LIBERTINS

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Le libertinage au XVIIe siècle

L'athéisme des aristocrates

Les premières manifestations d'une pensée libertine au xviie siècle apparaissent aux environs de 1620 dans un milieu très particulier, la jeunesse de la cour. Ces jeunes libertins cherchent le scandale, se moquent des prédicateurs, affectent de ne pas observer la règle du jeûne et de l'abstinence, chantent dans les cabarets des couplets impies et obscènes. À cette date, ils ont un chef de file, Théophile de Viau (1590-1626). Quand le mouvement est étouffé à Paris, il subsiste à la cour de Gaston d'Orléans, frère du roi ; on le retrouve chez les jeunes bourgeois riches vers 1650. Et toujours ce libertinage vise à faire des éclats. Jacques des Barreaux (1599-1673) prêche l'athéisme et, comme dit Guy Patin, « infecte » de pauvres jeunes gens de son libertinage. Ces messieurs du Marais, écrit Retz, « s'emportaient tous les jours dans des excès qui allaient jusques au scandale ». Le Don Juan de Molière n'est pas une création en l'air, et tel mot, tel geste de ce libertin sont inspirés d'anecdotes précises et que nous connaissons.

Les athées débauchés ne manquent même pas dans la jeune noblesse qui forme l'entourage de Louis XIV vers 1665. Il y en avait, dit la tradition, dans la société que les Vendôme recevaient plus tard au Temple.

Ces faits, qui attirent l'attention, ne sauraient pourtant satisfaire l'esprit. Ce que l'on voudrait savoir avec précision, c'est la secrète diffusion du libertinage dans les différentes classes de la société. Nous en sommes réduits à des indications fragmentaires. Le hasard d'une publication nous apprend qu'en 1631, de l'avis du résident de l'Empereur en France, la religion catholique est méprisée des gens de la haute classe et des lettrés (von den gelehrten und hohen Standes Personen veracht). À la fin du siècle, les corr [...]

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Écrit par :

  • : professeur honoraire à la faculté des sciences humaines de Paris
  • : agrégé des lettres classiques et docteur ès lettres, ancien élève de l'École normale supérieure, professeur à l'université de Paris-X-Nanterre

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  • Christian BIET
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L'Autre Monde ou les États et Empires de la Lune , de Savinien Cyrano de Bergerac (1619-1655), rédigé vers 1650, a d'abord circulé sous forme manuscrite, avant de paraître après la mort de l'auteur, en 1657, mais modifié au regard des manuscrits retrouvés, qui datent de 1653 environ. Le Bret, ami de l'auteur et éditeur de l'écrit libertin, ne souhaitait pas affronter la cens […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-autre-monde-ou-les-etats-et-empires-de-la-lune-et-les-etats-et-empires-du-soleil/#i_2836

BOCAGE MANUEL MARIA BARBOSA DU (1765-1805)

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Dans le chapitre « Le libertin »  : […] Superstition occasionnelle, prudence après avoir échappé à l'Inquisition, contrition in articulo mortis ne font pas oublier, chez Bocage, le libertin. Héritier du néo-classicisme, il l'est aussi de la philosophie des Lumières. Les vers, dédiés par lui au capitaine Lunardi, qui, en 1794, réalise dans le ciel de Lisbonne une ascension en ballon, constituent un exemple notoire d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bocage-manuel-maria-barbosa-du/#i_2836

BOISROBERT FRANÇOIS DE (1592-1662)

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Fils d'un homme de loi normand et huguenot, Boisrobert vint à Paris en 1616 et s'insinua comme poète dans les bonnes grâces de la reine mère Marie de Médicis. Il se convertit au catholicisme en 1621 et fut tonsuré en 1623. Son esprit et son effronterie lui valurent la faveur du cardinal de Richelieu, et, après avoir visité l'Angleterre (1625-1626) et Rome (1630-1631), il entra dans les ordres et r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-de-boisrobert/#i_2836

BROSSES CHARLES DE (1709-1777)

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Soldat courageux, homme de cour et écrivain de talent, Bussy-Rabutin laissa derrière lui comme un parfum de scandale. Il reçut une brillante éducation chez les jésuites d'Autun, puis au collège de Clermont, avant de partir en Lorraine avec le régiment de son père. De 1634 à 1659, il fut de toutes les campagnes militaires en Flandre, en Lorraine, en Franche-Comté, en Catalogne. Maître de camp en 16 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roger-bussy-rabutin/#i_2836

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DENON DOMINIQUE VIVANT baron (1747-1825)

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La carrière de Denon se déroule avec le même succès sous l'Ancien Régime, la Révolution et l'Empire. Cet homme est remarquable pour l'habileté et la grâce avec laquelle il sut se faire des amis et des protecteurs à toutes les époques et en tous lieux. On le voit successivement s'assurer l'appui de Louis XV, de M. de Vergennes, du cardinal de Bernis, de David, de Robespierre, de M […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dominique-vivant-denon/#i_2836

DES BARREAUX JACQUES (1599-1673)

