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KANT EMMANUEL (1724-1804)

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Emmanuel Kant

La meilleure image que l'on puisse proposer de la nouveauté que Kant introduit dans l'histoire de la pensée et qui le promeut au rang du petit nombre des très grands philosophes de tous les temps, c'est peut-être celle à laquelle il songea lui-même pour qualifier le changement de méthode dont il faisait l'essai en philosophie : celle de la révolution opérée par Copernic en astronomie lorsqu'il supposa que le centre immobile privilégié pour l'observateur pourrait ne plus être la Terre mais le Soleil. Car dans les deux cas on peut bien dire que la modeste hypothèse d'un changement de point de vue destiné à tirer la connaissance d'embarras et à procurer une conception plus satisfaisante des choses dans le domaine limité d'une activité particulière de la pensée s'est trouvée dépassée de très loin par le nombre et l'importance des conséquences qu'elle mit au jour, puisque c'est toute la façon de penser des hommes qui s'en trouva finalement elle-même changée.

Qu'une transformation aussi profonde ait été apportée par un penseur qui se sentait lui-même appartenir pleinement à son temps, à ce siècle des Lumières auxquelles il ne cessa de vouloir contribuer, peut s'expliquer par le fait qu'il le comprit radicalement comme « siècle de la Critique à laquelle il faut que tout se soumette ». Car, en se proposant de faire de cette critique une science, afin précisément de conférer un statut scientifique à cette connaissance des fins de la raison humaine dont le passé de la philosophie lui léguait le projet sous le nom de métaphysique, il fut amené à procurer à la pensée un point d'appui tout à fait nouveau pour sa réflexion. Si la raison peut être à la fois le sujet et l'objet de la critique, c'est qu'elle est ce pouvoir spécifique et parfaitement original que possède la pensée d'opposer à ce qui est ce qui doit être, d'imprimer à la pure et simple existence, qu'elle ne crée pas et que seule l'expérience peut lui révéler, le sceau d'une nécessité et d'une universalité qui expriment son ex […]

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KANT EMMANUEL (1724-1804) - (repères chronologiques)

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Naissance de Kant à Königsberg (Prusse orientale). Son mémoire d'habilitation, Nouvelles Explications des premiers principes métaphysiques, lui permet de devenir privat-dozent à l'université de Königsberg. Lecture de Rousseau. Observations sur le sentiment du beau et du sublime. Kant soutient sa thèse : De la forme et desLire la suite
CRITIQUE DE LA FACULTÉ DE JUGER, livre de Emmanuel Kant

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

La Critique de la faculté de juger (Kritik der Urteilskraft, 1790) est la troisième et dernière des Critiques d'Emmanuel Kant (1724-1804). Elle vient après la Critique de la raison pure (1781) et la Critique de la raison pratique (1786). Il ne s'agit pas tant d'ajouter au domaine des sciences exactes… Lire la suite
CRITIQUE DE LA RAISON PURE, livre de Emmanuel Kant

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Dans la Préface à la première édition de la Critique de la raison pure (1781), Emmanuel Kant (1724-1804) établit un parallèle célèbre entre les progrès des sciences exactes et la confusion qui règne dans la « métaphysique », pourtant la plus ancienne et longtemps la plus prestigieuse des sciences. Alors que les premières ont su se doter… Lire la suite
FONDEMENTS DE LA MÉTAPHYSIQUE DES MŒURS, livre de Emmanuel Kant

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

En 1781, la Critique de la raison pure d'Emmanuel Kant (1724-1804) marquait nettement la différence de statut entre les sciences exactes et les sciences humaines. Elle soulignait aussi que toute science se décompose en connaissance a priori (ce que Kant appelle, en un sens technique, « métaphysique ») et connaissance empirique. Les mœurs,… Lire la suite
ABSTRAIT ART

Écrit par :  Denys RIOUT

Dans le chapitre "Les formes et le sens"  : …  Lorsque *Kant oppose la « beauté adhérente », déterminée par la perfection de ce que doit être l'objet dans lequel elle se manifeste, à la « beauté libre », sans concept, il prend pour exemple de cette dernière non seulement les fleurs, le colibri, l'oiseau de paradis, les crustacés marins, les rinceaux ou les papiers peints, mais encore la « … Lire la suite
AFFECTIVITÉ

Écrit par :  Marc RICHIR

Dans le chapitre "La disjonction de l'affect et de la passion : Kant"  : …  *La profonde nouveauté de Kant dans l'histoire de la philosophie, le « renversement » ou la « révolution copernicienne », consiste en sa conception architectonique de la pensée, c'est-à-dire en ce que les termes (concepts) et les choses (Sachen) de la pensée dépendent, dans leur pouvoir de signifier, de l'orientation préliminaire de la… Lire la suite
ALTÉRITÉ, philosophie

Écrit par :  Sylvie COURTINE-DENAMY

Dans le chapitre "Vers une reconnaissance de l'expérience d'autrui : Kant, Scheler"  : …  et une sollicitude plus authentique (Sorge) qui, en laissant être autrui, le libérerait. *Cette limite à la sympathie, Kant l'avait découverte pour sa part dans la notion de respect, notion au sein de laquelle émerge l'expérience d'autrui. Le sujet accède à sa qualité de sujet transcendantal dès lors qu'il manifeste sa volonté de… Lire la suite
ANALYTIQUE PROPOSITION

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Le mot « analytique » a au moins trois sens. 1. Au sens large, une proposition est dite analytique si elle est vraie en vertu de la signification des termes qu'elle contient. La simple considération des significations suffit à donner l'assurance de sa vérité. À ce sens se rattachent le nominalisme de Hobbes, pour qui la vérité nécessaire est telle… Lire la suite
ANIMALITÉ

Écrit par :  Florence BURGAT

Dans le chapitre "L'animalité de l'homme"  : …  de maîtriser. Comment tenir à bonne distance cette part négative tapie au cœur de l'humain ? *Plusieurs pages de Kant ont trait à la nature « animale » de la sexualité, et au moyen de la rendre acceptable. Cette « cohabitation charnelle ou bestiale », selon les termes de l'auteur, ne peut avoir lieu que dans le cadre du mariage et servir la… Lire la suite
ANTINOMIE

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *N'est pas antinomie n'importe quelle contradiction, mais seulement celle qui joue entre des lois — soit des lois juridiques ou théologiques, soit des lois de la raison (Kant), soit des thèses déduites de lois logiques (théorie des ensembles) —, ni n'importe quel paradoxe, mais seulement ce qui heurte l'attente d'une cohérence entière dans un… Lire la suite
ARCHITECTURE (Thèmes généraux) - Architecture et philosophie

