ACÉTYLÈNE

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Générateur à chute de carbure dans l'eau

Générateur à chute de carbure dans l'eau
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Générateur à chute d'eau

Générateur à chute d'eau
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Générateur à contact

Générateur à contact
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Gazomètre

Gazomètre
Crédits : Hulton Getty

photographie

Tous les médias


Caractéristiques de l'acétylène

Propriétés physiques

L'acétylène (C2H2), de masse molaire 26,028, est un gaz incolore dont l'odeur rappelant le géranium est généralement masquée par celle, aliacée, de la phosphine (PH3) ; l'arsine (AsH3) qui peut accompagner la phosphine étant en revanche très fréquemment inodore.

Voici quelques caractéristiques : volume molaire : 22,12 l ; masse du litre à 0 0C : 1,17 g ; température d'ébullition : 35 0C ; point critique : 6,11 MPa ; sa température de fusion est F : – 81,8 0C ; il se sublime dès – 83 0C ; on peut le fondre sous pression : pression de vapeur de 2,6 MPa à 0 0C et de 3,8 MPa à 15 0C.

L'acétylène liquide est incolore, de densité 0,62, et constitue un explosif.

Ses limites d'inflammabilité sont dans l'air sec : 2-80 p. 100, dans l'air humide : 3-77 p. 100, dans l'oxygène : 3-93 p. 100.

Il est relativement soluble dans l'eau, avec laquelle il peut donner un hexahydrate : sa solubilité atteint 1,97 g/l sous une pression de 0,1 MPa à 0 0C ; à 10 0C : 1,21 ; à 20 0C : 1,55 ; à 70 0C : 0,76 ; sous 1 MPa à 10 0C : 14,2 ; à 20 0C : 11,4. Il est très soluble dans l'acétone (25 g/l à 10 0C sous 0,1 MPa et 300 g/l à 10 0C sous 1,2 MPa), dans l'ammoniaque liquide et dans de nombreux composés carbonés : méthanol, acétonylacétone, phosphate triéthylique, diméthylsulfoxyde, diméthylformamide, méthylpyrrolidone.

Structure

Les propriétés chimiques de l'acétylène s'expliquent essentiellement par la présence dans sa molécule d'une triple liaison constituée en fait par la superposition d'une liaison simple σ (provenant de la fusion de deux orbitales sp) à deux liaisons π résultant de la fusion de deux orbitales 2p. Cette liaison, de longueur 0,124 nm et caractérisée par une énergie de 811 kJ, est donc moins stable que les liaisons simples (614 kJ) et doubles (347,3 kJ), et par conséquent plus réactive.

D'autre part l'hydrogène lié au carbone par une triple liaison sera très mobile (ou acide), propriété que l'on retrouve dans [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 8 pages




Écrit par :

  • : ingénieur de l'École supérieure de physique et chimie industrielles, professeur honoraire de l'université de Paris-XI

Classification


Autres références

«  ACÉTYLÈNE  » est également traité dans :

ALCYNES

  • Écrit par 
  • Jacques METZGER
  •  • 3 321 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Méthodes synthétiques »  : […] Le point de départ est l' acétylène : on fait barboter le gaz pur et sec dans la solution bleue résultant de la dissolution du sodium ou du lithium dans l'ammoniac liquide : en effet, l'hydrogène libéré par la métallation se fixe, en partie du moins, sur l'acétylène. À l'acétylène monosodé on oppose un bromure, un sulfate ou un sulfonate d'alkyle : L'acétylénique vrai R−C≡C−H est sodé à l'amidure […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alcynes/#i_2689

ARGENT, métal

  • Écrit par 
  • Robert COLLONGUES
  •  • 5 186 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Chimie des solutions aqueuses »  : […] Dans les calculs de l'enthalpie d'hydratation fondée sur le modèle ionique des solutions, on retrouve les mêmes divergences que dans le calcul des énergies de réseau fondées sur le modèle d'état solide. L'enthalpie d'hydratation standard de l'ion Ag + est relativement élevée (644 kJ ( mol -1 soit − 420 kJ ( mol -1 pour l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/argent-metal/#i_2689

HYDROCARBURES

  • Écrit par 
  • Pierre LASZLO
  •  • 4 540 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Une chimie brillante »  : […] L'hydrocarbure le plus simple, ayant un atome de carbone et un atome d'hydrogène, est la molécule CH. Elle est très instable et ne survit qu'à l'état isolé, dans l'espace interstellaire en particulier. La molécule CH 2 , nommée méthylène, est le prototype des carbènes, très réactifs. L'atome de carbone y porte deux électrons de valence, non liés aux hydrogènes. Selon qu'ils sont appariés ou non, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hydrocarbures/#i_2689

