Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Zafar Ishaq ANSARI
… Juriste et théologien musulman, Abū Hanīfa an-Nu'mān ibn Thābit est le fondateur de* la doctrine hanafite du droit musulman, système d'interprétation reconnu comme l'une des quatre principales écoles du droit canonique de l'islam. Le droit hanafite jouit d'un grand prestige, et la plupart des dynasties musulmanes l'ont adopté. Aujourd'hui encore, il… Lire la suiteÉcrit par : Pierre MURAT
Dans le chapitre "L'adoption aujourd'hui" : … pas celle d'origine, mais qui s'engage à élever et à éduquer l'enfant comme elle le ferait du sien :* c'est la kafala. L'institution est plus proche de la tutelle ou de la délégation de l'autorité parentale que de l'adoption, même simple, si bien que la Cour de cassation, malgré des réticences parmi les juridictions du fond, refuse le… Lire la suiteÉcrit par : Daniel BALLAND, Mir Mohammad Sediq FARHANG, Pierre GENTELLE, Sayed Qassem RESHTIA, Olivier ROY, Francine TISSOT, Universalis
Dans le chapitre "Le fondamentalisme des talibans" : … autour de ce jeune chef charismatique, grièvement blessé durant la guerre contre les Soviétiques. *L'appel à la stricte application de la charia paraît une garantie de rétablissement de la loi et de l'ordre pour une population lassée de la guerre civile et de l'anarchie. Les talibans ne sont pas des révolutionnaires : pour eux, un État islamique… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DROZ-VINCENT, Ghassan SALAMÉ
Dans le chapitre "Les trois États" : … des cimetières, auxquels les habitants du Najd attachaient quelque valeur magique. D'autre part,* le mouvement se singularise vite par une application littérale des hudud (sanctions) : lapidation effective des femmes adultères ou encore ablation de la main des voleurs. Les adhérents à ce mouvement s'opposaient non moins violemment au… Lire la suiteÉcrit par : Mahmoud HADDAD
… saoudienne de l'année 2010 est essentiellement marquée par l'annonce de la poursuite de la *codification de la charia, qui a été approuvée en privé par le Conseil des grands oulémas. Cette mesure, que le roi Abdallah est déterminé à mettre en œuvre, rendra l'interprétation de la loi islamique plus encadrée et fournira au système juridique… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
Dans le chapitre "Médecin et juriste" : … date la Bidāya, ouvrage consacré à des questions discutées en matière de *fiqh (droit, au sens musulman, selon lequel le religieux et le juridique ne se dissocient pas), et qui lui a valu une certaine réputation en ce domaine. Cela dit, et une fois signalé qu'il a aussi traité d'astronomie et de grammaire, il est… Lire la suiteÉcrit par : Marie-France BAUD-BABIC
… *Les banques islamiques n'ont cessé d'intriguer les financiers internationaux, car elles respectent à la lettre ce qu'interdit l'islam sous le terme générique de riba, à savoir la combinaison de trois éléments : l'engagement à terme, la condition aléatoire et la rémunération prédéterminée du capital, combinaison que le mot « intérêt » ne… Lire la suiteÉcrit par : Marianne BARRUCAND
Dans le chapitre "Aspects historiques" : … à l'apparition de l'institution de ce nom dont ils précisent certaines habitudes. Le terme de *hisba, qui désigne en effet en milieu islamique le devoir de recommander le bien et d'empêcher le mal, s'applique aussi à la police des mœurs et à l'inspection du marché, assurées par un personnage qui portait le nom de muhtasib. Un certain… Lire la suiteÉcrit par : Régis BLACHÈRE, Claude GILLIOT
Dans le chapitre "L'exégèse allégorique et les autres courants" : … Les *juristes théologiens, qui lisent le Coran en philologues et en juristes, ont tenté d'imposer l'idée que la lecture spiritualiste des mystiques représente une nouveauté qui est étrangère au Coran ; or le commentaire de Muqātil, dont il a été question plus haut, montre que celui-ci lisait le Coran selon une triple méthode, littérale, historique… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
… *Un des grands docteurs de l'ash‘arisme, né et mort près de Nīshāpūr. Toghrul Beg s'étant dressé contre cette école musulmane, dont il considère la doctrine comme une innovation (bid‘a), Djuwaynī se rend à Baghdād, puis au Ḥidjāz ; il y donne un enseignement dans les deux villes de La Mecque et de Médine, ce qui lui vaut le nom honorifique… Lire la suiteÉcrit par : Annie ROUHETTE