Écrit par :  Daniel CHARLES

Dans le chapitre "L'architecture des philosophies, de Platon à Hegel"  : …  celle-ci se comprendra toujours davantage en tant que système et construction. Ainsi, chez *Kant, la raison, comme l'énonce Heidegger, « pose un focus imaginarius, c'est-à-dire un foyer vers lequel convergent tous les traits du questionnement des choses [...], et à partir duquel, en retour, toute connaissance reçoit son unité ». S'… Lire la suite
ART (Aspects esthétiques) - Le beau

Écrit par :  Yves MICHAUD

Dans le chapitre "La beauté des arts"  : …   de la faculté de juger (1790), souvent prise pour le premier et le dernier mot sur la beauté.* Kant (1724-1804) prend acte de la « sentimentalisation » de la beauté, qui s'est lentement produite au cours du xviiie siècle : est beau ce qui « plaît sans concept ». Mais il ne porte pas à son terme la réflexion que devraient… Lire la suite
ART (Aspects culturels) - La consommation culturelle

Écrit par :  Pierre BOURDIEU

Dans le chapitre "L'unité du goût : la disposition esthétique dans le système des dispositions"  : …  kantienne. Alors que, pour appréhender ce qui fait la spécificité du jugement esthétique, *Kant s'ingéniait à distinguer ce qui plaît de ce qui fait plaisir et, plus généralement, à discerner le désintéressement, seul garant de la qualité proprement esthétique de la contemplation, de l'intérêt de la raison qui définit le Bon, les sujets… Lire la suite
AUTONOMIE

Écrit par :  François BOURRICAUD

Dans le chapitre "Du blasphème pascalien au « respect » kantien"  : …  la réflexion, au lieu de considérer seulement la loi, s'attache au processus dont la loi est issue.* Il est vrai que la conception kantienne du Devoir insiste sur la soumission du sujet empirique (tel individu particulier) vis-à-vis d'une loi qui lui est extérieure et transcendante. L'attitude de « respect » exprime la transcendance de la règle, et… Lire la suite
BEAU ET LAID (philosophie)

Écrit par :  Olivier TINLAND

…  de la sensibilité qui ne relèverait pas directement de la « légalité » de la raison. Emmanuel* Kant, dans sa Critique de la faculté de juger (1790), va approfondir cette idée d'une spécificité du régime sensible du beau, tout en s'éloignant du relativisme empiriste. La beauté ne constitue pour Kant ni une qualité intrinsèque de l'… Lire la suite
BERGSON HENRI (1859-1941)

Écrit par :  Camille PERNOT

Dans le chapitre "L'idée vraie de la philosophie"  : …  ou connaissance absolue ; positive, c'est-à-dire fondée sur des faits et, par suite, progressive. *Sur ce point, le bergsonisme s'oppose directement au kantisme : la connaissance philosophique est limitée mais non relative, c'est une connaissance des choses en soi. Pour autant, il n'en revient pas à l'abstraction des métaphysiques antérieures dont… Lire la suite
BIEN, philosophie

Écrit par :  Monique CANTO-SPERBER

Dans le chapitre "Bien, bonheur et moralité"  : …  de la moralité supposent une forme de renoncement au bonheur ou à certaines formes de bonheur. *La philosophie kantienne a donné l'interprétation la plus profonde de cette divergence entre les fins humaines, les unes orientées vers le bonheur, les autres vers la moralité. Mais cette conception prête aussi à de fortes objections. Si le bonheur… Lire la suite
BONHEUR

Écrit par :  André COMTE-SPONVILLE

Dans le chapitre "Félicité, béatitude et amour"  : …  entend par là un bonheur absolu) et suppose qu'on y renonce. On ne peut donc accepter ce qu'écrit *Kant, à savoir que, « pour l'idée du bonheur, un tout absolu, un maximum de bien-être dans mon état présent et dans toute ma condition future, est nécessaire » (Fondements de la métaphysique des mœurs, II). À ce compte-là, on ne serait… Lire la suite
CATÉGORIES

Écrit par :  Fernando GIL

Dans le chapitre "Plans de la pensée catégoriale"  : …  se place entre l'ontologie ou les eonta et la science de ces êtres. À sa manière, *Kant a signalé la nature particulière de la pensée catégoriale. D'une part, les catégories, « concepts primitifs » (Critique de la raison pure, A 81, B 107), fournissent les « conditions de possibilité de toute connaissance » (A 89, B 122)… Lire la suite
CAUSALITÉ

Écrit par :  Raymond BOUDONMarie GAUTIERBertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "Vers la causalité scientifique"  : …  et de lui donner droit de cité. Pour expliquer le passage du chaos à l'ordre, nul besoin, pensent *Kant et Laplace, de faire appel à Dieu. Kant, pénétré de l'œuvre de Newton, écrit, en 1755, à propos de l'Univers : « Je vois, à l'intérieur de sa complète dissolution et dispersion, un tout d'ordre et de beauté se développer tout naturellement » (… Lire la suite
CIVISME

Écrit par :  Bernard GUILLEMAIN

Dans le chapitre "Le fondement du civisme"  : …  la pensée, c'est-à-dire, encore que les termes jurent entre eux, en une faute purement théorique. *Kant a pourtant voulu fonder un devoir de servir la société politique. On sait que, contre Wolff, Kant refuse d'enfermer le droit dans la morale, puisque le droit produit une législation extérieure, n'examine pas le rapport de l'arbitre au souhait,… Lire la suite
CONCEPT

Écrit par :  Jean LADRIÈRE

Dans le chapitre "Genèse et évolution des concepts"  : …  de nos jours sur une base scientifique). Mais en est-il ainsi de tous nos concepts ? *Kant a soutenu, à partir d'une analyse de la connaissance scientifique (mathématiques et physique newtonienne), qu'il y a des concepts a priori, c'est-à-dire indépendants de toute expérience. Ces concepts ne nous fournissent pas un contenu… Lire la suite
CONNAISSANCE

Écrit par :  Michaël FOESSELYves GINGRASJean LADRIÈRE

Dans le chapitre "Réalisme et idéalisme"  : …  la priorité. La forme la plus célèbre de ce genre d'idéalisme est l'« idéalisme transcendantal » de *Kant, qui conçoit le processus de formation de l'objet de connaissance comme rencontre d'un élément formel et d'un élément matériel. L'élément formel est fourni par la subjectivité : il est constitué par une structure de « formes a priori » qui se… Lire la suite
CONTINU & DISCRET

