SÉMIOLOGIE

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Les fondateurs de la sémiotique moderne

Peirce et le positivisme logique

L'apparition d'une nouvelle science, l'axiomatique, appelée à assurer la compatibilité logique des différentes branches de la nouvelle géométrie qui vont se développer au xixe siècle, semble avoir déterminé la formulation explicite du projet sémiotique moderne. D'abord, George Boole, en introduisant l'analyse mathématique en logique dans sa Mathematical Analysis of Logic (1847), propose un procédé mathématique permettant de transcrire les opérations signifiantes sans recourir à la philosophie ni à la psychologie, et réalise ainsi une partie du projet leibnizien : « La méthode nous permettra même d'exprimer des opérations arbitraires de l'intellect et de parvenir de la sorte à la démonstration des théorèmes généraux qui, en logique, présentent un fort degré d'analogie avec les théorèmes généraux des mathématiques ordinaires. Une part considérable du plaisir que nous donne l'application de l'analyse à l'interprétation de la nature externe provient de ce qu'elle nous offre la possibilité de contempler le caractère d'universalité de la Loi [...]. Et cette étude ne saurait que gagner en intérêt si l'on songe que chaque singularité observable dans la forme du calcul différentiel représente un trait correspondant dans la constitution de notre propre entendement. »

Frege mettra l'accent sur le caractère idéal, conceptuel des marques apparemment vides qu'enchaîne l'algèbre : les nombres, extensions de concepts, dérivent (avant de se combiner en algèbre) d'un dispositif logique qui, pour universel qu'il soit, n'est pas donné immédiatement dans le langage parlé, mais fonctionne à plein dans l'ordre arithmétique.

C'est dans cette voie, et en créant la logique des relations, qu'un des premiers axiomaticiens, [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 9 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  SÉMIOLOGIE  » est également traité dans :

ACOUSMATIQUE MUSIQUE

  • Écrit par 
  • François BAYLE
  •  • 7 826 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Matériau et image »  : […] « Le matériau de la musique concrète est le son à l'état natif, tel que le fournit la nature, le fixent les machines, le transforment leurs manipulations. » Ces lignes, dues à Serge Moreux, constituaient la préface inaugurale du Premier Concert de Bruits, en mars 1950. D'emblée et d'instinct, tout y était dit, pressenti, des trois stades caractéristiques : celui du matériau-son « à l'état natif », […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musique-acousmatique/#i_5824

BARTHES ROLAND (1915-1980)

  • Écrit par 
  • Philippe DULAC
  •  • 4 712 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La sémiologie, « un rêve euphorique de la scientificité » »  : […] Montrer le déboîtement, la duplicité du mythe par rapport au langage, en révéler les étapes de constitution, les mécanismes, les fonctionnements, en freiner, si possible, l'activité éhontée et superfétatoire, voilà le projet barthien tout tracé. Encore faut-il passer d'analyses plus ou moins impressionnistes à une formalisation plus poussée. À cet égard, « Le Mythe, aujourd'hui », synthèse et con […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roland-barthes/#i_5824

BAUDRILLARD JEAN (1929-2007)

  • Écrit par 
  • Jean-Claude BUSSIÈRE
  •  • 1 040 mots
  •  • 1 média

Sociologue et philosophe, Jean Baudrillard est né le 20 juillet 1929 à Reims dans une famille d'origine paysanne. Fils unique et studieux, il est remarqué par ses instituteurs, qui soutiennent son dossier de bourse. Il intègre le lycée Henri-IV, à Paris, où il prépare le concours d'entrée à l'École normale supérieure, qu'il interrompt pour devenir ouvrier. Cette expérience terminée, il achève ses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/baudrillard-jean-1929-2007/#i_5824

BENVENISTE ÉMILE (1902-1976)

  • Écrit par 
  • Jean-Claude MILNER
  •  • 2 993 mots

Dans le chapitre « Vers le structuralisme »  : […] Conformément à la tradition saussurienne, la grammaire comparée se relie ainsi constamment à des hypothèses et des conclusions de portée générale. C'est par là d'abord que Benveniste prend sa place dans la révolution scientifique qu'a connue la linguistique au xx e  siècle et qui a reçu le nom de « structuralisme ». Du reste, le structuralisme eu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emile-benveniste/#i_5824

BIBLE - L'étude de la Bible

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 6 431 mots

Dans le chapitre « Le champ diversifié des méthodes d'approche »  : […] La plus ancienne et la plus largement pratiquée des méthodes d'approche du texte de la Bible est dite volontiers « historico-critique » : elle est à la fois historique et scientifique, reposant sur la rencontre de diverses activités critiques. Cette méthode comprend d'abord la critique des sources : avec des antécédents plus anciens, celle-ci n'a vraiment pris forme qu'au xix […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bible-l-etude-de-la-bible/#i_5824

