UN PHILOSOPHIES DE L'

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Quelques modèles d'unité

Il est maintenant certain qu'il y a autant de manières d'unifier que de systèmes philosophiques. On se bornera à signaler les modèles les plus caractéristiques.

Appelons doctrines pluralistes les philosophies les moins unifiantes. Elles renoncent à toute origine unitaire ou bien multiplient à l'infini les principes. Il y a autant de centres que de points de vues possibles. Et la sagesse est de renouveler indéfiniment la perspective sans privilégier un ordre quelconque. On peut voir une forme fruste de ce genre de démarche dans l'atomisme de Démocrite, d'Épicure et de Lucrèce. Autant de principes que d'atomes. On en trouverait de nos jours chez Jacques Derrida une expression plus subtile.

Un autre style de philosophie limite le nombre des principes. Refusant à la fois l'unité et la pluralité indéterminée, il professe souvent le dualisme. Tout ce qui existe serait formé par le conflit et la synthèse, plus ou moins cohérente, de deux éléments, fonctions ou principes antithétiques. C'est à peu près ce qu'enseignaient plusieurs penseurs antérieurs à Socrate, par exemple les premiers pythagoriciens qui concevaient toute réalité sur le modèle des nombres et composaient ceux-ci d'infini et de déterminant (apéiron et péras). Dans les premiers siècles de l'ère chrétienne, une doctrine venue d'Orient, le manichéisme, qui inspirera au Moyen Âge le catharisme des Albigeois, admet que l'univers est un compromis résultant de la rivalité du bon et du mauvais principe, de la lumière et des ténèbres. Une forme non ontologique de dualisme apparaîtra dans l'idéalisme critique de Léon Brunschvicg, mort en 1944, qui composait chaque affirma [...]

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Autres références

«  UN PHILOSOPHIES DE L'  » est également traité dans :

ADVAITA

  • Écrit par 
  • Jean FILLIOZAT
  •  • 1 576 mots

L' advaita, dont le nom signifie « non-dualité », est une des doctrines majeures de la philosophie indienne, et la forme la plus répandue de la philosophie dite Vedānta , aboutissement du Savoir par excellence. Les advaitavạ̄din sont ceux qui professent la doctrine selon laquelle il n'existe en vérité absolue qu'un seul Être, infin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/advaita/#i_443

ANAXAGORE (env. 500-428 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Fernando GIL, 
  • Pierre-Maxime SCHUHL
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Dans le chapitre « Une philosophie « systémique » de l'un et du multiple »  : […] Dans le jeu entre l'un et le multiple, au cœur de la pensée préaristotélicienne, Anaxagore annonce une philosophie « systémique » qui trouvera son aboutissement chez les stoïciens ( systema est un terme technique stoïcien). Aristote range Anaxagore et Empédocle parmi « ceux qui posent l'unité et la multiplicité ( hen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anaxagore/#i_443

ANTIQUITÉ - Naissance de la philosophie

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
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Dans le chapitre « La fin de l'Antiquité »  : […] Comme il est arrivé plusieurs fois dans l'histoire de la philosophie, le découragement sceptique et la facilité éclectique ont été suivis d'une vigoureuse renaissance spéculative, dont l'école platonicienne va être le foyer. Certes, les platoniciens du i er  siècle de notre ère, dont le plus célèbre est Plutarque (45-125), ne s'élèvent pas au-dess […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antiquite-naissance-de-la-philosophie/#i_443

ARISTOTE

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
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  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les principes »  : […] Ainsi que le livre A de la Métaphysique , le livre I de la Physique est consacré à une confrontation avec les prédécesseurs, qui porte expressément sur le nombre et la nature des principes. En fait, ce qui est en question dans ce débat, c'est la possibilité même d'une physique, c'est-à-dire d'une science des êtres naturels, qu'Aristote assimile tacitemen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote/#i_443

BRADLEY FRANCIS HERBERT (1846-1924)