Écrit par :  Jean-Michel SALANSKIS

Dans le chapitre "Investissement philosophique de l'opposition"  : …  du discours explicitement critiqué par Hegel dans la Science de la logique, celui de *Kant. Chez ce dernier, le continu est la détermination fondamentale de l'espace et du temps, formes dans lesquelles le donné nous est donné, de notre « réceptivité ». Pour que quoi que ce soit nous apparaisse, il faut que soient introduits par nous… Lire la suite
CROYANCE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Croyance et foi"  : …  à partir d'elle-même – que se pose la question du caractère « raisonnable » de cette dernière. *Le titre kantien, La Religion dans les limites de la simple raison, résume toute une époque qui s'ouvre avec les philosophes anglais du xviiie siècle et se clôt avec l'idéalisme allemand de Hegel et de Schelling. Avec ce… Lire la suite
CULTURE - Le choc des cultures

Écrit par :  Jean-François MATTÉI

Dans le chapitre "Les cultures sociales"  : …  culture représente, en dehors de sa vocation sociale, l'aspiration de l'homme à la transcendance. *Kant voyait le véritable progrès de l'humanité dans sa volonté de se cultiver, de se civiliser et de se moraliser. Si l'humanité présente bien, explique L'Anthropologie du point de vue pragmatique, trois dispositions distinctes, technique,… Lire la suite
DÉTERMINISME

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "Liberté humaine et nécessité naturelle"  : …  Spinoza que se retournera Einstein pour expliciter sa conception du monde physique. Un passage de *Kant, dans la Religion dans les limites de la raison (1793), montre que déterminisme a toujours alors le sens de « prédétermination », sinon de prédestination : il s'agit de savoir si la volonté est libre, c'est-à-dire si l'acte, au moment… Lire la suite
DEVOIR

Écrit par :  Michaël FOESSEL

…  c'est la convenance entre nos actes et les intentions de Dieu qui fait l'essence du devoir. Si le *moment kantien est aussi décisif pour la pensée du devoir, c'est parce que l'importance morale de ce concept est liée à l'affirmation d'un abîme entre le fait et la norme, la nature et la raison. Le devoir (Pflicht) dont a conscience le… Lire la suite
DIALECTIQUE

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "Résurrection kantienne de la dialectique"  : …  par dichotomie chez Leibniz, ou dans les classifications de Wolf. Mais il faudra attendre *Kant et la Critique de la raison pure pour que la catégorie de dialectique soit à nouveau pensée. Elle l'est alors dans une perspective nettement aristotélicienne : la dialectique est en effet définie comme une « logique de l'apparence »,… Lire la suite
DIEU - Problématique philosophique

Écrit par :  Jacques COLETTE

Dans le chapitre "Le souverain bien"  : …  la totalité de l'étant. Cette inspiration capitale traverse les siècles, mais c'est avec *Kant que ce discernement éthique en vient à constituer le cœur même de la raison, non comme noyau pensable – le cogitabile – comme principe d'universelle intelligibilité, mais comme dabile. L'ens summum se donne à titre d'… Lire la suite
DIEU PREUVES DE L'EXISTENCE DE

Écrit par :  Lucien JERPHAGNON

… *Au long de l'histoire de la philosophie, les preuves de l'existence de Dieu varient selon le type d'argument choisi pour les fonder. Le philosophe peut partir de l'expérience qu'il fait de la contingence du monde, et en inférer, se plaçant à différents points de vue, l'existence nécessaire d'un Dieu soutenant dans l'être et expliquant à la pensée… Lire la suite
DUALISME

Écrit par :  Simone PÉTREMENT

Dans le chapitre "Le dualisme en philosophie"  : …  tout en distinguant l'âme du corps, se représente toute la réalité sur le modèle de la pensée. *Kant, dans la Critique de la raison pure (« Dialectique transcendantale », livre II : « Paralogisme de l'idéalité du rapport extérieur »), critique le dualisme dans la mesure où il signifie que la substance étendue et la substance pensante… Lire la suite
EINSTEIN ALBERT (1879-1955)

Écrit par :  Michel PATY

Dans le chapitre "Philosophie de la connaissance"  : …  lumière. Ils ne peuvent plus être vus comme des formes a priori de la sensibilité dans le sens de *Kant, à cause de cette construction et parce qu'ils correspondent à un contenu objectif. Mais ils peuvent difficilement être considérés, à l'inverse, comme purement empiriques, si ils sont constitués dans un système théorique où l'expérience n'est… Lire la suite
EMPIRISME

Écrit par :  Edmond ORTIGUES

Dans le chapitre "La croyance chez Kant et chez Hume"  : …  *Or ce concept de croyance, qui permet d'anticiper pas à pas les possibilités de l'expérience, est justement ce qui va disparaître chez Kant au profit d'une anticipation globale des possibilités de l'expérience en général. Dans l'introduction à la Critique de la raison pure (2e éd.), Kant écrit : « Si toute connaissance débute… Lire la suite
ÉPISTÉMOLOGIE

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Les étapes de l'épistémologie"  : …  qui en représente le sens le plus décisif. Nous parlerons donc d'une épistémologie « post-cartésienne »,* « post-kantienne » et « post-russellienne ». Il s'agit ici de faire entendre que, à partir des conceptions philosophiques de chacun de ces penseurs, une certaine idée de la science est formée, servant à des élaborations qui en sont des… Lire la suite
ESTHÉTIQUE - Esthétique et philosophie

Écrit par :  Mikel DUFRENNE

Dans le chapitre "L'objet de l'esthétique"  : …  sinon creuse, du moins inaccessible, et que nous n'avons jamais affaire qu'à des choses belles ; *Kant ne nous autorise même pas à dire : les tulipes sont belles, mais seulement : cette tulipe est belle. Beau, c'est un prédicat qui qualifie les objets offerts à la perception. Ces objets n'exercent l'entendement qu'en sollicitant d'abord la… Lire la suite
ESTHÉTIQUE - Histoire

Écrit par :  Daniel CHARLES

Dans le chapitre "L'esthétique de Kant"  : …  *Il est possible, à partir de Baumgarten, de saisir le sens de l'entreprise kantienne. Celle-ci, dans la Critique du jugement (1790), commence par démentir, à la façon de Dubos, qu'il soit possible de fixer « une règle d'après laquelle quelqu'un pourrait être obligé de reconnaître la beauté d'une chose ». Le jugement esthétique est donc… Lire la suite
ESTHÉTIQUE & ANALYTIQUE TRANSCENDANTALES

Écrit par :  Françoise BURGELIN

… *Les deux expressions d'esthétique et d'analytique transcendantales désignent l'étude de l'entendement et celle de la sensibilité, saisis dans leur structure a priori, sources de toute notre connaissance des phénomènes. « Transcendantal », vieux terme scolastique, perd chez Kant son sens ontologique, réservé en principe à « transcendant », pour… Lire la suite
ÉTHIQUE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Le moment terminal de la loi"  : …  La loi ajoute le facteur absolument anonyme d'une exigence d'universalisation. Nous rejoignons ici *Kant : vouloir que la maxime de mon action soit une loi universelle. L'idée importante alors est que la morale peut accéder à un niveau aussi rationnel que la science et partager avec elle l'idée commune de législation. Il n'y a pas deux raisons. La… Lire la suite
ÊTRE, philosophie

