DIDEROT DENIS (1713-1784)

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Il est vrai que toute grande œuvre se suffit : mais plus l'auteur a été engagé dans l'action, plus il a procédé par allusions, avouées ou secrètes, à son expérience, plus il s'est exprimé et trahi par son style, plus, alors, sa vie nous éclaire. Or, toutes ces raisons valent pour Diderot : il faut tenter de le connaître. Pour commencer par les dehors, on lira des biographies. On ira plus avant en ouvrant la Correspondance, où, comme a dit Paul Vernière, on a déjà « le véritable Diderot, naïf mais madré, enthousiaste mais rationnel, simple et pontifiant, jovial et mélancolique, généreux et intéressé, indiscret et fidèle, impudique et secret ». Un troisième visage – sans parler de ceux que procurerait l'enquête psychanalytique – apparaîtrait en décryptant (ce travail est loin d'être fait) les souvenirs et allusions parfois énigmatiques que l'auteur, surtout vieillissant, a multipliés dans ses œuvres. Parmi d'autres énigmes, pourquoi, dans Jacques le Fataliste, avoir situé rue Traversière, où il a habité, une maison de passe ? Pourquoi mettre dans la bouche de d'Alembert et de Julie de Lespinasse une doctrine qui ne pouvait être la leur ?

On s'en tiendra ici au cadre biographique. Dans ce cadre, en arrière-fond, on aurait à peindre le siècle de Louis XV tel qu'il pouvait apparaître à un Parisien averti, avec ses guerres, ses voyages, ses colonisations, ses théories économiques, avec, plus proches du modèle, les luttes qui opposent le Parlement janséniste à la Cour acquise aux jésuites, avec, enfin, en avant-plan, dans l'éclairage des Lumières, tous les événements philosophiques qui alimentaient journaux, pamphlets, traités, essais. Quant au modèle même, Diderot, il faudrait, par un système de miroirs, en montrer les divers visages simultanés ou successifs : ici, le philosophe qui médite sur la nature de la matière, du mouvement, de la vie ou de l'« âme » ; là, le critique [...]


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Figure de fantaisie, J. H. Fragonard

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Encyclopédie de Diderot et d'Alembert

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  • : professeur émérite à l'université de Paris-I-Sorbonne

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JACQUES LE FATALISTE ET SON MAÎTRE, Denis Diderot - Fiche de lecture

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Composé de 1771 à 1783, Jacques le fataliste ne fut connu du vivant de Diderot (1713-1784) que de la poignée de lecteurs princiers ou privilégiés de la Correspondance littéraire, périodique manuscrit qui le publia en une quinzaine de livraisons, de novembre 1778 à juin 1780, complétées par deux importantes séries d'additifs en juillet 1780 et avril 1786. Qua […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-le-fataliste-et-son-maitre/#i_73

LE NEVEU DE RAMEAU, Denis Diderot - Fiche de lecture

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Le texte qui est sans doute devenu le plus célèbre de Diderot (1713-1784) est resté ignoré de ses contemporains. Il manque aux Œuvres complètes éditées par Naigeon en 1798. Il n'a été publié pour la première fois qu'en 1805, plus de vingt ans après la mort de l'auteur, dans une traduction allemande de Goethe, et l'on n'en a connu que des versions françaises approximatives jusqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-neveu-de-rameau/#i_73

PARADOXE SUR LE COMÉDIEN (D. Diderot) - Fiche de lecture

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Moderne, le xviiie siècle l'est notamment par sa réflexion sur les fondements de la mimésis : si la question du théâtre, de sa légitimité, de sa moralité, divise les Philosophes, c'est que son enjeu est emblématique. Faut-il lire le Paradoxe sur le comédien comme une réponse de Diderot (1713 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paradoxe-sur-le-comedien-livre-de-d-diderot/#i_73

SALONS, Denis Diderot - Fiche de lecture

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SALONS (Diderot)