  • Écrit par 
  • Jean WAHL
  •  • 3 606 mots

Dans le chapitre « Réconcilier l'Un et ce qui n'est pas l'Un »  : […] La réalité doit être une, ce qui ne signifie pas qu'elle exclut la diversité, mais bien au contraire qu'elle l'inclut. Elle a une surabondance dans laquelle toutes les incohérences partielles sont résolues et restent cependant comme une harmonie plus haute. Tel est donc le premier point qui porte sur l'unité du réel. Nous pouvons ajouter que ce réel, cet Absolu, est expérience ; quand nous parlons […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francis-herbert-bradley/#i_443

BRUNO GIORDANO (1548-1600)

  • Écrit par 
  • Jean SEIDENGART
  •  • 5 287 mots

Dans le chapitre « Les rapports entre Dieu et l'Univers »  : […] L'évolution de la pensée de Bruno jusqu'à ses dernières publications démontre que les quelques résonances transcendantistes qui émaillent certains des dialogues en langue vulgaire sont dues à l'importation d'un vocabulaire néo-platonicien véhiculé tant par l'hermétisme que par Nicolas de Cues et par les textes publiés par Marsile Ficin. En fait, Bruno cherchait, dans tous ces écrits, des philosoph […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giordano-bruno/#i_443

CRÉATION - La création dans les synthèses philosophico-religieuses

  • Écrit par 
  • Stanislas BRETON
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Dans le chapitre « La nature du principe »  : […] La nature du principe se dégage sans difficulté des deux contextes évoqués. Dans l'optique créationniste, le Dieu créateur est avant tout un esprit, pur de toute ombre de matière ou d'espace. Le langage philosophique le présente comme Pensée de la pensée. Le langage religieux invoque de préférence le Premier Amour qui, loin de présupposer la « bonté » des choses, se manifeste dans le don absolu d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/creation-la-creation-dans-les-syntheses-philosophico-religieuses/#i_443

DAMASCIUS (470 env.-env. 544)

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  • Pierre HADOT
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Dernier successeur de Platon à la tête de l'Académie, au moment de la fermeture de l'école d'Athènes par Justinien en 529. La critique la plus récente a rendu, à juste titre, au philosophe néo-platonicien qu'est Damascius la paternité de plusieurs ouvrages : nous sommes sûrs maintenant de posséder de lui des fragments d'une Vie de son maître Isidore, des notes d'élèves prise […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/damascius/#i_443

DÉMIURGE

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
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La notion de démiurge revient à penser la réalité comme une création, puis de réduire celle-ci à une fabrication. L'histoire des civilisations et la continuité des traditions culturelles montrent que le thème du démiurge est largement réparti et singulièrement constant au cours de l'histoire humaine. Comment expliquer cette insistance et cette universalité ? Pour y répondre, il serait nécessaire d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/demiurge/#i_443

DIEU - Problématique philosophique

  • Écrit par 
  • Jacques COLETTE
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Dans le chapitre « Dieu et l'intellect »  : […] L'intellect ( nous en grec) est ce qu'il y a en l'homme de divin, et la pensée du divin est tout entière dominée par la relation de l'intellect et de l'intelligible. C'est là une donnée de base de l'aristotélisme. Dieu est pensé comme l'excellence d'une vie parfaite, plaisir ininterrompu, pensée de la pensée. Il meut toutes choses en tant qu'objet d'amour. Mais, comme les di […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dieu-problematique-philosophique/#i_443

DIFFÉRENCE, philosophie

  • Écrit par 
  • Alfredo GOMEZ-MULLER
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Avant de devenir une catégorie centrale de la réflexion éthique, politique et anthropologique, la notion de différence a longtemps été comprise d'une manière négative. Dans la philosophie de la Grèce antique, et, en particulier, dans la pensée de Platon et d'Aristote, la différence est d'abord la négation de l'identité. Elle n'est pas pensée dans son être propre, mais à partir d'un être auquel la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/difference-philosophie/#i_443

DU BEAU, ENNÉADES I, 6 et V, 8, Plotin - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Daniel RUSSO
  •  • 962 mots

Dans le chapitre « Aux sources de l'art chrétien du Moyen Âge »  : […] La dualité de l'homme est celle qui partage son âme : ici-bas, elle se dissipe ; « là-bas », elle se ramasse, au contraire. Par « là-bas », Plotin entend non pas un lieu, mais le « Tout » de l'intelligible, qui consiste en l'unité de tous les intelligibles. La fin de toute activité humaine est donc la contemplation, parce qu'elle seule permet à chacun de vivre l'unité possible à l'objet, l'identi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/du-beau-enneades-i-6-et-v-8/#i_443

