BISMUTH

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Propriétés chimiques

Les deux valences principales sont + 3 et + 5, la première étant, de loin, la plus importante. L'existence de composés chimiquement purs de Bi2+ et Bi4+ est incertaine. Le bismuth est stable à l'air même humide. Il s'oxyde cependant à froid, de façon superficielle, en gardant son aspect métallique. Chauffé au rouge, il brûle et conduit à l'oxyde Bi2O3, de caractère amphotère. L'hydrure H3Bi est très instable contrairement à H3As et H3Sb. Le bismuth décompose à chaud la vapeur d'eau et se combine aux halogènes chlore, brome et iode, pour donner des dérivés du bismuth III. Le trifluorure BiF3 s'obtient surtout par action de l'acide fluorhydrique HF sur l'oxyde ou l'hydroxyde. Le soufre réagit sur le métal en fusion : il se forme un sulfure Bi2S3 noir insoluble dans l'eau acidulée même à un pH voisin de 1. On le prépare beaucoup plus facilement par l'action de l'hydrogène sulfuré H2S ou du thioacétamide CH3CSNH2 sur une solution aqueuse d'un sel soluble. Ce sulfure ne se dissout pas dans le polysulfure d'ammonium, ce qui le distingue des sulfures d'antimoine et d'arsenic, propriété mise à profit en chimie analytique. Les acides non oxydants ne réagissent pas sur le bismuth. L'acide sulfurique concentré et l'acide nitrique conduisent, respectivement, avec libération d'anhydride sulfureux et de vapeurs nitreuses, au sulfate et au nitrate. Ce dernier sel s'obtient difficilement à l'état anhydre. L'hydrate le plus important, principale matière première dans la chimie du bismuth, répond à la formule Bi(NO3)3,5H2O. Particulièrement stable à sec, il donne, par simple dissolution dans l'eau, un nitrate basique dont la composition est définie par le mode de préparation. On doit noter au passage le caractère très hydrolysable des composés hydrosolubles, qu'on ne peut [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 5 pages



Médias de l’article

Bismuth : isotopes naturels

Bismuth : isotopes naturels
Crédits : Encyclopædia Universalis France

tableau

Bismuth : propriétés physico-chimiques

Bismuth : propriétés physico-chimiques
Crédits : Encyclopædia Universalis France

tableau

Gallate basique

Gallate basique
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Bismuth : alliages

Bismuth : alliages
Crédits : Encyclopædia Universalis France

tableau





Écrit par :

Classification


Autres références

«  BISMUTH  » est également traité dans :

AIMANTS

  • Écrit par 
  • Roger FONTAINE
  •  • 6 368 mots
  •  • 13 médias

Dans le chapitre « Aimant manganèse-bismuth »  : […] Le premier aimant fabriqué à partir de poudres a été élaboré en 1943, avant que la théorie des grains fins ne fasse son apparition. Il s'agit du composé intermétallique MnBi qui, cristallisant dans le système cubique, présente une anisotropie magnéto-cristalline très élevée. La préparation de la poudre est délicate à cause de la grande affinité du manganèse et du bismuth pour l'oxygène. La poudre […] Lire la suite

ARSENIC

  • Écrit par 
  • Jean PERROTEY
  •  • 4 537 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Propriétés »  : […] Au sein de la classification périodique des éléments, l'arsenic se situe au milieu de la cinquième colonne : il succède à l'azote et au phosphore typiquement non métalliques dont les degrés d'oxydation fondamentaux sont − III, + III et + V ; il précède l' antimoine et le bismuth chez lesquels le caractère métallique s'accentue avec prépondérance presque exclusive du degré d'oxydation + III. L'ars […] Lire la suite

MÉTAL ARTS DU

  • Écrit par 
  • Catherine ARMINJON
  •  • 11 119 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'étain »  : […] Pour être utilisé, le minerai d'étain, qui était exploité dès l'Antiquité dans les mines à ciel ouvert, doit être lavé et broyé puis chauffé à plusieurs reprises. Il existe trois qualités : la plus basse, d'un gris foncé et mat, comporte une forte proportion de plomb, allant jusqu'à 40 p. 100, elle est appelée en France « claire étoffe » ou « étain mort » ; la deuxième, ou « étain commun », moins […] Lire la suite

POLONIUM

  • Écrit par 
  • Georges BOUISSIÈRES, 
  • Universalis
  •  • 2 967 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « État naturel et préparation »  : […] Le polonium 210 est présent dans les minerais uranifères en équilibre radioactif à la concentration de 7,6 × 10 —11  gramme par gramme d'uranium. Son abondance dans l'écorce terrestre peut donc être évaluée à environ 10 —13  p. 100. Sa période est assez longue pour que des traces puissent être extraites directement des minerais d'uranium, mais le traitement de ces derniers est très laborieux en ra […] Lire la suite

SULFURES ET SULFOSELS NATURELS

  • Écrit par 
  • Roland PIERROT, 
  • Guy ROGER
  •  • 6 119 mots
  •  • 13 médias

Dans le chapitre « Bismuthinite »  : […] La bismuthinite Bi 2 S 3 , orthorhombique (P  bnm ), peut se trouver en cristaux allongés et finement striés parallèlement à cet allongement ; elle se présente plus souvent en agrégats lamellaires, en masses clivables, fibreuses ou grenues. Sa couleur va du blanc d'argent au gris de plomb avec des reflets jaunâtres et des irisations rosées. La bismuthinite est légèrement sectile et possède un cliv […] Lire la suite

Voir aussi

Les derniers événements

11-20 juillet 1988 • Grèce • Attaque terroriste contre les passagers du « City-of-Poros »

des polices » grecques ne fait qu'accroître la confusion. Ainsi, la photo d'une jeune touriste française, Élisabeth Bismuth, qui se révélera être une des victimes de l'attaque, est diffusée aux postes frontières comme étant celle d'une des terroristes. Le 15, le ministre grec de la Marine marchande [...] Lire la suite

Pour citer l’article

Anne-Marie TRISTANT, « BISMUTH », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 mars 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/bismuth/