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SALONS DE DIDEROT- (repères chronologiques)

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SUPPLÉMENT AU VOYAGE DE BOUGAINVILLE, Denis Diderot - Fiche de lecture

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ACTEUR

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Dans le chapitre « Les figures du paradoxe »  : […] Si l'Église ne désarme pas, l'engouement pour les acteurs continue de se manifester au travers d'innovations et de polémiques qui traversent tout le siècle. L'imitation de la nature reste le référent obligé, à la fois de l'esthétique théâtrale et de celle de l'art de l'acteur. Mais cette mimésis change de signification : elle se tourne peu à peu vers plus de vérité, de naturalité, d'authenticité. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/acteur/#i_73

ALEMBERT JEAN LE ROND D' (1717-1783)

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Dans le chapitre « Le savant et l'encyclopédiste »  : […] Né le 16 novembre 1717, abandonné par sa mère, la marquise de Tencin, sur les marches de l'église Saint-Jean-le-Rond à Paris – d'où son nom –, Jean Le Rond d'Alembert fut recueilli et élevé par la femme d'un vitrier, M me Rousseau, chez qui il demeura jusqu'à l'âge de quarante-huit ans. Son père, le chevalier Destouches, fit en sorte de subvenir à ses besoins et de lui procurer la meilleure éduca […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alembert-jean-le-rond-d/#i_73

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Dans le chapitre « Le temps du drame »  : […] De façon plus générale, le xviii e  siècle lutte contre les théories et les systèmes figés. Trop à l'étroit dans les genres déjà existants, les dramaturges inventent une forme nouvelle qu'ils nomment le drame bourgeois, l'apparition du terme « drame » dans le Dictionnaire de l'Académie datant seulement de 1762. Il se fonde sur une opposition conjointe à la tragédie et à la comédie. Dans ses Entr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/genres-dramatiques/#i_73

COLONIALISME & ANTICOLONIALISME

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COMÉDIEN (PARADOXE DU)

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Célèbre paradoxe (c'est-à-dire au sens indiqué par l' Encyclopédie  : « proposition absurde en apparence, à cause qu'elle est contraire aux opinions reçues, et qui, néanmoins, est vraie au fond ») formulé par Diderot dans un dialogue posthume dont le titre exact est Paradoxe sur le comédien . L'un des deux interlocuteurs — qui est l'auteur — y pose l'insensibilité comme qualité indispensable au bo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/comedien-paradoxe-du/#i_73

CRITIQUE D'ART

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Dans le chapitre « Critique d'art et littérature »  : […] Avant la véritable « invention » par Baudelaire d'une « pensée » du peintre (« cette peinture, écrit-il de Delacroix, jette sa pensée à distance »), échappant sans doute pour la première fois à des normes d'expression, la grande critique de Diderot s'est constituée dans sa majeure partie (exception faite des pages sur Chardin, écrites comme une sorte de commentaire de l'effet, du rendu, du natur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/critique-d-art/#i_73

CRITIQUE D'ART EN FRANCE AU XIXe SIÈCLE

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  • Christine PELTRE
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Dans le chapitre «  Écrivains et critiques d'art »  : […] «  salon (faire le). Début littéraire qui pose très bien son homme. » Cette boutade de Flaubert n'est pas qu'une « idée reçue », c'est un constat : de fort nombreux écrivains ont mis cette stratégie en pratique, au point que l'approche de la critique d'art fut longtemps l'affaire des seuls historiens de la littérature. Jusque vers 1890, il n'existe pas vraiment de commentateurs professionnels, d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/critique-d-art-en-france-au-xixe-siecle/#i_73

CULTURE - Nature et culture

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  • Françoise ARMENGAUD
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Dans le chapitre « Le sophisme naturaliste »  : […] Aussi bien « nature » que « culture » sont des termes qui désignent moins des réalités strictement déterminées que des termes horizon, si l'on peut dire, des termes « englobants ». Ils constitueraient, pour la nature, l'horizon de totalisation de toutes les choses, forces, données, de tous les êtres ( avec la nature humaine, ou sans elle), et, pour la culture, l'horizon et comme l'enveloppe des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/culture-nature-et-culture/#i_73