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  • Bernard CROQUETTE
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Magistrat et écrivain français — mais il n'a pratiquement pas exercé sa charge et n'a publié aucun livre. Son incroyance tapageuse (qui lui attire quelques mésaventures mais ne résiste ni à la maladie ni, semble-t-il, à l'approche de la mort), sa réputation de viveur et d'« illustre débauché », l'amitié qui l'a lié à Théophile de Viau (mais qu'il aurait volontiers reniée lorsqu'elle devint dangere […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-des-barreaux/#i_2836

DORAT CLAUDE (1734-1780)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 354 mots

Parisien de naissance, Dorat fut, comme l'ancêtre dont il portait le nom, fécond et paresseux. On lui reprocha sa hâte à produire et une certaine propension à la négligence. « Il hasardait ses ouvrages, comme les saillies d'un homme aimable que l'occasion inspirait », dit un de ses contemporains. Pourtant, ce petit-maître valait probablement mieux que sa réputation. Il s'était lancé dans la carriè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/claude-dorat/#i_2836

DUCLOS CHARLES PINOT (1704-1772)

  • Écrit par 
  • Denise BRAHIMI
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Écrivain breton, né et mort à Dinan, très récemment sorti de l'oubli parce qu'on a pu voir dans son Commentaire sur la Grammaire générale et raisonnée de Port-Royal (publié en édition posthume) une des sources principales de l' Essai sur l'origine des langues de J.-J. Rousseau (cf. J. Derrida, De la grammatologie , Paris, 1965), D […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-duclos/#i_2836

GASSENDI PIERRE GASSEND dit (1592-1655)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
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Savant et philosophe français, né près de Digne, reçu docteur en théologie en 1614 à Avignon, Gassendi est ordonné prêtre en 1616 et enseigne la philosophie à l'université d'Aix-en-Provence de 1617 à 1623. Il y fait des observations astronomiques détaillées, se déclare partisan de Copernic et entre en correspondance avec Galilée. Il partage ensuite son temps entre Digne, où il est depuis 1626 prév […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gassendi/#i_2836

GODARD D'AUCOUR CLAUDE (1716-1795)

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  • Édouard GUITTON
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Auteur de second ordre, Godard d'Aucour eut une existence aisée : fermier général en 1754, receveur général des Finances à Alençon en 1785. Les Mémoires turcs, avec l'Histoire galante de deux jeunes Turcs durant leur séjour en France (1745), qui remportèrent un grand succès, se ressentent de l'influence des Lettres persanes  : on y trouve une satire par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/claude-godard-d-aucour/#i_2836

GRÉCOURT JEAN-BAPTISTE WILLART DE (1683-1743)

  • Écrit par 
  • Édouard GUITTON
  •  • 99 mots

Chanoine de son état, Willart de Grécourt passa de la prédication au libertinage et se fit une spécialité des vers licencieux qu'on fait circuler sous le manteau. Son poème de Philotanus , satire pesante de la bulle Unigenitus , eut un succès prodigieux. Il a beaucoup rimé durant sa vie. La meilleure partie de son œuvre appartient à l'enfer poétique du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grecourt-jean-baptiste-willart-de/#i_2836

HISTOIRE AMOUREUSE DES GAULES, Roger de Bussy-Rabutin - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
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Militaire, gentilhomme bourguignon, grand officier du royaume, ex-frondeur rallié à la cause du roi, Roger de Bussy-Rabutin (1618-1693) aime écrire à temps perdu. Sa Carte du pays de Braquerie (1654), où il faisait la satire de la Carte de Tendre en comparant les femmes à des forteresses aisées à investir, l'a fait connaître, ses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-amoureuse-des-gaules/#i_2836

LACLOS CHODERLOS DE (1741-1803)

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  • Yvon BELAVAL
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Dans le chapitre « Des personnages transformés »  : […] Cette clarté, précisément, devient suspecte, anormale. Que cache-t-elle ? Elle cache, sous l'ordre abstrait des dates que portent les lettres, le travail du temps subjectif. Le héros du roman classique, trop souvent demeure le même, à peine marqué, à la fin, de quelques traces extérieures de ses aventures, à peine grimé en vieillard. En dehors de La Vie de Marianne , on ne vo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/choderlos-de-laclos/#i_2836

LA MOTHE LE VAYER FRANÇOIS DE (1588-1672)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
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Philosophe et écrivain français, l'un des représentants majeurs de ce « libertinage érudit » qui marque, entre l'humanisme de la Renaissance et la philosophie du siècle des Lumières, une étape essentielle. À quarante ans, cet indolent n'a écrit aucun livre : il s'est prêté avec quelque répugnance aux devoirs de sa charge de substitut au procureur du roi et s'est surtout « composé un caractère. Le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-de-la-mothe-le-vayer/#i_2836

LENCLOS ANNE dite NINON DE (1616-1706)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 388 mots

Courtisane française, célèbre par sa beauté (mais c'est déjà la légende qui parle, il faudrait dire sans doute son « agrément » ou son « charme ») et par son esprit, Ninon de Lenclos décide très jeune de vivre indépendante comme un homme. Elle a dès lors « des galans en assez bon nombre » (Tallemant des Réaux), pour une nuit ou pour trois mois, parfois plus longtemps (Villarceaux) ; parmi eux des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lenclos-anne-dite-ninon-de/#i_2836

LIBERTINAGE

  • Écrit par 
  • Michel DELON
  •  • 3 274 mots

Libertin et libertinage ont longtemps été des termes polémiques destinés à stigmatiser toutes les opinions ou conduites qui s'écartaient de la norme dominante. Il a fallu l'effervescence du xviii e   siècle pour qu'ils soient assumés et revendiqués, et une distance historique de plusieurs siècles pour qu'ils deviennent de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/libertinage/#i_2836

LITTÉRATURE D'ÉRUDITION (XVIIe s.)