CONNOTATION

  • Écrit par 
  • Philippe DUBOIS
  •  • 1 034 mots

Si c'est en 1933 seulement que Bloomfield introduisit le terme de connotation parmi les concepts de la linguistique scientifique, l'idée même que véhicule ce mot (emprunté à la logique et à la philosophie, non sans modification de sens) était en fait perçue depuis longtemps. Dans la Logique de Port-Royal, par exemple, il en était déjà question sous la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/connotation/#i_5824

CORPS - Corps et langage

  • Écrit par 
  • Louis MARIN
  •  • 5 693 mots
  •  • 1 média

Si la sémiologie est la science des signes, la sémiologie du corps se définira comme la région de cette science dont l'objet est le corps comme signe. Comment le corps humain peut-il être signe ou ensemble de signes ? Comment peut-il signifier ? Quel peut être son type propre de signifiance ? Quelles lois la régissent ? La moindre attention à notre corps, à ses comportements dans la vie sociale et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/corps-corps-et-langage/#i_5824

COURS DE LINGUISTIQUE GÉNÉRALE, Ferdinand de Saussure - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel BERGOUNIOUX
  •  • 854 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La notion de signe »  : […] « Le signe linguistique est donc une entité psychique à deux faces [...] Nous appelons signe la combinaison du concept et de l'image acoustique : mais dans l'usage courant ce terme désigne généralement l'image acoustique seule, par exemple un mot ( arbor , etc.). [...] L'ambiguïté disparaîtrait si l'on désignait les trois notions ici en présence par des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cours-de-linguistique-generale/#i_5824

CRITIQUE LITTÉRAIRE

  • Écrit par 
  • Marc CERISUELO, 
  • Antoine COMPAGNON
  •  • 12 910 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La linguistique saussurienne, le formalisme russe, le New Criticism »  : […] Pour le nouveau textualisme français, il y a deux ou trois références plus proches que l'aristotélisme : la linguistique saussurienne, le formalisme russe et le New Criticism anglo-américain, tardivement découverts par une culture littéraire et philosophique parisienne relativement isolée du reste du monde. Quelques principes, extraits du Cours de linguistique générale de S […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/critique-litteraire/#i_5824

CROYANCE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 004 mots

Dans le chapitre « Approche sémiotique »  : […] Avec A. J. Greimas, dans la Sémantique structurale (1965), Du sens I (1970), Maupassant (1976), et Du sens II (1983), une nouvelle tentative de mise en ordre des structures élémentaires de la croyance se fait jour, qui, à l'opposé de la phénoménologie, ne repose sur aucune intuition du vécu, mais sur la st […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/croyance/#i_5824

ECO UMBERTO (1932-2016)

  • Écrit par 
  • Béatrice LAROCHE
  • , Universalis
  •  • 1 552 mots
  •  • 1 média

Sémiologue de renommée internationale, auteur de nombreux essais sur l'esthétique et les médias, figure tutélaire des lettres italiennes, Umberto Eco est venu tardivement au roman avec Le Nom de la rose , qui connut un succès considérable. Le Moyen Âge, les relations entre cultures « haute » et « basse », la réflexion sur les rapports entre signes et sens ne constituent pas […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/umberto-eco/#i_5824

ÉCRITS DE LINGUISTIQUE GÉNÉRALE (F. de Saussure)

  • Écrit par 
  • Jean-Claude CHEVALIER
  •  • 935 mots

Peu de carrières scientifiques ont été aussi étranges que celle de Saussure. Après l'éclat du Mémoire sur le système primitif des voyelles dans les langues indo-européennes (1878), puis la thèse, le jeune docteur est d'abord chargé de cours aux Hautes Études à Paris. Il revient à Genève en 1891 pour enseigner les langues indo-européennes, et enfin la linguistique générale à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecrits-de-linguistique-generale/#i_5824

FORME

  • Écrit par 
  • Jean PETITOT
  •  • 27 547 mots

Dans le chapitre « Morphodynamique cognitive et sémiophysique »  : […] À partir du moment où l'on dispose de modèles morphodynamiques appropriés pour une phénophysique, on peut, sur des bases originales et radicalement nouvelles, reposer le problème d'une ontologie qualitative. On peut défendre une conception partiellement réaliste de la perception et du langage en évitant toutes les apories exposées plus haut. Relativement à un tel programme de recherche, le néo-ari […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/forme/#i_5824

