INTELLECT & INTELLIGIBLES

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence, raison, esprit ; au xviie siècle : entendement. Pour Aristote, les aristotélisants arabes et latins, l'intellect, capable d'intuition, est supérieur à la raison (grec, dianoia ; latin, ratio) liée aux images et procédant par discours compliqué. Saint Augustin distingue raison supérieure et raison inférieure. Kant distingue Verstand (entendement au sens de pouvoir subalterne unificateur du divers) et Vernunft (raison).

Pour Aristote, dans le traité De l'âme, l'intellect est réalité substantielle ; vu sa destination à tout connaître, il est de nature « séparée » du corps, c'est-à-dire supérieur au niveau sensible, et donc incorruptible. Dans la Métaphysique (livre Q), Dieu est pensée de la pensée, car, intellect, il exerce la plus sublime des intellections, celle qui a pour objet la réalité la plus noble, Dieu lui-même. L'école développe ici plusieurs problèmes : quel est le rapport entre l'âme et l'intellect ? l'intellect n'est-il pas unique ? Plotin fait de l'intellect l'hypostase intermédiaire entre l'Un et l'Âme — cf. traité Des hypostases qui connaissent (Ennéades, V, iii). Chez les commentateurs grecs, arabes et latins d'Aristote, les deux intellects du De anima (intellect « possible » ou réceptif, intellect agent) deviennent quatre : matériel, en dis [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages


Écrit par :

Classification


Autres références

«  INTELLECT & INTELLIGIBLES  » est également traité dans :

ANALOGIE

  • Écrit par 
  • Pierre DELATTRE, 
  • Alain de LIBERA
  • , Universalis
  •  • 10 454 mots

Dans le chapitre « Analogie théologique et théophanies »  : […] La critique thomasienne de l'usage univoque du concept d'analogie est complétée par une distinction méthodique entre analogie philosophique et analogie théologique. Chez Albert le Grand, qui lance la formule, « l'analogie philosophique » est définie en termes plus ou moins avicenniens comme « le mode selon lequel l'être créé entre dans la substance des choses, tout en existant en certaines de faç […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/analogie/#i_8177

ARISTOTE

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 23 833 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'intellect »  : […] Pourtant, cette psychologie d'abord résolument immanentiste s'achève sur l'affirmation d'une transcendance : celle de l'intellect ( noûs ). Nous assistons ici à une démarche analogue à celle que nous avions rencontrée dans la preuve du Premier Moteur : une sorte de passage à la limite qui nous transporte dans un autre ordre. La physique fait place brusquement à la théologie. L'intellection, nous d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote/#i_8177

AVERROÈS, arabe IBN RUSHD (1126-1198)

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 3 289 mots

Dans le chapitre « Théorie de la connaissance et béatitude intellectualiste »  : […] Les commentaires du traité De l'âme exposent une théorie de la connaissance qui exploite les passages, quelque peu obscurs, où Aristote parle des intellects : celui qui reçoit l'intelligible comme le sens reçoit le sensible, et celui qui est la cause de la connaissance. Averroès explique que, si nous connaissons intellectuellement, c'est parce que les formes recueillies dans l'imagination, et pot […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/averroes/#i_8177

AVERROÏSME

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 1 591 mots

Dans le chapitre « Averroïsme latin »  : […] Mais c'est surtout dans l'Occident chrétien que l'averroïsme constitue un courant philosophique important. À l' université de Paris, vers le milieu du xiii e  siècle, les maîtres ès arts, chargés spécialement d'enseigner la philosophie, c'est-à-dire d'expliquer les œuvres d'Aristote, commencent à utiliser les traductions récentes d'Averroès : ils y trouvent des commentaires du philosophe grec qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/averroisme/#i_8177

AVICENNE, arabe IBN SĪNĀ (980-1037)

