Pierre RYCKMANS

reader, Department of Chinese, Australian National University

CHINOISE CIVILISATION - Les arts

  • Écrit par 
  • Alain THOTE, 
  • Corinne DEBAINE-FRANCFORT, 
  • Daisy LION-GOLDSCHMIDT, 
  • Madeleine PAUL-DAVID, 
  • Michèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS, 
  • Michel NURIDSANY, 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 54 528 mots

Les tendances esthétiques chinoises ordonnent les créations artistiques selon une hiérarchie profondément différente de celle de l'Occident : elles tiennent compte de leur lien plus ou moins direct avec l'esprit. L'écriture – et donc la calligraphie, véhicule par excellence de la pensée – prend ainsi la première pl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chinoise-civilisation-les-arts/#i_0

DAI JIN [TAI TSIN] (1388-1462) & WU WEI [WOU WEI] (1459-1508)

  • Écrit par 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 299 mots

Dai Jin et Wu Wei sont à peu près les deux seuls représentants de la peinture professionnelle de l'époque Ming (appelée aussi « école du Zhejiang ») dont le nom ait tant bien que mal survécu à l'anathème des lettrés. Dans quelle mesure cette hostilité des amateurs, relativement tardive mais finalement fatale pour les professionnels, se justifiait-elle esthétiquem […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dai-et-wu/#i_0

DAOJI [TAO-TSI] ou SHITAO [CHE T'AO] (1641-env. 1720)

  • Écrit par 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 404 mots

Shitao (c'est sous ce surnom de courtoisie qu'il est le mieux connu en Chine, tandis qu'en Occident il est plus souvent désigné par son nom monastique de Daoji) est probablement l'un des peintres chinois les plus étudiés aujourd'hui, tant en Chine qu'à l'étranger. Créateur prolifique et versatile, il a laissé une œuvre immense dont la diversité et l'esprit d'expérimentation poussé audacieusement d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/daoji-shitao/#i_0

DING YANYONG [TING YEN-YONG] (1904-1978)

  • Écrit par 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 433 mots

Les peintres chinois contemporains se trouvent dans une situation délicate. Certains, séduits par les techniques de la peinture à l'huile, ont trop bien réussi : leur succès les a placés définitivement dans l'orbite des écoles de Paris, de Londres ou de New York, et, si estimable que puisse être leur contribution artistique, elle ne relève plus de l'univers chinois. D'autres s'accrochent à la trad […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ding-yanyong-ting-yen-yong/#i_0

DONG QICHANG [TONG K'I-TCH'ANG] (1555-1636)

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  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 882 mots

Dong Qichang fut pour la peinture des lettrés le pape d'une orthodoxie : c'est lui qui définit de façon définitive les dogmes de cet art et prononça contre les peintres professionnels et autres hérétiques une excommunication sans appel. Si déplaisant que fût le personnage (il a laissé le souvenir d'un arriviste rusé et rapace), l'influence qu'il devait exercer sur trois siècles de peinture Qing do […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dong-qichang-tong-k-i-tch-ang/#i_0

GONG XIAN [KONG HIEN] (av. 1599-1689) ET KUNCAN [K'OUEN-TS'AN] (1612-av. 1680)

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  • Pierre RYCKMANS
  •  • 2 316 mots

Théoricien et artiste chinois, Gong Xian a illustré admirablement, dans son art, ses préceptes théoriques. Dans sa peinture, exclusivement vouée au paysage et évocatrice d'un univers immobile et muet, entièrement déserté de toute présence humaine, la rigueur austère de la structure est enveloppée d'une aura de mystère. Son langage plastique, limité et monotone, possède un accent unique qui exerce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gong-et-kuncan/#i_0

GU KAIZHI [KOU K'AI-TCHE] (344 env.-env. 406)

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  • Pierre RYCKMANS
  •  • 2 060 mots

Après les périodes archaïques de production artisanale et anonyme, l'époque des Six Dynasties marque en peinture un jalon nouveau : la création picturale devient le fait de personnalités individuelles qui désormais appartiennent souvent à l'élite sociale et intellectuelle. Entre tous les artistes de cette époque dont les noms ont été préservés, Gu Kaizhi brille d'un éclat particulier : premier pei […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gu-kaizhi-kou-k-ai-tche/#i_0

GUO XI [KOUO HI] (1020 env.-env. 1100)

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  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 344 mots

Après la phase contemplative et statique du paysage classique du xe siècle, la peinture de Guo Xi amorce une conception dynamique et active de la composition picturale, dont la construction apparaît au spectateur non plus comme un équilibre immobile, mais comme un devenir en expansion illimitée. Le recours à des procédés que l'on pourrait presque qual […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guo-xi-kouo-hi/#i_0

HAN GAN [HAN KAN] (VIIIe s.)