JAKOBSON ROMAN (1896-1982)

  • Écrit par 
  • Nicolas RUWET
  •  • 2 295 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'exil aux États-Unis : études slaves et linguistique générale »  : […] En 1939, l'occupation de la Tchécoslovaquie par les nazis oblige Jakobson à émigrer. Après quelques mois de séjour au Danemark, il passe en Norvège, où le surprend de nouveau l'invasion allemande ; dans des conditions dramatiques, il se réfugie en Suède, où il enseigne un temps à Uppsala. C'est là qu'il publie sa célèbre monographie, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roman-jakobson/#i_5824

KRISTEVA JULIA (1941- )

  • Écrit par 
  • François POIRIÉ
  •  • 920 mots

Née à Sliven en Bulgarie en 1941, agrégée de lettres modernes de l'institut de littérature de l'Académie des sciences (Sofia), Julia Kristeva travaille en France depuis 1966. Après un doctorat de 3 e  cycle, elle est attachée de recherche au Centre national de la recherche scientifique, secrétaire générale de l'Association internationale de sémiotique, puis rédactrice adjo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/julia-kristeva/#i_5824

LANGAGE PHILOSOPHIES DU

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI, 
  • Paul RICŒUR
  •  • 23 532 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Le marxisme et les problèmes philosophiques du langage »  : […] Le marxisme a été longtemps hostile, et à certains égards le reste, à l'idée d'une philosophie séparée où le langage serait traité comme une réalité se suffisant à elle-même. La liaison du langage avec d'autres phénomènes non linguistiques y est plus fortement soulignée qu'ailleurs ; c'est pourquoi les problèmes classiques du marxisme demeurent ceux du rapport de la praxis et de la théorie, de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-du-langage/#i_5824

ACQUISITION DU LANGAGE CHEZ LES MALENTENDANTS

  • Écrit par 
  • Jacqueline LEYBAERT
  •  • 2 560 mots

Dans le chapitre « La langue des signes, structure, et acquisition »  : […] Un pas important dans la reconnaissance de la LS comme un vrai langage a été franchi grâce à l’analyse linguistique de l’American Sign Language (ASL) faite par William Stokoe : la LS possède les équivalents d’une phonologie, d’une morphologie, et d’une syntaxe. La phonologie décrit le niveau d’analyse auquel des unités distinctives du langage (éléments sans signification) se combinent pour former […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/acquisition-du-langage-chez-les-malentendants/#i_5824

LANGUE & PAROLE, linguistique

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 1 221 mots

Dans le chapitre « Une « linguistique de la langue » »  : […] En distinguant la langue de la parole, Saussure établit donc la légitimité d'une « linguistique de la langue », par différence avec des « linguistiques de la parole », qu'il considère comme des domaines radicalement distincts du premier. Pour lui, en effet, l'étude des phénomènes linguistiques « externes » (comme par exemple les relations qu'entretient la langue avec la civi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langue-et-parole-linguistique/#i_5824

LINGUISTIQUE - Le langage au carrefour des disciplines

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 8 258 mots

Dans le chapitre « La sémiologie  »  : […] La sémiologie, de son côté, également qualifiée de sémiotique littéraire et parfois aussi de science des textes, se place dans un autre type de rapport avec la linguistique, visant non pas à la compléter ou à lui emprunter des concepts, mais à transposer dans le domaine des systèmes signifiants le type de modélisation proposée par la linguistique. Contrairement à la stylistique et à la poétique, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/linguistique-le-langage-au-carrefour-des-disciplines/#i_5824

LINGUISTIQUE & LITTÉRATURE

  • Écrit par 
  • Pierre KUENTZ
  •  • 5 324 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Sémiotiques »  : […] Sous le titre de sémiologie ou de sémiotique littéraire (« Sémiotiques textuelles », in Langages ), une autre combinaison entre linguistique et littérature s'est mise en place à partir des années 1960. Il ne s'agit plus ici de prolonger la linguistique en étendant son domaine ou en le complétant, ni de lui emprunter des outils scientifiques prêts à fonctionner, mais de transp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/linguistique-et-litterature/#i_5824

LIVRE

  • Écrit par 
  • Jacques-Alexandre BRETON, 
  • Henri-Jean MARTIN, 
  • Jean TOULET
  •  • 26 563 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « La relation texte-image »  : […] Le trait majeur de la forme du livre actuel est l'importance prise par la couverture. C'est l'aboutissement d'une tendance permanente du livre à l'« extériorisation ». L'apparition de la page de titre au xv e  siècle, la clarification des éléments du titre et les épisodes du frontispice et du titre gravé durant les trois siècles suivants, la naiss […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/livre/#i_5824

