Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Jacques JOMIER
Mouvement politico-religieux, l'islam est tout entier édifié sur un livre sacré, le Coran, livre qui revêt pour lui une importance extrême. Source de son dogme et de sa prière, base de toute sa liturgie, code juridique, autorité suprême à laquelle il se réfère en cas de contestation, le Coran est l'ouvrage à travers lequel le musulman voit… Lire la suiteÉcrit par : Christian JAMBET, Jean JOLIVET
Vers la fin du iie siècle de l'hégire, le champ théorique est entièrement occupé par, notamment, une théologie où l'on débat de l'unité de Dieu, de ses attributs, du sens qu'il faut donner aux noms et aux descriptions qui en sont attestés par le Coran, de la liberté humaine, de la foi, du péché et du salut, du pouvoir et de sa… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
… *Premier grand penseur de la théologie mu‘tazilite, disciple indirect de Wāṣil b. ‘Atā', Abū l-Hudhayl al-‘Allāf est né à Baṣra et mort à Sāmarā. S'étant initié à la philosophie, il s'oppose vivement aux « physiciens » matérialistes, la dahriyya, qui soutiennent l'éternité du monde, défendant dans les polémiques les grands principes de l'… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH, Hachem FODA, André MIQUEL, Charles PELLAT, Hammadi SAMMOUD, Élisabeth VAUTHIER
Dans le chapitre "La rhétorique au cœur des enjeux : les deux discours théoriques" : … et son programme moins systématique. Très schématiquement, il s'agit de ce qu'on appellerait une *pragmatique et une poétique des discours. Quelle que soit la légitimité (ou la pertinence) d'une telle définition, elle a au moins l'avantage d'indiquer que la distinction, clairement marquée chez Aristote, entre le domaine de la rhétorique (avec sa… Lire la suiteÉcrit par : Christian HERMANSEN
… Philosophe et historien de l'islam, Mohammed Arkoun fut un éminent représentant d'une *islamologie soucieuse de développer une lecture critique et humaniste de la civilisation musulmane. Prônant une approche rénovée de l'islam, il a exercé une influence intellectuelle considérable en France, en Europe et dans le monde arabe, et plus particulièrement… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
… *Fondateur de l'école de théologie musulmane à laquelle se sont ralliés la majorité des sunnites. Né à Baṣra, mort à Baghdād, al-Ash‘arī, d'abord disciple d'al-Djubbā'ī, quitte le mu‘tazilisme vers 912, à la suite de trois visions qu'il aurait eues du Prophète. Il aurait compris qu'il lui était ordonné d'allier la tradition et la théologie… Lire la suiteÉcrit par : Louis GARDET
… *L'ash‘arisme est l'école dont l'influence fut prépondérante pendant des siècles (xe-xixe s.) en ‘ilm al-kalām, c'est-à-dire dans la théologie, ou, mieux peut-être, dans l'« apologie défensive » de l'islam sunnite. Elle fut fondée par Abū l-Ḥasan al-Ash‘arī (260-324 de l'hégire/874-935), transfuge du… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
En *Islam, la philosophie inspirée des Grecs (la falsafa) a eu une histoire complexe. Intégrant dès le début des éléments variés à son aristotélisme néo-platonisant, elle culmine en Orient avec Avicenne (Ibn Sīnā), dont la pensée devait connaître des développements nouveaux en Iran. Averroès (Ibn Rušd… Lire la suiteÉcrit par : Henry CORBIN
Avicenne est un des plus grands noms de la philosophie *islamique et l'avicennisme se situe au carrefour de la pensée orientale et de la pensée occidentale. La forme du nom sous lequel Avicenne est traditionnellement connu dans l'histoire de la philosophie et de la médecine en Occident résulte d'une… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