DÉCLAMATION, théâtre

  • Écrit par 
  • Dominique PAQUET
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Issue directement de la rhétorique latine, telle que Cicéron et Quintilien l'ont recueillie des Grecs, la déclamation relève de la pronunciatio , moment ou partie du discours qui enseigne à l'orateur l'usage efficace de sa voix en fonction de la forme et du style, du but à atteindre et du public à convaincre. Les tragédiens grecs et romains — car cet art ne s'épanouit que dans les morceaux en vers […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/declamation-theatre/#i_73

DESPOTISME ÉCLAIRÉ

  • Écrit par 
  • Jean-Jacques CHEVALLIER
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Dans le chapitre « Catherine II, despote frédéricienne »  : […] La Grande Catherine a écrit un jour à Diderot, protégé et pensionné par elle, et qui fit en 1773 le voyage de Russie, ces lignes souvent citées : « Vous oubliez, Monsieur Diderot, dans tous vos plans de réforme, la différence de nos deux positions : vous, vous ne travaillez que sur le papier qui souffre tout [...] tandis que moi, pauvre impératrice, je travaille sur la peau humaine qui est bien a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/despotisme-eclaire/#i_73

DESPOTISME ÉCLAIRÉ - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Sylvain VENAYRE
  •  • 151 mots

1740 Avènement de Frédéric II de Prusse. 1750-1753 Séjour de Voltaire à la cour de Potsdam. 1752 Testament politique de Frédéric II : les principes du despotisme éclairé. 1762 Avènement de Catherine II de Russie. 1767 Échec de la réunion d'une Commission législative à Moscou : les limites du despotisme éclairé. 1772 Premier partage de la Pologne : réalisme politique des despotes éclairés. 1 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/despotisme-eclaire-reperes-chronologiques/#i_73

DRAME - Drame bourgeois

  • Écrit par 
  • René POMEAU
  •  • 3 504 mots
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Dans le chapitre « Diderot »  : […] Dès ses débuts, vers 1750, Diderot, chef de l'équipe encyclopédiste, prône, en même temps qu'une philosophie nouvelle, un art neuf. Contre la tragédie, ranimée par Voltaire mais définitivement morte après l'ultime succès de Tancrède (1760), il va créer un genre adapté à l'esprit moderne : le drame bourgeois. Il joint l'exemple au précepte. Avec Dorval et moi il publie les cinq actes en prose du F […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/drame-drame-bourgeois/#i_73

DUCHET MICHÈLE (1925-2001)

  • Écrit par 
  • Georges BENREKASSA
  •  • 771 mots

Le projet central de l'œuvre de Michèle Duchet s'est formé à une époque et en un lieu – l'Algérie, avant 1954 –, où sa carrière d'enseignante dans ses débuts l'avait conduite. Il s'est pleinement réalisé dans son ouvrage essentiel, paru, significativement, chez Maspero en 1971. Anthropologie et Histoire au siècle des Lumières reste le livre fondamental pour comprendre la naissance de l'idéologie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/michele-duchet/#i_73

ÉDITION

  • Écrit par 
  • Robert ESCARPIT, 
  • Philippe SCHUWER
  •  • 11 162 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'industrie du livre »  : […] Il faut attendre le xviii e  siècle et les débuts de l'entreprise capitaliste pour voir apparaître l'éditeur qui n'est qu'éditeur. En Angleterre, Richardson était imprimeur, mais le groupe financier qu'il forma avec quelques-uns de ses collègues pour l'édition de divers livres – et notamment des siens – était déjà une entreprise d'édition. Diderot fut en France sinon le premier, du moins le plus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/edition/#i_73