Dans le chapitre "La dot et les rapports pécuniaires entre époux" : … Ce régime total fut supprimé par la loi du 13 juillet 1965. Une telle combinaison ne peut jouer* lorsqu'il n'existe pas d'autre régime matrimonial que celui de la séparation de biens, en droit musulman notamment. Il arrive alors qu'une dot soit constituée par l'époux en faveur de l'épouse comme une compensation due en raison de l'éviction du… Lire la suiteÉcrit par : Sandrine GAMBLIN, Robert SANTUCCI
Dans le chapitre "Réformes économiques et pauvreté" : … société et de l'appareil d'État, comme ceux de l'éducation ou de la santé. Plus significative est *l'ingérence des hommes de religion dans les modes d'application de la loi égyptienne, et ce avec le consentement tacite du régime, qui joue sa pérennisation sur un équilibre précaire de concessions faites aux forces religieuses. Ainsi, en 1984, la… Lire la suiteÉcrit par : Georges BOHAS
… *Du mot arabe amīr : celui qui est investi d'un commandement, commandant, chef. Le titre est porté, sous les premiers califes, par les chefs d'armée qui le gardent en devenant gouverneurs des provinces conquises. Sous les Umayyades, l'émir a dans sa province une autorité semblable à celle du calife, directeur de la prière, chef de l'armée,… Lire la suiteÉcrit par : Nadine PICAUDOU
… *L'Association des Frères musulmans est née à Ismaïlia, en Égypte, en 1928. Son fondateur, Hasan al-Bannā’, n'est pas un ouléma, mais un simple instituteur très affecté par la domination anglaise sur son pays et les influences, jugées corruptrices, de l'Occident matérialiste. Sa prise de conscience de la nécessité d'une renaissance islamique en… Lire la suiteÉcrit par : Christine BARTHET
… *Importante en droit musulman, l'institution juridique à laquelle on donne le nom de warf, principalement dans les législations du Moyen-Orient, et celui de biens habous dans les États du Maghreb, trouve son origine, comme toutes les dispositions du fiqh, dans les préceptes révélés, recueillis par le livre sacré (Coran). Elle… Lire la suiteÉcrit par : Khalifa SOUA
… *Mot arabe qui signifie récit, propos ou communication, ḥadīth est utilisé pour désigner plus particulièrement les propos tenus par le prophète Mahomet. Au début, il avait son sens le plus étroit, se limitant aux communications orales faites par le Prophète. Ensuite, on l'employa pour désigner toute tradition rapportant les paroles (… Lire la suiteÉcrit par : Yves THORAVAL
… *École d'interprétation (mādhhāb) de la loi religieuse musulmane (sharia), le courant hanafite se rattache aux enseignements des écoles juridiques anciennes de Koufa et de Bassorah (Irak) et dépend d'un théologien, l'imām Abū Hanīfa (700 env.-767), dont l'enseignement a été développé par certains de ses disciples, tels Abū Yūsuf (… Lire la suiteÉcrit par : Yves THORAVAL
… *La plus dogmatique et la plus puriste des mādhhābs (écoles d'interprétation) de jurisprudence de l'islām sunnite, le ḥanbalisme (ḥanābila) est fondé sur les enseignements de l'imām Aḥmad b. Ḥanbal ; ce dernier, partisan de l'origine divine du droit, rejetait par là même l'opinion personnelle (ra'y), le raisonnement par analogie (… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
Dans le chapitre "Le savant ẓāhirite" : … le sens dont la connaissance de la langue peut déterminer l'exactitude et la cohérence. Dans le *droit (fiqh), Ibn Ḥazm s'est donc rattaché à l'école ẓāhirite, qui n'admet comme fondement des règles que des textes (Coran et ḥadīṯ) interprétés en vertu des lois objectives de la grammaire et des significations objectives du… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
… *L'un des plus grands, sinon le plus grand, des jurisconsultes de l'école ḥanbalite. À l'arrivée des Mongols, Taqī al-dīn Aḥmad ibn Taymiyya quitte Ḥarrān, sa ville natale, et se réfugie à Damas, où il enseigne à la mosquée des Umayyades l'exégèse coranique. Il dénonce tout ce qu'il juge innovation (bid‘a) en islām ; en particulier, il… Lire la suiteÉcrit par : Christian BROMBERGER
