Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Michel PATY
Dans le chapitre "Le savant et l'encyclopédiste" : … était fréquenté notamment par Turgot, Condorcet et des savants étrangers de passage, tels que Hume. *Engagé en 1745 avec Diderot par le libraire Le Breton pour traduire la Cyclopedia de Chambers, d'Alembert s'était lié d'amitié avec Condillac et avec Rousseau, mais il rompit plus tard avec ce dernier. Promu codirecteur « pour la partie… Lire la suiteÉcrit par : Joël SHAPIRO
… *Cet écrivain et philosophe, originaire de la Provence (il est né à Aix), déiste et ami de Voltaire, parfait représentant du siècle des Lumières, lutta toute sa vie contre l'obscurantisme. Une anecdote raconte que, lors d'une dangereuse tempête, les passagers du navire se mirent à réciter des prières tandis que le marquis d'Argens poursuivit… Lire la suiteÉcrit par : Alain MICHEL
Dans le chapitre "Du baroque au néo-classicisme : les métamorphoses de la grâce" : … La grâce, le sublime, tels sont les deux traits dominants de l'esthétique de ce siècle. Au *xviiie siècle, en France, la grandeur va peu à peu céder le pas à la grâce. On ne doit pourtant pas surestimer cette évolution. Fénelon, dans le Projet de poétique que comporte la Lettre à l'Académie, marque, en… Lire la suiteÉcrit par : Pierre FRANTZ
Écrit par : Pierre FRANTZ
*L'apparition de Beaumarchais dans le théâtre et les lettres françaises de la fin du xviiie siècle relève de la magie. Il touche à tout, fait flèche de tout bois et apporte au théâtre le charme qui s'en est absenté après la mort de Marivaux. Ce séducteur écrit et agit dans un roman qui ne s… Lire la suiteÉcrit par : Gabriel-Robert THIBAULT
Bernardin* de Saint-Pierre est né au Havre en 1737. Il est l'auteur des Études de la nature et des Harmonies de la nature. Commencé vers 1773, le premier de ces deux ouvrages fut publié onze ans plus tard. Un apologue, Paul et Virginie, fut ajouté à sa troisième édition.… Lire la suiteÉcrit par : Édouard GUITTON
… *Comme Chabanon, Léonard et Parny, comme plus tard Leconte de Lisle, le chevalier de Bertin est né sous les tropiques (à l'île Bourbon). Son œuvre est mince, mais elle mérite de survivre à l'oubli. Transplanté en France dès l'âge de neuf ans, il y mène bientôt la vie facile et dissipée des jeunes officiers nobles de l'Ancien Régime. S'il s'était… Lire la suiteÉcrit par : Jacques ROGER
… unité de l'espèce humaine, en parsemant son œuvre de remarques inspirées de l'esprit philosophique. *C'est un écrivain dont le style noble et grave, précis et coloré, a assuré le succès. Il a donné la théorie de son art dans son célèbre Discours sur le style prononcé lors de sa réception à l'Académie française. Naturaliste,… Lire la suiteÉcrit par : Michel DELON
Écrit par : Georges BRUNEL
… *Si la réputation de Carmontelle a été grande de son temps et l'est restée encore de nos jours, c'est plus comme chroniqueur ou mémorialiste qu'on l'apprécie que comme artiste à proprement parler. Nul n'a mieux défini ce génie original que Grimm : « Il a le talent de saisir singulièrement l'air, le maintien, l'esprit de la figure. Il m'arrive chaque… Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
Dans le chapitre "Des « Mémoires »Écrit par : Denise BRAHIMI
… *Dans la première partie de sa vie, rien ne semblait destiner Cazotte à la littérature. Il naît en 1719 à Dijon, où son père est greffier des états de Bourgogne et entreprend des études de droit. À Paris, où il vient en 1740, la protection de Maurepas lui permet d'entrer dans l'administration de la marine. Il commet alors quelques œuvres badines,… Lire la suiteÉcrit par : Jeannine ETIEMBLE