ENCYCLOPÉDIE

  • Écrit par 
  • Alain REY
  •  • 5 699 mots
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Dans le chapitre « Les Lumières »  : […] Le xviii e  siècle est l'époque où l'idée d'encyclopédie donne naissance à un type de livre caractérisé non seulement par son contenu englobant et ses intentions didactiques, mais par une véritable politique éditoriale, ce qui suppose des besoins, des techniques, des effets économiques d'un type nouveau. Beaucoup d'ouvrages de ce genre hésitent entre la désignation par lexicon – qui l'emporte en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/encyclopedie/#i_73

ENCYCLOPÉDIE DE DIDEROT (1751-1772)

  • Écrit par 
  • Yvon BELAVAL
  •  • 2 376 mots
  •  • 1 média

Si, comme on l'a professé durant des siècles, la pensée est le miroir de l'être, et si le monde est sphérique, fini, alors, comment ne pas imaginer que le savoir total puisse être, lui aussi, fini et circulaire ? Tel est bien le premier modèle du savoir encyclopédique, que se propose encore un Bruno Latini et, même, un Pic de la Mirandole. Mais voici : les progrès de la science ouvrent un univers […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/encyclopedie-de-diderot/#i_73

GÉNIE

  • Écrit par 
  • Baldine SAINT GIRONS
  •  • 1 312 mots

À l'éloge réitéré depuis l'Antiquité jusqu'à la fin du xvii e siècle du génie comme « divine ardeur », « fureur démoniaque », « sublime folie », « inspiration surhumaine », fait place au début du xviii e une description positive du genius , de ses causes et de sa nature. Un peu postérieure à la renaissance (grâce à la traduction que donna Boileau du Peri upsous en 1674) du concept de « sublime  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/genie/#i_73

GREUZE JEAN-BAPTISTE (1725-1805)

  • Écrit par 
  • Jacques GUILLERME
  •  • 2 730 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une peinture édifiante »  : […] Jean-Baptiste Greuze naquit à Tournus : son père le destinait à l'architecture. Il obtint de parfaire ses dons de dessinateur dans l'atelier du peintre lyonnais Grandon, et monta à Paris vers 1750. On y connaît mal ses débuts. Jeune provincial, inconnu et ombrageux, il ne se fixa dans aucun atelier, mais dessinait le modèle à l'Académie. Il eut la chance d'être remarqué par La Live de Jully, un ri […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-baptiste-greuze/#i_73

HOLBACH PIERRE HENRI DIETRICH baron d' (1723-1789)

  • Écrit par 
  • Jean-Robert ARMOGATHE
  •  • 443 mots

Philosophe et savant français, l'un des collaborateurs de l' Encyclopédie de Diderot. D'origine allemande (du Palatinat, région frontière bilingue), le baron d'Holbach fait ses études à Leyde, en Hollande, et s'y lie d'amitié avec le poète anglais Akenside et avec le politicien whig John Wilkes. Il rentre en France lors de la paix d'Aix-la-Chapelle et retrouve à Paris la famille de son oncle ; il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-henri-holbach/#i_73

IDÉALISME ALLEMAND

  • Écrit par 
  • Jacques d' HONDT
  •  • 7 090 mots

Dans le chapitre « Kant et « la chose en soi » »  : […] On se réfère en général à G. W. Leibniz comme au philosophe qui, même s'il n'a peut-être pas créé le mot idéalisme , l'a du moins introduit dans le vocabulaire philosophique. De manière significative, il ne le glisse dans sa Réplique aux réflexions de Bayle qu'en liaison avec le mot matérialisme , pour évoquer « les hypothèses d'Épicure et de Platon, des plus grands matérialistes et des plus grand […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme-allemand/#i_73

JAUCOURT LOUIS chevalier DE (1704-1779)