Écrit par :  Giulio GIORELLO

Dans le chapitre "L'existence n'est pas un prédicat"  : …  dépend du fait que l'on considère l'existence comme un prédicat. Or « Leibniz aurait admis, ce que *Kant soutint, que cent thalers que j'imagine simplement sont exactement pareils à cent thalers qui existent réellement, car c'est chose impliquée dans la nature synthétique des affirmations d'existence. Si ce n'était pas le cas, la notion de ces… Lire la suite
EUDÉMONISME

Écrit par :  Lucien JERPHAGNON

… *Du grec eudaimonia (bonheur). Se dit des systèmes où l'activité morale consiste dans la recherche du bonheur, tenu pour souverain bien. Les eudémonismes diffèrent selon la définition qu'ils donnent du bonheur : harmonie de diverses vertus et dispositions (Platon) ; activité noétique et éthique accompagnée d'occurrences favorables (Aristote… Lire la suite
EXISTENCE PHILOSOPHIES DE L'

Écrit par :  Jean WAHL

Dans le chapitre "Le « Dieu perdu »"  : …  à l'idée de l'être. C'est qu'il y a une multiplicité des formes de l'être, de son équivocité. *Chez Kant, on trouve la séparation entre la chose en soi et les phénomènes qui sont en relation les uns avec les autres et avec l'esprit humain. Le phénomène se voit dans l'expérience et est ordonné par les formes de l'intuition, les catégories de l'… Lire la suite
EXPÉRIENCE

Écrit par :  Pascal ENGEL

Dans le chapitre "Le défi empiriste"  : …  « fondement » rationnel de l'induction est donc circulaire. Il ne sert à rien d'objecter, comme *Kant, contre l'empirisme humien, que la « dérivation empirique » des connaissances et des concepts répond seulement à la question quid facti ?, au fait de la connaissance, et non pas à la question quid juris ?, celle du droit de la… Lire la suite
FICHTE JOHANN GOTTLIEB (1762-1814)

Écrit par :  Alexis PHILONENKO Universalis

Dans le chapitre "L'intuition intellectuelle"  : …  est le savoir du moi dans son activité, la conscience de soi dans le devoir : « Selon *Kant, ne sommes-nous pas conscients de l'impératif catégorique ? [...] Or cette conscience est indubitablement une conscience immédiate, mais elle n'est pas sensible. Elle est exactement ce que je nomme intuition intellectuelle. » L'idée d'intuition… Lire la suite
FINALITÉ

Écrit par :  Raymond RUYER

Dans le chapitre "La finalité « artificialiste »"  : …  prend un caractère puéril quand elle est isolée de la conception quasi scientifique d'Aristote, *et devient une sorte de jeu de devinette, « propédeutique ou initiation à la théologie édifiante » (Kant) – à quoi Kant ne dédaigne pas d'exercer lui-même son jugement réfléchissant, en considérant, par exemple, que « les insectes qui… Lire la suite
FORME

Écrit par :  Jean PETITOT

Dans le chapitre "Logique transcendantale et mécanique rationnelle"  : …  *Dans les Premiers Principes métaphysiques de la science de la nature, Kant explique fort bien pourquoi et comment l'idée d'une dynamique de l'intériorité substantielle de la matière doit être abandonnée. La mécanique doit décrire le mouvement comme manifestation spatio-temporelle de la matière. Comme nature et existence, la matière possède… Lire la suite
GÉNIE

Écrit par :  Baldine SAINT GIRONS

… *À l'éloge réitéré depuis l'Antiquité jusqu'à la fin du xviie siècle du génie comme « divine ardeur », « fureur démoniaque », « sublime folie », « inspiration surhumaine », fait place au début du xviiie une description positive du genius, de ses causes et de sa nature. Un peu postérieure à la… Lire la suite
GÉOGRAPHIE

Écrit par :  Dominique CROZATJean DRESCHPierre GEORGEPhilippe PINCHEMELCéline ROZENBLATJean-Paul VOLLE

Dans le chapitre "La Renaissance : XVIe-XVIIIe siècle"  : …  créa en 1734 une section de géographie que dirigea M. V. Lomonossov (1711-1765) à partir de 1758. *Kant (1724-1804) a participé directement à l'évolution de la géographie. Professeur de géographie physique à Königsberg, il a proposé une définition de la géographie ou, plus exactement, des sciences géographiques ; à côté des sciences systématiques… Lire la suite
HAMANN JOHANN GEORG (1730-1788)

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *Les écrits de Hamann, le « mage du Nord », restent difficilement accessibles à ceux que rebutent les aphorismes, les apophtegmes déclamatoires, le langage « hiéroglyphique ». C'est au cours d'un voyage en Angleterre que Hamann passa par une expérience de type piétiste, qu'il relata peu après dans Gedanken über meinen Lebenslauf (1758-1759… Lire la suite
HERBART JOHANN FRIEDRICH (1776-1841)

Écrit par :  Louise LAMBRICHS

… *Les débuts de la psychologie scientifique, généralement attribués à Wundt (1879), remontent en fait aux années 1824-1825. Ces dates sont celles de la publication de l'œuvre principale de Herbart, intitulée Psychologie als Wissenschaft neugegründet auf Erfahrung, Metaphysik und Mathematik (La Psychologie comme science fondée sur l'Lire la suite
HILBERT DAVID (1862-1943)

Écrit par :  Rüdiger INHETVEENJean-Michel KANTORChristian THIEL

Dans le chapitre "Philosophie des mathématiques"  : …  de non-contradiction des axiomes au lieu d'un concept de vérité de l'arithmétique. Alors que E. *Kant n'avait vu dans la non-contradiction qu'un « critère négatif » de la vérité (c'est-à-dire une condition, certes nécessaire, mais non suffisante), Hilbert professait explicitement que la non-contradiction est le « critère de vérité et d'existence… Lire la suite
HOMME - La réalité humaine

Écrit par :  Alphonse DE WAELHENS

Dans le chapitre "Kant et Rousseau"  : …  *De ce point de vue, on doit constater l'ambiguïté du kantisme. Certes, on l'a maintes fois souligné, et il faut s'y tenir quelle que soit la valeur de certaines interprétations opposées, le kantisme a été une entreprise soucieuse avant tout de fonder la vérité de la science. Certes encore, Kant a montré que ce souci ne pouvait s'étendre jusqu'à… Lire la suite
IDÉALISME