*En vain cherchera-t-on dans ce qui fut le bréviaire de plusieurs générations de lycéens laïques, l'Histoire de la littérature française de Lanson, quelque éclaircissement sur Sébastien Roch Nicolas, alias Chamfort. Son nom y paraît à peine, en appendice aux pages consacrées à son compagnon et ami… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… rassemblant autour d'elle une société choisie et férue de culture, dans l'esprit des Lumières. *Elle fréquente également à Paris le salon de Mme Necker, où elle rencontre Chamfort, l'abbé de Reynal, Mme de Staël. Influencée par Denis Diderot et Jean-Jacques Rousseau, elle se montre critique vis-à-vis des privilèges aristocratiques (Le Noble… Lire la suiteÉcrit par : Édouard GUITTON
*Un bref passage sur la terre des hommes et une fin tragique ; la carrière de poète qu'il n'a pas eue ; sa présence, sa poésie perpétuées parmi nous : telles sont, aux yeux de l'histoire, les trois vies d'André Chénier. La première dure à peine trente-deux ans et se termine sur l'échafaud le 7 thermidor an… Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
… *Né à Constantinople deux ans après son frère André, officier de dragons à dix-sept ans, Marie-Joseph de Chénier démissionne assez vite de l'armée pour se consacrer aux Muses. Après quelques pièces sans aucun succès, il remporte un triomphe à la fin de 1789 en faisant jouer un Charles IX où sa plume de patriote dénonce vigoureusement les… Lire la suiteÉcrit par : Michel DELON
Écrit par : Michel DELON
*« Jamais la nature ne fit deux êtres plus voisins et plus dissemblables. » Le jugement est tranché, que Louis Sébastien Mercier, dans le Tableau de Paris, porte sur les deux Crébillon, père et fils, à la veille de la Révolution. Le premier aurait traité son fils du « plus mauvais de ses ouvrages » et… Lire la suiteÉcrit par : Roger CHARTIER
… s'est engagé avec vigueur dans les débats actuels à propos du livre et de l'écrit à l'ère du numérique. *Pour comprendre la chute de l'Ancien Régime en France, Robert Darnton (né à New York en 1939) a porté l'attention sur les livres les plus lus par les Français de l'époque, tant les ouvrages les plus radicaux des Lumières, qui moquaient ou… Lire la suiteÉcrit par : Édouard GUITTON
… *Sainte-Beuve (Lundis I et XIV) et Gustave Lanson (Choix de lettres du XVIIIe siècle) ont parlé admirablement de Mme du Deffand. Ame d'une richesse exceptionnelle, elle offre une image exemplaire du sort de la femme sous l'Ancien Régime. Son œuvre tient dans sa correspondance et sa conversation : sûr moyen de… Lire la suiteÉcrit par : Michel DELON
Écrit par : Denise BRAHIMI
… *Un an avant sa mort, Jacques Delille était considéré comme le plus grand des écrivains français vivants. En 1813, on lui fait des funérailles magnifiques. Pourtant, un siècle et demi après sa mort, un groupe de chercheurs clermontois s'interrogent sur la destinée posthume de leur compatriote et intitulent leur ouvrage : Delille est-il mort ?… Lire la suiteÉcrit par : Anouchka VASAK
Écrit par : Yvon BELAVAL
*Il est vrai que toute grande œuvre se suffit : mais plus l'auteur a été engagé dans l'action, plus il a procédé par allusions, avouées ou secrètes, à son expérience, plus il s'est exprimé et trahi par son style, plus, alors, sa vie nous éclaire. Or, toutes ces raisons valent pour Diderot : il faut tenter de le… Lire la suiteÉcrit par : René POMEAU
Le drame bourgeois naît au *xviiie siècle du déclin de la tragédie classique. Il vise à la remplacer comme grand genre du théâtre sérieux. L'audience qu'obtiennent ces pièces est à mettre en relation avec l'évolution du public, elle-même liée à celle de la société. Chez les spectateurs,… Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