  • Écrit par 
  • Luc VILAR
  •  • 946 mots

L'un des collaborateurs de Diderot les plus abondants, et les plus fidèles, tout dévoué à l'œuvre de l' Encyclopédie , Louis de Jaucourt est issu d'une famille de noblesse ancienne — « d'épée et de nouveaux convertis » — dont les racines sont en Champagne et en Bourgogne. Le chevalier a étudié, dans les pays protestants, la philosophie et la théologie à Genève, les mathématiques à Cambridge, où il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jaucourt-louis-chevalier-de/#i_73

JEU (théâtre)

  • Écrit par 
  • Olivier NEVEUX
  •  • 1 361 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le corps de l'acteur »  : […] Il reste toutefois évident que dans son sens le plus courant, le jeu est assimilable au travail de l'acteur (et que le jeu soit aussi un travail n'est pas le moindre paradoxe) : il devient alors en partie synonyme de l'interprétation. Soumis à la répétition, encadré par des considérations techniques (diction, codes de jeu, appui textuel), il devient ainsi un métier, ce qui l'assimile tout à la fo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jeu-theatre/#i_73

LIBERTINAGE

  • Écrit par 
  • Michel DELON
  •  • 3 274 mots

Dans le chapitre « Un éloge de la dépense »  : […] Au tournant du xvii e   siècle, Pierre Bayle entreprend de rassembler toute l'érudition brassée par la pensée libertine. Il en fait un Dictionnaire historique et critique (1696), où toutes les affirmations de l'histoire sont discutées dans un jeu d'articles et de notes. Des articles consacrés à des figures scandaleuses du siècle lui permettent d'exposer la pensée libertine. Il marque les différen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/libertinage/#i_73

FRANÇAISE LITTÉRATURE, XVIIIe s.

  • Écrit par 
  • Pierre FRANTZ
  •  • 7 651 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Naissance de l’intellectuel »  : […] Bien sûr, il serait illégitime d’annexer la littérature française du xviii e  siècle aux Lumières , comme mouvement de pensée et comme ensemble de valeurs. Cependant, leur emprise est telle qu’elle la marque tout entière. La notion même de « Lumières » est si vaste et recouvre des aspects si variés que seules les pensées adverses peuvent en être vraiment exceptées. Encore pourrait-on dire que, par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-francaise-xviiie-s/#i_73

LUMIÈRES

  • Écrit par 
  • Jean Marie GOULEMOT
  •  • 7 857 mots
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Dans le chapitre « L'Europe des Lumières »  : […] Très longtemps on a considéré que les Lumières comme un phénomène essentiellement français. Si des recherches, souvent importantes étaient consacrées à la diffusion des Lumières françaises en Europe, on faisait beaucoup moins de cas, par exemple, des origines étrangères de cette philosophie des Lumières, ou des formes qu'elles pouvaient revêtir, fussent-elles inspirées par la France, après avoir f […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lumieres/#i_73

MODÈLE

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Hubert DAMISCH, 
  • Jean GOGUEL, 
  • Sylvanie GUINAND, 
  • Bernard JAULIN, 
  • Noël MOULOUD, 
  • Jean-François RICHARD, 
  • Bernard VICTORRI
  •  • 24 440 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le peintre et son modèle »  : […] Référée à la structure de renvoi, de redoublement qui caractérise massivement le système de la représentation, la notion de modèle est impliquée d'entrée de jeu dans la définition de la mimèsis , de l' imitation : affirmer que l'art imite la nature (Aristote) revient à signifier qu'il la prend pour modèle, dans ses objets et plus encore dans ses opérations, sinon dans son principe même. Si la pe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modele/#i_73

PHYSIOGNOMONIE

  • Écrit par 
  • Anne-Marie LECOQ
  •  • 8 003 mots
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Dans le chapitre « Les écrivains et la physiognomonie »  : […] Beaucoup d'écrivains ont été des admirateurs et des partisans déclarés de Lavater. En Allemagne, il faut citer Goethe, qui fut un grand ami et collabora de près aux Fragments avant de se brouiller avec lui, mais aussi Jean-Paul Richter, Novalis, Schopenhauer... En France, Madame de Staël, Senancour, Chateaubriand, George Sand, Stendhal, Balzac, Baudelaire figurent parmi les lavatériens convaincu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physiognomonie/#i_73

