AFRO-AMÉRICAIN CINÉMA

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Within our Gates, O.Micheaux

Within our Gates, O.Micheaux
Crédits : Micheaux Book & Film Company/ BBQ_DFY/ Aurimage

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Hallelujah, K. Vidor

Hallelujah, K. Vidor
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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Hallelujah, K. Vidor

Hallelujah, K. Vidor
Crédits : John D. Kisch/ Separate Cinema Archive/ Getty Images

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Watermelon Man, M. Van Peebles

Watermelon Man, M. Van Peebles
Crédits : Mary Evans/ Aurimages

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Cinémas de ghetto

Avant d’être devancée par la communauté hispanique, la communauté afro-américaine a longtemps constitué la principale minorité ethnique aux États-Unis. Vers le milieu des années 1910, à la suite de la première grande migration vers le Nord et ses centres industriels, une bourgeoisie noire commence à se former, avec ses intellectuels et ses hommes d’affaires. En 1909 est créée la NAACP, une organisation progressiste composée de Blancs et de Noirs, qui va jouer un rôle important dans la prise de conscience de ces derniers.

C’est pour répondre à Naissance d’une nation (Birth of a Nation, 1915), évocation de la guerre de Sécession et de ses lendemains, où David Wark Griffith justifie la création du Ku Klux Klan, que le premier mouvement de cinéma indépendant noir voit le jour. Auparavant, dès 1910, William Jones Foster avait fondé la Foster Photoplay Company pour lutter contre l’emploi de minstrels (des Blancs grimés avec du cirage) dans les théâtres et les cinémas. Le court-métrage qu’il réalise sous la bannière de cette entreprise, The Railroad Porter (1913), est certainement le premier film mis en scène par un Noir. Le succès public de Naissance d’une nation conduit donc le jeune Emmett Jay Scott à envisager de lui apporter une réponse cinématographique. Son projet s’appelle d’abord Lincoln’s Dream et veut insister sur l’apport des Noirs à la société américaine. Ne pouvant réunir les capitaux nécessaires auprès des financiers de sa communauté, il fait appel à l’argent des Blancs. Le film, terminé en 1918, s’intitule The Birth of a Race ; la question du racisme y est à peine effleurée, au bénéfice d’une fresque sur la fondation des États-Unis.

De ces prémices aux films de Charles Burnett ou Hailé Gerima, réalisés soixante ans plus tard par des indépendants beaucoup plus libres et radicaux, les cinéastes noirs ne purent quasiment jamais dominer de bout en bout leurs œuvres, Spike Lee étant l’exception qui confi [...]

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ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Arts et culture) - Le théâtre et le cinéma

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Dans le chapitre « Un cinéma indépendant contre Hollywood ? »  : […] Dans les années 1960, l'espoir mis dans les expériences marginales de l'underground (les frères Mekas, Andy Warhol, Paul Morissey, Kenneth Anger, Stan Brakhage), comme dans le documentaire inspiré du cinéma-vérité (Richard Leacock, Frederic Wiseman) ou militant (Emile De Antonio, Barbara Kopple), ne s'est pas vraiment concrétisé, sinon par l'émergence d'un cinéma noir dont Spike Lee est le repré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etats-unis-d-amerique-arts-et-culture-le-theatre-et-le-cinema/#i_2900

LEE HELTON JACKSON dit SPIKE (1957- )

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  • Raphaël BASSAN
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Spike Lee a sorti, dans les années 1980, le cinéma des Noirs américains du ghetto, tout en s'octroyant une place de choix dans l'industrie hollywoodienne. Il est le premier, et probablement le seul, metteur en scène afro-américain à gérer et concevoir une œuvre personnelle de grande audience, sans faire de concessions majeures au système des studios, grâce à sa maison de production, Forty Acres […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lee-helton-jackson-dit-spike/#i_2900

MICHEAUX OSCAR (1884-1951)

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  • Raphaël BASSAN
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Oscar Micheaux est le seul cinéaste indépendant afro-américain à avoir pu développer une œuvre sur trente ans. Entre 1919 et 1948, il tourne et produit quarante films dont vingt-sept muets. Self-made-man et admirateur du penseur réformiste noir Booker T. Washington qui prône l'émancipation de son peuple par le travail et l'accès au savoir, Micheaux sera une des figures cardinales du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/oscar-micheaux/#i_2900

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Pour citer l’article

Raphaël BASSAN, « AFRO-AMÉRICAIN CINÉMA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-afro-americain/