… *Écrivain breton, né et mort à Dinan, très récemment sorti de l'oubli parce qu'on a pu voir dans son Commentaire sur la Grammaire générale et raisonnée de Port-Royal (publié en édition posthume) une des sources principales de l'Essai sur l'origine des langues de J.-J. Rousseau (cf. J. Derrida, De la grammatologie, Paris,… Lire la suiteÉcrit par : Michel DELON
Écrit par : Éric LETONTURIER
Écrit par : Jean Marie GOULEMOT
Écrit par : Yvon BELAVAL
*Si, comme on l'a professé durant des siècles, la pensée est le miroir de l'être, et si le monde est sphérique, fini, alors, comment ne pas imaginer que le savoir total puisse être, lui aussi, fini et circulaire ? Tel est bien le premier modèle du savoir encyclopédique, que se propose encore un Bruno Latini et… Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
… *L'art du commérage mené à la pointe de l'esprit fonde pour une grande part l'attrait que suscitent l'œuvre et la vie de Louise Florence Pétronille Tardieu d'Esclavelles, née à Valenciennes en 1726. Recueillie, à la mort de son père, par sa tante, Mme de Bellegarde, qui l'éduquera avec sa propre fille, la future Mme d'Houdetot… Lire la suiteÉcrit par : Frédérique DEVAUX, René MILHAU, Jean-jacques PAUVERT, Mario PRAZ, Jean SÉMOLUÉ
Dans le chapitre "Imprimerie et syphilis" : … les poètes ont leur jardin érotique secret qu'ils font imprimer plus ou moins clandestinement. Après* la mort d'Henri IV, en 1610, l'Église catholique tente d'augmenter son emprise sur les consciences. Elle se heurte de front aulibertinage qui ne va plus cesser de mener sa révolte. Pendant tout le xviie siècle continuent de… Lire la suiteÉcrit par : Anouchka VASAK
Écrit par : Pierre FRANTZ
Écrit par : Anouchka VASAK
e siècle, il faut un nouveau genre, plus proche de lui – c'est-à-dire « bourgeois ». *Ce genre, qui n'a pas d'emblée de nom, et qui naît des décombres de la tragédie classique profondément modifiée par Voltaire ou récusée par un public plus sensible à la « comédie larmoyante », Diderot (1713-1784) le fonde, en 1757, dans un curieux… Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
… *Surtout connu pour ses Fables (1792) qui font de lui un disciple et un imitateur de La Fontaine, plus moralisateur et moins poète. En fait, son œuvre fut en son temps assez riche et variée, même s'il ne s'y trouve point de chef-d'œuvre de premier plan. Né au château de Florian, dans les basses Cévennes, il a même été considéré comme un… Lire la suiteÉcrit par : Gérald ANTOINE, Jean-Claude CHEVALIER, Loïc DEPECKER, Françoise HELGORSKY
Dans le chapitre "L'époque classique" : … de l'atmosphère politique du temps, toute de centralisation autoritaire et de foi monarchique. *Le xviiie siècle est marqué dans son ensemble par la montée de la bourgeoisie et les mises en question de toute sorte. Pourtant, certains pensent que la langue classique doit être fixée dans sa perfection ; ils élaborent une… Lire la suiteÉcrit par : Édouard GUITTON
… *Le qualificatif de « gentil » attribué par Voltaire au poète Bernard désigne ses vers et non sa personne car l'homme était un rude gaillard. Il passe pour un maître du genre gracieux, où brillèrent, au moins autant que lui, Chaulieu, Gresset et Bernis. Dragon, il vécut sur les champs de bataille ; puis dans les parages de la Cour : l'abus du jeu,… Lire la suiteÉcrit par : Bernard VISSE
… *Poète lorrain, Nicolas Gilbert doit une certaine réputation à la légende ou, plutôt, au mythe romantique du poète incompris, victime d'une société égoïste, tel que le représente Vigny dans Stello : on a fait de lui une sorte de Chatterton français. S'il est vrai qu'il est mort jeune, à vingt-neuf ans, il ne faut plus pour autant s'abuser… Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