MARKETING ÉTUDES ou ÉTUDES DE MARCHÉ

  • Écrit par 
  • Jean-Philippe FAIVRE, 
  • Yves KRIEF
  •  • 6 269 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La collecte de données »  : […] De taille réduite, l'échantillon constitué doit être pertinent par rapport au problème posé. Le critère de base est, ici, non la représentativité mais la saturation : un échantillon est dit saturé quand toute personne supplémentaire interrogée n'apporte plus aucune information. Pour que cette saturation se réalise au coût le plus bas possible, il faut diversifier les recrutements de personnes à in […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marketing-etudes-de-marche/#i_5824

METZ CHRISTIAN (1931-1993)

  • Écrit par 
  • Suzanne LIANDRAT-GUIGUES
  •  • 573 mots

Christian Metz est à l'origine d'une discipline nouvelle : la sémiologie du cinéma. Son œuvre, d'inspiration linguistique, s'est développée à partir d'un article paru dans Communications en 1964 : “Le cinéma : langue ou langage ?” Et les ouvrages se sont succédé : le premier volume des Essais sur la signification au cinéma , en 1968, le second en 1973  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/christian-metz/#i_5824

MORRIS CHARLES WILLIAM (1901-1979)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 152 mots

Philosophe américain dont l'œuvre est un commentaire de la théorie des signes de C. S. Peirce. Dans Signs, Language, and Behaviour (1946), Morris distingue, à l'intérieur de la sémiotique (théorie générale des signes), l'étude syntactique , qui décrit les relations des signes les uns avec les autres ; la sémantique , qui décrit la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-william-morris/#i_5824

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 370 mots

Dans le chapitre « Pansémiotique et théologie »  : […] Qu'il soit de logique ou de grammaire, de physique ou de métaphysique, le savoir médiéval est une « pansémiotique » (U. Eco). C'est là la conséquence d'une pratique langagière du monde, mais c'est aussi la marque et l'essence même d'un projet théologique spécifique. Telle que la conçoivent les médiévaux, la théologie a évidemment Dieu pour objet principal ; mais elle a aussi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_5824

NÉO-POSITIVISME ou POSITIVISME LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 3 400 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Syntaxe, sémantique, pragmatique »  : […] L'importance de cette « nouvelle logique » est telle, pour les néo-positivistes, que l'association du formalisme linguistique et de l'empirisme constitue l'une de ses novations fondamentales. L'un des représentants de cette attitude, Charles W. Morris, introduira une triple distinction, devenue classique, dans cette analyse du langage à laquelle il donnera le nom général de « sémiotique », théor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neo-positivisme-positivisme-logique/#i_5824

OCKHAM GUILLAUME D' (1290 env.-env. 1349)

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC, 
  • Jeannine QUILLET
  •  • 6 684 mots

Dans le chapitre « Le « terminisme » et le problème des universaux »  : […] Ockham, instaurateur, tant pour ses adversaires que pour ses disciples, de la voie moderne, considère pourtant comme des novateurs ceux qui professent le réalisme des universaux et des relations ; pour l'essentiel, il se croit et se veut fidèle à la théorie aristotélicienne de la connaissance, mais en la libérant des dernières traces de platonisme. Son univers est fait de « choses » ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-d-ockham/#i_5824

PROVERBES

  • Écrit par 
  • Marc SORIANO
  •  • 3 126 mots

Dans le chapitre « Les proverbes aujourd'hui »  : […] Après la Seconde Guerre mondiale, avec l'essor des sciences humaines et avec le progrès de l'interdisciplinarité, la «  parémiologie » s'efforce de devenir une science et d'analyser, par exemple, la structure interne des proverbes ou la fonction qu'ils ont exercée ou exercent encore dans telle ou telle société. Ainsi, en partant d'une perspective morphologique proche de celle de Propp, Permiakov, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proverbes/#i_5824

PSYCHOLOGIE

  • Écrit par 
  • Pierre GRÉCO
  •  • 16 218 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Psychologie clinique et psychanalyse »  : […] C'est par rapport à cette problématique que l'on se bornera maintenant à situer la psychanalyse. Issue d'une pratique psychiatrique qui, à propos de l'hystérie notamment, a cherché minutieusement sa voie par une démarche proprement expérimentale, c'est-à-dire hypothético-déductive, la psychanalyse a pris rapidement, grâce au génie de Freud, la forme d'une théorie constituée, avec ses techniques […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie/#i_5824