… *Célèbre prédicateur musulman, né à Médine, mort à Baṣra, dont l'influence sur la formation de la pensée théologique et mystique aux débuts de l'Islam a été importante. Les maximes et aphorismes de Ḥasan al-Baṣrī ont été souvent cités. En voici quelques exemples : « La langue de l'homme sensé est par-derrière son cœur ; quand il veut parler, il… Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
… en 975, il a le temps d'imposer sa souveraineté sur les villes saintes de Médine et de La Mecque. *L'Égypte devient alors le centre d'une active propagande ismaélienne et la Grande Mosquée du Caire, al-Azhar, est le lieu de formation de prédicateurs itinérants envoyés dans tout le monde musulman. Mais, malgré un règne de deux siècles, les… Lire la suiteÉcrit par : Henry CORBIN, Yann RICHARD
… » islamique. Il n'y a ni concile ni autorité pontificale en Islam pour déterminer ces positions *dogmatiques, et l'idée de majorité n'est pas plus l'équivalent d'orthodoxie que celle de minorité n'est l'équivalent d'hétérodoxie. Le shī‘isme représente une certaine manière de comprendre et de vivre l'islam qui remonte jusqu'aux origines de celui-… Lire la suiteÉcrit par : Régis BLACHÈRE, Claude GILLIOT
Dans le chapitre "L'exégèse du Coran" : … Les grands moments de la mise en place des règles d'interprétation dans une *école philosophique ou religieuse sont aussi des étapes essentielles dans l'élaboration de sa pensée et de son savoir. Il est donc essentiel de tenter de reconstituer la genèse du mouvement exégétique en islam, même si, en l'état actuel de la recherche, quelques chaînons de… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis VIEILLARD-BARON
… *Philosophe, germaniste, iranologue, arabisant, Henry Corbin mena l'existence remplie d'un chercheur laborieux, d'un découvreur et d'un penseur aussi inspiré qu'érudit. Bibliothécaire jusqu'en 1939 à la Bibliothèque nationale, il traduit des œuvres du philosophe iranien du xiie siècle Sohravardi, mais se fait surtout connaître… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
… encore d'une admiration unanime. Cette œuvre présente le triple intérêt d'être à la fois celle d'un *théologien dogmatique, du propagandiste ardent d'une doctrine politico-religieuse, et d'un admirable littérateur à la verve inépuisable, au style étincelant. Inimitable et sans cesse invoqué, Djāḥiẓ contribue à illustrer une culture qui, sans se… Lire la suiteÉcrit par : Eva de VITRAY-MEYEROVITCH
… *Poète persan né à Balkh, dans le Khorasan, mort à Konya, où son père, Bahā al-Dīn Walad, théologien éminent, avait été invité par le sultan seldjoukide à diriger une madrasa. Après avoir passé plusieurs années d'études à Alep et à Damas, où il rencontra sans doute Ibn al-‘Arabī, Djalāl al-Dīn s'installe à Konya, où il enseigne la jurisprudence et… Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
… *Docteur ḥanbalite et soufi d'origine persane, ‘Abd al-Qādir al-Djīlānī vécut à Bagdad. Il parvint à concilier l'orthodoxie avec le mysticisme. Il dirigea à Bagdad une école de la secte ḥanbalite et un ribāt (couvent) ; il réunit autour de lui un grand nombre de disciples qui répandirent par la suite ses idées. Pour Djīlānī, le savoir… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
… *Soufi, disciple de Sarī al-Saqatī et shaykh d'al-Ḥallādj, né à Nihawand dans le Djibāl (ancienne Médie), mort à Baghdād. Les mystiques le tiennent pour un très grand maître et le rangent, avec Muḥāsibī, parmi les représentants de la tendance modérée. Il eut, en effet, le net sentiment que, sans une nécessaire prudence, le mysticisme peut égarer les… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
… *Un des grands docteurs de l'ash‘arisme, né et mort près de Nīshāpūr. Toghrul Beg s'étant dressé contre cette école musulmane, dont il considère la doctrine comme une innovation (bid‘a), Djuwaynī se rend à Baghdād, puis au Ḥidjāz ; il y donne un enseignement dans les deux villes de La Mecque et de Médine, ce qui lui vaut le nom honorifique… Lire la suiteÉcrit par : Yves MARQUET