… *Né à Amiens d'une famille de bonne bourgeoisie, Gresset fait ses études chez les jésuites et entre dans leur ordre à seize ans. Il est envoyé au collège Louis-le-Grand pour y professer, et décrit dans une épître en vers, La Chartreuse (1734), la vie qu'il menait à cette époque. Mais c'est surtout à une sorte de conte poétique, publié la… Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
… *Auteur (en français) d'un roman historico-biographique où il prend pour personnage son propre beau-frère, le comte de Gramont. Le titre complet de ce roman, publié en 1713, est le suivant : Mémoires de la vie du comte de Gramont, contenant particulièrement l'histoire amoureuse de la cour d'Angleterre sous le règne de Charles II (1713). À… Lire la suiteÉcrit par : Anouchka VASAK
Écrit par : Michel DELON
Écrit par : Pascal DURIS
Écrit par : Bernard CROQUETTE
… *Avec Les Originaux ou l'Italien (1693), Houdar de La Motte fait au théâtre des débuts désastreux qui le conduisent à la Trappe. Mais il revient bientôt aux lettres et entame avec succès une nouvelle et double carrière, dramatique et poétique. Ses opéras en particulier, L'Europe galante (1697), Le Triomphe des arts (1700… Lire la suiteÉcrit par : Pierre FRANTZ
Écrit par : Jean-Christophe ABRAMOVICI
Écrit par : Luc VILAR
… *L'un des collaborateurs de Diderot les plus abondants, et les plus fidèles, tout dévoué à l'œuvre de l'Encyclopédie, Louis de Jaucourt est issu d'une famille de noblesse ancienne — « d'épée et de nouveaux convertis » — dont les racines sont en Champagne et en Bourgogne. Le chevalier a étudié, dans les pays protestants, la philosophie et la… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
… *Né à Montignac, fils d'un chirurgien de l'armée, Joseph Joubert fait ses études à Toulouse et songe à endosser l'habit ecclésiastique. Il vient à Paris en 1778, fréquente les philosophes, travaille avec Diderot. Il se lie d'amitié avec Fontanes, qui le prendra comme conseiller quand il sera grand maître de l'Université, le nommant inspecteur… Lire la suiteÉcrit par : Yvon BELAVAL
*En définitive, Laclos est l'auteur d'un seul livre, Les Liaisons dangereuses, qui subsiste envers et contre tout : le milieu, les mœurs ont changé, l'anecdote offre peu d'intérêt par elle-même ; mais il manifeste, caché sous l'analyse la plus claire, on ne sait quel secret qui touche à la réalité de l… Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
… *Même s'il n'est plus beaucoup lu, La Harpe reste célèbre comme critique. On cite encore à l'occasion son Cours de littérature qui lui a fait donner en son temps le surnom de Quintilien français. On fait de lui le représentant d'une critique réactionnaire, opiniâtrement opposée à l'esprit des Lumières. En fait, sa carrière, plus complexe, a… Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
… *Parfois nommé Écouchard-Lebrun, il est aussi désigné par son surnom de Lebrun-Pindare, qu'il dut en son temps à la renommée de ses Odes. On peut se reporter, pour des renseignements assez complets sur sa vie et ses œuvres, aux articles que Sainte-Beuve lui consacre dans les Portraits littéraires (tome I) et dans les Causeries… Lire la suiteÉcrit par : Édouard GUITTON
… *La date de naissance d'Antoine Lemierre est incertaine : 1721 ? 1723 ? 1733 ? Tous ses biographes répètent qu'il avait « des idées, de l'imagination, de la verve » mais regrettent les cahots de sa versification, la rudesse abrupte de son style. L'un d'eux remarque avec finesse : « Dorat et lui, fondus ensemble, eussent fait un grand poète. » (On… Lire la suiteÉcrit par : Roger LAUFER
*Écrivain de métier, Alain-René Lesage a laissé une œuvre dramatique et romanesque importante, qui ne représente qu'une part sans doute de ses activités littéraires. Il a – comme en d'autres temps Cervantès, Tolstoï, Proust – résumé et réinterprété une tradition séculaire. La richesse de la matière espagnole et… Lire la suiteÉcrit par : Anouchka VASAK
Écrit par : Michel DELON
Écrit par : Michel DELON
Écrit par : Michel DELON
Écrit par : Michel DELON
Dans le chapitre "Un éloge de la dépense" : … bonheur sur terre remplace le salut après la mort, le plaisir sensuel n'est plus condamné a priori. *La littérature décrit cette société nouvelle, assoiffée de consommation et de jouissance, où la noblesse attirée à la Cour est prise par le vertige du luxe et de la dépense amoureuse. Marivaux constate dans le Spectateur français en 1723… Lire la suiteÉcrit par : Robert ABIRACHED, Antoine ADAM
Dans le chapitre "Les libertins du XVIIIe siècle" : … *Dans le langage courant du xviiie siècle, le mot de libertinage renvoie à des sens aussi divers que partie de plaisir, plaisir, sensualité, principes de dévergondage et de dissipation, liberté de ton et de parole, etc. Le libertin est l'homme à bonnes fortunes, du coquin au débauché, du polisson au licencieux. C'est Crébillon… Lire la suiteÉcrit par : Alain VIALA
Dans le chapitre "Le roman épistolaire" : … à son amour, donc sur les aveux et remous d'une sensibilité et d'une conscience troublées. Au* xviiie siècle, siècle épistolier entre tous, alors que le roman est frappé de suspicion et souvent censuré, la correspondance fictive est abondamment utilisée, au point que le récit épistolaire y devient la forme usuelle du roman… Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
… *Né à Paris, fils d'un papetier, Louvet (qui se fit souvent appeler Louvet de Couvray pour se distinguer d'un frère aîné qu'il haïssait) débute à dix-sept ans comme secrétaire de Dietrich (le futur maire de Strasbourg), puis est commis d'un libraire quelque peu spécialisé en ouvrages licencieux, ce qui lui donne envie de tenter sa chance en ce… Lire la suiteÉcrit par : Jean Marie GOULEMOT
Dans le chapitre " Historicité des Lumières" : … *On peut douter que les Philosophes se soient pensés comme formant un groupe socialement et idéologiquement homogène, dont les Lumières auraient précisément constitué le ciment. Voltaire dénonce les propositions régressives de Rousseau. Le Mondain marque, dès 1736, l'opposition de Voltaire aux tenants du primitivisme. Diderot se méfie de… Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
… *Dans la légende, Malfilâtre est l'une des figures symboliques du poète mort en pleine jeunesse, de détresse et d'épuisement. En fait, il s'agit là de mythe plus que de réalité. Né à Caen, Malfilâtre étudie chez les Jésuites et manifeste de bonne heure des dispositions pour la poésie. Quatre de ses odes sont couronnées. L'Ode sur le Soleil fixe… Lire la suiteÉcrit par : Erik LEBORGNE
Écrit par : Pierre FRANTZ
Écrit par : Jean SGARD
… L'écrivain qui résume le mieux pour nous la grâce et l'esprit du xviiie siècle *français fut un homme solitaire, discret, mélancolique et longtemps mal compris. On lui sut gré pour un temps d'émouvoir et d'amuser ; puis on lui reprocha l'afféterie, la subtilité, la vaine « métaphysique » ou le bavardage galant, tout ce qui se… Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
… *Peut-être le meilleur élève de Voltaire, même s'il n'a pas le génie de son maître. Né d'une famille obscure et pauvre, d'abord instruit par un prêtre, puis par les Jésuites, il écrit à Voltaire, qui lui promet sa protection, et vient à Paris. Ses débuts sont difficiles, il connaît la misère avant la gloire. On est bien renseigné là-dessus par les… Lire la suiteÉcrit par : Jean Marie GOULEMOT