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Les éléments de la représentation : le sujet et l'objet"  : …  et Spinoza, encore présent dans Schopenhauer, est à peu près le contraire de l'usage actuel. *Le sens du mot « objectif », qui s'est substitué à « subjectif » dans l'ancienne acception de subsistant en soi, indépendamment de toute idée ou connaissance, n'a pas cours en philosophie depuis Kant, parce que les philosophes en grande majorité sont… Lire la suite
IDÉALISME ALLEMAND

Écrit par :  Jacques d' HONDT

Dans le chapitre "Une généalogie philosophique"  : …  et des idées et l'on s'en tiendra ici, par souci de concision, à quelques personnalités marquantes. *Dans l'ordre chronologique et systématique des thèses soutenues, Emmanuel Kant (1724-1804) prépare le terrain. Évinçant par sa critique le leibnizianisme (G. W. Leibniz, 1646-1716, et Christian Wolff, 1679-1754), et mettant radicalement en question… Lire la suite
ILLUSION

Écrit par :  Pierre KAUFMANN

… *Métaphoriquement dérivé de la réduction psychologique des enchantements magiques et des découvertes de l'optique géométrique, couronnant, avec Kant, la critique relativiste de l'optimisme leibnizien, le concept moderne d'illusion a conquis une position centrale dans la réflexion de Schopenhauer et dans celle de Nietzsche, avant de soutenir le… Lire la suite
IMMANENCE ET TRANSCENDANCE

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "Le réalisme métaphysique et religieux"  : …  comme simple justification des religions et des théologies, a été effectuée non pas tant par *Kant que par Spinoza. Kant, qui substitue la croyance à la connaissance, ne met pas fin aux affirmations transcendantes sur l'existence d'une Chose en soi ; il achève certes la métaphysique rationaliste et dogmatique, cependant, au-delà du phénomène… Lire la suite
IMMÉDIAT

Écrit par :  Dominique LECOURT

Dans le chapitre "L'illusion de l'immédiat"  : …  *Dans la Critique de la raison pure, Kant dénonce ce privilège de l'immédiat comme une imposture, comme une illusion. La « révolution copernicienne » faisant de l'objet de la connaissance une construction du sujet connaissant, Kant est amené à rejeter hors de la connaissance toute forme d'immédiateté. D'une part, dans notre contact avec le… Lire la suite
INFINI, philosophie

Écrit par :  Emmanuel LÉVINAS

Dans le chapitre "Le divin infini"  : …  dans les monades. « L'infini de l'avenir est entièrement présent à l'entendement divin », écrira le *Kant d'avant le criticisme. Le chapitre vii de la 2e partie de sa Théorie du Ciel (1755) s'intitule « De la création dans toute l'extension de son infini aussi bien dans l'espace que dans le temps ». Le temps, c'est l'« … Lire la suite
INFINI RÉGRESSION À L'

Écrit par :  Universalis

… *Parce qu'expliquer c'est remonter du présent à ce qui l'a précédé, du composé au simple, la régression à l'infini est un procédé logique qui tente de rencontrer une limite ou un terme premier ne dépendant plus d'aucune condition. L'impossibilité d'accomplir ainsi la régression, s'agissant d'un tout infini, est un argument sceptique, tandis que des… Lire la suite
INNÉISME

Écrit par :  Jean-Louis DUMAS

… *Doctrine philosophique d'après laquelle sont en quelque sorte inscrits ou présents dans l'esprit humain des idées, des vérités (rapports entre idées) ou des principes. On la fait parfois remonter jusqu'à Platon (théorie de la réminiscence : l'âme conserve le souvenir confus des idées contemplées avant cette vie). La théologie chrétienne a souvent… Lire la suite
INTELLECT & INTELLIGIBLES

Écrit par :  Édouard-Henri WÉBER

… *Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence, raison, esprit ; au xviie siècle : entendement. Pour Aristote, les aristotélisants arabes… Lire la suite
INTERACTION, sciences humaines

Écrit par :  Pierre KAUFMANN

Dans le chapitre "Sources kantiennes, épistémologie comparée et genèse phénoménologique"  : …  Ainsi que le soulignent encore Park et Burgess, c'est de la* Critique de la raison pure, rompant avec le système leibnizien des monades, que la notion d'interaction a reçu ses lettres de noblesse. « Le concept d'interaction universelle, écrivent les auteurs, a été formulé en premier par la philosophie. Kant rangeait la communauté ou la… Lire la suite
INTÉRÊT, sciences humaines

Écrit par :  Pierre KAUFMANN

Dans le chapitre "Psychanalyse et philosophie"  : …  dernier point de vue, la philosophie de l'intérêt prend origine de la révision critique à laquelle *Kant a soumis le courant utilitaire développé au cours du xviiie siècle en vue de la réconciliation entre l'intérêt « égoïste » et l'intérêt « désintéressé ». Les termes du problème sont maintenus. Mais l'élaboration kantienne a… Lire la suite
INTÉRIORITÉ

Écrit par :  Étienne BORNE

Dans le chapitre "À l'ombre du christianisme"  : …  le double poids d'une preuve de l'existence de Dieu et d'une preuve de l'existence du monde. *Kant a certes rompu avec les dogmatismes et les mysticismes de l'intériorité, fait de l'âme une possibilité rationnelle intérieurement inconnaissable et ramené la subjectivité humaine, dépouillée de tout privilège, à l'ordre commun des phénomènes de… Lire la suite
INTUITION

Écrit par :  Noël MOULOUD

Dans le chapitre "De l'intuition opératoire à l'intuition productive"  : …  La* critique kantienne, qui est à l'origine de la plupart des épistémologies modernes, maintient le rôle fondamental de l'intuition, mais lui donne un sens tout nouveau. En vertu du principe de l'idéalisme transcendantal, qui est une philosophie du sujet, cette notion perd son caractère réceptif ou contemplatif ; elle relève de l'acte ou de l'objet… Lire la suite
JACOBI FRIEDRICH HEINRICH (1743-1819)

Écrit par :  Valerio VERRA

Dans le chapitre "Les contradictions de Kant"  : …  à Breslau en 1787 et réédité dans le deuxième volume des œuvres complètes, réfutait également *la philosophie kantienne qui, à la suite de la parution de la Critique de la raison pure (Kritik der reinen Vernunft, 1781), commençait précisément à avoir beaucoup de succès en Allemagne. Dans un appendice à son David Hume,Lire la suite
JUGEMENT