Écrit par : Olivier CARRÉ
… l'ash‘arisme, dont la place (stérilisante selon certains, tel Mohammed Arkoun) correspond en *islam à celle du thomisme dans le christianisme catholique. Plus que d'autres islamologues, Gardet insiste sur l'aspect foncièrement « laïque » (non clérical) et « égalitaire » de l'idéale « théocratie » islamique. Il se plaît à souligner l'… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
… de l'enseignement et à travers l'orientation critique de ses écrits, comme le défenseur d'une *doctrine mystique, qui serait le chemin de la certitude. Profondément musulman de pensée, il a puisé dans l'héritage grec, d'une part, et dans les valeurs chrétiennes, d'autre part, des éléments qu'il a su intégrer sans altérer la pureté de sa foi.… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
… *Terme arabe qui signifie « réalité » ; il est à rapprocher du mot Ḥaqq, par lequel les mystiques musulmans désignent la Vérité de l'essence divine créatrice et qui forme un couple avec le mot Khalq, l'Univers de la création dans lequel le Ḥaqq s'épiphanise. Dans la terminologie sūfi, il y a trois mots clés qui marquent… Lire la suiteÉcrit par : Sylvain MATTON
Dans le chapitre "L'hermétisme en Islam" : … *L'Islam fit passer Hermès du rang de dieu à celui de prophète. Selon le Kitāb al-Ulūf d'Abū Ma‘shar, il y eut, en fait, trois Hermès : le premier, assimilé à Idris et Enoch, vivait en Égypte avant le déluge, édifia les pyramides et consigna par écrit ses enseignements afin de les préserver du déluge ; le deuxième, surnommé al-Bābilī, vécut… Lire la suiteÉcrit par : Osman YAHIA
Dans le chapitre "Le livre des théophanies divines" : … 1204. Il y développe son idée maîtresse concernant le monisme (tawḥīd), problème à la fois *théologique et philosophique. Pour exposer sa pensée, il choisit la forme d'un dialogue imaginaire avec les grands maîtres spirituels de l'Orient qui l'ont précédé. Pour lui, la notion de l'unité divine en théodicée doit amener à conclure à l'unité… Lire la suiteÉcrit par : Abdelkader BEN CHEHIDA
… *Auteur dont l'œuvre constitue un grand moment dans l'histoire de la philosophie arabe d'Espagne et une source importante pour les théologies médiévales. Le nom d'Ibn Bādjdja, qu'on donne communément à Abū Bakr Ibn al-Sā'igh (fils de l'orfèvre), a été latinisé en Avempace par les scolastiques à travers la transcription des traducteurs juifs. Les… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
… psychologie raffinée qui n'est pas sans affinités avec l'amour courtois ; cependant, ses ouvrages *doctrinaux semblent l'emporter. Historien, juriste, théologien, il composa une critique des religions qui embrasse également les sectes islamiques et consacra plusieurs ouvrages au droit ẓāhirite. Plutôt méfiant à l'égard de l'humaine nature, il… Lire la suiteÉcrit par : Abdelkader BEN CHEHIDA
… *Né à Wādi Ash (Guadix) et mort à Marrakech, Abū Bakr Muḥammad Ibn Ṭufayl, contemporain et disciple indirect d'Ibn Bādjdja (Avempace), appartient, selon les historiens, à la génération qui précède celle d'Ibn Rushd (Averroès). Descendant de la célèbre famille arabe de Kays, il s'est illustré par ses talents d'homme politique, de savant et de… Lire la suiteÉcrit par : Yves MARQUET
… de la pureté, sont en fait le premier exposé d'ensemble (xe s.) de la *doctrine ismaïlienne. Les Iẖwān visent à donner un fondement rationnel et universel à la légitimité exclusive de leurs imams descendants du Prophète, même si, dans un souci d'ésotérisme, ils se gardent de préciser par écrit de quelle lignée d'imams… Lire la suiteÉcrit par : Alain DELAUNAY
