PHÉNOMÈNE

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La conception moderne du phénomène

Kant

Au xviie siècle, au moment du renouveau de la philosophie moderne, le terme de phénomène désigne les faits empiriques. Ce sens est manifeste chez Descartes et Leibniz. Mais, chez ces deux auteurs, le phénomène ne correspond pas à des réalités empiriques prises en dehors de la pensée qui les situe, en éprouve l'expérience et les reconnaît comme présentes pour l'esprit humain qui les pense. Ainsi, bien que l'accent porte principalement sur le donné empirique inhérent aux phénomènes réels, par opposition aux phénomènes imaginaires, la participation de l'entendement et, qui plus est, de l'esprit humain tout entier est reconnue comme partie prenante dans l'élaboration du phénomène. Le schéma philosophique proposé par l'Antiquité survit, à la double différence près que le phénomène n'est plus un corps matériel et que la pensée du phénomène ne débouche plus sur un relativisme professé à l'égard des objets de l'expérience.

C'est à Kant que revient le mérite d'avoir défini le statut moderne du phénomène. Le phénomène, dit-il, est ce qui apparaît (erscheint) dans le temps ou dans l'espace et est un objet d'expérience. Mais être objet d'expérience, possible ou accomplie, et apparaître dans le cadre de l'intuition sensible rapportent cette expérience au mode d'intuition du sujet, de telle sorte que l'objet, manifesté comme phénomène, est distinct en tant que tel de ce qu'il est comme objet en soi. D'autre part, sans l'entendement, seul capable, en se réglant sur l'unité des catégories, de penser à titre d'objets les choses qui apparaissent à nos sens, le phénomène ne saurait être fondé. Par conséquent, ce statut du phénomène se règle sur le statut grec du phénomène comme produit mixte, ce qui suppose que la chose en soi persiste en tant que chose inconnue dont seule la constitution phénoménale est appréhendée. « Si, comme il convient, écrit Kant, nous ne considérons les obj [...]

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PHÉNOMÈNE (sciences)

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Selon l'étymologie grecque (phainomenon, « ce qui apparaît »), un phénomène est un événement qui se produit à un certain moment par opposition à ce qui est immuable. Pour les physiciens ioniens (vie siècle av. J.-C.), la science des phénomènes consiste à établir des relations intelligibles, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomene-sciences/#i_36431

ACOUSMATIQUE MUSIQUE

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Dans le chapitre « Matériau et image »  : […] « Le matériau de la musique concrète est le son à l'état natif, tel que le fournit la nature, le fixent les machines, le transforment leurs manipulations. » Ces lignes, dues à Serge Moreux, constituaient la préface inaugurale du Premier Concert de Bruits, en mars 1950. D'emblée et d'instinct, tout y était dit, pressenti, des trois stades caractéristiques : celui du matériau-son « à l'état natif », […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musique-acousmatique/#i_36431

ANTINOMIE

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N'est pas antinomie n'importe quelle contradiction, mais seulement celle qui joue entre des lois — soit des lois juridiques ou théologiques, soit des lois de la raison (Kant), soit des thèses déduites de lois logiques (théorie des ensembles) —, ni n'importe quel paradoxe, mais seulement ce qui heurte l'attente d'une cohérence entière dans un système rationnel ou logique. D'autre part, une antinomi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antinomie/#i_36431

BRADLEY FRANCIS HERBERT (1846-1924)

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CHOSE

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Terme de la langue ordinaire dont la référence, une fois exclus les êtres animés, est purement contextuelle : telle « chose difficile », c'est ce sur quoi porte mon action tandis que je parle ; « la chose en question », c'est ce dont nous nous entretenons sans lui donner son nom usité ; « dites quelque chose » signifie « dites n'importe quoi pourvu seulement que ce soit pertinent dans la situation […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chose/#i_36431

COMTE AUGUSTE (1798-1857)

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Dans le chapitre « L'idée comtienne de la science »  : […] Pourquoi Auguste Comte, contrairement à Saint-Simon, présente-t-il une réflexion sur la science en préambule à un plan de réforme sociale ? Cela tient à l'idée qu'il se fait de la science, non pas seulement somme de savoirs, mais rapport global de l'homme au monde. Par suite, elle s'offre avant tout comme un principe et un système de croyances. Or toute organisation sociale repose, en dernière an […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/auguste-comte/#i_36431