PRÉFORMATION ET ÉPIGENÈSE

  • Écrit par 
  • Maria Teresa MONTI
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Dans le chapitre « Déploiement de la néo-épigenèse »  : […] Certes, les auteurs de ces découvertes travaillent à une réforme du système préformiste pour pouvoir y incorporer tous ces faits étonnants. Mais ils n’empêchent pas que la préexistence perde inexorablement du terrain face à la marée montante des nouvelles tendances épigénétiques de la fin du xviii e  siècle. La matière cartésienne, passive et indifférenciée, cède la place à l’idée d’une nature par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/preformation-et-epigenese/#i_73

PROPRIÉTÉ LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE

  • Écrit par 
  • Philippe SCHUWER, 
  • Jean-Claude ZYLBERSTEIN
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Dans le chapitre « Les premiers dispositifs de protection juridique »  : […] La première loi véritablement fondatrice du droit d'auteur est le Statute of Anne , votée, en Angleterre, par la Chambre des communes en 1709. Elle reconnaissait à l'auteur d'ouvrages déjà édités « le droit exclusif de les imprimer à nouveau pendant une durée de vingt et un ans ». Autres pays précurseurs, la Norvège et le Danemark (1741), puis l'Espagne (1762) furent parmi les premières nations à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/propriete-litteraire-et-artistique/#i_73

RÉCIT DE VOYAGE

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  • Jean ROUDAUT
  •  • 7 143 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Oh ! Tahiti »  : […] Si, pour le capitaine Wallis qui la découvre le 9 juin 1767, elle est sans plus l'île du roi George, Tahiti devient pour Bougainville ( Voyage autour du monde , 1771) la « nouvelle Cythère ». Se reconstitue dans le Pacifique, pour les voyageurs, la constellation des îles grecques à l'aurore des temps, dans la lumière que leur prêtent les romans sur l'origine idyllique de l'humanité. La Grèce anci […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/recit-de-voyage/#i_73

ROUELLE GUILLAUME-FRANÇOIS, dit ROUELLE L'AÎNÉ (1703-1770)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 798 mots
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Guillaume-François Rouelle (dit l’Aîné, pour le distinguer de son cadet Hilaire-Marin, également chimiste) est un apothicaire et chimiste français né à Mathieu (près de Caen) le 15 septembre 1703, dans une famille de fermiers normands. Ses cours parisiens furent suivis tant par les chimistes de son époque que par de nombreux philosophes des Lumières. Après avoir commencé des études de médecine à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-francois-rouelle/#i_73

SEZNEC JEAN (1905-1983)

  • Écrit par 
  • Richard FARGHER
  •  • 1 016 mots

Le professeur Jean Seznec, mort à Oxford en novembre 1983, a mené presque toute sa carrière à l'étranger. L'université Harvard lui avait proposé un poste avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, mais il fut mobilisé en septembre 1939 comme lieutenant de chasseurs alpins et ce n'est qu'en 1941 qu'il rejoignit Harvard. En 1949, il était président du département des langues et littératur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-seznec/#i_73

SPINOZA BARUCH (1632-1677)

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 12 184 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le XVIIIe siècle : la lutte antireligieuse, la formation du matérialisme et la pensée révolutionnaire »  : […] À l'entrée du xviii e  siècle, on note à la fois la sympathie et les prudences de Bayle. Exilé dès 1681, en Hollande, le philosophe de Rotterdam fait pendant au philosophe de La Haye ; pour toute sa vie, il est lié à ce dernier, qu'il avait commencé de lire à Sedan, mais dont il acquiert, dans le Refuge, une connaissance complète. En 1682 paraissent à Cologne les Pensées diverses sur la Comète , a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/baruch-spinoza/#i_73