… *Cette notion est une création conceptuelle due au philosophe français Henry Corbin, dont les travaux sont essentiels pour l'herméneutique comparée. Face à la défiance que la philosophie occidentale moderne a manifestée par rapport à l'imagination, le néologisme « imaginal » porte, au contraire, une exaltation philosophique de l'image. Cette… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
… *Tenants d'une secte shī‘ite, également appelés duodécimains. Cette branche est essentiellement représentée par l'islam iranien. Le shī‘isme s'est morcelé, au cours de son histoire, à l'occasion de la succession des imāms. Ainsi, à la mort de Dja‘far al-Sādiq, sixième imām des duodécimains, les partisans de son fils Ismā‘īl soutinrent que leur… Lire la suiteÉcrit par : Eva de VITRAY-MEYEROVITCH
… *Philosophe et poète qui contribua à la fondation du Pakistan, Iqbāl (Ikbāl) est né au Pandjāb, dans une famille de brahmanes du Cachemire convertis à l'islam depuis trois siècles. Il se rend en Europe en 1905, où il rencontre notamment Mac Taggart et Bergson ; il étudie à Cambridge, soutient en Allemagne un doctorat de philosophie sur la… Lire la suiteÉcrit par : Chafik CHEHATA, Roger DELADRIÈRE, Daniel GIMARET, Guy MONNOT, Gérard TROUPEAU
Dans le chapitre " La théologie" : … En islam, la *théologie a été appelée curieusement « science de la parole » (‘ilm al-kalām), et ceux qui la pratiquent « ceux qui parlent » (al-mutakallimūn). On a proposé de cela plusieurs explications ; celle qui prévaut aujourd'hui est que ladite science aurait été ainsi caractérisée non par son objet, mais par son mode… Lire la suiteÉcrit par : Mohammed ARKOUN, Universalis
Dans le chapitre "De l'approche sociologique à l'analyse sémiotique" : … qui implique, elle aussi, une méthode liée à une épistémologie. Toutes les constructions *théologiques qui se développent en climat monothéiste sont fondées sur une herméneutique des Écritures. Or qui dit Écritures dit expression, et toute expression renvoie à un système de signes (phonèmes, lettres de la graphie, sons… Lire la suiteÉcrit par : Louis GARDET, Olivier ROY
… actuels. On ne devra pas oublier, au cours de ces analyses, ce qu'ont d'original les éléments *de philosophie politique dont l'islam se réclame. D'une part, ils ne recoupent point la distinction hiérarchisée du spirituel et du temporel au sens chrétien, et point davantage leur rupture au sens moderne, de Rousseau par exemple : car la « Loi… Lire la suiteÉcrit par : Michel BOIVIN, Osman YAHIA
Dans le chapitre "Les ismaélismes contemporains" : … *Compte tenu de l'histoire de l'ismaélisme, il est préférable de parler des doctrines ismaéliennes plutôt que de la doctrine ismaélienne. On peut néanmoins les répartir en deux grands ensembles : la doctrine ṭayyibite ou bohra, qui est issue de la doctrine fatimide, et la doctrine nizārite, qui présente une situation plus complexe du fait de la… Lire la suiteÉcrit par : Mostafa Ibrahim MORGAN
… *L'expression arabe kalām (‘ilm al-kalām), dans l'islam, signifie la science de la parole, notion désignée aussi par ‘ilm uṣūl ad-dīn, science des bases de la religion (ou par al-fiḳh al-akbar, qui s'oppose à al-fiḳh al-aṣghār, la jurisprudence musulmane mineure). Ces trois expressions désignent, en somme… Lire la suiteÉcrit par : Mostafa Ibrahim MORGAN
… *Écrivain, philosophe et propagandiste ismaélien, Aḥmad ibn ‘Abd Allāh al-Karmānī, Hamīd al-dīn, surnommé Ḥuǧǧat al-‘ Ārifīn, écrivit de nombreux essais de controverse contre les adversaires de l'ismaélisme, et particulièrement les Druzes : il est aussi l'auteur d'un livre théosophique, Rāḥa al-‘Aql (La Paix de la raison). Al-… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