ÉLÉATES (VIe-Ve s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Henri Dominique SAFFREY
  • , Universalis
  •  • 1 038 mots

Dans le chapitre « Une purification de l'idée de Dieu »  : […] Les philosophes éléates forment une école à Élée, ville de l'Italie, au sud de Salerne, fondée par les Phocéens après la conquête de l'Ionie par les Perses. Le premier témoignage est celui de Platon, lorsqu'il recherche ( Le Sophiste , 242 D) ceux des Anciens qui ont entrepris de déterminer avec précision en quel nombre et de quelle nature sont les êtres. Certains ont dit que […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eleates/#i_443

EMPÉDOCLE (env. 490-env. 430 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Jean BOLLACK
  •  • 2 902 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La dialectique de l'Un et du multiple »  : […] Le poème de la nature ( Les Origines ) inscrivait le devenir du monde dans un cycle destiné à rattacher le temps des choses à la forme sphérique, intemporelle et paradigmatique de l'Être. Héritier de la dialectique de Parménide, opposant l'Être un au vivant multiple, Empédocle maintient l'antinomie, mais l'explication ne se réfère pas principalement à l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/empedocle/#i_443

ENNÉADES, Plotin - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 843 mots

Les Ennéades (de enneas , le chiffre neuf en grec) ne constituent pas à proprement parler une œuvre de Plotin (205-270) , mais la bibliothèque plotinienne : c'est en effet le nom donné au rassemblement par Porphyre, après la mort du maître, de cinquante-quatre traités ou conférences d'importance variable, en six ensembles thématiques de neuf titres chac […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enneades/#i_443

ESTHÉTIQUE - Histoire

  • Écrit par 
  • Daniel CHARLES
  •  • 11 893 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Du visible à l'invisible »  : […] Ce n'est pas uniquement de façon métaphysique, comme le veut Platon, qu'il convient d'interpréter la formule homérique selon laquelle « l'Océan est le père des choses ». Cette première grande affirmation du Devenir a aussi valeur esthétique. Elle renvoie en effet à l'élément liquide, archétype de ce miroitement éblouissant qu'est, pour Homère, le Beau. Car le poète ne nous propose pas vraiment un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esthetique-histoire/#i_443

FĀRĀBĪ AL- (872-950)

  • Écrit par 
  • Yves MARQUET
  •  • 1 263 mots

Dans le chapitre « La création et les intelligences »  : […] Pour Fārābī, dix intellects ont émané les uns des autres à partir de Dieu : les neuf « causes secondes » et l'« intellect actif ». Chacune des causes secondes a produit l'intellect à elle subordonné (la neuvième cause seconde produisant l'intellect actif, ou dixième intellect), ainsi qu'une âme qui à son tour a produit un ciel, ou « sphère céleste » (un substrat auquel elle s'est incorporée). Des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-farabi/#i_443

FINITUDE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 550 mots

Dans la philosophie grecque, fini et infini forment couple ; ils rendent compte de deux aspects du réel. Le fini, c'est le degré de détermination d'une notion ou d'une chose, ce qui fait qu'elle a un caractère précis, achevé dans son ordre. L'infini, c'est le degré d'indétermination d'une notion ou d'une chose, ce qui fait qu'elle comporte une part d'inconnu, de mystère, par excès ou par défaut, a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/finitude/#i_443

HEGEL GEORG WILHELM FRIEDRICH

  • Écrit par 
  • Jacques d' HONDT, 
  • Yves SUAUDEAU
  •  • 11 820 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une méthode de pensée »  : […] Le monde se diversifie à l'infini. Il est inépuisable. Les trois moments de la connaissance, qui, dans l'idéalisme, sont inséparablement le devenir réel, poussent en toutes directions leurs prolongements théoriques et pratiques, et la dialectique se spécifie conjointement. Hegel a tenté de saisir les spécifications les plus importantes, en sachant bien que cette procédure les limite et les trahit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georg-wilhelm-friedrich-hegel/#i_443

