AFRO-AMÉRICAIN CINÉMA

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Un changement de regard

Après la Seconde Guerre mondiale, même si les Noirs n’accèdent pas aux droits auxquels ils aspiraient, leur image dans les films des grands studios se modifie. Le racisme est évoqué ouvertement par Elia Kazan dans L’Héritage de la chair (Pinky, 1949) ou Joseph L. Mankiewicz avec La porte s’ouvre (No Way Out, 1950). Ce ne sont là que des premiers pas : seuls des Blancs dévoyés ou psychotiques s’y révèlent racistes. Face à eux, il faut un Noir aux qualités exceptionnelles : Sidney Poitier jouera pendant vingt ans ce rôle, notamment dans Graine de violence (Blackboard Jungle, 1955) de Richard Brooks, ou Devine qui vient dîner (Guess Who’s coming to Dinner, 1967) de Stanley Kramer. Si l’acteur a été critiqué par les radicaux pour son réformisme dans les années 1960, nul aujourd’hui ne conteste son apport au lent processus de mutation des mentalités. Carmen Jones d’Otto Preminger (1954) innove en offrant aux acteurs noirs la possibilité d’entrer dans une problématique culturelle plus vaste que jamais, proche de l’archétype. Parfois des cinéastes américains utilisent métaphoriquement l’Afrique pour évoquer le sort des Noirs de leur pays. Des films courageux apparaissent, comme Le Carnaval des dieux (Something of Value, 1957), de Richard Brooks, ou Come Back, Africa (1959), de Lionel Rogosin.

En 1964, trois films marquent une évolution plus prononcée des mentalités : Le Procès de Julie Richards (One Potato, Two Potato, 1964), où Larry Peerce évoque la question interraciale d’un Noir qui épouse une Blanche ; la même année, Michael Roemer décrit dans Nothing but a Man la difficile vie d’un couple noir dans l’Amérique de la discrimination, tandis que Carl Lerner adapte en 1964 le livre Dans la peau d’un Noir (Black Like Me, 1961), récit autobiographique écrit par John Howard Griffin, un j [...]


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Within our Gates, O.Micheaux

Within our Gates, O.Micheaux
Crédits : Micheaux Book & Film Company/ BBQ_DFY/ Aurimage

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Hallelujah, K. Vidor

Hallelujah, K. Vidor
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Hallelujah, K. Vidor

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Crédits : John D. Kisch/ Separate Cinema Archive/ Getty Images

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Pour citer l’article

Raphaël BASSAN, « AFRO-AMÉRICAIN CINÉMA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-afro-americain/