CONNAISSANCE

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DURKHEIM ÉMILE (1858-1917)

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EMPIRISME

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ÉPISTÉMOLOGIE

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Dans le chapitre « Science et rationalité »  : […] Le mot de rationalité a été prononcé plus haut sans commentaire. Mais, si nul ne peut douter sincèrement que la science se veuille rationnelle, le sens de cette rationalité est pourtant susceptible d'interprétations diverses. Le mot sera pour certains l'indice d'une volonté de fermeture à toute forme d'expérience autre que celles que les procédures scientifiques codifient. L'épistémologie, croyon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epistemologie/#i_36431

ESTHÉTIQUE & ANALYTIQUE TRANSCENDANTALES

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MÉTASTABILITÉ

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NOUMÈNE

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Terme créé par Kant et qui n'a guère d'usage et de sens qu'à l'intérieur de la philosophie kantienne. Le mot « noumène » est transcrit du grec, et sa signification littérale est empruntée à la philosophie platonicienne ; noumène ( noumênon ) est employé par Platon pour désigner les idées en tant qu'elles sont l'objet de l'intelligence pure ( nous ). Le n […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/noumene/#i_36431

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Dans le chapitre « Le phénoménologue »  : […] Peirce donna à sa théorie des catégories le nom de phénoménologie ou de phanéroscopie. Cette phénoménologie ne doit rien cependant à celle de Husserl. Il cite ce dernier une fois, en 1906, mais c'est pour lui reprocher de prétendre se garder du psychologisme et d'y sombrer lui-même. Peirce n'a employé le terme « phénoménologie » que pendant une période très courte, de 1902 à 1904, bien qu'il ait […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-sanders-peirce/#i_36431

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PRÉNOTION, sciences sociales

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Dérivé du grec prolêpsis , qui désigne chez les stoïciens et les épicuriens les notions communes tirées de l'expérience antérieurement à toute réflexion, le concept de prénotion est utilisé par sir Francis Bacon, au début du xvii e  siècle, pour signifier, « dans l'effort de mémoire, l'idée vague et latente de ce que nous ch […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prenotion-sciences-sociales/#i_36431

RATIONALISME

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  • Ferdinand ALQUIÉ
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Dans le chapitre « Existence phénoménale et chose en soi »  : […] Il nous semble donc que toutes les critiques adressées au sensible, tous les arguments établissant que la réalité dépend du jugement et que l'objet est relatif à l'esprit ne sauraient prévaloir contre ce que les phénoménologues appellent, au reste pour la critiquer, l'attitude naturelle. Cette attitude repose sur ce qu'il faut bien appeler l'évidence ontologique. Elle ne saurait être sincèrement a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realite/#i_36431

RÉALITÉ CONCEPT DE

  • Écrit par 
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Dans le chapitre « Divergence des traditions »  : […] Le scepticisme grec est bien connu, principalement par le témoignage de Sextus Empiricus, dont les ouvrages exposent en détail l'intention et les arguments. À peu près à la même époque, Diogène Laërce consacre une part importante du livre IX de ses Vies à l'école pyrrhonienne. Ensuite, Eusèbe de Césarée (début du iii e  s.) […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/scepticisme/#i_36431

SCHOPENHAUER ARTHUR (1788-1860)

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  • Jean LEFRANC
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Dans le chapitre « La métaphysique de la volonté »  : […] Schopenhauer se veut le véritable successeur de Kant, capable de résoudre la crise ouverte par la philosophie critique sans en trahir les résultats. À ses yeux, l'acquis définitif du kantisme est la dualité irréductible du phénomène et de la chose en soi. Le postkantisme de Schopenhauer est donc radicalement distinct de celui d'un Fichte, d'un Schelling ou d'un Hegel, qui croient pouvoir surmonte […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arthur-schopenhauer/#i_36431

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Dans le chapitre « La dérive pragmatique de la science »  : […] La séparation de la science et de la philosophie n'a pas seulement désuni ce qui était autrefois indissociable, mais a modifié de fond en comble le sens même du projet scientifique. Coupée de ses racines philosophiques, la science n'a plus pour ambition première de connaître le monde, mais de le transformer. « La science, écrit le mathématicien René Thom, a oublié sa vocation première, celle qui f […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_36431

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Pour citer l’article

Jean-Paul DUMONT, « PHÉNOMÈNE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomene/