PLOTIN, en bref

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Instigateur de ce que l'on appellera après lui le « néo-platonisme », Plotin retient avant tout de Platon l'idée de la transcendance absolue du Bien. Édités par son disciple Porphyre, les soixante-trois traités que comportent les Ennéades décrivent les niveaux de la réalité qui vont de l'expérience humaine jusqu'à l'Un en passant par le monde « sublunaire », l'ordre cosmique, l'âme, l'être. La sagesse – voire le salut – demeure le but de la philosophie, conformément à l'enseignement socratique, même si les moyens pour y parvenir peuvent sembler trop spéculatifs. La pensée de Plotin a rencontré de nombreux échos, tant chez les Pères de l'Église et les théologiens médiévaux qu'à la Renaissance, avec notamment Marsile Ficin (1433-1499). La voie mystique visant à une contemplation directe de Dieu inspirera la spiritualité chrétienne, qui s'en démarquera toutefois pour des raisons essentielles. L'extase plotinienne, pur mouvement de l'intelligence, s'oppose en effet radicalement à la révélation, acte de Dieu.

—  Francis WYBRANDS

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PLOTIN - (repères chronologiques)

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ENNÉADES, Plotin - Fiche de lecture

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Dans le chapitre « L'acte d'être »  : […] La tradition philosophique dit cependant plus habituellement que l'énergie contamine l'entéléchie, que l'être suit l'agir. Nous avons vu comment cette articulation se présentait déjà d'une certaine manière chez Aristote, de qui Thomas l'a reçue ; elle a été retenue surtout par le néo-platonisme, qui constitue une autre de ses sources. Pour Plotin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/acte-philosophie/#i_8659

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ARCHITECTURE (Thèmes généraux) - Architecture et philosophie

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ASCÈSE & ASCÉTISME

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ÉGLISE, architecture

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EXTASE

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Dès 1901, l'extase a été décrite comme un état morbide par Pierre Janet. La psychologie pathologique la rattache à des états d'hystérie à composante mystique : immobilité du malade, joie mêlée d'angoisse, contemplation intense, perte de contact avec le monde extérieur en sont les signes apparents. Mais l'extase peut affecter des sujets sains, dont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/extase/#i_8659

FINITUDE

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Dans la philosophie grecque, fini et infini forment couple ; ils rendent compte de deux aspects du réel. Le fini, c'est le degré de détermination d'une notion ou d'une chose, ce qui fait qu'elle a un caractère précis, achevé dans son ordre. L'infini, c'est le degré d'indétermination d'une notion ou d'une chose, ce qui fait qu'elle comporte une part […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/finitude/#i_8659

GNOSTICISME

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Dans le chapitre « Composantes non distinctives »  : […] Un premier élément de définition se trouve dans la notion de gnose elle-même. On connaît la célèbre définition donnée par le gnostique Héracléon : « Ce n'est pas seulement le baptême qui est libérateur, mais c'est aussi la gnose : Qui étions-nous ? Que sommes-nous devenus ? – Où étions-nous ? Où avons-nous été jetés ? – Vers quel but nous hâtons-no […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gnosticisme/#i_8659

HYPOSTASE, philosophie

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Du grec hupostasis , ce qui est en dessous, au fond, d'où le sens de dépôt (Aristote), de fondement, de structure, de réalité par opposition à quelque fruit de l'imagination (Aristote). Le terme n'acquiert de sens philosophique que tardivement. L'Épître aux Hébreux, où Jésus-Christ est dit « empreinte de l'hypostase du Père », est la première attes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hypostase-philosophie/#i_8659

INFINI, philosophie

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INTELLECT & INTELLIGIBLES

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Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous ), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence, raison, esprit ; au xvii e siècle : entendement. Pour Aristote, les aristotélisants arabes et latins, l'intellect, capable d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intellect-et-intelligibles/#i_8659

JAMBLIQUE (250 env.-env. 330)

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  • Jean TROUILLARD
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Jamblique est, au début du iv e  siècle de notre ère, le troisième maître de l'école néo-platonicienne, après Plotin et Porphyre. Il en recueille la succession au moment où l'école est aux prises avec un problème grave. Devant la montée du christianisme, un disciple de Pythagore et de Platon peut-il rester indifférent et laisser périr les traditio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jamblique/#i_8659

MOI

  • Écrit par 
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MORT - Les interrogations philosophiques

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NÉO-PLATONICIENNE D'ATHÈNES ÉCOLE

