AFRO-AMÉRICAIN CINÉMA

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Le cinéma New Jack

Parallèlement à l’évolution des mentalités chez certains cinéastes blancs, la présence des Noirs dans la sphère culturelle va être renforcée par la création en 1982 de la chaîne musicale MTV, qui diffuse bientôt à large échelle les musiques soul, rap, funky.

Artiste et fer de lance de la période, Spike Lee est un auteur complet qui crée un univers personnel, dès son premier long-métrage Nola Darling n’en fait qu’à sa tête, qui porte les aspirations de sa communauté tout en synthétisant son potentiel expressif mis au service d’une volonté créatrice très forte. Spike Lee est aussi le premier cinéaste noir à n’avoir jamais accepté aucun compromis avec Hollywood : son charisme, les appuis financiers qu’il va chercher auprès des riches Afro-Américains, le contrôle des opérations via sa maison de production 40 Acres & A Mule Filmworks en font un réalisateur absolument représentatif du cinéma afro-américain de l’époque. Ancré dans la tradition du film de ghetto, Do the Right Thing la transcende au profit d’un « opéra » plein de bruit et de fureur qui rompt avec l’attitude de repli qui prévalait chez un Charles Burnett. L’auteur se sert des traditions de sa communauté, notamment via la figure charismatique de l’acteur et pionnier de la Blaxploitation, Ossie Davis, qui joue dans Do the right Thing, Jungle Fever (1991) ou encore Malcolm X (1992). Le morceau Fight the Power du groupe de hip-hop Public Enemy frappe les esprits. Et donne un modèle au cinéma New Jack.

Le succès critique et public des films de Lee permet à une nouvelle génération de cinéastes, dont certains sont blancs, d’actualiser le film de ghetto de manière pessimiste : Boyz’n the Hood de John Singleton (1991), Juice d'Ernest Dickerson, le chef opérateur de Spike Lee (1992), New Jack City de Mario van Peebles, le fils de Melvin (1991), Menace II Society de Albert et Allen Hugues (1993), South Central, de Steve Anderson (1991), Fresh de Boaz Yakin et Clockers de Spike Lee (1995) en sont les fleurons les plus visibles. Ce dernier film concentre à lui seul la plupart des thèmes du cinéma New Jac [...]


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Within our Gates, O.Micheaux

Within our Gates, O.Micheaux
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Hallelujah, K. Vidor

Hallelujah, K. Vidor
Crédits : John D. Kisch/ Separate Cinema Archive/ Getty Images

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Watermelon Man, M. Van Peebles

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Spike Lee a sorti, dans les années 1980, le cinéma des Noirs américains du ghetto, tout en s'octroyant une place de choix dans l'industrie hollywoodienne. Il est le premier, et probablement le seul, metteur en scène afro-américain à gérer et concevoir une œuvre personnelle de grande audience, sans faire de concessions majeures au système des studios, grâce à sa maison de production, Forty Acres […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lee-helton-jackson-dit-spike/#i_2900

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Oscar Micheaux est le seul cinéaste indépendant afro-américain à avoir pu développer une œuvre sur trente ans. Entre 1919 et 1948, il tourne et produit quarante films dont vingt-sept muets. Self-made-man et admirateur du penseur réformiste noir Booker T. Washington qui prône l'émancipation de son peuple par le travail et l'accès au savoir, Micheaux sera une des figures cardinales du Harlem Renais […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/oscar-micheaux/#i_2900

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Pour citer l’article

Raphaël BASSAN, « AFRO-AMÉRICAIN CINÉMA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 janvier 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-afro-americain/