Écrit par :  Noël MOULOUD

Dans le chapitre "La philosophie du jugement"  : …  sensibles selon les relations de la simultanéité ou de la succession consolidées par la fréquence. *Kant allait fonder une doctrine du jugement, en repensant cet héritage dans la perspective de l'idéalisme transcendantal, qui attribue au sujet l'initiative de la liaison. Dès lors, le jugement redevient une subsomption, par laquelle des éléments… Lire la suite
JUSNATURALISME

Écrit par :  Simone GOYARD-FABRE

Dans le chapitre "Les présupposés du jusnaturalisme"  : …  Il a besoin, comme le montre la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, et* comme l'explique Kant dans sa Doctrine du droit (Métaphysique des mœurs, Ire partie), de la caution du droit positif pour accéder à l'efficience juridique. Mais, par son potentiel de juridicité, la théorie jusnaturaliste… Lire la suite
LIBERTÉ

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Intention et fin"  : …  travail de relecture pourrait être appliqué aux parties descriptives de la philosophie pratique de *Kant ; on évoquera celle-ci à propos du « deuxième discours » sur l'action libre ; les notions de devoir et de loi déterminent sans doute ce que Kant appelle la volonté objective ; mais, chez un être comme l'homme, dont la volonté est affectée par le… Lire la suite
LOGIQUE

Écrit par :  Robert BLANCHÉJan SEBESTIK

…  guère à la prétention qu'elle affiche d'être traitée selon la méthode démonstrative d'Euclide. *Kant a popularisé une classification des jugements qui sert de base à sa table des catégories, ainsi que la distinction entre jugements analytiques et synthétiques, mais cela sous des formes peu satisfaisantes. Il a surtout, avec sa logique « … Lire la suite
LUMIÈRES

Écrit par :  Jean Marie GOULEMOT

Dans le chapitre " Qu'est-ce que les Lumières ?"  : …  *En décembre 1784, Emmanuel Kant répond à cette question, posée en janvier 1783 par le pasteur Zöllner dans la Berlinische Monatsschrift. Alors que tous les grands noms des Lumières françaises ont disparu, Kant fait comme si, oubliant les antagonismes et les fractures, il était devenu possible de proposer une vue d'ensemble, d'atteindre une… Lire la suite
MÉTAPHYSIQUE

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "Transformation de la métaphysique"  : …  devenir la science de Dieu, et se réduire, cette fois totalement et sans réserves, à la théologie. *En une telle perspective devait naître ce que Kant appellera plus tard l'argument ontologique, argument que l'on peut considérer comme essentiel à la métaphysique moderne, puisqu'on le retrouvera chez Descartes, chez Spinoza, chez Malebranche, chez… Lire la suite
MODALITÉS, logique

Écrit par :  Pascal ENGEL

Dans le chapitre "Le statut philosophique des concepts modaux"  : …  rendent compte de la genèse de l'idée de nécessité. La seconde forme de conceptualisme, celle de *Kant, admet au contraire que les propositions modales puissent être vraies ou fausses, et donc avoir une objectivité. Mais elles ne le sont que parce qu'elles expriment des concepts et des rapports de notre entendement relativement à notre faculté de… Lire la suite
MŒURS

Écrit par :  François BOURRICAUD

Dans le chapitre "La morale subjective et la moralité réalisée"  : …  sont même apparues tout à fait confondues chez les Chinois. Au contraire, la réflexion critique de *Kant les distingue radicalement. Kant réserve le qualificatif de « moral » aux seules actions possédant des attributs strictement formels. Ce n'est pas l'action ou son résultat qui intéresse le moraliste. Ce n'est pas même la conformité de cette… Lire la suite
MOI

Écrit par :  Catherine CLÉMENTHenry DUMÉRY

Dans le chapitre "Le moi et l'histoire de la philosophie"  : …  sur la chose. C'est par contresens qu'on médit de la theoria antique, de la contemplation. *Kant a professé que la liaison des représentations se fait grâce à l'unité du je, à l'identité du « je pense » : remarque contestable, parce que gauchie, l'unité du je n'étant pas réellement donnée à la conscience, n'étant qu'… Lire la suite
LE MONDE COMME VOLONTÉ ET COMME REPRÉSENTATION, livre de Arthur Schopenhauer

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "L’expression d’une « pensée unique »"  : …  cette « pensée unique » obligée de reconnaître la dualité du phénomène et de la chose en soi. *Ce vocabulaire kantien ne doit toutefois pas faire oublier les infléchissements auxquels l’auteur soumet la pensée de Kant (objet d’un très long appendice) : avec nos représentations nous n’avons affaire qu’à l’apparence des choses, « L’univers… Lire la suite
MORALE

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "Le principe d'universalité"  : …  selon la loi que chacun porte en lui en tant qu'il est, en tant qu'il se veut libre et raisonnable. *Le célèbre impératif catégorique de Kant ne fait que formuler cette loi : « Agis de telle façon que la maxime de ta volonté puisse servir à la fois en chaque cas comme principe d'une législation universelle. » En d'autres termes, toute maxime est… Lire la suite
MOYEN, philosophie

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Ce qui rend possible et réel l'accomplissement d'une fin. Un débat traditionnel et toujours actuel de la philosophie morale a pour objet la préséance des moyens ou des fins, leur éventuelle dénaturation réciproque. La structure téléologique de l'action humaine autorise la distinction des moyens et des fins ; il est dans la nature de la volonté… Lire la suite
MYTHE - L'interprétation philosophique

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "L'interprétation kantienne de la mythologie"  : …  *Ce n'est pas seulement dans La Religion dans les limites de la simple raison qu'il faut chercher la réponse de Kant à la question du statut de la représentation dans l'économie de la philosophie. C'est le projet entier d'une philosophie des limites qui donne son sens à cette réponse partielle. Dans une philosophie des limites, la… Lire la suite
NATURE PHILOSOPHIES DE LA

Écrit par :  Maurice ÉLIE

Dans le chapitre "Physique et philosophies de la nature"  : …  est-à-dire la perception qu'on en a). Dernière étape, dans ce rapide aperçu historique, l'œuvre de *Kant. Ce dernier soutient, dans les Premiers Principes métaphysiques de la science de la nature de 1786, qu'« une théorie rationnelle de la nature ne mérite [...] le nom de science de la nature que si les lois naturelles sur lesquelles elle… Lire la suite
NÉCESSITÉ

Écrit par :  Michaël FOESSEL

… déjà été prévus par l'entendement divin. Concevant la nécessité comme une catégorie de la modalité, *Kant (1724-1804) rejette cette tentative de conciliation métaphysique en affirmant nettement que la nécessité sous toutes ses formes ne caractérise que les jugements et ne se trouve pas comme telle dans les choses. Est nécessaire, selon lui, l'ordre… Lire la suite
NOSTALGIE

