MARÉES

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La force génératrice des marées

Si la Terre était l’unique planète de l'Univers, la seule force gravitationnelle qui s'y exercerait serait la gravité terrestre. La surface libre d'équilibre des océans serait alors une surface perpendiculaire au champ de la pesanteur. Cette surface sert de base de référence pour l'étude des mouvements océaniques : on l'appelle géoïde, surface ne correspondant pas à la figure de la sphère parfaite habituellement utilisée pour visualiser notre planète (cf. géodésie).

Mais la Terre n'est pas isolée dans le système solaire et dans l'Univers. Elle est en mouvement par rapport à ses astres voisins, qui exercent sur elle des forces d'attraction dépendant de leurs positions respectives. Ces mouvements se déterminent en assimilant notre globe à un point matériel T situé en son centre de gravité, affecté de toute la masse terrestre, et auquel sont appliquées les forces exercées par ces astres. Pour un astre A, il y a équilibre au point T entre la force centrifuge, accélération d'inertie d'entraînement subie par la Terre dans son mouvement par rapport à cet astre, et la force d'attraction exercée par celui-ci sur la Terre. Une particule M quelconque attachée à la Terre subit cette même force centrifuge, alors que la force d'attraction exercée par l'astre au point M diffère légèrement en amplitude et en direction de celle exercée au point T. La force génératrice des marées au point M associée à l'astre A résulte de l'écart entre ces deux forces (fig. 1). Cette force différentielle est, pour chaque astre, proportionnelle à sa masse mais inversement proportionnelle au cube de sa distance. C'est ce qui explique qu'en fait seuls deux astres exercent une influence appréciable sur la Terre en termes de marées : la Lune, en raison de sa proximité de la Terre (distance moyenne 384 400 km, pour une masse de 7,35 × 1022 kg), et le Soleil, en raison de sa masse (1,99 × 1030 kg, pour une distance moyenne de 149,5 × 106 km). Tous les autres corps célestes, trop éloignés ou de masse trop faible, ont des effets négligeables. L'action de la Lune est deux fois p [...]

Force génératrice des marées

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La force génératrice des marées. 

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Force génératrice des marées

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Réponse statique à la force génératrice des marées

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Marées de vives eaux

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Écrit par :

  • : astronome à l'Observatoire de Paris
  • : membre de l'Institut, ancien président du Bureau des longitudes
  • : docteur ès sciences, directeur de recherche au C.N.R.S., directeur du laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiale de Toulouse
  • : astronome, directeur de l'Observatoire du pic du Midi et de l'Observatoire de Toulouse

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Pour citer l’article

Françoise COMBES, André GOUGENHEIM, Christian LE PROVOST, Jean-Paul ZAHN, « MARÉES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 septembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/marees/