Dans le chapitre "Une nouvelle physionomie socio-économique" : … projetée dès le début de la révolution et débattue des années durant, n'a pas véritablement abouti ;* la loi de 1986 rappelle le caractère sacré de la propriété privée en islam, n'impose aucune limite à la taille des domaines, ne prévoit la redistribution foncière que dans quelques cas particuliers : terres confisquées à des « collaborateurs » de l'… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOMIER
Dans le chapitre "Les aspects nouveaux de l'islam à Médine (622-632)" : … par Dieu à travers de tels ordres. C'est de cette époque qu'on peut dater l'apparition des versets *législatifs et politiques dans le Coran. Après la mort de Muḥammad, et donc après l'achèvement du Coran, l'islam deviendra une « nomocratie », c'est-à-dire un régime dans lequel une loi, fixée une fois pour toutes, représente l'autorité suprême. L'… Lire la suiteÉcrit par : Chafik CHEHATA, Roger DELADRIÈRE, Daniel GIMARET, Guy MONNOT, Gérard TROUPEAU
Dans le chapitre " Le droit" : … Existe-t-il un »droit » musulman ? Le droit dit * »musulman » est-il un droit canonique, c'est-à-dire religieux ? Par quoi se distingue-t-il des prescriptions morales imposées aux fidèles de l'islam ? Après en avoir déterminé la nature, les structures et les caractères fondamentaux, il faudra en retracer les grandes lignes dans les divers domaines… Lire la suiteÉcrit par : Mohammed ARKOUN, Universalis
Dans le chapitre " Aperçus analytiques" : … substantiels, on pourra parler d'une pensée islamique libérée et libératrice. Les expressions *juridiques mériteraient d'être longuement examinées, notamment en ce qui concerne le problème de la condition féminine. En fait, ce qui est en cause ici, c'est le statut personnel plus que le Code pénal, lequel n'est appliqué que de manière… Lire la suiteÉcrit par : Françoise AUBIN, Olivier CARRÉ, Nathalie CLAYER, Andrée FEILLARD, Marc GABORIEAU, Altan GOKALP, Denys LOMBARD, Robert MANTRAN, Alexandre POPOVIC, Catherine POUJOL, Jean-Louis TRIAUD, Universalis
Dans le chapitre "Science et modernisation technico-économique" : … saoudiens. Ce sont des groupes de pression ou les groupuscules armés violents qui ont été cités plus haut. *L'application de la charia est leur exigence. L'Égypte, démocratisée et pluraliste depuis 1984, a dû inscrire à l'ordre du jour du Parlement cette exigence avec quelques effets légaux. Certains, comme au Soudan en 1983, tentent l'… Lire la suiteÉcrit par : Louis GARDET, Olivier ROY
Dans le chapitre " L'idéal de la cité musulmane" : … s'y maintient cependant, un comportement commun dans la vie quotidienne même, qui fera qu'un *musulman, d'où qu'il vienne, ne sera jamais tout à fait étranger en terre d'Islam. Ainsi, fort différents sont l'islam arabe sunnite et l'islam shī‘ite iranien. La spécificité séculaire du peuple iranien, fier de son passé antéislamique, se colore d'… Lire la suiteÉcrit par : Nora LAFI, Olivier PLIEZ, Pierre ROSSI
Dans le chapitre "Les fondements sociaux du nouveau régime" : … Le début des années 1970 est, de plus, une période de définition d'un nouveau rapport à l'islam. *Un décret institue des commissions chargées de mettre en conformité les lois libyennes avec le système juridique musulman. L'aumône (zakat) est par exemple rendue obligatoire, et transformée en impôt d'État. Une part des recettes est censée… Lire la suiteÉcrit par : Yves THORAVAL
… *L'une des quatre écoles de jurisprudence (mādhhāb) de l'islām sunnite, appelée anciennement école de Médine, le courant mālikite est centré sur l'enseignement de l'imām Mālik ibn Anas (env. 715-795), qui passa la plus grande partie de sa vie à Médine. Attirant un grand nombre d'étudiants et mêlé à des péripéties de la politique locale, il… Lire la suiteÉcrit par : Raffaele CATTEDRA, Fernand JOLY, Jean-Louis MIÈGE, Jean-Claude SANTUCCI, Universalis
Dans le chapitre "Une stabilité sous tension : menaces politiques et contraintes sociales" : … à en contenir l'expansion. Pour soustraire le mécontentement social à l'influence islamiste, *le roi a su en effet, dès 1984, marquer le champ religieux de son emprise personnelle de commandeur des croyants, en interprétant voire en sollicitant les textes coraniques et en associant les oulémas à la défense de l'orthodoxie religieuse. Une… Lire la suiteÉcrit par : Yves THORAVAL