  • Écrit par 
  • Henry CORBIN
  •  • 8 898 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Intelligence et illumination »  : […] La dernière des Dix Intelligences est celle qui est désignée comme l'« Intelligence agente » ou active ( ‘Aql fa ‘‘ āl, Intelligentia agens ) ; les philosophes avicenniens l'identifient avec l'Esprit-Saint que le Coran, de son côté, identifie avec Gabriel, l'Ange de la révélation. De cette dernière Intelligence émanent non plus une Intelligence unique et une Âme unique ; mais, trop éloignée du Pr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/avicenne/#i_8177

AVICENNISME LATIN

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 6 636 mots

Dans le chapitre « Le premier avicennisme »  : […] Avant la traduction complète d'Averroès (1230 env.), l'assimilation des textes philosophiques arabes reflète avant tout l'idiosyncrasie des traducteurs de Tolède. La traduction latine du De anima d'Avicenne est due à une équipe de traducteurs comprenant un membre arabophone (« Avendauth Israelita »), peut-être Ibn Daud (mort à Tolède vers 1180), et un latiniste (l'« archidiacre Dominique »), géné […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/avicennisme-latin/#i_8177

BONAVENTURE saint (1217-1274)

  • Écrit par 
  • Edith WEBER
  •  • 1 294 mots

Jean Fidanza, dit Bonaventure, né à Bagnoregio (près d'Orvieto) en 1217, étudie à la faculté des arts de Paris de 1236 à 1242. En 1243, il entre dans l'ordre des Franciscains à Paris et poursuit ses études de théologie jusqu'en 1248, sous la direction d'Alexandre de Halès. Bachelier biblique de 1248 à 1250, il commente à Paris l'Évangile selon Luc (commentaire sans doute remanié plus tard) et comp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bonaventure/#i_8177

BOVELLES CHARLES DE (1478-1567)

  • Écrit par 
  • Pierre MAGNARD
  •  • 1 166 mots

Naître à Saint-Quentin dans une vieille famille picarde, grandir sous la protection de François et Charles de Hallewin, évêques d'Amiens et de Noyon, être l'élève de Jacques Lefèvre d'Étaples au collège du Cardinal-Lemoine avant d'en devenir l'un des maîtres, vivre dans le commerce des Champier, Clichtove, Budé, Bérauld, Boucher et autres humanistes, courir l'Europe des spirituels, des mystiques, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-de-bovelles/#i_8177

DE L'ÂME, Aristote - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 959 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La question de l'intellect »  : […] Ce sont les débats sur l'intellect qui ont surtout occupé l'aristotélisme médiéval, c'est-à-dire la postérité théologique et métaphysique du Stagirite. L'intellect « agent » est un principe incorporel, « semblable à une sorte d'état comme la lumière », « séparé, sans mélange et impassible », « immortel et éternel » (430 a-b). Ces pages très denses autoriseront Averroès, dans son commentaire du Tr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/de-l-ame/#i_8177

DIEU - Problématique philosophique

  • Écrit par 
  • Jacques COLETTE
  •  • 5 672 mots

Dans le chapitre « Dieu et l'intellect »  : […] L'intellect ( nous en grec) est ce qu'il y a en l'homme de divin, et la pensée du divin est tout entière dominée par la relation de l'intellect et de l'intelligible. C'est là une donnée de base de l'aristotélisme. Dieu est pensé comme l'excellence d'une vie parfaite, plaisir ininterrompu, pensée de la pensée. Il meut toutes choses en tant qu'objet d'amour. Mais, comme les dieux d'Épicure, il rest […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dieu-problematique-philosophique/#i_8177

SENSIBILITÉ, psychologie et philosophie

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL
  •  • 1 031 mots

En raison du devenir et du changement qui le caractérisent, le sensible est traditionnellement opposé à la fixité et à la permanence de l'intelligible. Dans ces conditions, la sensibilité, comme propriété d'un sujet d'être modifié ou informé par le milieu sensible, peut être opposée à la raison et à ses procédures pour accéder à la vérité. Abordé philosophiquement, le concept de sensibilité permet […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sensibilite-psychologie-et-philosophie/#i_8177

DUNS SCOT JEAN (1266 env.-1308)

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC
  • , Universalis
  •  • 6 225 mots

