture maniériste. Son arrivée à Florence insuffla une jeunesse nouvelle à la sculpture que dominaient les œuvres de deux vieux artistes : Bandinelli et Cellini. Cependant, dix ans encore après l'arrivée de Jean Bologne, c'est un sculpteur de l'école de Michel-Ange, Ammannati, qui donnait le ton, mais, dès 1565, on vit Bologne s'imposer et, après 1570, il était devenu le sculpteur le plus célèbre d'Europe. Jean Bologne constitue le maillon qui unit dans le domaine de la sculpture Michel-Ange à Bernin.

Florence et Bologne

Une des premières commandes des Médicis fut le moulage d'une Vénus en bronze pour une fontaine de la villa de Castello laissée inachevée à la mort de Tribolo, sculpteur de la Cour. Il n'est pas impossible que Bologne se soit contenté de reproduire un modèle en bronze de Tribolo et qu'il n'ait pas inventé la composition maniériste qui allait caractériser ses figures isolées : axe en spirale, contraste entre les courbes rondes et les ang [...]

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COLOSSAL, art et architecture

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Dans le chapitre « Ambitions colossales à l'époque moderne »  : […] Les témoignages écrits sur ces statues, les énormes figures exhumées lors de fouilles comme celles qui furent découvertes sous le pontificat de Paul III (1534-1549) dans les thermes de Caracalla et qui entrèrent aussitôt dans les collections des Farnèse ( Hercule , Flore , Le Taureau du musée de Naples) ont inspiré les sculpteurs […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/colossal-art-et-architecture/#i_6772

DE VRIES ADRIAEN (1546 env.-1626)

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Originaire du nord de la France, Pierre Francheville apprit son métier de sculpteur à Florence auprès de Jean Bologne. Après avoir exécuté des copies d'antiques à Rome, il collabore avec son maître à Florence (statues à Santa Croce), à Pise (portes de la cathédrale) puis à Gênes : statues pour les Grimaldi, à San Francesco di Castelletto, et deux statues, Jupiter et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francheville-pierre-dit-pietro-francavilla/#i_6772

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Dans le chapitre « La sculpture »  : […] Comme pour la peinture et l'architecture, les chefs-d'œuvre de Michel-Ange, spécialement la Victoire (1506, Palazzo Vecchio, Florence), les tombeaux des Médicis (1521-1526), la Pietà (1550-1553, Dôme, Florence), le Christ (Santa Maria sopra Minerva), fournirent aux jeunes artistes des modèles parfaits de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/manierisme/#i_6772

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Dans le chapitre « Sculpture »  : […] La sculpture, parce qu'elle est surtout liée à l'architecture, est loin d'atteindre pareille liberté. Les sculpteurs, en effet, manquent d'audace, car ils hésitent à détacher la statue de sa niche ou du mur ; les expositions d'œuvres isolées du début du xvi e  siècle ont souvent été faites à l'encontre des intentions premières de l'artiste. Ils s' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/renaissance/#i_6772

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Pour citer l’article

Charles H. F. AVERY, « BOLOGNE JEAN ou BOULONGNE JEHAN ou GIAMBOLOGNA (1529-1608) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/bologne-boulongne-giambologna/