ACÉTYLCHOLINE

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Mise en évidence et localisation

La mise en évidence, voire le dosage de l'ACh dans les tissus, s'effectue essentiellement par des méthodes biologiques. Ces tests font appel à la contractilité du muscle abdominal droit de la grenouille ou du muscle dorsal de la sangsue. Les méthodes chimiques n'offrent généralement pas la spécificité ou la sensibilité désirée. Une congélation extrêmement rapide des tissus est indispensable pour saisir le taux réel d'ACh qui peut subir des variations très rapides (destruction par la cholinestérase ou resynthèse par la choline-acétylase). L'ACh a été trouvée dans des plantes, des micro-organismes, puis découverte dans les tissus animaux par Dale.

L'ACh existe dans le tissu nerveux essentiellement sous forme inactive liée à une protéine, ce qui la protège contre la destruction enzymatique. Dès sa libération, elle subit une hydrolyse par l'acétylcholinestérase (AChE). Presque simultanément la choline-acétylase assure la néosynthèse d'ACh qui est stockée sous sa forme inactive liée.

L'ACh est très largement distribuée dans le système nerveux. La microscopie électronique a permis de localiser l'ACh, associée à la choline-acétylase, dans les terminaisons nerveuses et les vésicules synaptiques. L'ultracentrifugation fractionnée d'homogénats de substance nerveuse a confirmé les données précédentes (Whittaker, de Robertis). Les ganglions parasympathiques, les troncs nerveux préganglionnaires, les racines motrices renferment des quantités élevées d'ACh et possèdent une forte activité de choline-acétylase. Les nerfs sympathiques ou les ganglions sympathiques peuvent contenir jusqu'à à 300 millimicromoles d'ACh par gramme d'organe frais.

On en trouve 7 millimicromoles par gramme de cerveau chez le jeune rat, plus encore dans la substance grise et surtout dans le noyau caudé. Le liquide céphalo-rachidien n'en contient pas normalement, mais on peut en trouver après des attaques épileptiques ou des convulsions expérimenta [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 4 pages

Médias de l’article

Formule

Formule
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Fixation sur la cholinestérase

Fixation sur la cholinestérase
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Anticholinestérasiques et pyridine

Anticholinestérasiques et pyridine
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Afficher les 3 médias de l'article


Écrit par :

  • : professeur à la faculté de médecine de Strasbourg, directeur du Centre de neurochimie du C.N.R.S., Strasbourg

Classification

Autres références

«  ACÉTYLCHOLINE  » est également traité dans :

ALZHEIMER MALADIE D'

  • Écrit par 
  • Nathalie CARTIER-LACAVE
  •  • 1 863 mots

Dans le chapitre « Traitement »  : […] Il n'existe actuellement aucun moyen de guérir la maladie d'Alzheimer ou même d'en arrêter l'évolution. Certains traitements sont susceptibles d'atténuer les pertes de mémoire, les troubles du langage et du raisonnement. Le traitement reste à l'heure actuelle essentiellement symptomatique et vise à améliorer la qualité de vie des patients. La lutte contre les facteurs de risques vasculaires (hype […] Lire la suite

ATTENTION

  • Écrit par 
  • Éric SIÉROFF
  •  • 1 924 mots

Dans le chapitre « Mécanismes de l’attention »  : […] L’attention agit par des mécanismes complexes, et sa structure n’est pas unitaire. Sur le plan de l’anatomie cérébrale, Michael Posner et Steve Petersen ont décrit trois sous-systèmes cérébraux de l’attention. Le premier est le contrôle attentionnel qui détermine, en fonction des buts du sujet, les éléments vers lesquels elle va se diriger. Ce contrôle attentionnel est d’origine frontale et repos […] Lire la suite

AUDITION - Acoustique physiologique

  • Écrit par 
  • Pierre BONFILS, 
  • Yves GALIFRET, 
  • Didier LAVERGNE
  •  • 14 763 mots
  •  • 16 médias

Dans le chapitre « Les cellules ciliées externes »  : […] On ne connaît pas le neuromédiateur des terminaisons afférentes présentes à la base des cellules ciliées externes. Du fait de leur insensibilité à l'effet excitotoxique du glutamate, on peut exclure qu'elles soient glutamatergiques. L'acétylcholine est le neuromédiateur essentiel du contrôle efférent des c. c. ext. Elle active les récepteurs nicotiniques liés aux canaux K + de la membrane basale […] Lire la suite

