PÉTRA

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Jordanie : carte administrative

Jordanie : carte administrative
Crédits : Encyclopædia Universalis France

carte

Pétra: les principaux monuments

Pétra: les principaux monuments
Crédits : Encyclopædia Universalis France

carte

Triclinium aux Lions, Pétra, Jordanie

Triclinium aux Lions, Pétra, Jordanie
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

photographie

Le Deir, Pétra, Jordanie

Le Deir, Pétra, Jordanie
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

photographie

Tous les médias


La ville et ses monuments

Le nom sémitique de Pétra, attesté dans les inscriptions nabatéennes, est Reqem, construit sur la racine rqm, qui signifie « multicolore » et qui est utilisée dans plusieurs langues sémitiques pour qualifier une étoffe ou un plumage d'oiseau. C'est un nom particulièrement adapté à Pétra dont les grès bigarrés ont toujours fasciné les voyageurs.

Triclinium aux Lions, Pétra, Jordanie

Triclinium aux Lions, Pétra, Jordanie

Photographie

Cette façade est de type hellénisant (fronton triangulaire et frise dorique). Elle abrite une salle de banquet rupestre à banquettes. La porte, originellement surmontée d'une lucarne, est encadrée de deux reliefs de lions se faisant face. La présence à proximité de deux chambres funéraires... 

Crédits : Istituto Geografico De Agostini

Afficher

Un schéma urbain original

Contrairement à l'image qu'ont pu avoir d'elle certains savants jusqu'à une date assez récente, Pétra a bien été une ville, pas seulement une nécropole ou un vaste sanctuaire. À ce titre, elle devait assurer, dans un environnement difficile, la subsistance, la circulation et la défense de plusieurs milliers d'habitants. Son organisation n'obéit pas aux schémas classiques des cités grecques et romaines du monde méditerranéen : pas de plan géométrique, pas de voirie organisée, pas d'opposition franche, qui aurait été matérialisée par un rempart, entre l'intérieur et l'extérieur de la ville, pas d'installation dans une position dominante et des ressources en eau pas directement accessibles. Au contraire, Pétra est installée dans un paysage très accidenté, au fond d'une cuvette flanquée, à l'est et à l'ouest, de massifs quasi infranchissables. Le Siq, seule voie d'accès par l'est, est moins une voie de circulation ordinaire qu'une voie processionnelle, avec ses dizaines de niches contenant des représentations divines et ses quatre dromadaires taillés dans la paroi rocheuse, plus grands que nature, portant peut-être des bétyles, conduits par leurs chameliers respectifs et tournés vers la ville. Pour leurs déplacements quotidiens, les hommes et les bêtes empruntaient plutôt, au nord-est et au sud-ouest du site, des cols reliés au centre urbain par de véritables pistes taillées dans le rocher.

L'habitat

Deux types d'habitat sont attestés à Pétra : le premier, maçonné, occupe surtout la ville basse, c'est-à-dire le fond de la cuvette et ses abords immédiats. Les collines au nord et au sud de la voie à Colonnade sont couvertes de murs et de tessons de céramique qui donnent une idée de s [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 13 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  PÉTRA  » est également traité dans :

JORDANIE

  • Écrit par 
  • Philippe DROZ-VINCENT, 
  • Philippe RONDOT
  •  • 19 640 mots
  •  • 16 médias

Dans le chapitre « Le poids du passé »  : […] Le passé est partout présent sur les deux rives du Jourdain. C'est dans le désert de Ram, où l'on a retrouvé des sites de villages néolithiques (VI e et VII e  millénaires), que l'homme s'est d'abord fixé, menant une vie sédentaire. Au II e  millénaire, autour des points d'eau, au sud-ouest de Maan, il pratique une agricul […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jordanie/#i_20519

PALMYRE

  • Écrit par 
  • André LARONDE
  • , Universalis
  •  • 2 976 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Prospérité de Palmyre »  : […] Si Palmyre jouait déjà un important rôle commercial et militaire, le grand commerce oriental passait surtout par l'intermédiaire des Nabatéens de Pétra. Rome, qui tenait déjà les ports égyptiens de la mer Rouge, donna le coup de grâce à ce trafic en annexant, en 106, le royaume nabatéen. L'éviction de son rival le plus dangereux permit à Palmyre de détourner à son profit une partie du trafic de P […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/palmyre/#i_20519

Voir aussi

Pour citer l’article

Laïla NEHMÉ, « PÉTRA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/petra/