JORDANIE

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Nom officielRoyaume hachémite de Jordanie (JO)
Chef de l'État et du gouvernementle roi Abdallah II (depuis le 7 février 1999). Premier ministre : Omar al-Razzaz (depuis le 14 juin 2018)
CapitaleAmman
Langue officiellearabe
Unité monétairedinar jordanien (JOD)
Population10 437 000 (estim. 2019)
Superficie (km2)88 794

Les incertitudes et la longue transition

La crise du Golfe

Ayant pratiqué, depuis 1982, une politique à hauts risques, le roi Hussein peut espérer, au début de 1989, quelque répit. La création d'un Conseil de coopération arabe, à Bagdad, le 16 février ouvre d'heureuses perspectives de coopération économique pour la Jordanie avec l'Irak, l'Égypte et le Yémen du Nord, qui en sont membres. Mais, entre le 18 avril et le 1er mai, des manifestations contre la politique économique et la vie chère, d'une violence sans précédent (8 morts), dans des régions comme Ma'an et Karak, connues pour leur attachement au souverain, rappellent celui-ci à la dure réalité. Le Premier ministre, Zeid Rifaï, devenu extrêmement impopulaire, et son gouvernement démissionnent (24 avr.). Le maréchal Zeid Ben Chaker, cousin du roi et chef de son cabinet, forme le nouveau gouvernement dont l'une des premières missions est l'organisation de prochaines élections législatives. Les Jordaniens réclament, en effet, une plus large part de responsabilité dans la participation au pouvoir. Les élections, les premières depuis vingt-deux ans, ont lieu le 8 novembre. Les islamistes enlèvent trente et un des quatre-vingts sièges, les Frères musulmans en obtenant vingt à eux seuls ; ils catalysent le vote protestataire et, possédant l'expérience et la cohérence qui font défaut aux autres formations, remportent une spectaculaire victoire. Moudar Badrane, nommé Premier ministre, forme, le 6 décembre, un cabinet, mais sans la participation des islamistes, lesquels refusent de s'y associer. Tandis que le roi déclare vouloir poursuivre le processus de démocratisation, en faisant désigner (9 avr. 1990) une commission pour l'élaboration d'une Charte nationale, destinée à assurer le bon fonctionnement du pluralisme et à définir un nouveau contrat social, la gauche éprouve quelque difficulté à s'organiser. À l'épreuve politique s'ajoute une situation économique critique, avec, pour trois millions d'habitants, une dette de 8,3 milliards de dollars, une inflation de 30 p. 100 (en 19 [...]


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Jordanie : carte physique

Jordanie : carte physique
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Jordanie : drapeau

Jordanie : drapeau
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Camp de réfugiés palestiniens

Camp de réfugiés palestiniens
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Glubb Pacha, 1951

Glubb Pacha, 1951
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Écrit par :

  • : professeur des Universités en science politique, Institut d'études politiques, Grenoble
  • : docteur en sociologie politique des relations internationales

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Pour citer l’article

Philippe DROZ-VINCENT, Philippe RONDOT, « JORDANIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 septembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/jordanie/