Dans le chapitre "Les doctrines politiques" : … régulière d'un calife et l'hommage qu'il reçoit ne sont que la manifestation extérieure du *choix de Dieu, celui qui est investi d'une telle charge n'a pas le droit de la laisser remettre en question en la soumettant à des arbitres humains (ce qui d'ailleurs rappelait trop les coutumes des tribus antéislamiques). Il perd, ce faisant, sa… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
Dans le chapitre "L'inscription hellénique" : … Kindī se veut *philosophe : faylasūf, c'est-à-dire qu'il s'inspire, consciemment et fermement, des penseurs grecs. Il se réclame particulièrement de Platon et d'Aristote, qui selon lui avaient au fond la même doctrine (on reconnaît là un élément de la pensée grecque tardive, volontiers syncrétiste). Mais l'examen de ses œuvres permet d'y… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Écrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH, Christiane CHAULET ACHOUR, André MANDOUZE
Dans le chapitre "Pensée religieuse et juridisme" : … produit aucun de ces grands théologiens philosophes qui ont fait la gloire de l'Espagne musulmane. *C'est par artifice qu'on pourrait lui rattacher Ibn Ṭufayl, médecin, astronome, auteur du célèbre roman philosophique Ḥayy ibn Yaqẓān ; s'il fut premier médecin à la cour almohade de Marrakech, où il mourut en 1185, c'est en fait un Andalou… Lire la suiteÉcrit par : Youakim MOUBARAC
Homme de science adonné à* l'islamologie, mais dépassant largement ce domaine et y déroutant quelque peu ses pairs ; homme de foi et fils soumis de l'Église, mais brouillant les pistes de l'œcuménisme et posant, dans une ouverture incomparable à l'islam, un mode d'existence religieuse et de coexistence… Lire la suiteÉcrit par : Mohammed ARKOUN
… *Le nom complet de Abū ‘Alī Aḥmad ibn Muḥammad ibn Ya‘qūb Miskawayh suggère une ascendance musulmane allant au moins jusqu'à son grand-père. Miskawayh est, en effet, un Iranien né à Rayy (ancienne capitale à proximité de l'actuelle Téhéran) et mort à Ispahan. Nous savons qu'à Rayy il y avait encore beaucoup de zoroastriens. Quoi qu'il en soit du… Lire la suiteÉcrit par : Alain de LIBERA
Dans le chapitre "Périodisation et corpus" : … d'en noter la pluralité. La Vetus latina n'est pas la Vulgate latine, et ni l'une ni *l'autre ne recouvrent la moderne Bible de Jérusalem. Il y a là des problèmes de sémantique pure et des niveaux de canonicité, bref des questions de traductions, de titres et de corpus que l'on retrouve de toute manière dans la tradition philosophique… Lire la suiteÉcrit par : Mostafa Ibrahim MORGAN
… *Doctrine islamique qui s'épanouit avec la dynastie umayyade à Damas dans la seconde moitié du iie siècle de l'hégire, le murdjisme qui, d'après certains historiens, aurait dû son apparition à des influences chrétiennes développa un climat de tolérance religieuse grâce auquel la dynastie umayyade, pendant un temps assez court,… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
… la période umayyade et ‘abbāside. Elle s'est d'autre part signalée comme la première des écoles de *théologie spéculative (kalām). La pensée religieuse musulmane s'est développée à partir d'elle et souvent en fonction d'elle. C'est par sa doctrine que le mu‘tazilisme a survécu et que son esprit peut encore inspirer la réflexion des… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
… *Né près de Balkh, d'une famille shī‘ite, Nāsir-e Khosraw se convertit, au cours d'un voyage en Égypte fatimide, à l'ismaélisme, dont il devient un ardent propagandiste ; il a décrit de pieux poèmes à tendances didactiques, un « Livre sur le bonheur » (Sa‘ādat-namah), un « Livre de la clarté » (Rawshanā'ī-namah) et un « … Lire la suiteÉcrit par : Rémi BRAGUE
… Une constante fondamentale : Pinès ne cessa de travailler sur les sciences et la philosophie *musulmanes et leurs sources grecques, ainsi que sur la philosophie juive, d'abord médiévale (Halevi, Gersonide, Ibn Caspi, Yedaya Bedersi), puis moderne (Spinoza, Rosenzweig). Son doctorat, en allemand, porte sur les sources indiennes de l'atomisme… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