… *Juriste musulman, mort à Bagdad, qui joua un rôle de première importance : il a formulé une théorie politique du califat, appliquant notamment sa réflexion à sa nature et à l'autorité du calife, points laissés dans une relative obscurité par Mahomet. Jeune, al-Māwardī étudie la théologie la plus orthodoxe d'une manière très approfondie. Il entre au… Lire la suiteÉcrit par : Charles-Robert AGERON
Dans le chapitre "Une foi puritaine" : … attachés aux prescriptions de la Loi et à l'exercice des vertus positives. La communauté est seul *juge des fautes de ses membres, hommes ou femmes, dont elle contrôle et sanctionne éventuellement tous les actes publics et privés par la tebria, sorte d'excommunication qui peut atteindre tout fidèle ; elle exclut de la prière le coupable,… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
Dans le chapitre "Origines politiques" : … faute grave (kabīra). C'est là donner une origine théologique à la secte. En réalité, le *statut juridique du fāsiq avait fait problème bien auparavant, et cela à propos de situations concrètes nées des conflits sanglants qui avaient agité l'Islam à la suite de l'assassinat, en 656, du troisième calife, ‘Uthmān, et sous le… Lire la suiteÉcrit par : Yvon LINANT DE BELLEFONDS, Guy MONNOT
… sciences qui se polarisent sur le fiqh au sens restreint, autrement dit le droit *musulman. Les premiers oulémas, vers la troisième génération de l'islam, ont d'abord émergé dans la communauté comme un groupe spécifique assez mal délimité. Longtemps issus du petit peuple, ils ont toujours conservé la faveur des masses populaires.… Lire la suiteÉcrit par : François DURAND-DASTÈS, Gilbert ÉTIENNE, Christophe JAFFRELOT, Guy MENNESSIER, Universalis
Dans le chapitre "Le régime militaire et islamique du général Zia" : … d'arabe et de civilisation musulmane. Le développement des madrasas est aussi soutenu. En mai 1980,* une Federal Shariat Court est créée pour faire respecter la loi coranique. Deux ans plus tard, des oulémas sont autorisés à siéger au Shariat Appellate Bench de la Cour suprême. Ce dispositif est chargé d'administrer un Code pénal islamique… Lire la suiteÉcrit par : Nadine PICAUDOU, Aude SIGNOLES
Dans le chapitre " L'ébranlement iranien" : … forment une manière de conseil constitutionnel chargé de vérifier la conformité des lois avec* la charia. Le guide de la révolution lui-même apparaît plus comme l'arbitre suprême que comme le chef politique du pays. Si le texte constitutionnel fait de la charia la loi de l'État, les applications concrètes en sont très variables selon les… Lire la suiteÉcrit par : Louis de NAUROIS
Dans le chapitre "Loi étatique et loi religieuse modernes" : … du mariage devant le ministre d'un culte reconnu. Seule est ici en cause une question de forme. *Dans la plupart des États musulmans, ce système des statuts personnels a une portée plus large : l'islam prévoit des règles particulières pour ses fidèles en un grand nombre de domaines ; d'autre part, il a admis, très rapidement, un principe de… Lire la suiteÉcrit par : Yves THORAVAL
… *École d'interprétation (mādhhāb) de l'islām sunnite, le shafi‘isme se fonde sur les enseignements de l'imām Abū Abdallah Muḥammad ibn Idris al Shāfi‘ī, né en 767 en Arabie, mort en 820 au Caire. Ce théologien a joué un grand rôle dans la formation de la législation musulmane, qui s'occupe de tous les aspects de la vie publique et privée du… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
Dans le chapitre "Une voie moyenne" : … touchant à des valeurs juridiques, politiques ou sociales, l'islam a été le premier à apporter une *législation juste, d'ailleurs bien supérieure aux législations correspondantes des pays de l'Occident non musulman. Le grand écrivain égyptien Taha Husayn découvrait ainsi l'essence du parlementarisme dans l'institution de ce que le Coran appelle … Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Le mot arabe ẓāhir, qui signifie « explicite », « obvie », « littéral », s'oppose à bāṭin. D'une façon plus précise, il désigne un concept opératoire employé en fiqh (droit) et en tafsīr (exégèse) et permettant de dégager le sens obvie du Coran et de la Sunna (coutume prophétique). Il s'écarte ainsi de l'… Lire la suite
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