TECHNIQUE ET ART

  • Écrit par 
  • Marc LE BOT
  •  • 5 565 mots

Dans le chapitre « Art et connaissance »  : […] À ce nouveau stade historique de la division du travail que le capitalisme industriel institue au cours du xviii e et surtout du xix e  siècle, la séparation de l'art et de la technique n'est donc qu'un aspect particulier d'un processus très général. Mais elle constitue un fait de civilisation remarquable en ce qu'elle atteste, concernant la pratique artistique dans sa différence avec la pratiqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/technique-et-art/#i_73

THÉÂTRE OCCIDENTAL - Histoire

  • Écrit par 
  • Robert PIGNARRE
  •  • 8 346 mots

Dans le chapitre « Du siècle des Lumières à l'ère industrielle »  : […] Dans toute l'Europe, le théâtre compte désormais parmi les lieux d'élection où se célèbrent les rites de l'esprit de société. Néanmoins, en ce temps où le mouvement des idées commande l'évolution conjuguée des mœurs et des formes littéraires, la création dramatique reste en retrait par rapport, en particulier, à l'essor du roman. En France, le fait caractéristique est la décomposition de la tragéd […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-occidental-histoire/#i_73

THÉÂTRE OCCIDENTAL - La dramaturgie

  • Écrit par 
  • Christian BIET, 
  • Hélène KUNTZ
  •  • 12 310 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « De la vraisemblance au réalisme »  : […] À la suite de Diderot, Beaumarchais condamne les principes de la dramaturgie classique parce qu'ils menacent le plaisir du spectateur. Accompagnant son premier drame, Eugénie , d'un Essai sur le genre dramatique sérieux (1767), il reproche à la tragédie de ne plus toucher le public. Elle heurte le goût du xviii e  siècle parce qu'elle met en œuvre une vérité de convention, qui bannit toute référe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-occidental-la-dramaturgie/#i_73

THÉOSOPHIE

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 5 364 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Théosophie et ésotérisme : histoire d'un mot »  : […] Le mot theosophia , qui signifie étymologiquement « sagesse de Dieu », apparaît chez plusieurs Pères de l'Église, grecs et latins, comme synonyme de «   théologie » ; et cela tout naturellement, puisque sophia signifie à la fois une connaissance, une doctrine et une sagesse. Le sophos est un « sage ». Les theosophoï sont, littéralement, « ceux qui connaissent les choses divines ». Mais si l'on r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theosophie/#i_73

VITALISME

  • Écrit par 
  • Marie-Christine MAUREL
  •  • 3 757 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La naissance du vitalisme »  : […] Le vitalisme s'est donc affirmé contre le mécanisme cartésien qui était fondé sur le principe d'inertie (inertie de la matière). Or l'inertie (du latin iners , inertis  : inhabile à, sans capacité, sans énergie, inactif) est exactement le contraire du vivant. Au xviii e  siècle, Paul Joseph Barthez (1734-1806) attribue les phénomènes de la vie à un « principe vital », distinct des forces physico- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vitalisme/#i_73

VOLLAND LOUISE HENRIETTE dite SOPHIE (1717 env.-1784)

  • Écrit par 
  • Denise BRAHIMI
  •  • 347 mots

C'est en tant qu'amie, amante et correspondante de Diderot qu'est connue Sophie Volland, mais on ne possède malheureusement pas ses lettres. Le seul texte que l'on ait de sa main est son testament, et c'est à travers les lettres que Diderot lui adressa entre 1759 et 1774 que l'on a quelques renseignements sur Sophie Volland. Cette correspondance, retrouvée en Russie, ne fut publiée qu'en 1830. Sur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/volland-louise-henriette-dite-sophie/#i_73

Voir aussi

Pour citer l’article

Yvon BELAVAL, « DIDEROT DENIS - (1713-1784) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/denis-diderot/