RITUEL

  • Écrit par 
  • Nicole SINDZINGRE
  •  • 5 523 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'approche symboliste : le rituel « dit quelque chose » »  : […] V. Turner, par ailleurs, a élaboré une théorie remarquable du symbolisme rituel, à propos de rites relatifs aux accidents de la vie individuelle (maladies, infortunes, stérilité, etc.) qu'il appelle « rites d'affliction ». Il analyse leur signification ( meaning ) et la « syntaxe » de leur symbolisme en y distinguant trois niveaux : la dimension de l'exégèse indigène (pour l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rituel/#i_5824

SAUSSURE FERDINAND DE (1857-1913)

  • Écrit par 
  • André MARTINET
  •  • 1 442 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Portée et limites d'une œuvre »  : […] Le grand dessein de Saussure est d'étudier « la langue envisagée en elle-même et pour elle-même ». Latent ou exprimé, il existe chez un prédécesseur, l'Américain W. D. Whitney, et deux contemporains, les Polonais de Russie, Baudouin de Courtenay et Kruszewski, dont on sait que Saussure les tenait en grande estime. Mais, sans diminuer l'importance de la contribution de Baudouin à la genèse de la ph […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ferdinand-de-saussure/#i_5824

SIGNE ET SENS

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 7 769 mots

Dans le chapitre « Signifiant et signifié »  : […] La possibilité de principe de subordonner la notion de sens à celle de signe est contenue dans l'analyse, aujourd'hui classique, du signe par Ferdinand de Saussure dans le Cours de linguistique générale . Un signe est un phénomène à double face qui oppose et relie un signifiant (vocal, écrit, gestuel, etc.) à un signifié corrélatif. Le signifié n'est aucunement une chose, c' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/signe-et-sens/#i_5824

SPORT (Histoire et société) - Sociologie

  • Écrit par 
  • Christian POCIELLO
  • , Universalis
  •  • 9 876 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre «  Imageries et mythes sportifs dans la culture contemporaine »  : […] Au prix de quelques remaniements, les normes et les valeurs sportives résistent bien dans la culture contemporaine. Le monde de l' entreprise, qui fait des valeurs de compétitivité, de combativité et de concurrence ses vertus cardinales, y puise largement ses métaphores. L'équipe sportive, modèle d'identité et d'efficacité dans l'action collective organisée, « à la japonaise » et l'entreprise mo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sport-histoire-et-societe-sociologie/#i_5824

ACTION ET RÉACTION (J. Starobinski)

  • Écrit par 
  • Gilles QUINSAT
  •  • 950 mots

Le livre de Jean Starobinski Action et réaction (Seuil, Paris, 1999) se situe dans la lignée des grands essais de sémantique historique conduits par Leo Spitzer, notamment à partir des mots « milieu » ou «  Stimmung  ». Par-delà les œuvres ou les auteurs, c'est à une passionnante traversée de notre culture qu'il nous invite, en suivant des métamorphoses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/action-et-reaction/#i_5824

STRUCTURALISME

  • Écrit par 
  • Jean-Louis CHISS, 
  • Michel IZARD, 
  • Christian PUECH
  •  • 24 036 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le sujet en question »  : […] Ce privilège accordé au symbolique conduit à la reprise critique du thème du transcendantal issu de Kant et de Husserl, à travers la mise en cause du sujet. Ce que les philosophes croient pouvoir reconnaître à travers la mutation des sciences humaines depuis le début du siècle, c'est la possibilité – apparue indépendamment du pouvoir d'auto-imposition traditionnel de la philosophie – de poser à no […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/structuralisme/#i_5824

TEXTE THÉORIE DU

  • Écrit par 
  • Roland BARTHES
  •  • 7 503 mots

Dans le chapitre « La crise du signe »  : […] Du point de vue épistémologique, le texte, dans cette acception classique, fait partie d'un ensemble conceptuel dont le centre est le signe. On commence à savoir maintenant que le signe est un concept historique, un artefact analytique (et même idéologique), on sait qu'il y a une civilisation du signe, qui est celle de notre Occident, des stoïciens au milieu du xx […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theorie-du-texte/#i_5824

VALEUR, linguistique

  • Écrit par 
  • Louis-Jean CALVET
  •  • 550 mots

On appelle valeur le sens d'une unité linguistique considéré comme le produit des relations que cette unité entretient avec les autres unités du système, et non pas comme un contenu intrinsèque. C'est Ferdinand de Saussure qui a le premier utilisé cette notion, qu'il illustrait par une comparaison de la langue avec le jeu d'échecs : n'importe quelle pièce de ce jeu, ou son support, ou le matériau […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valeur-linguistique/#i_5824

Voir aussi

Pour citer l’article

Julia KRISTEVA, « SÉMIOLOGIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/semiologie/