Dans le chapitre « La foi et la raison (positions comparées de Thomas d'Aquin et de Duns Scot) »  : […] À l'exemple d'Étienne Gilson, il nous paraît éclairant d'interroger d'abord le prologue de l' Ordinatio , parce qu'il contient un véritable dialogue entre les théologiens et les philosophes. La question est de savoir s'il y a place, à côté de la réflexion naturelle, pour une révélation surnaturelle. Longtemps on s'était plutôt demandé quelle aide le théologien pouvait recevoir de la philosophie ; […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-duns-scot/#i_8177

DURAND DE SAINT-POURÇAIN (entre 1270 et 1275-1334)

  • Écrit par 
  • Charles BALADIER
  •  • 885 mots

Dominicain malmené, pour ses prises de position antithomistes, par son ordre officiellement rangé derrière l'Aquinate, Durand, né à Saint-Pourçain (actuellement Saint-Pourçain-sur-Sioule, Allier), est en 1303 au couvent parisien des Frères prêcheurs. Élève de Jacques de Metz, lui-même dominicain non rallié au thomisme, il commente les Sentences à Paris en 1307 et 1308, commentaire pour lequel on […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/durand-de-saint-pourcain/#i_8177

ENTENDEMENT

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 337 mots

Pour Locke, l'entendement est le « pouvoir de penser » (ou la faculté de comprendre) comme la volonté est la « puissance de vouloir ». Pour Leibniz, entendement est synonyme d'intellection. Malebranche assimile entendement et esprit pur. De son côté, Kant oppose entendement et raison. Selon lui, la fonction de l'entendement est de relier entre elles les sensations (à l'aide des catégories), afin d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/entendement/#i_8177

ESPRIT, philosophie

  • Écrit par 
  • Pierre CLAIR, 
  • Universalis
  •  • 2 149 mots

Dans le chapitre « Le Moyen Âge et la Renaissance »  : […] Il est difficile de cerner la spécificité du concept d'esprit dans la philosophie médiévale. Le mot désigne une généralité qui concerne l'ensemble des opérations de la connaissance, une sorte de faculté de l'activité psychique, par opposition avec le corps (la matière). Si l'on veut se montrer précis sur le fonctionnement de cette faculté, on a alors l'intellect (agent ou possible), très célèbre, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esprit-philosophie/#i_8177

FĀRĀBĪ AL- (872-950)

  • Écrit par 
  • Yves MARQUET
  •  • 1 263 mots

Dans le chapitre « La création et les intelligences »  : […] Pour Fārābī, dix intellects ont émané les uns des autres à partir de Dieu : les neuf « causes secondes » et l'« intellect actif ». Chacune des causes secondes a produit l'intellect à elle subordonné (la neuvième cause seconde produisant l'intellect actif, ou dixième intellect), ainsi qu'une âme qui à son tour a produit un ciel, ou « sphère céleste » (un substrat auquel elle s'est incorporée). Des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-farabi/#i_8177

GERSONIDE LÉVI BEN GERSHOM dit (1288-1344)

  • Écrit par 
  • Charles TOUATI
  •  • 2 388 mots

Dans le chapitre « Le véritable bien de l'homme »  : […] La providence divine octroie aux êtres vivants des moyens de protection de plus en plus efficaces, au fur et à mesure qu'on gravit l'échelle des êtres. Par le déterminisme astral, Dieu assure à tous les hommes un maximum de biens et leur épargne un maximum de maux. Prémonitions, rêves, prophéties, usage de la liberté sauvent certains individus des effets funestes de la conjoncture : leur imaginat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gersonide-levi-ben-gershom-dit-1288-1344/#i_8177

GNOSTICISME

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT, 
  • Michel TARDIEU
  •  • 10 629 mots

Dans le chapitre « Composantes non distinctives »  : […] Un premier élément de définition se trouve dans la notion de gnose elle-même. On connaît la célèbre définition donnée par le gnostique Héracléon : « Ce n'est pas seulement le baptême qui est libérateur, mais c'est aussi la gnose : Qui étions-nous ? Que sommes-nous devenus ? – Où étions-nous ? Où avons-nous été jetés ? – Vers quel but nous hâtons-nous ? D'où sommes-nous rachetés ? – Qu'est-ce que l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gnosticisme/#i_8177

