RADIUM

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Effets biologiques et utilisation

Les effets du radium sont imputables au rayonnement complexe émis par ce radioélément et ses composés. Les dangers que présentent les manipulations de préparations radifères sont accrus par le dégagement de radon 222. Dans l'organisme, le radium se fixe principalement sur la moelle osseuse et sur le squelette. La quantité admissible de radium 226 fixé dans le corps humain est de 10—7 g. La concentration admissible dans l'eau est de 2,4 × 10—9 g/l et, sous forme d'aérosol dans l'air inhalé, de 6 × 10—11 g/m3.

Le radium a été très utilisé comme source de rayonnement γ en curiethérapie et en gammagraphie. Émetteur α, il a servi à préparer des peintures lumineuses ; pour cela, il était incorporé à du sulfure de zinc phosphorescent. Le mélange intime d'un sel de radium avec de la poudre de béryllium constitue une source de neutrons. Mais, dans la plupart de ces applications, le radium est maintenant remplacé par des radioéléments artificiels moins coûteux et, pour certains usages, moins dangereux. Cependant, la synthèse de l'actinium 227, dont l'emploi a été préconisé comme source de chaleur dans les satellites et sondes spatiales, pourrait conduire à l'utilisation de quantités importantes de radium ; l'actinium 227 est en effet produit artificiellement à l'échelle du gramme dans des réacteurs nucléaires :

la section efficace de capture du radium pour les neutrons thermiques étant de 23 barns (23 × 10—28 m2).

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Pour citer l’article

Georges BOUISSIÈRES, « RADIUM », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/radium/