MARÉES

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Marées

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Force génératrice des marées

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Réponse statique à la force génératrice des marées

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Marées de vives eaux

Marées de vives eaux
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Des solutions globales pour les marées océaniques à la surface du globe

Il aura fallu attendre l'avènement d'une nouvelle technique d'observation, l'altimétrie satellitaire, pour pouvoir enfin mesurer les caractéristiques des marées sur l'Océan mondial. L'analyse des données de la mission altimétrique franco-américaine Topex/Poséidon a établi, pour la première fois en 1994, une cartographie des amplitudes et des phases de toutes les composantes significatives des marées océaniques à l'échelle de notre planète, avec une précision de quelques centimètres. Ces cartes caractéristiques sont appelées cartes cotidales (en anglais, tidal signifie « relatif à la marée » [tide]). À titre d'exemples, les figures 5 et 6 présentent respectivement les cartes cotidales de la composante lunaire moyenne semi-diurne M2 et de la composante déclinationnelle diurne K1. L'examen de ces cartes permet de mieux comprendre la diversité des caractéristiques des marées, observées auparavant uniquement le long des côtes. Sur la figure 5, l'amplitude de cette onde majeure semi-diurne M2 est importante et dépasse 1 mètre dans tous les bassins : c'est nettement plus que le total de 54 centimètres associés à la réponse statique en forme de « ballon de rugby » (fig. 2).

Marées. Composante lunaire semi-diurne

Marées. Composante lunaire semi-diurne

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Carte cotidale de la composante lunaire semi-diurne M2 (échelle en mètre). 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Marées. Composante déclinationnelle diurne

Marées. Composante déclinationnelle diurne

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Carte cotidale de la composante déclinationnelle diurne K (échelle en centimètre). 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Cette amplification est due à la configuration des bassins océaniques, qui favorise la réponse résonnante des océans aux composantes semi-diurnes des forces génératrices. Dans l'Atlantique nord, par exemple, on peut noter la présence d'un point où l'amplitude est nulle, appelé « point amphidromique ». On constate que les lignes d'égales phases, le long desquelles la pleine mer se produit au même instant, convergent vers ce point. En suivant la progression croissante des lignes d'égale phase, on peut voir comment la marée se propage dans l'Atlantique nord, en tournant autour de ce point, dans le sens rétrograde. Elle remonte ainsi de l'Afrique vers l'Espagne, longe ensuite le rebord du plateau continental européen, puis les côtes du Groenland, pour traverser l'Atlantique d'ouest en est à l [...]


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Écrit par :

  • : membre de l'Institut, ancien président du Bureau des longitudes
  • : astronome à l'Observatoire de Paris
  • : docteur ès sciences, directeur de recherche au C.N.R.S., directeur du laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiale de Toulouse
  • : astronome, directeur de l'Observatoire du pic du Midi et de l'Observatoire de Toulouse

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Autres références

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Dans le chapitre «  L'énergie des mers »  : […] Les océans peuvent être considérés comme des sources potentielles d'énergie : énergie marémotrice, énergie des vagues, énergie thermique des mers. L' énergie marémotrice est principalement due à la différence d'attraction lunaire entre les océans situés du côté et à l'opposé de la Lune à un instant donné, l'influence de l'attraction solaire étant environ deux fois moins impo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/energies-renouvelables/#i_28138

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Dans le chapitre « Ondes de marée »  : […] Les marées sont des oscillations forcées causées par l'attraction conjuguée de la Lune et du Soleil, et de ce fait possèdent les mêmes périodes que le mouvement de ces astres par rapport à la Terre. Ces périodes se comptent en heures et, par conséquent, les « vagues » associées ont des longueurs d'onde de plusieurs centaines de kilomètres. Le rapport profondeur/longueur d'onde se révèle donc être […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mecanique-des-fluides/#i_28138

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Dans le chapitre « Géologie de Io »  : […] Io est le plus actif des corps solides du système solaire. La surface de ce satellite est entièrement constituée de terrains volcaniques très jeunes (moins de 10 millions d'années ). Les éruptions sont colossales  : environ 10 000 tonnes de matériaux sont émis par seconde et par volcan, et forment des panaches s'élevant jusqu'à 200 kilomètres d'altitude . Les produits émis retombent et recouvren […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jupiter-planete/#i_28138

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Pour citer l’article

André GOUGENHEIM, Françoise COMBES, Christian LE PROVOST, Jean-Paul ZAHN, « MARÉES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/marees/