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Écrit par : Jean MARMIER
La narration d'une anecdote à personnages animaux, ou parfois végétaux, agissant et parlant comme les humains et, le cas échéant, en leur compagnie, a toujours servi à illustrer des leçons de prudence ou de morale pour les hommes. Le genre, préexistant à la notion de genre, plonge ses racines à la fois dans la nuit des temps et dans l'infralittéra ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FRAPPIER
Deux amants, dont la nuit a favorisé la rencontre, déplorent l'approche du jour, venu trop tôt à leur gré : tel est le thème de la « chanson d'aube », genre lyrique des xiie et xiiie siècles, ou simplement « aube », d'après la transposition française du mot alba qui désigne le genre dans la poésie p ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LECARME
Avec le début des années 1980, on a assisté à l'étonnante aventure d'un néologisme dont on ne sait encore s'il correspond à un nouveau genre littéraire ou à un effet spécial d'affichage, aussi séduisant que trompeur. En 1977, le mot fut inventé par Serge Doubrovsky pour qualifier son livre intitulé Fils, roman, glosé à l'intérieur du text ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
Mode littéraire qui a fait fureur en France au xviie siècle pendant une dizaine d'années (env. 1643-1653). À genre nouveau, mot nouveau : le terme lui-même est emprunté à l'italien et introduit dans la langue (ou plutôt réintroduit, car il avait déjà été employé, mais avec un sens différent) par Sarrasin à la même époque. Il dé ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
Le mot latin commentarii désignait des recueils de notes ou de documents de types divers (Mémoires d'un homme public ou d'un particulier, journal officiel, registres, pièces judiciaires, procès verbaux, annotations explicatives...) ; on le retrouve dans les titres de quelques-uns des ouvrages où les savants philologues du xvi ... Lire la suiteÉcrit par : Christine PELTRE
La critique d'art est un « genre littéraire autonome qui a pour objet d'examiner l'art contemporain, d'en apprécier la valeur et d'influencer son cours ». Cette définition – donnée par Albert Dresdner en 1915 dans son ouvrage Die Kunstkritik et adoptée par Pierre Vaisse (Romantisme, 1991) – permet d'isoler de la « littérature d'a ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie BALAVOINE
L'emblème, concrétisation spectaculaire et durable d'un langage symbolique qui s'élabore au xve siècle sur le modèle de l'exégèse allégorique antique, des « moralisations » des Métamorphoses d'Ovide, des Hieroglyphica d'Horapollon (où les hiéroglyphes égyptiens sont interprétés comme des idéogrammes), reçoit u ... Lire la suiteÉcrit par : Frédérique DEVAUX, René MILHAU, Jean-Jacques PAUVERT, Mario PRAZ, Jean SÉMOLUÉ
Dans le chapitre La littérature érotiqueAvec le mot érotisme, nous sommes en possession d'une conception particulière des rapports amoureux. Une conception relativement nouvelle qui a mis assez longtemps à se préciser au cours des siècles. André Pieyre de Mandiargues l'a définie ainsi : « Une illumination passionnée du sexe de l'homme dans ses jeux voluptueux ou dramatiques ». On peut d ... Lire la suite
Écrit par : Universalis
Description divertissante d'un aspect du mode de vie d'un pays, généralement écrite à l'intention de lecteurs étrangers par quelqu'un qui se trouve sur place. Le portrait littéraire se présente comme une variante de l'esquisse. De style concret et journalistique, l'esquisse est moins dramatique, mais plus analytique et descriptive que le conte et ... Lire la suiteÉcrit par : Marc SORIANO
La fable n'est-elle vraiment – comme le veut la définition traditionnelle – qu'un bref récit mettant en scène des animaux ? Mais Le Chat botté et Le Petit Chaperon rouge, où l'on voit intervenir des bêtes, sont appelés contes et non fables. Comment oublier aussi qu'au xviie et au xviiie siè ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie SCHAEFFER
La notion de genre littéraire a joué de tout temps un rôle important dans la description et l'explication des faits littéraires. C'est que la littérature n'est jamais simplement la somme des œuvres individuelles, mais se constitue tout autant à travers les relations que ces œuvres tissent entre elles. Du côté de l'auteur, et à travers le jeu infin ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
Soupape de l'insécurité, le grotesque dans la littérature moderne ouvre les vannes d'un rire transformé en grimace sous la pression de l'angoisse ou du malaise, alors que la sensation d'insécurité et de l'oppression persiste chez l'écrivain et se répercute dans le public frissonnant. Sa charge comique ne suffit pas à une dénégation efficace, mais ... Lire la suiteÉcrit par : Florence COLIN-GOGUEL
Si les récits des voyageurs ont toujours invité au voyage, les guides proprement dits sont nés et se sont multipliés à la fin du xve siècle avec l'invention de l'imprimerie. Cette étude sera centrée sur les guides de Rome, qui en sont les meilleurs exemples : pour leur visite de la ville sainte, les pèlerins ont en effet dispos ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
Composition par laquelle le poète met en forme le topos du regret et du deuil à l'occasion d'un départ, d'une mort ou d'une calamité publique. Qu'il parle en son nom ou au nom de la communauté entière, il doit convertir l'émotion en mots, sans cesse renouvelés et cependant conformes à la tradition, car la douleur, elle, est toujours ident ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