CHANGEUX JEAN-PIERRE (1936- )

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 1 143 mots

Jean-Pierre Changeux, né le 6 avril 1936 à Domont (Val-d'Oise) est en 1955 élève de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm en biologie. Major de l'agrégation des sciences naturelles en 1958, il débutera sa carrière scientifique en décrivant de nouveaux copépodes parasites au laboratoire Arago de Banyuls et sera enlevé à la zoologie par Jacques Monod, dans le laboratoire duquel il passera en 1 […] Lire la suite

COUTEAUX RENÉ (1909-1999)

  • Écrit par 
  • Jacques TAXI
  •  • 1 099 mots

Né à Saint-Amand-les-Eaux (Nord), René Couteaux mena de front ses études de médecine et de sciences naturelles aux facultés de Lille, puis de Paris (1928-1933). Ayant toujours eu pour objectif la recherche scientifique, il entra dès 1932 au laboratoire de biologie expérimentale de la Sorbonne, dirigé par E. Rabaud. Très vite, il décida de se consacrer à l'étude de la zone de connexion entre la te […] Lire la suite

DALE HENRY HALLETT (1875-1968)

  • Écrit par 
  • Samya OTHMAN
  •  • 190 mots

Physiologiste et pharmacologiste britannique, né le 9 juin 1875 à Londres, décédé le 23 juillet 1968 à Cambridge. Colauréat, avec Otto Loewi, du prix Nobel de physiologie ou médecine en 1936 pour la découverte « des échanges chimiques dans la transmission nerveuse ». Formé à University College, à Londres, et Cambridge University (1903-1909), Dale mène carrière à la fois dans les instances universi […] Lire la suite

ÉSÉRINE ou PHYSOSTIGMINE

  • Écrit par 
  • Philippe COURRIÈRE
  •  • 414 mots

Alcaloïde de formule brute C 15 H 21 O 2 N 3 , extrait de la fève de Calabar ( Physostigma venenosum ), plante de la famille des légumineuses qui se développe de façon sauvage en Afrique, dans la région du Niger. On l'appelle également, évoquant le nom scientifique de la plante, physostigmine . Outre l'ésérine, on isole aussi de cette plante d'autres alcaloïdes comme la génésérine, l'éséridine et […] Lire la suite

EXPÉRIENCES DE LOEWI : LA NEUROSÉCRÉTION

  • Écrit par 
  • Pascal DURIS
  •  • 199 mots
  •  • 1 média

Le rôle de certains nerfs dans la régulation du rythme cardiaque avait été reconnu dès la seconde moitié du xix e  siècle. Mais comment l'excitation des fibres nerveuses se transmettait-elle au cœur ? Le pharmacologue allemand Otto Loewi (1873-1961) aborde expérimentalement la question en 1921. Ayant observé que la stimulation électrique du nerf vague d'un cœur isolé de grenouille perfusé par un l […] Lire la suite

KATZ BERNARD (1911-2003)

  • Écrit par 
  • Samya OTHMAN
  •  • 190 mots
  •  • 1 média

Physiologiste britannique d'origine allemande, Bernard Katz est né le 26 mars 1911 à Leipzig. Il reçoit le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1970, conjointement à Julius Axelrod et Ulf von Euler pour l'élucidation du fonctionnement de la plaque motrice qui relie une fibre musculaire au nerf moteur. Diplômé de médecine de l'université de Leipzig, il émigre en Grande-Bretagne en 1934 et sout […] Lire la suite

LOEWI OTTO (1873-1961)

  • Écrit par 
  • Samya OTHMAN
  •  • 208 mots

Pharmacologiste américain d'origine allemande, né le 3 juin 1873 à Francfort et mort le 21 décembre 1961 à New York. Otto Loewi reçoit le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1936, conjointement à Henry Hallett Dale, pour la découverte de la transmission chimique des impulsions nerveuses. Médecin diplômé de l'université de Strasbourg (1896), il renonce, devant les ravages des maladies infectie […] Lire la suite

Voir aussi

Pour citer l’article

Paul MANDEL, « ACÉTYLCHOLINE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/acetylcholine/