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  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 556 mots

Bien qu'il ait peint des figures (il réalisa entre autres des fresques bouddhiques), Han Gan est avant tout célèbre comme peintre de chevaux. C'est lui d'ailleurs qui contribua à hausser ce sujet au niveau d'un genre. En Chine, un peintre peut fort bien se spécialiser étroitement dans une seule catégorie de sujets sans pour autant être considéré comme un artiste mineur. Cela s'explique par les con […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/han-gan-han-kan/#i_0

HAN YU (768-824)

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  • Pierre RYCKMANS
  •  • 2 004 mots

Homme politique, écrivain, poète, penseur, Han Yu joua un rôle important dans l'histoire de la littérature chinoise dans la dernière période de la dynastie des Tang (618-907). Son mouvement de réforme de la prose chinoise se présente comme un retour à l'antique, qui n'est pas un retour en arrière. Les aspects divers de sa pensée, de sa personnalité, la richesse d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/han-yu/#i_0

HUANG BINHONG [HOUANG PIN-HONG] (1864-1955) & FU BAOSHI [FOU PAO-CHE] (1904-1965)

  • Écrit par 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 952 mots

Au xxe siècle, plusieurs peintres chinois ont entrepris de rompre avec une tradition qui leur était devenue hermétique ou avait cessé pour eux d'être pertinente ; leur courage n'a pas encore été entièrement couronné de succès. D'autres, plus nombreux, s'accrochent au culte timoré d'une tradition qu'ils ne sont plus capables de comprendre ni d'animer. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/huang-et-fu/#i_0

HUANG GONGWANG [HOUANG KONG-WANG] (1269-1354)

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  • Pierre RYCKMANS
  •  • 2 052 mots

Huang Gongwang est l'aîné de ces « quatre maîtres de l'époque Yuan » (les trois autres étant Wu Zhen, Ni Zan et Wang Meng) qui donnèrent au paysage Yuan son visage spécifique et exercèrent une influence déterminante sur tout le développement de la peinture des lettrés aux époques Ming et Qing. On peut le considérer comme le re […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/huang-gongwang-houang-kong-wang/#i_0

HUIZONG [HOUEI-TSONG] (1082-1135)

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  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 466 mots

Huizong, le dernier empereur des Song du Nord, fut moins un souverain cultivant les arts qu'un artiste égaré sur un trône. Peintre et calligraphe de talent, bon poète, fervent amateur de musique, « doué pour toute chose sauf pour être empereur » (comme le disait un ministre à l'empereur Yuan Shundi pour modérer l'admiration que ce dernier éprouvait à l'endroit de Huizong), ses dons artistiques l'a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/huizong-houei-tsong/#i_0

JING HAO [KING HAO] & GUAN TONG [KOUAN T'ONG] (fin IXe-déb. Xe s.)

  • Écrit par 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 777 mots

La période des Cinq Dynasties a marqué le premier grand épanouissement du paysage chinois : quelques artistes éminents, tout d'abord Jing Hao et son disciple Guan Tong au Nord, et ensuite Dong Yuan et son disciple Juran au Sud, opérèrent la synthèse des expériences Tang en matière de paysage et élaborèrent la formule majestueuse et classique qui devait servir ensuite de canevas fondamental aux pei […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jing-et-guan/#i_0

LIANG KAI [LEANG K'AI] ET MUQI [MOU-K'I] (XIIe-XIIIe s.)

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  • Pierre RYCKMANS
  •  • 2 281 mots

À l'opposé des autres écoles du bouddhisme, qui n'ont guère demandé aux peintres que des illustrations doctrinales ou hagiographiques et qui de ce fait n'intéressaient qu'une classe d'artisans spécialisés, le bouddhisme Chan – mieux connu en Occident dans la prononciation japonaise de Zen – a stimulé quelques-unes des plus hautes créations de la peinture chinois […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liang-muqi/#i_0

LI CHENG [LI TCH'ENG] ET FAN KUAN [FAN K'OUAN] (Xe-XIe s.)

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  • Pierre RYCKMANS
  •  • 2 210 mots

L'étude de Li Cheng, cette grande ombre insaisissable qui domine l'âge d'or du paysage chinois classique, est pour les historiens de la peinture chinoise la source des plus vives frustrations. Les auteurs anciens attestent unanimement de l'importance de son œuvre qui, avec celle de Guan Tong et de Fan Kuan, ouvrit la voie du paysage Song en lui donnant d'emblée sa plus haute et plus puissante expr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/li-fan/#i_0

LI LONGMIAN [LI LONG-MIEN] (1040-1106)

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  • Pierre RYCKMANS
  •  • 825 mots

Le peintre chinois Li Gonglin, plus souvent désigné par son surnom de Li Longmian, du nom d'une montagne avoisinant sa bourgade natale dans la province de Anhui, appartenait à une grande famille du Jiangnan.Bien qu'il semble avoir abordé tous les genres picturaux avec une égale facilité, Li Gonglin doit avant tout sa célébrité à ses peintures de figures et de chevaux ; toutes celles de ses œuvres […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/li-longmian-li-long-mien/#i_0

LI SIXUN [LI SSEU-HIUN] (651-716)

  • Écrit par 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 073 mots

L'historiographie traditionnelle assigne à Li Sixun une place très importante dans le développement de la peinture chinoise : on considère qu'il fut le premier à ériger le paysage en genre véritablement autonome. Il faut observer toutefois que s'il a contribué de façon décisive à consacrer le paysage comme une discipline majeure, sa conception restait essentielle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/li-sixun-li-sseu-hiun/#i_0

LI TANG (XIe-XIIe s.) ET MA YUAN (XIIe-XIIIe s.)