GODEFROID DE FONTAINES (av. 1250-apr. 1305)

  • Écrit par 
  • Olivier JUILLIARD
  •  • 640 mots

Né près de Liège, ce clerc séculier fut étudiant à l'université de Paris vers 1270 et assista à la grande querelle entre Thomas d'Aquin, Gérard d'Abbeville et Siger de Brabant. Puis il suivit les leçons d'Henri de Gand et défendit contre lui le thomisme. Régent de théologie à Paris de 1285 à 1304, il était titulaire de la prévôté de Saint-Séverin de Cologne, puis fut chanoine de Liège, Tournai et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/godefroid-de-fontaines/#i_8177

GUILLAUME D'AUVERGNE (apr. 1180-1249)

  • Écrit par 
  • Olivier JUILLIARD
  •  • 1 044 mots

Sacré, en 1228 par Grégoire IX, évêque de Paris, où il avait été reçu magister theologiae en 1223, Guillaume d'Auvergne a été fortement influencé par les commentaires arabes d'Aristote et se présente à la fois comme le défenseur des ordres mendiants, alors en plein essor, et comme le tenant d'un aristotélisme réinterprété à la lumière de saint Augustin et d'Ibn Gabirol. Il a laissé une œuvre théo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-d-auvergne/#i_8177

HENRI DE GAND ou GOETHALS (1217?-1293)

  • Écrit par 
  • Charles BALADIER
  •  • 744 mots

Principalement connu par ses œuvres — une Summa theologica (inachevée), quinze Quodlibeta , des Questions sur la métaphysique , un commentaire de la Physique d'Aristote —, Henri de Gand ( de Gandavo ), maître séculier de l'université de Paris, enseigna la théologie de 1276 à 1292. Il fut mêlé à la condamnation de Siger de Brabant et des averroïstes en 1277 et eut pour élève Godefroid de Fontaine […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-de-gand-goethals/#i_8177

HYLÉMORPHISME

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 939 mots

Théorie philosophique d'Aristote selon laquelle la constitution de tout être relevant du cosmos est expliquée par deux principes corrélatifs : la matière ( hylê  : bois, matériau de construction) et la forme ( morphê  : figure, disposition). L'hylémorphisme élucide deux difficultés philosophiques : celle de la théorie platonicienne des idées séparées, seules à être objet de savoir certain et immua […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hylemorphisme/#i_8177

HYPOSTASE, philosophie

  • Écrit par 
  • Lucien JERPHAGNON
  •  • 321 mots

Du grec hupostasis , ce qui est en dessous, au fond, d'où le sens de dépôt (Aristote), de fondement, de structure, de réalité par opposition à quelque fruit de l'imagination (Aristote). Le terme n'acquiert de sens philosophique que tardivement. L'Épître aux Hébreux, où Jésus-Christ est dit « empreinte de l'hypostase du Père », est la première attestation d'un usage philosophique ambiant. On remarq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hypostase-philosophie/#i_8177

IBN BĀDJDJA ABŪ BAKR IBN AL-SĀ'IGH, dit AVEMPACE (fin XIe s.-1138)

  • Écrit par 
  • Abdelkader BEN CHEHIDA
  •  • 1 182 mots

Auteur dont l'œuvre constitue un grand moment dans l'histoire de la philosophie arabe d'Espagne et une source importante pour les théologies médiévales. Le nom d'Ibn Bādjdja, qu'on donne communément à Abū Bakr Ibn al-Sā'igh (fils de l'orfèvre), a été latinisé en Avempace par les scolastiques à travers la transcription des traducteurs juifs. Les textes latins citent également ce penseur sous son pr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ibn-badjdja-abu-bakr-ibn-al-sa-igh-dit-avempace/#i_8177

IHWĀN AL-ṢAFĀ' (Frères de la pureté)