Dans le chapitre Les genres littérairesTertullien inaugura en Occident le genre . Les modèles grecs étaient déjà nombreux : Justin, Tatien, Athénagore avaient déjà adressé des apologies aux empereurs pour essayer de les convaincre que les chrétiens n'étaient pas coupables des crimes dont on les accusait et, d'une manière générale, que le christianisme représentait non seulement une « p ... Lire la suite
Écrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
La prose arabe est née au cours du iie siècle de l'hégire, à l'initiative de fonctionnaires de l'administration d'origine persane dont les plus célèbres restent ‘Abd al-Ḥamīd Ibn Yaḥyā et Ibn al-Muqaffa‘, auteur de Kalīla et Dimna. Au cours du iiie siècle, al-Ǧāḥiẓ donne ses lettres de noblesse à ce ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
Il est plus difficile de définir le mot d'esprit que d'en recenser les différentes techniques de production, ou d'en trouver des synonymes plus ou moins parfaits. Il est encore assez difficile de les juger du point de vue esthétique, mais il est très facile d'en donner des exemples. À la place d'une définition classique, les auteurs proposent le p ... Lire la suiteÉcrit par : Claude THIRY
La coutume de louer et donc de pleurer un mort remonte à l'Antiquité : Grecs et Latins possédaient déjà la double tradition lyrique (thrènes ; nénies, élégies) et oratoire (panégyrique collectif ; laudatio funebris individuelle, méprisée par Cicéron pour ses excès). Le christianisme oriente le genre vers le sermon (les grands modèles en s ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
La pratique du pastiche, genre imitatif relevant de l'activité artistique « au second degré » (G. Genette), remonte aussi loin que la création d'œuvres originales, bien que le mot lui-même n'apparaisse dans le vocabulaire de la peinture qu'au xviie siècle. Considéré comme genre « mineur », car il est attaché à son original comm ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
Montaigne demandait pourquoi il n'était pas loisible « à un chacun de se peindre de la plume » comme tel personnage dont il cite l'exemple « se peignait d'un crayon ». Le développement du portrait littéraire (dont les Essais sont justement l'une des premières manifestations systématiques) est en effet lié au modèle pictural (le terme lui- ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BORDIER
Le genre psychomachique naît de la rhétorique de l'Antiquité tardive, et plus particulièrement de la Psychomachie de l'Espagnol Prudence (348-env. 410) ; celle-ci raconte le combat allégorique des vertus et des vices représentés comme des héros de l'épopée classique ; parmi les vices sont rangés les dieux païens ; la victoire de chaque ve ... Lire la suiteÉcrit par : Jean ROUDAUT
Le caractère essentiel du récit de voyage devrait être sa diversité. N'est-ce pas pour être désorienté qu'on va à l'étranger, ou qu'on lit ? Il est cependant possible de trouver des points communs à la multitude de récits qui racontent des pèlerinages ou constituent des enquêtes : quelqu'un s'adresse à un lecteur dont il se fait une idée particuli ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
En dehors de quelques acceptions plus délimitées, telles que « chanteur de romances » ou « recueil de romances », le mot romancero désigne tant l'ensemble que les différents groupes des romances espagnols. On a adopté, en français, la forme masculine afin de distinguer un romance d'une romance. Dérivé de l'adver ... Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
Il entre dans le « miracle islandais » d'avoir su créer, à partir du xiie siècle, une littérature originale et inimitable encore trop mal connue, en France notamment. Au premier rang de cette production se placent les sagas, chefs-d'œuvre narratifs en avance de plus d'un demi-millénaire sur leur temps et qui continuent de passi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BORDIER
Mot latin signifiant « miroir », fréquemment employé dans le titre d'ouvrages d'édification sur des sujets théologiques ou moraux, et genre littéraire didactique. Les plus anciens textes de ce genre en Occident sont les Miroirs des princes par lesquels l'Église carolingienne essaie de faire l'éducation des empereurs et des grands : citons la V ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul ROSPARS
L'étymologie du terme (en anglais « qui donne des frissons ») est responsable de son extension et, partant, de la constitution d'une espèce de catégorie aux contours très imprécis : est souvent baptisé thriller tout roman, pièce ou film qui, pour toucher lecteurs ou spectateurs, s'attache avant tout à déclencher en eux des émotions ou sensations f ... Lire la suiteÉcrit par : Henri DESROCHE, Joseph GABEL, Antoine PICON
Le terme d'utopie, inconnu du grec, a été forgé par Thomas More pour figurer dans le titre donné par lui à ce qui, de son propre aveu, ne devait être qu'une « bagatelle littéraire échappée presque à son insu de sa plume », c'est-à-dire ce petit libelle sur la « meilleure des Républiques » sise en la nouvelle île d'Utopie. Le texte, publié à Louvai ... Lire la suiteÉcrit par : André LEVY
En chinois moderne, le terme « xiaoshuo », comme celui de shōsetsu en japonais, tend à devenir l'équivalent de la notion occidentale de roman, conte ou nouvelle. Mais, dans son acception originelle, le terme est beaucoup plus général. L'expression semble être née autour du début de l'ère chrétienne pour désigner les écrits « mine ... Lire la suite
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