Écrit par :  Marie-Claude LAMBOTTE

Dans le chapitre "Un concept philosophique"  : …  éthique » que préparaient déjà de longue date des penseurs tels que Kant, Jacobi et Hegel. C'est* le philosophe de Königsberg qui le premier dépasse la seule question du retour pour interroger le lieu même de l'aspiration dans ce qu'il présente de psychologiquement illusoire et, par conséquent, décevant : « Les Suisses ainsi que les Westphaliens… Lire la suite
NOUMÈNE

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Terme créé par Kant et qui n'a guère d'usage et de sens qu'à l'intérieur de la philosophie kantienne. Le mot « noumène » est transcrit du grec, et sa signification littérale est empruntée à la philosophie platonicienne ; noumène (noumênon) est employé par Platon pour désigner les idées en tant qu'elles sont l'objet de l'intelligence pure… Lire la suite
OBJET

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Les objets, le langage et la pensée"  : …  en unités distinctes, que l'on nommera phénomènes : « ce qui apparaît ». La philosophie critique de *Kant, rejetant l'hypothèse « dogmatique » d'une détermination pure et simple de la pensée des objets par des réalités extrinsèques déjà toutes formées, attribue à la nature intrinsèque du sujet connaissant cette mise en forme des impressions… Lire la suite
ONTOLOGIE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Aristote et la métaphysique"  : …  est la thèse métaphysique par excellence de l'ontologie aristotélicienne et la source de ce que *Kant, avant Heidegger, a caractérisé comme étant une onto-théologie. Du point de vue strictement historique, le rapport de l'ontologie, ou science de l'être en tant qu'être, à la théologie, ou science de l'être premier, soulève une difficulté… Lire la suite
OPPOSITION CONCEPT D'

Écrit par :  Émile JALLEY

Dans le chapitre "La philosophie critique et romantique allemande"  : …  *Kant a introduit, à l'état de thème philosophique explicite, le concept d'opposition polaire, de couples de contraires contrastés. Cette innovation apparaît tout d'abord dans le cadre de sa réflexion critique sur les principes de la physique newtonienne (Histoire générale de la nature et théorie du ciel, 1755). Elle s'enrichit… Lire la suite
PARALOGISME

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Raisonnement erroné, fait en toute bonne foi et sans intention de tromper (ce qui le distingue du sophisme, qui est un paralogisme perpétré avec l'intention de tromper). Étymologiquement, commettre un paralogisme c'est « raisonner à côté ». Historiquement, sont demeurés célèbres les paralogismes de la raison pure énoncés par Kant dans la… Lire la suite
PASSION

Écrit par :  Baldine SAINT GIRONS

…  elle contribuerait accidentellement à son approche. Or, en dissociant la passion de l'affection, *Kant ouvre la voie à une nouvelle conception de la passion, comme mode de réalisation par excellence de la subjectivité. Rapportant, en effet, la passion non au sentiment de plaisir et de peine mais à la faculté de désirer, Kant y voit une folie qui… Lire la suite
PÉCHÉ ORIGINEL

Écrit par :  André-Marie DUBARLEAndré DUMAS

Dans le chapitre "Exploitations philosophiques"  : …  *Kant s'est intéressé à plusieurs reprises au récit de la chute dans la Genèse. Le texte lui fournit d'abord matière à une explication des débuts de la civilisation dans l'espèce humaine. Même si le premier homme a pâti, comme il était fatal, de ses expériences nouvelles, sortant des limites étroites mais sûres de l'instinct, s'il y a trouvé la… Lire la suite
PERSONNALISME

Écrit par :  Lucien JERPHAGNON

Dans le chapitre "La constitution d'une catégorie"  : …  Ponty), et le moi de Rousseau, innocent et coupable. Il faut compter pour beaucoup l'influence de *Kant, non seulement en raison de la dimension primordiale du sujet transcendantal, mais aussi du fait de la nature même de fin en soi qu'il reconnaît à la personne, qui jamais ne doit être prise comme moyen. L'ordre des personnes est un « règne des… Lire la suite
PHÉNOMÈNE

Écrit par :  Jean-Paul DUMONT

Dans le chapitre "La conception moderne du phénomène"  : …  phénomène ne débouche plus sur un relativisme professé à l'égard des objets de l'expérience. C'est à* Kant que revient le mérite d'avoir défini le statut moderne du phénomène. Le phénomène, dit-il, est ce qui apparaît (erscheint) dans le temps ou dans l'espace et est un objet d'expérience. Mais être objet d'expérience, possible ou accomplie… Lire la suite
PHILOSOPHIE

Écrit par :  Jacques BILLARDJean LEFRANCJean-Jacques WUNENBURGER

Dans le chapitre "Réduction phénoménologique"  : …  que la recherche phénoménologique est amenée à une nouvelle lecture de la tradition philosophique. *Par exemple (mais l'exemple est capital), les néo-kantiens avaient réduit la philosophie transcendantale de Kant à une réflexion seconde sur les sciences ; la phénoménologie permet de lui restituer une signification ontologique par l'analyse, au plus… Lire la suite
PHILOSOPHIE ANALYTIQUE

Écrit par :  Francis JACQUESDenis ZASLAWSKY

Dans le chapitre "La réponse aux questions kantiennes"  : …  de la connaissance, à la place de l'acte de percevoir, c'est un retour au paradigme kantien. *On peut saluer, chez Russell, Ayer, Wittgenstein, Strawson, une préoccupation apparentée à ce que Kant appelait exposé ou recherche « métaphysique » (quid facti). Seulement c'est une analyse logique qui découvre les conditions formelles de… Lire la suite
LA PHILOSOPHIE DES FORMES SYMBOLIQUES, livre de Ernst Cassirer

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

…  considérée comme l'œuvre maîtresse du philosophe allemand Ernst Cassirer (1874-1945). Formé par le *kantisme et héritier direct de l'Aufklärung, esprit encyclopédique, Cassirer a tenté la synthèse de l'idéalisme kantien (le criticisme) avec une pensée de l'histoire et même de l'engagement : contraint par le nazisme de s'exiler, dès 1933, à… Lire la suite
PHILOSOPHIQUES SYSTÈMES

Écrit par :  Jacques MOUTAUX

Dans le chapitre "De la philosophie à l'histoire de la philosophie"  : …  e siècle et au début du xixe, avec, notamment, Kant et Hegel. *Déterminant les pouvoirs de la raison et les limites de notre faculté de connaître en général, la critique kantienne se prononce sur la possibilité de la métaphysique comme science et donc aussi sur toutes les philosophies réelles. Qu'est-ce que la… Lire la suite
PLANÉTAIRES SYSTÈMES