  • Écrit par 
  • Yves MARQUET
  •  • 1 383 mots

Dans le chapitre « La création des êtres spirituels. La chute »  : […] Il y eut d'abord une création purement spirituelle, hors temps et espace. Émanent successivement l'un de l'autre à partir de Dieu : l' Intellect universel (contenant comme en un point les archétypes de tous les êtres et événements de la future création matérielle), l'Âme universelle, la Matière première (en elle-même inerte et comme inexistante). La chute dans le monde matériel et la pénible remon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ihwan-al-safa/#i_8177

ISLAM (La civilisation islamique) - La philosophie

  • Écrit par 
  • Christian JAMBET, 
  • Jean JOLIVET
  •  • 9 001 mots

Dans le chapitre « D'Ibn Sīnā à Ibn Rušd »  : […] Le premier d'entre eux est Abū ‘Alī al-Ḥusayn Ibn Sīnā, l' Avicenne des Latins chez lesquels il exerça à partir du xii e  siècle une influence considérable. Né en 370/980, mort en 429/1037, Ibn Sīnā mena une vie agitée entre plusieurs cours princières du nord-est et du nord de l'Iran, fort d'un savoir encyclopédique très tôt acquis et connu surtout comme médecin : il est l'auteur d'un Canon de mé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/islam-la-civilisation-islamique-la-philosophie/#i_8177

ISMAÉLISME

  • Écrit par 
  • Michel BOIVIN, 
  • Osman YAHIA
  •  • 6 934 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La philosophie de la nature »  : […] La philosophie de la nature chez les ismaéliens s'appuie sur celle d'Aristote, réinterprétée selon une perspective néo-platonicienne. Ce qui attire d'abord l'attention du chercheur est ici la distinction entre le macrocosme et le microcosme, qu'en même temps ils considèrent comme liés l'un à l'autre et en correspondance. L'apparition du macrocosme dans l'existence répond à un acte d'instauration […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ismaelisme/#i_8177

LIVRE DE LA GUÉRISON, Avicenne - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 618 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'essence et l'existence »  : […] Profond métaphysicien, Avicenne a subi l'influence d'al-Fārābī et de Plotin – assimilée à celle d'Aristote, car les Arabes (et après eux les Latins, jusqu'au xiii e  siècle) attribuaient au Stagirite une Théologie qui était en réalité d'origine néo-platonicienne. Le Dieu de la physique, premier moteur ou cause première, est-il le Dieu de la métaphysique ? Avicenne semble être le premier, dans sa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/livre-de-la-guerison/#i_8177

MORT - Les interrogations philosophiques

  • Écrit par 
  • René HABACHI
  •  • 7 525 mots

Dans le chapitre « Les doctrines de l'information »  : […] Aristote domine le courant des doctrines de l'information ou de l'« âme informante » : ce courant commence d'ailleurs avec lui pour être repris et christianisé par Thomas d'Aquin au Moyen Âge ; il est retrouvé au xix e  siècle, sur le mode expérimental, par Maine de Biran et Bergson, et se voit confirmé aujourd'hui par des représentants de la biologie moderne, au moins quant à la constitution de l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mort-les-interrogations-philosophiques/#i_8177

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 370 mots

Dans le chapitre « La pensée et le mouvement »  : […] La distinction aristotélicienne d'un principe passif dans l'âme humaine, l' intellect possible « capable de tout devenir », et d'un principe actif, l'intellect agent « capable de tout produire » ( De anima , III, 5), a alimenté des dizaines de doctrines de la connaissance abstractive destinées à rendre compte de la manière dont l'esprit pouvait entrer en possession (techniquement les « acquérir » […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_8177

PANTHÉISME

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 7 630 mots

Dans le chapitre « Giordano Bruno »  : […] C'est cette solution néo-platonicienne au problème de la transcendance de l'être qui sera adoptée (et adaptée) par certaines philosophies médiévales, arabes, juives, ou chrétiennes. Elles constituent la charnière qui relie Plotin à la Renaissance par Giordano Bruno. On ne les évoque ici que pour mémoire, préférant laisser parler le représentant même du panthéisme moderne, Giordano Bruno. Celui-ci […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pantheisme/#i_8177

PIERRE AURIOL (1280-1322)

