PLASMIDES

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Transfert infectieux d'un facteur F

Transfert infectieux d'un facteur F
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Hétéroduplex

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Qu'est-ce qu'un plasmide ? Cette définition a évolué au cours du temps en fonction du développement des connaissances scientifiques dans ce domaine. La définition originale de Joshua Lederberg en 1952 est génétique : ce sont des déterminants génétiques capables de se transmettre d'une bactérie à l'autre indépendamment du chromosome bactérien ; ce sont donc des éléments extrachromosomiques capables d'autoreproduction. Cette définition se basait sur la découverte suivante : l'agent causal du transfert de gènes entre des souches d'Escherichia coli était un facteur transmissible qui pouvait se disséminer dans la population bactérienne. Ensuite, il a été montré chez d'autres entérobactériacées, comme les Shigella, que l'acquisition simultanée de la résistance à certaines drogues toxiques pour cette bactérie pouvait être transférée en bloc à d'autres bactéries de la même espèce ou d'espèces différentes et que ces résistances étaient portées par un ou plusieurs facteurs (appelés R, en raison de leur effet).

Après avoir été définis par leur fonction, ces facteurs ont été isolés comme des molécules d'ADN circulaires fermées, c'est-à-dire sans extrémité libre. La recherche de telles molécules a été effectuée dans de nombreux organismes, et on a pu ainsi isoler des molécules circulaires d'ADN – auxquelles on a attribué le nom de plasmides – à partir de nombreuses bactéries, mais aussi d'eucaryotes. On a pu montrer que ces molécules se répliquaient indépendamment du chromosome, ce qui est caractéristique des plasmides.

Parallèlement, François Jacob et Élie Wollman ont proposé le terme « épisomes » pour des plasmides pouvant exister soit à l'état autonome libre, soit à l'état intégré dans le chromosome bactérien. À l'état intégré, l'épisome occupe une position définie sur le chromosome bactérien et est répliqué comme une partie de celui-ci. À cette occasion, il es [...]

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ANTIBIOTIQUES

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Dans le chapitre « Résistance par acquisition de gènes »  : […] Les gènes de résistance aux antibiotiques sont fréquemment situés sur des vecteurs constitués d'ADN, les plasmides , qui sont transmis par conjugaison, par transduction, ou encore par transformation d'une bactérie à une autre , qu'elle soit de la même espèce, d'une espèce différente ou même d'un genre bactérien différent. Ces transferts plasmidiques expliquent la facilité ave […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antibiotiques/#i_50195

BACTÉRIES

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Dans le chapitre « Recombinaisons génétiques chez les bactéries »  : […] Indépendamment des mutations, des modifications affectant le génome bactérien peuvent survenir par trois principaux mécanismes actuellement décrits : la transformation, la conjugaison et la transduction . La transformation est le mécanisme par lequel de l'ADN libre, provenant du génome d'une espèce bactérienne, est assimilé par une cellule bactérienne d'une même espèce ou d'une espèce apparentée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bacteries/#i_50195

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Dans le chapitre « Épidémiologie moléculaire »  : […] Outre la mise au point de techniques sensibles et rapides de dépistage et d'identification des bactéries, les techniques d'analyse des acides nucléiques ont permis des avancées spectaculaires en épidémiologie moléculaire. En effet, des techniques phénotypiques telles que les profils de caractères biochimiques, la sérotypie, la lysotypie et la détermination du profil de résistance aux antibiotique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bacteriologie/#i_50195

CELLULE - L'organisation

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Dans le chapitre « Modifications de l'information »  : […] L'information d'une cellule peut être modifiée de diverses façons : changement de la séquence nucléotidique des gènes, introduction d'informations nouvelles gardant leur autonomie de réplication, réarrangement de l'information par échange ou addition de gènes d'origines variées, réarrangement par déplacement de gènes d'un site à un autre (fig. 8a) (fig. 8a). Ces changements ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cellule-l-organisation/#i_50195

GÉNÉTIQUE

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Généticien et microbiologiste américain, un des fondateurs de la biologie moléculaire moderne. Pour sa découverte de la recombinaison génétique chez les bactéries, qui a ouvert la voie à l'analyse génétique de ces micro-organismes, Joshua Lederberg a reçu, en 1958, à l'âge de trente-trois ans, le prix Nobel de physiologie ou médecine, qu'il partagea avec ses compatriotes George W. Beadle et Edwar […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/joshua-lederberg/#i_50195

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Pour citer l’article

Michel GUÉRINEAU, Annie BUU HOÏ, « PLASMIDES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 28 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/plasmides/