… *Un des penseurs les plus complets de l'islam. Après ses études à Rayy (Ray), où il est né, Fakhr al-Dīn al-Rāzī fait plusieurs voyages qui l'amènent jusqu'aux Indes. Dans plusieurs villes, il a de violentes controverses avec des mu‘tazilites et avec des tenants d'autres écoles juridiques et théologiques. Il prend la fuite pour se fixer à Hārat. Son… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… en français sous le titre Traité de Rhazès sur la rougeole et la petite vérole. Les *écrits philosophiques de Rhazès, négligés pendant des siècles, ne seront considérés comme importants qu'au xxe siècle. Bien qu'il prétende être un disciple de Platon, il est constamment en désaccord avec les philosophes arabes… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
(2007), qui se présente comme la somme de ses études, voyages et enseignement dans le domaine. *Jean-Paul Roux a publié de nombreux autres ouvrages sur l'islam, les arts islamiques, la civilisation turque, les religions, les mythologies et leurs symboles, les relations entre Chrétienté et Islam. Citons notamment La Religion des Turcs et des… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DUCASSÉ
… dernier, on commence à en percevoir les lignes de force et à y découvrir la marque d'un très grand *métaphysicien autant que d'un mystique pur. Toute cette œuvre se situe, d'ailleurs, dans l'axe de la tradition des ishrāqīyyūn, les « néo-platoniciens de la Perse islamique » (Corbin), tradition issue de Sohrawardī, qui développe une… Lire la suiteÉcrit par : André BAREAU, Yves CONGAR, Louis GARDET, Françoise MALLISON, Universalis
Dans le chapitre "L'islām" : … *La notion de sainteté en islām peut être considérée selon une triple perspective : le sunnisme, le shī‘isme et le ṣūfisme. Pour la pensée sunnite – largement majoritaire –, seule est habituellement admise l'« intercession » (shafā‘a) du Prophète pour son peuple. Cela n'infirme point le respect dû aux « grands hommes de l'islām », entendons ceux… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
… *Dans l'islām, Sanūsī représente ce que Louis Gardet et G. C. Anawati appellent l'« ash‘arisme figé ». Disons qu'il est un témoin tardif (après Taftazāni et Idjī) de cette théologie associée à la philosophie qu'a inaugurée Fakhr al-Dīn al-Rāzī, bien qu'il ait jugé bon de critiquer ceux qui mêlent l'enseignement de la philosophie à celui de la… Lire la suiteÉcrit par : Christian JAMBET
Par sa *philosophie de l'illumination (ishrāq), Sohrawardī a renouvelé la mystique islamique. Il interprète le monde comme l'effusion hiérarchisée des lumières immatérielles, tombant sur l'écran ténébreux de la matière. Il unit l'héritage d'Aristote et d'Avicenne à une gnose visionnaire inspirée… Lire la suiteÉcrit par : Bernard GUILLEMAIN
Dans le chapitre "Une idée sans concept pour fonder la tolérance" : … Logos, du sens d'origine, seule apte à démasquer le Logos derrière la parole humaine. *Nul doute que l'islam se montre essentiellement favorable à la tolérance puisque le Coran (cf. souratexvi, 92-93) se présente moins comme une révélation originale que comme la reviviscence d'une Tradition éternelle, déjà contenue dans les… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Écrit par : Roger ARNALDEZ
… *Né à Médine, Wāṣil passa presque toute sa vie à Baṣra. Il suivit d'abord l'enseignement de Ḥasan al-Baṣrī, mais se sépara de lui sur le problème du musulman qui a commis une faute grave (kabīra). Il n'admettait pas que le statut légal (ḥukm) de ce dernier fût celui du musulman croyant. Wāṣil est considéré comme étant le premier… Lire la suite
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