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Écrit par : Gérard-Georges LEMAIRE
Dans le chapitre Les cafés de l'art et de la littérature à ParisS'il n'est pas erroné, le terme de « café littéraire », qui a été consacré par l'usage, est toutefois réducteur. Dès leur apparition, les cafés ont eu partie liée avec la presse, la politique, le théâtre et les arts du spectacle, la musique, la philosophie et le domaine des idées. La poésie et l'art romanesque se taillent une place de choix dans c ... Lire la suite
Écrit par : Louis-Jean CALVET, Guy ERISMANN, Jean-Claude KLEIN
Dans le chapitre Un exemple : la chanson en FranceOn se plaît à rappeler que le premier texte connu de la langue française fut une séquence chantée, dont le manuscrit se trouve à la bibliothèque de Valenciennes : la Cantilène de sainte Eulalie, probablement composée au début du ixe siècle. Chez tous les peuples, semble-t-il, des paroles cadencées par un rythme très si ... Lire la suite
Écrit par : Hélène HAZERA
Dans toutes les cultures, la parole chantée est le plus ancien mode d'expression poétique. La musique, expression en soi, constitue aussi un système mnémotechnique qui permet de mieux retenir les paroles, comme la versification ou la rime. La chanson française n'échappe pas à ces règles. Il ne nous reste rien de la culture poétique gauloise. Mais, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Décidant en dernier recours du sort d'un condamné, le prince a toujours la partie belle ; s'il laisse faire son office au bourreau, on s'incline devant sa justice et on célèbre son obéissance, peut-être douloureuse, au devoir et à la raison d'État ; s'il fait grâce, on soupçonne parfois avec admiration une arrière-pensée de profond politique et on ... Lire la suiteÉcrit par : Édouard GUITTON
L'épigramme est le plus court des genres littéraires puisqu'elle consiste, selon l'étymologie, en une inscription. Ainsi l'entendaient les Grecs, qui en ornaient les tombeaux, statues, monuments, ex-voto. Les Latins furent les premiers à lui donner une destination satirique ou moqueuse. En France, c'est surtout à l'époque classique qu'à l ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Yves POUILLOUX
Le terme d'« essai » implique une part sans doute trop grande faite à la liberté, pour que puissent se soumettre à un même titre des écrits dont la caractéristique commune est l'hétérogénéité. Or, on désigne ainsi un certain nombre de textes en prose, aux formes diverses, mais comme soumis à une inspiration analogue et pratiquant des styles souven ... Lire la suiteÉcrit par : ETIEMBLE
Qu'elle ait neuf cents ou mille ans (selon que l'on choisit ceci ou cela comme la première œuvre), la littérature française paraît bien jeunette quand on la compare aux littératures grecque ou chinoise. Ses amis conviennent qu'elle est riche, variée, de bonne qualité ; quand on ne l'aime guère, on en loue plutôt la raison, le classicisme : les œuv ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CORPET
Le Journal des savants peut être considéré comme une des premières formes de presse littéraire, à une époque où la différenciation journal-revue n'était encore ni réalisée ni pertinente. Loin d'être uniquement scientifique comme son titre pouvait sembler l'indiquer, le Journal des savants, dès son premier numéro du 5 janvier 1665 ... Lire la suiteÉcrit par : Alain VIALA
L'idée de littérature épistolaire a subi au xxe siècle une double restriction. D'une part, on a dénié à cette forme d'écriture la qualité d'« art », et G. Lanson a rejeté la notion de genre épistolaire hors du domaine littéraire ; aussi, dans l'inconscient culturel, réduit-on couramment la littérature épistolaire au roman par l ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MARMIER
Le relief obtenu par la grande concision et l'emploi des figures dans un énoncé moral de portée générale a toujours été recherché, pour s'imposer à l'attention et à la mémoire, par le genre gnomique ; et ce genre s'insinue dans tous les autres. Au xvie siècle, les auteurs tragiques qui signalent par des guillemets leurs vers-pr ... Lire la suiteÉcrit par : Benoît de CORNULIER
Dans le chapitre Métrique syllabique simple : le vers français classiqueL'expression Léandre le sot, qui peut, isolée ou placée dans un roman, être de la prose non rimée, est un vers, et rime, dans le sizain cité ci-dessus. Ce vers n'est donc pas plus vers en soi, que sa rime en -ot n'est rime en soi. De même que la qualité de rime de sot n'existe, ici, que par l'équivalence contextuelle des ... Lire la suite
Écrit par : Bernard CROQUETTE
Au sens strict, le mot « pamphlet » désigne une brochure brève et incisive, une œuvre d'actualité, de combat et de passion attaquant le plus souvent violemment un personnage connu, un parti ou une institution. Bien que la brièveté (cent pages au maximum, souvent moins, « une feuille ou deux », écrit P.-L. Courier) soit l'une des règles générales d ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
Montaigne demandait pourquoi il n'était pas loisible « à un chacun de se peindre de la plume » comme tel personnage dont il cite l'exemple « se peignait d'un crayon ». Le développement du portrait littéraire (dont les Essais sont justement l'une des premières manifestations systématiques) est en effet lié au modèle pictural (le terme lui- ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène LACAS
Plutôt qu'un genre littéraire, le proverbe est, à l'origine, un divertissement de salon dont la naissance a été favorisée par la brillante vie mondaine de la fin du règne de Louis XIII. C'est « une scène en plusieurs scènes qu'on écrivait ou que souvent on improvisait entre soi sur un simple canevas et qui renfermait un petit secret [...]. Le secr ... Lire la suiteÉcrit par : Marc SORIANO
Les proverbes constituent le genre le plus paradoxal de la littérature orale. L'un des plus anciens, sans doute, mais aussi celui qui a le mieux résisté à l'érosion du temps. Difficile à cerner, investi comme il est, en amont, par les dictons, les lieux communs, les « expressions proverbiales » et les locutions populaires (savoureuses mais engagée ... Lire la suiteÉcrit par : Antoine LILTI
Plus encore qu'une réalité historique, le salon littéraire est une invention historiographique. L'expression désigne habituellement une maison où l'on reçoit régulièrement, notamment des écrivains, pour converser mais aussi pour se livrer à toutes sortes d'activités et de jeux littéraires. Or, les plus célèbres de ces salons, ceux de la marquise d ... Lire la suite
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