JAMBLIQUE (250 env.-env. 330)

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Disciple de Pythagore et de Platon

On sait peu de chose sur la vie de Jamblique. Né à Chalcis de Syrie, il fait ses études à Rome sous la direction de Porphyre. Mais bientôt Rome cesse d'être la capitale intellectuelle de l'Empire, et des foyers de pensée naissent ou renaissent à Athènes, Alexandrie, en Asie Mineure. Jamblique revient dans son pays natal et y fonde une école.

Une partie de son œuvre est perdue ; seuls subsistent des fragments d'un Traité de l'âme cités par Stobée (Eclogae, I, éd. Meineke, Leipzig, 1860). A. J. Festugière les a réunis, ordonnés et traduits dans La Révélation d'Hermès Trismégiste III (Paris, 1953). Il faut en rapprocher un Protreptique, c'est-à-dire une introduction à la philosophie (éditée par Pistelli à Leipzig en 1888). Cet ouvrage porte la marque de l'influence aristotélicienne, et on soupçonne Jamblique d'avoir fait de larges emprunts au traité perdu du jeune Aristote, qui portait le même nom.

Signalons ensuite un ensemble d'études néo-phythagoriciennes. Jamblique se présentait comme pythagoricien aussi bien que comme platonicien. Les deux écoles ont eu, en effet, des échanges constants, et parfois il est difficile de les distinguer. D'un recueil sans doute plus vaste subsistent une Vie de Pythagore (publiée dans le Diogène Laërce de Firmin-Didot en 1929) et les traités intitulés respectivement : In Nicomachi arithmeticam introductionem (édité par Pistelli à Leipzig en 1894), Theologoumena arithmeticae (édité par De Falco à Leipzig en 1922), De communi mathematica scientia (édité par Festa à Leipzig en 1891).

Enfin, le grand écrit théologique de Jamblique est son Traité des mystères d'Égypte, réédité par Édouard des Places (Paris, 1966).

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Pour citer l’article

Jean TROUILLARD, « JAMBLIQUE (250 env.-env. 330) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 janvier 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/jamblique/