  • Écrit par 
  • Henri Dominique SAFFREY
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À l'intérieur du vaste mouvement philosophique que l'on désigne globalement sous le nom de néo-platonisme et qui se développe du iii e au vi e  siècle après J.-C., on distingue des écoles diverses. Fondé à Rome par Plotin, qui y enseigne de 245 à 270, et maintenu vivant sur place par Porphyre et ses successeurs (dont plusieurs passèrent au christ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-neo-platonicienne-d-athenes/#i_8659

NÉO-PLATONISME

  • Écrit par 
  • Jean TROUILLARD
  •  • 2 998 mots

On désigne sous le nom de néo-platonisme une école philosophique qui se réclame de Platon et dont le fondateur est Plotin (205-270 apr. J.-C.). Celui-ci, qui se fit à Alexandrie le disciple d'Ammonios Sakkas, enseigna à Rome et mourut à Minturno, au nord de Naples. L'école se développa pendant les deux siècles suivants, et elle continua à vivre, p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neo-platonisme/#i_8659

PANTHÉISME

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 7 630 mots

Dans le chapitre « Les stoïciens »  : […] En toute rigueur, on devrait réserver le terme de panthéisme (apparu pendant la Renaissance) à un petit nombre de philosophes chez lesquels apparaît explicitement l'affirmation de l'identité de Dieu avec le tout de l'être, celui-ci englobant la nature ou se réduisant à elle. C'est pourquoi on fera commencer l'histoire du panthéisme avec les stoïci […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pantheisme/#i_8659

PHÉNOMÈNE

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 3 342 mots

Dans le chapitre « La nature physique du phénomène »  : […] Les témoignages les plus significatifs relatifs à la nature physique du phénomène chez les Anciens ont été conservés par Platon et par Aristote. Platon emprunte cette théorie de la perception à Empédocle ( Timée , 45 b et 67 c) et à Protagoras ( Théétète , 156 e-158 b). Aristote connaît cet examen par Platon de la thèse de Protagoras ( Métaphysique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomene/#i_8659

PHYSIS

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 3 788 mots

Dans le chapitre « Dualisme et naturalisme »  : […] C'est précisément ce dualisme de la nature et de la matière, ou encore de la nature et du hasard, que refuseront les stoïciens. La nature n'est pour eux rien d'autre que le Logos répandu dans la totalité des parties du monde et présent dans chacun de ses événements. Cette nature omniprésente et toute-puissante se confond avec Dieu, dont elle manife […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physis/#i_8659

PORPHYRE (234 env.-310)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 2 155 mots

Philosophe néo-platonicien, Porphyre a joué un rôle considérable dans l'évolution de la pensée, à la fin de l'Antiquité et pendant tout le Moyen Âge. Son œuvre immense, aujourd'hui en grande partie disparue, a été beaucoup lue et a laissé des vestiges chez de nombreux auteurs grecs, latins et arabes. La manière dont il a systématisé et interprété l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/porphyre/#i_8659

PROCLUS (412-485)

  • Écrit par 
  • Jean TROUILLARD
  •  • 1 989 mots

Dans la condition historique qui était la sienne, le génie propre de Proclus a conduit le néo-platonisme à ce point d'équilibre qu'on peut appeler classique. Entre la puissance inventive un peu désordonnée de Plotin, qui fonde l'école néo-platonicienne au iii e  siècle après J.-C., et l'analyse critique de Damascios, qui est son dernier maître à At […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proclus/#i_8659

ROME ET EMPIRE ROMAIN - Le Haut-Empire

  • Écrit par 
  • Yann LE BOHEC, 
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Dans le chapitre « Les sensibilités : lettres, arts et religions »  : […] Que le Haut-Empire ait été une grande époque dans l'histoire de l'humanité, nous en avons des preuves : en est une la mesure manifestée par les hommes de ce temps pour exprimer leurs sensibilités ; mais il y a aussi la puissance : dans tous les domaines de la vie intellectuelle et artistique, la production se caractérisa par son abondance. Il ne sa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rome-et-empire-romain-le-haut-empire/#i_8659

SACREMENTS

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  • Écrit par 
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Dans le chapitre « L'Un au-delà de l'Être »  : […] Ainsi définie, la philosophie de l'Un au-delà de l'Être coïncide avec le néo-platonisme. On entend par cette dénomination, non pas n'importe quel platonisme, mais une école déterminée de commentateurs platoniciens, dont les grands maîtres sont Plotin ( iii e  s. apr. J.-C.), Porphyre, Jamblique ( iii e - iv e  s.), Proclos ( v e s.), Damascios ( v […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-l-un/#i_8659

VERTU

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  • Baldine SAINT GIRONS
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Pour citer l’article

Francis WYBRANDS, « PLOTIN, en bref », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/plotin-en-bref/