JUPITER, planète

  • Écrit par 
  • André BOISCHOT, 
  • André BRAHIC, 
  • Daniel GAUTIER, 
  • Guy ISRAËL, 
  • Pierre THOMAS
  • , Universalis
  •  • 11 249 mots
  •  • 60 médias

Dans le chapitre «  Structure de la planète »  : […] Jupiter, comme d'ailleurs les autres planètes géantes du système solaire, est un objet profondément différent des planètes telluriques : Mercure, Vénus, la Terre et Mars sont caractérisés par une surface solide de quelques milliers de kilomètres de diamètre, qu'entoure une atmosphère peu épaisse, voire très ténue dans le cas de Mercure. Au contraire, Jupiter est une énorme boule de gaz, composée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jupiter-planete/#i_2689

LIAISONS CHIMIQUES - Liaison et classification

  • Écrit par 
  • André JULG
  •  • 8 330 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Hybridation sp »  : […] L'hybridation sp apparaît dans les molécules linéaires, comme l'acétylène C 2 H 2 . La liaison entre les deux carbones est assurée par une liaison de type ω et deux liaisons de type π : π et π′, dont les axes des orbitales sont situés dans des plans rectangulaires. C'est une triple liaison notée C ≡ C. Elle est encore plus courte que la double 0,12 nm. Comme avec les système […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liaisons-chimiques-liaison-et-classification/#i_2689

MÉTAUX - Métaux alcalino-terreux

  • Écrit par 
  • Jean PERROTEY
  •  • 2 581 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Propriétés chimiques des alcalino-terreux et de leurs composés »  : […] Les métaux alcalino-terreux possèdent une grande réactivité chimique ; essentiellement réducteurs, ils s'unissent facilement avec la plupart des corps simples . Il est nécessaire de les conserver sous une couche d'huile minérale ou de pétrole, car à l'air, surtout humide, leur surface se ternit très rapidement, par suite de l'apparition d'une croûte d'oxyde, d'hydroxyde, et de carbonate. Dès la te […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaux-metaux-alcalino-terreux/#i_2689

NICKEL CARBONYLE

  • Écrit par 
  • Dina SURDIN
  •  • 399 mots

Formule brute : Ni(CO) 4 Masse moléculaire : 170,73 g Masse spécifique : 1,32 g/cm 3 Point de fusion : — 25 0 C Point d'ébullition : 43 0 C Liquide incolore, volatil et inflammable, le nickel carbonyle est peu soluble dans l'eau, très soluble dans l'éthanol, le benzène, l'éther, le chloroforme. Les molécules d'oxyde de carb […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nickel-carbonyle/#i_2689

PHARES

  • Écrit par 
  • Ian C. CLINGAN
  •  • 8 879 mots

Dans le chapitre « Lampes à gaz »  : […] Les premières propositions suggérant d'utiliser le gaz de houille dans les phares ne rencontrèrent pas grand succès. De fait, il était en général difficile d'implanter une installation de gazéification sur place et la plupart des phares étaient trop éloignés pour être alimentés par des conduites. L'acétylène, gaz produit par l'action de l'eau sur le carbure de calcium, fut cependant utilisé au to […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phares/#i_2689

REPPE WALTER (1892-1969)

  • Écrit par 
  • Dina SURDIN
  •  • 399 mots

Chimiste allemand, né à Goringen, Walter Reppe est le fondateur d'une branche de la chimie dite « chimie de Reppe » (synthèses à partir de l'acétylène). Après des études couronnées en 1920 par une thèse de doctorat ès sciences soutenue à l'université de Munich, il entre au laboratoire central de la Badische Anilin und Sodafabrik (B.A.S.F.). Pendant plusieurs années il travaille sur les colorants a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/walter-reppe/#i_2689

SODIUM

  • Écrit par 
  • Luc AUFFRET, 
  • Albert HÉROLD, 
  • André METROT, 
  • Bernard PIRE
  •  • 4 688 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Action sur les composés »  : […] Le sodium agit principalement comme réducteur, mais par des mécanismes divers (décomposition, substitution, addition). L' eau est violemment décomposée dès la température ambiante avec libération d'hydrogène et formation de l'hydroxyde NaOH, base forte, fusible à 328  0 C, sans déshydratation. La réaction des alcools qui condui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sodium/#i_2689

Voir aussi

Pour citer l’article

Henri GUÉRIN, « ACÉTYLÈNE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/acetylene/