  • Écrit par 
  • Francis RUELLO
  •  • 671 mots

Théologien franciscain, né près de Gourdon, dans le Quercy. En 1304, Pierre Auriol étudie à l'université de Paris, où il suit peut-être l'enseignement de Jean Duns Scot. En 1312, il enseigne au studium generale des Frères mineurs de Bologne et, en 1314, à celui de Toulouse. Il est licencié en théologie en 1318. De 1318 à 1320, date de son élection à la charge de provincial d'Aquitaine, il enseign […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-auriol/#i_8177

PLATON

  • Écrit par 
  • Monique DIXSAUT
  •  • 13 741 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La pensée des essences et la réminiscence »  : […] Les choses sensibles étant sans cesse emportées par le devenir, le discours ne peut pas les dire sans être condamné à se contredire. Les « antilogiques » exploitent ces contradictions et en déduisent l'impossibilité de tout raisonnement vrai ; ils n'ont pas tort, s'il n'y a de réalité que sensible. On ne peut parler et penser en vérité que si le devenir n'est pas la totalité de ce qui est et de c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon/#i_8177

RAISON

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 13 167 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La raison discursive et l'intellect aristotéliciens »  : […] Le plus grand parmi les platoniciens, Aristote, a donné des réponses différentes de celles de son maître, parfois diamétralement opposées, mais il les a données aux mêmes problèmes. Il nie l'existence supra-sensible des idées-formes, il ne pense pas qu'une définition universelle du concept de vertu puisse être très utile quand il s'agit de comprendre et, par la suite, de régler la vie des individ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raison/#i_8177

ROGER BACON (1212/1220-1292)

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 1 837 mots

Dans le chapitre « Un souci de réorganiser le savoir »  : […] Né dans le Dorsetshire entre 1212 et 1220, Roger Bacon étudie les arts à Oxford puis à Paris, où il conquiert la maîtrise et où il est l'un des premiers à commenter la Physique et la Métaphysique d'Aristote. De retour à Oxford en 1247, il se consacre aux « études expérimentales » sous l'influence de Robert de Lincoln (Grosseteste) puis entre dans l'ordre franciscain avant de revenir à Paris en 12 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roger-bacon/#i_8177

ROGER MARSTON (mort en 1303)

  • Écrit par 
  • Denis COUTAGNE
  •  • 410 mots

Franciscain, disciple de saint Bonaventure et de Jean Peckham, farouche défenseur de l'augustinisme contre saint Thomas d'Aquin. Roger Marston fit ses études à Paris, en 1270 environ, et enseigna à Oxford, puis à Cambridge. De 1292 à 1298, il fut ministre de la province franciscaine d'Angleterre. On a de lui, outre un De anima , des Quaestiones disputatae et des Quodlibeta qui ont été édités en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roger-marston/#i_8177

SOHRAWARDĪ ou SUHRAWARDĪ SHIHĀBODDĪN YAHYĀ (1155-1191)

  • Écrit par 
  • Christian JAMBET
  •  • 5 029 mots

Dans le chapitre « Les œuvres »  : […] Sohrawardī est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages qui se répartissent en trois ensembles : tout d'abord, ce que l'on pourrait appeler les Sommes, ou grands traités dogmatiques : Le Livre des élucidations inspirées de la table et du trône , Le Livre des carrefours et entretiens , Le Livre des résistances . La partie métaphysique de chacun d'entre eux a été publiée par Henry Corbin, et ils cont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sohrawardi-suhrawardi/#i_8177

THOMISME

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 5 228 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'homme »  : […] En premier lieu, pour saint Thomas , l'homme est essentiellement corps et intelligence . Procédant à une élucidation des thèmes traditionnels d' âme et de corps, le maître offre une conception nouvelle de leur unité essentielle. Contre la théorie généralisée de l'homme comme agrégat de deux substances, la corporelle et la spirituelle, il adopte la conception du De anima d'Aristote, que des auteur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomisme/#i_8177

Pour citer l’article

Édouard-Henri WÉBER, « INTELLECT & INTELLIGIBLES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/intellect-et-intelligibles/