HERMAPHRODITE

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 1 152 mots

L'enjeu philosophique du symbolisme de l'hermaphrodite est tout entier présent dans un aphorisme de l'alchimiste Heinrich C. Khunrath : « De l'Un grossier et impur naît un Un extrêmement pur et subtil. » L'hermaphrodite symbolise le processus de métamorphose de la conscience qui sous-tend cette naissance de l'Un véritable. Mythologiquement, l'hermaphrodite est l'enfant d'Hermès et d'Aphrodite. Il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hermaphrodite/#i_443

HUI SHI [HOUEI CHE] ou HUIZI [HOUEI-TSEU] (env. 370-env. 310 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Kristofer SCHIPPER
  •  • 746 mots

Dialecticien chinois, un des grands sophistes qui ont été rangés dans ce qu'on appelle l'« école des noms » (Mingjia), Hui Shi (ou Huizi), dont aucun ouvrage ne nous est parvenu, est l'auteur d'un système, important et original, qui est connu par son ami Zhuangzi, comme lui originaire du pays de Song (actuelle province du Henan) et son principal interlocuteur, son antagoniste, son meilleur ami. La […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hui-huizi/#i_443

HYPOSTASE, philosophie

  • Écrit par 
  • Lucien JERPHAGNON
  •  • 321 mots

Du grec hupostasis , ce qui est en dessous, au fond, d'où le sens de dépôt (Aristote), de fondement, de structure, de réalité par opposition à quelque fruit de l'imagination (Aristote). Le terme n'acquiert de sens philosophique que tardivement. L'Épître aux Hébreux, où Jésus-Christ est dit « empreinte de l'hypostase du Père », est la première attestation d'un usage philosophi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hypostase-philosophie/#i_443

IBN ‘ARABĪ (1165-1241)

  • Écrit par 
  • Osman YAHIA
  •  • 4 419 mots

Dans le chapitre « Le livre des théophanies divines »  : […] Ibn ‘Arabī rédigea le Kitāb al-tadjalliyāt al-ilāhiyya à Mossoul, lors de ses pérégrinations dans le Proche-Orient, vers la fin de l'an 1204. Il y développe son idée maîtresse concernant le monisme ( tawḥīd ), problème à la fois théologique et philosophique. Pour exposer sa pensée, il choisit la forme d'un dialogue imaginaire avec les grands maîtres sp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ibn-arabi/#i_443

IDENTITÉ

  • Écrit par 
  • Annie COLLOVALD, 
  • Fernando GIL, 
  • Nicole SINDZINGRE, 
  • Pierre TAP
  •  • 13 233 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Signification de l'identité »  : […] À quelle expérience, demande Hume, se réfère l'idée d'identité, étant entendu qu'à toute « idée » une « impression » empirique doit correspondre ? La singularité de chaque objet nous procure l'idée d'unité (au sens d'unicité), non celle d'identité. Et la pluralité des objets nous fournit celle de multiplicité, mais on ne pourra pas non plus en déduire l'identité, car, si grandes que soient les re […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/identite/#i_443

INFINI, philosophie

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 6 339 mots

Dans le chapitre « Le divin infini »  : […] À l'époque hellénistique, à travers les spéculations gnostiques et la patristique chrétienne, s'établit un contact entre la spiritualité orientale et la philosophie : la notion d'infini s'identifie avec la perfection et la toute-puissance du Dieu biblique. L'Un de Plotin (205-270) est, par excès et non pas par défaut, au-delà de tout monde sensible ou intelligible. Il est infini, sans forme, au-d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/infini-philosophie/#i_443

ISLAM (La civilisation islamique) - La philosophie

  • Écrit par 
  • Christian JAMBET, 
  • Jean JOLIVET
  •  • 9 001 mots

Dans le chapitre « La philosophie en Iran »  : […] Si la tradition philosophique de la falsafa prend fin avec la polémique d'Ibn Rushd, cet événement n'épuise pas la vitalité de la philosophie islamique. Les penseurs iraniens n'ont cessé d'en nourrir la pensée, et cela pendant dix siècles. Rédigeant leurs traités en arabe ou en persan, les philosophes iraniens ont conçu leur œuvre comme une explicitation métaphysique du fai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/islam-la-civilisation-islamique-la-philosophie/#i_443