Écrit par : Christian BIET
Écrit par : Christian BIET
Écrit par : Denise BRAHIMI
… *Écrivain fécond, dont la nature bouillante et les idées audacieuses font parfois penser à Diderot. À vingt ans, Louis Sébastien Mercier débute dans la littérature par des Héroïdes, mais ne réussit pas et en conçoit un dédain amer pour la poésie. Le roman, le drame sont les genres littéraires qu'il prônera. Le drame, par son mépris des… Lire la suiteÉcrit par : Édouard GUITTON
… *L'œuvre de Moncrif, auteur de second plan, est un aimable pot-pourri de tous les genres. Homme du monde, courtisan accompli, Moncrif fit une carrière prudente, mais réussie au point d'entrer à l'Académie française et de passer pour un écrivain important du siècle de Louis XV. Il contait, il rimait. Lecteur de Marie Leszczynśka, il publia des … Lire la suiteÉcrit par : Georges BENREKASSA
*Il est tentant de remettre en son état original Montesquieu, victime d'une culture politique approximative et du zèle des savants à le moderniser. Pourtant, ce destin est significatif. Les politiques se rappellent – quand l'atteinte au corps social et au corps politique devient flagrante et que la… Lire la suiteÉcrit par : Michel DELON
Écrit par : Michel DELON
Écrit par : Michel DELON
Écrit par : Anouchka VASAK
Écrit par : Denise BRAHIMI
… *Le chevalier, puis vicomte de Parny a été surnommé en son temps le Tibulle français. Il est connu comme poète érotique et fit parfois scandale par ses tableaux licencieux. Il est né à l'île Bourbon, comme son contemporain Bertin. Parny appartient à l'une des premières familles de la colonie. À l'âge de neuf ans, on l'envoie en France faire ses… Lire la suiteÉcrit par : Michel DELON
Écrit par : Jean Marie GOULEMOT
Écrit par : Jean SGARD
*Prévost d'Exiles est l'homme de toutes les contradictions : tour à tour moine et soldat, janséniste et jésuite, moraliste chrétien et philosophe libertin, il n'est d'aucune secte, d'aucun parti. Il ne se sent libre ni en France, ni en Angleterre, ni en Hollande ; rêvant de s'évader et revenant toujours à ses… Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Écrit par : Hélène LACAS
… *Plutôt qu'un genre littéraire, le proverbe est, à l'origine, un divertissement de salon dont la naissance a été favorisée par la brillante vie mondaine de la fin du règne de Louis XIII. C'est « une scène en plusieurs scènes qu'on écrivait ou que souvent on improvisait entre soi sur un simple canevas et qui renfermait un petit secret [...]. Le… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
… *Le plus jeune des deux fils de Jean Racine, Louis, restera toute sa vie hanté par la gloire de son père (il avait, raconte-t-on, sans cesse sous les yeux le vers de Phèdre : « Et moi, fils inconnu d'un si glorieux père »). Tenté par le théâtre, il se contentera néanmoins de rédiger des Mémoires sur la vie et les ouvrages de Jean Racine… Lire la suiteÉcrit par : Pierre DUPARC
… *Auteur d'ouvrages à prétentions historiques ou philosophiques, habitué des salons littéraires du xviiie siècle, Guillaume Raynal, né à Saint-Geniez (Aveyron), fut élève des jésuites à Rodez et entra lui-même dans la Compagnie de Jésus. Il fut d'abord professeur de collège à Pézenas, à Clermont et à Toulouse. En 1747, il quitta… Lire la suiteÉcrit par : Jean MARMIER
… *Parisien des Halles, fils d'un riche marchand de poisson salé, mais orphelin de père dès sa tendre enfance, Jean-François Regnard est élevé par sa mère et ses quatre sœurs, fait de bonnes études et entre en apprentissage chez un mercier. Les démons du voyage, du jeu et de la poésie le saisissent de bonne heure. Avant vingt ans, il part pour… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LACARRIÈRE