  • Écrit par 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 724 mots

Étudiés isolément dans leurs manifestations les plus caractéristiques, le paysage des Song du Nord et celui des Song du Sud paraissent aux antipodes l'un de l'autre. Le premier est monumental, équilibré, impassible et classique, il cherche à créer un monde complet, saisi dans sa permanence et son universalité ; le représentant par excellence de cet idéal est Fan Kuan. Le second est plus sentimenta […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/li-ma/#i_0

MI FU [MI FOU] (1051-1107)

  • Écrit par 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 2 140 mots

Peu d'individus ont exercé sur l'évolution de la peinture chinoise une influence aussi profonde que Mi Fu. L'importance de son rôle est sans commune mesure avec son œuvre peint proprement dit. Ce que Mi Fu a apporté, bien plus que certaines innovations techniques, c'est une nouvelle esthétique, une nouvelle conception de la nature même de l'activité picturale, à partir de laquelle devait se dévelo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mi-fu-mi-fou/#i_0

NI ZAN [NI TSAN] (1301-1374)

  • Écrit par 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 516 mots

La notion de « peinture des lettrés », qui s'était incarnée pour la première fois à l'époque Tang dans la personnalité d'un Wang Wei, puis qui avait trouvé à l'époque Song chez Su Dongpo et Mi Fu de prestigieux porte-parole, a dominé l'ensemble de la peinture chinoise à partir de la dynastie Yua […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ni-zan-ni-tsan/#i_0

PEINTURE - Les techniques

  • Écrit par 
  • Jean RUDEL, 
  • Madeleine PAUL-DAVID, 
  • Marie MATHELIN, 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 13 209 mots

Il existe une technique de la peinture, dans la mesure où l'on utilise certains types de matériaux associés dans un rapport exact d'interdépendance. L'expression « technique de la peinture » peut néanmoins prêter à confusion, car elle désigne à la fois la pratique des matériaux utilisés et le faire de l'artiste – expression matérielle propre à sa création. Par exemple, la technique de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peinture-les-techniques/#i_0

SHEN ZHOU [CHEN TCHEOU] (1427-1509)

  • Écrit par 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 463 mots

Shen Zhou – surnom de courtoisie : Qinan ; surnom de fantaisie : Shitian – domine ce courant majeur de la peinture Ming que les critiques devaient appeler par la suite l'«  école de Wu », Wu étant l'ancien nom de la préfecture de Suzhou. Shen Zhou n'est pas à proprement parler un novateur ou un fondateur d'école, mais par sa personnalité et par son œuvre, il a cr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/shen-zhou-chen-tcheou/#i_0

SIMA QIAN [SSEU-MA TS'IEN] (env. 145-env. 87 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 712 mots

En Chine, l'histoire joue le rôle qui, dans les autres civilisations, est normalement dévolu à la mythologie ou à la religion : c'est à elle que l'on demande une explication totale du monde, une définition du destin de la collectivité, un jugement de valeur sur la condition humaine. En Sima Qian, la civilisationchinoise se trouva un historien capable d'assumer de façon magistrale cette mission mul […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sima-qian-sseu-ma-ts-ien/#i_0

XIA GUI [HIA KOUEI] (actif vers 1190-1225)

  • Écrit par 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 448 mots

On ne possède que très peu d'informations sur la vie de Xia Gui : il était originaire des environs de Hangzhou et occupa une position officielle à l'Académie impériale de peinture sous le règne de l'empereur Ningzong (1195-1224).La peinture de Xia Gui, très appréciée à l'époque, lui valut la distinction honorifique du « ruban d'or ». Avec son contemporain M […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/xia-gui-hia-kouei/#i_0

XU WEI [SIU WEI] ou WENCHANG (1521-1593)

  • Écrit par 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 422 mots

Xu Wei est aussi célèbre comme écrivain que comme peintre. Mais, malgré l'admiration fervente que lui voua une élite individualiste et excentrique (le littérateur Yuan Hongdao voyait en lui « le plus grand écrivain des Ming », et le peintre Zheng Banqiao déclarait qu'il se serait volontiers fait « le chien de son seuil »), il n'a pas eu très bonne presse auprès […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/xu-wenchang/#i_0

ZHU DA [TCHOU TA] (1626-1705)

  • Écrit par 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 319 mots

Zhu Da, mieux connu en Chine sous son surnom de Bada shanren, est une énigme limpide : d'une part, l'ombre qui a longtemps entouré sa biographie n'a pas encore entièrement achevé de se dissiper et le langage symbolique de ses poèmes et de ses peintures continue à poser une série de rébus moqueurs dont toutes les entrées sont encore loin d'être forcées ; d'autre part, l'ensemble de son œuvre peint […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zhu-da-tchou-ta/#i_0