  • Écrit par 
  • Marie-Madeleine FRAGONARD
  •  • 1 229 mots

Vers le milieu du xvii e siècle une dissociation s'opère au sein des savoirs entre les sciences et les lettres, et au sein des lettres entre les savants et « ceux qui écrivent bien en français », entre ce que nous appelons érudition et ce que nous appelons littérature. Ce clivage, résultat d'un long affrontement entre les tenants d'un courant doc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-d-erudition/#i_2836

MORALISTES

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 2 456 mots

Dans le chapitre « Jansénistes ou libertins »  : […] Nous sommes sensibles aujourd'hui, après Nietzsche, à la rigueur de scalpel de la plume des moralistes, à leur « anatomie du cœur humain » (Préface des Maximes de La Rochefoucauld – ce terme « anatomie » apparaissant à L. Van Delft comme le plus capable de cerner la dimension novatrice de l'œuvre, au regard de l'anthropologie du temps), à leur manière de traquer les illusion […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moralistes/#i_2836

NAUDÉ GABRIEL (1600-1653)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 738 mots

Érudit, bibliographe et historien français. Il fait de solides études littéraires et philosophiques accompagnées d'immenses lectures, avant d'entreprendre des études de médecine qu'il terminera en 1628. Il devient en 1622 bibliothécaire du président de Mesmes. Toute sa vie, il recherchera avec passion les éditions rares et les livres audacieux, cataloguera et classera une énorme masse d'ouvrages. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gabriel-naude/#i_2836

NERCIAT ANDRÉ ROBERT DE (1739-1800)

  • Écrit par 
  • Denise BRAHIMI
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De nos jours, les œuvres de Nerciat hantent l'« enfer » de la Bibliothèque nationale. On a pu voir en lui un parfait exemple de l'immoralité et de la corruption de l'aristocratie à la fin de l'Ancien Régime. Guillaume Apollinaire, qui a publié en 1910 une édition assez complète de ses œuvres dans la Bibliothèque des curieux, avec « des morceaux ignorés, des documents nouveaux et des pièces inédite […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andre-robert-de-nerciat/#i_2836

PIRON ALEXIS (1689-1773)

  • Écrit par 
  • Édouard GUITTON
  •  • 301 mots

Quelque chose nuit à la réputation littéraire de Piron : pas seulement l' Ode à Priape , poème puissant dans le genre lubrique qui lui ferma à jamais les portes de l'Académie française ; avec son air facétieux de bonimenteur à la parade toujours entre deux vins, on a peine à le prendre au sérieux. Il y a en lui un fond de gauloiserie bachique capable de donner le change sur s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexis-piron/#i_2836

RESTIF DE LA BRETONNE (1734-1806)

  • Écrit par 
  • Jacques LACARRIÈRE
  •  • 1 427 mots

Dans le chapitre « Le libertin visionnaire »  : […] Ces aspects essentiels de Restif : l'écrivain paysan, le réformateur acharné et souvent moralisateur sont pourtant ceux qu'on a le plus délibérément ignorés dans son œuvre. Contemporains et critiques postérieurs – à l'exception de quelques inspirés comme Nerval et Valéry – ont surtout dénoncé en lui le « dépravé », le névropathe, celui qui a déployé « une énergie effrayante en plusieurs tableaux d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/restif-de-la-bretonne/#i_2836

SPINOZA BARUCH (1632-1677)

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 12 184 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'introduction du spinozisme en France »  : […] Le danger représenté par le spinozisme apparaît dans sa spécificité dès les premiers contacts de cette doctrine avec la pensée française. Avant 1670, date de la publication anonyme du Tractatus theologico-politicus , le libertinage érudit est déjà sensible au prestige naissant du spinozisme et marque ainsi la vraie nature du danger : il s'agit de l' athéisme. Déhénault fait l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/baruch-spinoza/#i_2836

VIAU THÉOPHILE DE (1590-1626)

  • Écrit par 
  • Antoine ADAM
  •  • 1 482 mots

La phrase trop fameuse de Boileau : « Enfin Malherbe vint » a conduit l'ensemble de la critique, pendant plus de deux cents ans, à considérer le xvii e  siècle comme entièrement dominé par une orthodoxie classique fondée sur l'enseignement et l'exemple de Malherbe. Deux chiffres aujourd'hui connus permettent de mesurer combien cette vue était illu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theophile-de-viau/#i_2836

Voir aussi

Pour citer l’article

Antoine ADAM, Robert ABIRACHED, « LIBERTINS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/libertins/