*Restif de La Bretonne est une des personnalités les plus attachantes du xviiie siècle. Berger, typographe, écrivain, réformateur, philosophe, libertin, visionnaire, il fut tout cela à la fois, ce qui explique les opinions contradictoires portées dès son vivant sur l'homme et sur son… Lire la suiteÉcrit par : Michel DELON
Écrit par : Édouard GUITTON
Dans le chapitre "Un témoin ironique" : … au sentiment d'une fin dernière des valeurs, telle est à peu près la courbe de ses opinions. *L'Académie de Berlin donne au publiciste en mal de copie l'occasion de se faire un nom, et Rivarol écrit en 1784 son fameux Discours sur l'universalité de la langue française, dans lequel il démontre à ses compatriotes médusés que leur… Lire la suiteÉcrit par : Henri PEYRE, Henri ZERNER
Dans le chapitre "Le préromantisme" : … à apprécier en fonction d'un avenir qu'elle ne pouvait soupçonner toute une époque de transition. *Cette époque, qui couvrirait les années 1760 à 1820, en France du moins (avec flux et reflux), finit par être beaucoup plus longue que celle où le romantisme proprement dit triomphe, en France, de 1820 à 1843. Il se trouve en outre que, bien que l'on… Lire la suiteÉcrit par : Édouard GUITTON
… *C'est une place d'honneur qu'il faut accorder à Roucher dans le panthéon littéraire du xviiie siècle, car il fut, en intention et en puissance au moins, le grand poète des Lumières. Montpelliérain de naissance, Antoine Roucher débarque à Paris vers 1765 et troque bientôt la théologie pour la philosophie dont il épouse les thèses… Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
… *Malgré un brillant début dans la carrière poétique, Rousseau eut une existence en grande partie malheureuse. Il était le fils d'un honnête cordonnier de Paris qui fit donner à ses enfants une éducation au-dessus de leur condition sociale. On l'accuse d'avoir rougi de ses origines. C'est un de ses traits d'orgueil qui le rendent peu sympathique à… Lire la suiteÉcrit par : Bernard GAGNEBIN
*En plein siècle des Lumières, Jean-Jacques Rousseau élève une véhémente protestation contre le progrès des sciences et l'accumulation des richesses, contre une société oppressive et des institutions arbitraires. Il stigmatise la dénaturation croissante de l'homme et prévient ses contemporains que, faute de… Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
… * Naissance de Jean-Jacques Rousseau à Genève. Règne de Louis XV. Rousseau s'enfuit de Genève et rencontre Madame de Warens à Annecy. Premiers séjours aux Charmettes, chez Madame de Warens. Rousseau est à Paris. Il publie sa Dissertation sur la musique moderne. Fait la connaissance de Diderot. Fait la connaissance de Thérèse Levasseur.… Lire la suiteÉcrit par : Béatrice DIDIER
*Persécuté de son vivant, considéré comme l'image même du Mal à l'époque romantique, Sade fut très peu connu jusqu'au xxe siècle : beaucoup de ses textes étaient demeurés inédits et les tabous d'une ère bourgeoise et pudibonde interdisaient de voir la véritable dimension de l'œuvre. C'est… Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
… *Né à Nancy d'une famille noble mais pauvre et sans illustration, Saint-Lambert ne prendra le titre de marquis qu'à l'époque de ses succès littéraires. Il est élevé par les jésuites, dont il a très bien défini la tolérance un peu mondaine :Écrit par : Dirk VAN DER CRUYSSE
*« Tout m'avoit préparé à me survivre à moi-même, et j'avois tâché d'en profiter. » Cette déclaration qui surgit vers la fin des célèbres Mémoires nous autorise à voir l'œuvre de Saint-Simon comme une immense opération de survie. Il s'agit d'abord d'un témoignage historique exceptionnel, qui se… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