LARUELLE FRANÇOIS (1937- )

  • Écrit par 
  • Hugues CHOPLIN
  •  • 898 mots

Élaborer une discipline, la non-philosophie, reposant sur un penser hétérogène à celui de la philosophie, mais prenant pour objet la philosophie elle-même : telle est l'ambition de l'œuvre de François Laruelle. Sa réalisation recoupe, pour les radicaliser, plusieurs philosophies contemporaines. Précisément, la première partie de l'œuvre de François Laruelle (1971-1981), encore philosophique, s'ins […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-laruelle/#i_443

MORT - Les interrogations philosophiques

  • Écrit par 
  • René HABACHI
  •  • 7 525 mots

Dans le chapitre « Les doctrines de la chute »  : […] Si le courant des doctrines de la chute est dominé par la figure de Platon, son élaboration philosophique s'inaugure cependant avec les Upanishads et se prolonge, par-delà Origène, jusqu'à Descartes et Malebranche. L'axe qui joint des philosophies aussi différentes est le dualisme de l'âme et du corps. La vie humaine naît de leur rencontre et la mort est leur séparation. Mais, pour la pensée grec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mort-les-interrogations-philosophiques/#i_443

NÉO-PLATONICIENNE D'ATHÈNES ÉCOLE

  • Écrit par 
  • Henri Dominique SAFFREY
  •  • 2 001 mots

Dans le chapitre « Une théologie platonicienne »  : […] Mais cette étude approfondie de Platon a été tout entière orientée vers la constitution d'une théologie païenne systématique. Cette théologie s'appuie sur une exégèse des hypothèses du Parménide par Syrianus, qui consiste à établir une correspondance entre les négations de la première hypothèse et les affirmations de la deuxième, et à lire dans la première hypothèse la théol […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-neo-platonicienne-d-athenes/#i_443

NÉO-PLATONISME

  • Écrit par 
  • Jean TROUILLARD
  •  • 2 998 mots

Dans le chapitre « Esquisse doctrinale »  : […] Ce qui caractérise l'école néo-platonicienne, on l'a dit, c'est qu'elle construit son système en déroulant le jeu dialectique du Parménide. Non que les néo-platoniciens tiennent leur vision du monde de cet unique dialogue. Ils puisent dans l'œuvre entière de Platon ; ils retiennent certaines positions aristotéliciennes, plusieurs thèmes stoïciens et sans doute d'autres source […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neo-platonisme/#i_443

PANTHÉISME

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 7 630 mots

Ce n'est pas par une facile association d'idées que le concept de panthéisme évoque le nom de Giordano Bruno. Celui-ci est effectivement l'un des plus marquants parmi les philosophes de la totalité, et la chaîne qui relie Plotin à Spinoza passe nécessairement par lui. Mais cette association d'idées comporte une justification plus profonde encore, bien qu'elle n'apparaisse pas immédiatement : Gio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pantheisme/#i_443

PARMÉNIDE (VIe-Ve s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Clémence RAMNOUX
  •  • 2 233 mots
  •  • 1 média

Les indications de Diogène Laërce situent la maturité de Parménide autour de 500 avant J.-C. et en font un contemporain d'Héraclite. Celles de Platon la situent autour de 480. Dans son Parménide , Platon place Socrate en position d'étudiant par rapport à Zénon, et Zénon en position de disciple par rapport à Parménide. Ce qui vaut dans ce témoignage, c'est moins une histoire, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parmenide/#i_443

PIC DE LA MIRANDOLE (1463-1494)

  • Écrit par 
  • Jean-Claude MARGOLIN
  •  • 4 887 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'un et le multiple, Dieu et le monde »  : […] Dans aucun de ses traités, Pic n'a fait un exposé complet et systématique de sa philosophie, mais on peut également dire que les thèmes dominants de sa pensée apparaissent dans la plupart d'entre eux, l' Heptaplus , le De ente et uno , l' Oratio de hominis dignitate. Philosophe de la conciliation – […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pic-de-la-mirandole/#i_443

