TECHNÉTIUM

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Scintigraphie osseuse au technétium 99m

Scintigraphie osseuse au technétium 99m
Crédits : CNRI and Science Photo Library/ Science Photo Library/ Corbis

photographie

	Production de technétium 99m par irradiation de molybdène 100

Production de technétium 99m par irradiation de molybdène 100


Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Le plus léger élément chimique dépourvu d’isotope stable, le technétium, est un métal d’intérêt primordial pour ses applications en imagerie médicale. Injecté dans l’organisme des patients, son isotope 99 métastable permet par scintigraphie de réaliser des diagnostics précis de diverses pathologies. La relative pénurie de son approvisionnement depuis 2007 suscite un ambitieux programme de recherche visant à sa production sans utilisation de réacteur nucléaire.

Scintigraphie osseuse au technétium 99m

Scintigraphie osseuse au technétium 99m

photographie

Au cours d'une recherche de possibles métastases osseuses d'un cancer de la prostate, ce patient a reçu une injection de technétium 99m. Le radiomarqueur se concentre au niveau des métastases. Ces dernières apparaissent, sur cette image en fausses couleurs, comme des points de couleur rose à... 

Crédits : CNRI and Science Photo Library/ Science Photo Library/ Corbis

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Isolement et propriétés du technétium

Le technétium, dont le nom vient du grec tekhnetos, qui signifie « artificiel », a été découvert – et provisoirement nommé « masurium » – en 1925 par les chimistes allemands Ida Noddack-Tacke, Walter Noddack et Otto Berg dans des minerais riches en uranium ; mais, parce qu’ils n’ont pas réussi à le concentrer, leur découverte n’a pas été reconnue par l’Union internationale de chimie. La découverte officielle a été créditée à l’équipe d’Emilio Segrè (1905-1989) du laboratoire de physique de l’université de Palerme (Italie) qui l’a produit pour la première fois en 1937 – sous la forme de son isotope 97 quasi stable – par irradiation aux deutons (le noyau d’un isotope naturel de l’hydrogène constitué d’un proton et d’un neutron) d’un échantillon de molybdène. En 1952, l’astronome américain Paul Willard Merrill (1887-1961) détecte par spectroscopie la présence de technétium dans plusieurs étoiles rouges variables (dont la géante rouge pulsante R d’Andromède), ce qui a constitué un argument décisif en faveur de la théorie selon laquelle la nucléosynthèse (c’est-à-dire la production d’éléments lourds lors de processus nucléaires) a lieu à l’intérieur de ces étoiles. De fait, le technétium est un produit de fission habituel dans les réacteurs nucléaires, d’où il peut être isolé par diverses techniques. Il est aussi produit lors de la détonation d’une arme nucléaire. Son existence est ainsi toujours liée à un processus de fission ou de fusion nucléaire.

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Écrit par :

  • : directeur de recherche au CNRS, centre de physique théorique de l'École polytechnique, Palaiseau

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Bernard PIRE, « TECHNÉTIUM », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 octobre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/technetium/