Écrit par : Barthélémy JOBERT
Écrit par : Antoine LILTI
Dans le chapitre "Les écrivains et la bonne société." : … sont nostalgiques d'un xviiie siècle mondain et rococo largement fantasmé. Le *xviiie siècle occupe en effet dans cette histoire une place singulière. À bien des égards, il apparaît comme le siècle d'or des salons parisiens, sommet de leur activité et de leur prestige. Dans ces salons, la présence massive… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
… *On retrouve, dans la plupart des mythologies anciennes, la légende de l'âge d'or : les philosophes et les poètes grecs et latins, par exemple, ont souvent évoqué l'existence, dans des temps reculés et donc révolus, d'une humanité plus heureuse et plus juste ; plus près de nous, des générations de voyageurs et d'écrivains se sont plu à décrire des… Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
… *Malgré une carrière politique assez brillante sous l'Ancien Régime, Sénac de Meilhan est surtout connu par le témoignage précieux qu'il apporte sur les milieux de l'émigration dans son roman L'Émigré (1797). Né à Paris en 1736, ce fils d'un premier médecin de Louis XV fait preuve d'un esprit brillant et manifeste autant de goût pour le… Lire la suiteÉcrit par : Béatrice DIDIER
*L'écrivain français Senancour semble avoir été la victime d'une malchance qui l'a poursuivi par-delà la mort. Inconnu jusqu'au jour où Sainte-Beuve, George Sand, Liszt le découvrirent, il fut un peu dérouté par ces amitiés romantiques et demeura à l'écart. Oberman était alors – et restera peut-être… Lire la suiteÉcrit par : Simone BALAYE
*Madame de Staël est une des grandes figures littéraires de la période dite préromantique. Son œuvre, dont l'importance fut largement reconnue par ses contemporains, influença plusieurs générations. Puis la valeur et la nouveauté des ouvrages critiques et politiques s'estompèrent ; le style des romans vieillit… Lire la suiteÉcrit par : Anouchka VASAK
Écrit par : Michel DELON
Écrit par : Jean Marie GOULEMOT
Écrit par : Michel BRAUDEAU
… *Auteur des Remarques sur la langue française, publiées en 1647. On ne peut dire que cet ouvrage de Vaugelas constitue à proprement parler une grammaire ; il s'agit plutôt d'une suite, assez libre, de remarques s'adressant aux « honnêtes gens ». L'auteur ne cherche pas tant à décrire ou à expliquer qu'à indiquer le bon usage, « composé de l… Lire la suiteÉcrit par : Andrée HOF
*Il n'est pas surprenant qu'au siècle des Lumières le nom d'un moraliste fût condamné à demeurer dans l'ombre ; peut-être faut-il moins incriminer de cette disgrâce l'œuvre brève et dense de Vauvenargues que la note trop grave qu'elle semblait rendre dans le concert des « philosophes » de ce siècle réputé frivole… Lire la suiteÉcrit par : Pierre FRANTZ
Écrit par : Jean Marie GOULEMOT
*Qu'on l'admire ou qu'on le déteste, Voltaire symbolise à lui seul le xviiie siècle. Il a constitué et constitue encore le paradigme de l'intellectuel engagé. Zola s'en inspire lors de l'affaire Dreyfus, Sartre s'en réclame pour définir l'intellectuel de son temps. Son nom apparaît,… Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
… * Baptême de François Marie Arouet en l'église Saint-André-des-Arts à Paris. Études chez les jésuites du collège Louis-le-Grand, à Clermont. Fréquente les salons littéraires, les milieux du théâtre, et la société libertine du palais du Temple. Mort de Louis XIV : le duc d'Orléans devient régent, jusqu'à sa mort en 1723. Première d'Œdipe.… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
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