PLATON

  • Écrit par 
  • Monique DIXSAUT
  •  • 13 741 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'un et l'être »  : […] La participation signifie que, en l'absence de l'unité que lui communique sa Forme, une chose sensible se pulvériserait en une quantité indéfinie de qualités toutes singulières, donc indicibles. Mais la pensée dialectique n'a que les Formes pour objets. Elles ne sont pensables qu'à la condition de ne pas être des entités massives et fermées sur elles-mêmes. Penser une Forme, c'est s'appliquer à sa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon/#i_443

PLOTIN

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC
  •  • 4 962 mots

Dans le chapitre « La philosophie de l'Un »  : […] Certes subsiste l'issue d'un « premier Un », parfaitement simple, situé, comme le Bien de Platon, « au-delà de l'essence et de l'être » ( Rép. , 509 b). Mais ce principe lui-même ne peut être ni solitaire ni infécond ; « puissance de tout », comment serait-il « le plus parfait » s'il demeurait « en lui-même » ? (V, iv , 1) […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/plotin/#i_443

POÈME, Parménide - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 786 mots
  •  • 1 média

Les difficultés liées à l'interprétation des 155 hexamètres qui nous sont parvenus du Poème de Parménide d'Élée (— 500 env.-— 440) , intitulé aussi De la nature , conjuguent à la fois les problèmes liés à la philologie et les questions propres à la philosophie. « Notre père Parménide », comme Platon l'appelle dans le Sophiste (241 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poeme/#i_443

PORPHYRE (234 env.-310)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 2 155 mots

Dans le chapitre « La doctrine de l'acte d'être »  : […] Les recherches contemporaines (P. Hadot, S. Pines) laissent entrevoir, par une convergence d'indices caractéristiques et indépendants (étude d'un fragment de commentaire sur le Parménide , de textes néo-platoniciens arabes, de la doctrine de Marius Victorinus), que Porphyre a eu une doctrine de l'être tout à fait originale. Ici encore, Porphyre transforme et déforme la pensé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/porphyre/#i_443

PROCLUS (412-485)

  • Écrit par 
  • Jean TROUILLARD
  •  • 1 989 mots

Dans le chapitre « Esquisse doctrinale »  : […] On ne peut évidemment pas comprendre les démarches de Proclus sans avoir présents à l'esprit quelques présupposés communs à tous les néo-platoniciens. Ceux-ci n'étudient pas Platon comme un penseur marquant une étape dans une évolution historique, mais comme un maître inspiré dispensant une sagesse éternellement vivante. Dès lors, il ne faut pas seulement l'interroger sur les questions qu'il a pos […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proclus/#i_443

RAISON

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 13 167 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les Grecs et le développement de l'esprit rationnel »  : […] Si toute philosophie prend son origine en Grèce, c'est parce que les Grecs très tôt admettent, sans s'en scandaliser, que des discours, des croyances, des conceptions du monde, des morales concrètes diffèrent : il s'agit toujours d'hommes. On se met tout naturellement à la recherche d'un discours (d'une pensée) valable pour tous les hommes, du moins pour tous ceux qui veulent penser et découvrir d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raison/#i_443

WANG BI [WANG PI] (226-249)

  • Écrit par 
  • Kristofer SCHIPPER
  •  • 486 mots

Philosophe chinois, principal représentant de l'école des Mystères (Xuanxue), Wang Bi expose ses idées dans des commentaires des textes classiques, notamment du Daode jing et du Yi jing . Il se sert de ces ouvrages comme de prétexte à démontrer son propre système, procédé qui, par la suite, devint courant chez les philosophes chinois et qui impliquait q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/wang-bi-wang-pi/#i_443

ZÉNON D'ÉLÉE (Ve s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Hervé BARREAU
  •  • 1 925 mots

Zénon d'Élée, né aux environs de l'an 500 avant J.-C., fut l'élève et l'ami de Parménide. Celui-ci enseignait que l'être est un, indivisible et immobile, que la multiplicité et le mouvement ne sont qu'illusion. Cette doctrine était taxée d'incohérence par ses adversaires. Afin de défendre son maître, Zénon imagina une série d'arguments qui devaient montrer que les positions de ces détracteurs éta […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zenon-d-elee/#i_443

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Pour citer l’article

Jean TROUILLARD, « UN PHILOSOPHIES DE L' », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-l-un/