Écrit par :  Dominique PROUST

Dans le chapitre "La nébuleuse primitive"  : …  à l'origine de la « force d'impulsion » qui anime les planètes. On doit au philosophe allemand* Emmanuel Kant (1724-1804) la présentation, en 1755, de la première théorie cosmogonique dite d'accrétion. Dans son Allgemeine Naturgeschichte und Theorie des Himmels (Histoire naturelle générale et théorie du ciel), Kant imagine un… Lire la suite
PRAGMATIQUE

Écrit par :  Francis JACQUES

Dans le chapitre "La leçon philosophique"  : …  cette approche permet de reprendre à nouveaux frais certains problèmes philosophiques. *Selon Apostel (1981), c'est le cas, en premier lieu, pour l'entreprise kantienne de déduction des catégories transcendantales. Si toute pensée que p doit pouvoir en principe être accompagnée d'un « je pense que p », on pourra inférer, à partir… Lire la suite
PRATIQUE ET PRAXIS

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "Le pragmatisme et le problème kantien du sens"  : …  dont l'idée suffit à nous orienter dans notre pratique. Un siècle avant les débuts du pragmatisme, *Kant avait posé précisément la question du rapport entre la théorie pratique et l'orientation de l'homme. Selon lui, deux familles de théories se distinguent sur le plan de la science : une première, assez proche de ce que le pragmatisme entend sous… Lire la suite
PRIÈRE ET CONTEMPLATION

Écrit par :  Albert-Marie BESNARD

Dans le chapitre "Contestation de la prière"  : …  rien aux dieux, puisqu'il n'en attendait rien ; du moins adressait-il ses hommages à leur beauté. *Kant méprise « la mentalité paresseuse et pusillanime, qui se défie entièrement d'elle-même et attend une aide étrangère », mais il accueille « l'esprit de prière », c'est-à-dire « l'intention accompagnant toutes nos actions de les accomplir comme si… Lire la suite
PROGRÈS

Écrit par :  Bernard VALADE

Dans le chapitre "Schémas de croissance : les modèles leibniziens"  : …  annonciatrice de sa propre philosophie. « J'ai lu et relu avec un plaisir infini le petit traité de *Kant », écrit-il à d'Eichtal, le 10 décembre 1824. La troisième proposition indique, en effet, « que les dernières générations seules auront le bonheur d'habiter l'édifice auquel a travaillé une longue lignée de devanciers », et la huitième… Lire la suite
PSYCHOLOGIE

Écrit par :  Pierre GRÉCO

Dans le chapitre "Les méthodes expérimentales"  : …  suggéré la possibilité d'une psychologie empirique (1732) à côté de la psychologie philosophique,* Kant réplique, un demi-siècle avant Comte, que nous ne pouvons, ni sur nous-mêmes ni sur autrui, expérimenter au sens propre et que l'« expérience intime » (l'auto-observation) modifie son objet ; plus de cent ans avant Husserl, Kant décrète de même… Lire la suite
RAISON

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "Kant et l'universalité de la raison"  : …  *On a dit avec juste raison que tous les motifs de l'histoire de la pensée philosophique se rejoignent dans la pensée de Kant, qui est déterminée par cette tension-unité du sensible et du suprasensible. En effet, non satisfait de l'empirisme sensualiste et sceptique, Kant en maintient toutes les affirmations, rejetant seulement ses négations. Il est… Lire la suite
RATIONALISME

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Le rationalisme kantien"  : …  *L'attitude rationaliste est ici essentiellement critique. Entre la méthode « dogmatique » et la méthode « sceptique », dit Kant, « la route critique est la seule qui soit encore ouverte » (Critique de la raison pure, III, 552, 1, p. 1401). La tâche de la philosophie peut alors être présentée sous la forme de trois questions fondamentales… Lire la suite
RÉALISME, philosophie

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Historique"  : …  monde extérieur), Descartes essaie d'extraire de la pensée quelque chose qui n'est pas la pensée. *Kant, devant l'échec de la tentative, fait rentrer dans l'esprit ce qu'il n'a pas été possible d'en faire sortir. Ainsi pour la causalité : puisque l'expérience ne la donne pas, la pensée l'imposera. L'épistémologie remplace la métaphysique : à la… Lire la suite
RÉALITÉ

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

…  senti qui distingue les idées du jugement d'avec les fictions de l'imagination » (ibid.). *Kant, sur ce point, ne s'éloigne pas de Hume. À sa suite, il remarque que, lorsque nous concevons une chose comme existante, nous n'ajoutons rien à son idée. Il n'y a rien de plus, remarque-t-il, dans l'idée de cent thalers réels que dans l'idée de… Lire la suite
RÉDUCTIONNISME & HOLISME

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Historique"  : …  sans inconvénient. En biologie, elle se maintient jusqu'au xixe siècle. *Kant mentionne et rejette la possibilité d'expliquer la nature animée par des lois mécaniques. « On peut soutenir hardiment qu'il est absurde d'espérer que quelque nouveau Newton viendra un jour expliquer la production d'un brin d'herbe par des lois… Lire la suite
RELATION

Écrit par :  Jean LADRIÈRE

Dans le chapitre "La doctrine des catégories : Aristote et Kant"  : …  catégories, qui ont l'une et l'autre une signification exemplaire : celle d'Aristote et celle de *Kant. Chez ces deux auteurs, les catégories sont rattachées à la doctrine du jugement ; elles représentent les divers modes selon lesquels peut fonctionner le jugement. Mais, alors que chez Aristote elles ont une portée à la fois logique et… Lire la suite
SCEPTICISME

Écrit par :  Jean-Paul DUMONT

Dans le chapitre "Rationalisme et scepticisme"  : …  reproductrice, c'est-à-dire s'attend à voir se reproduire ce qu'elle a déjà constaté (tel sera chez *Kant le sens de la synthèse de la reproduction dans l'imagination), qu'elle introduit dans sa vision de la nature une connexion et un ordre seulement probables et non nécessaires. Toute l'entreprise kantienne consiste, au niveau de la première Lire la suite
SCHELER MAX (1874-1928)

Écrit par :  Daniel CHRISTOFF

Dans le chapitre "Les valeurs et l'éthique"  : …  Scheler a développé sa théorie des valeurs en critiquant la morale formelle de *Kant (Le Formalisme en éthique et l'éthique matériale des valeurs). Cette morale rigoriste, en affirmant que la volonté se donne à elle-même sa loi, rend vaine l'autorité de Dieu, de la personne, du commandement d'amour ; hostile aux penchants, elle ignore la… Lire la suite
SCHOPENHAUER ARTHUR (1788-1860)

Écrit par :  Jean LEFRANC

Dans le chapitre "La métaphysique de la volonté"  : …  Schopenhauer se veut le véritable successeur de *Kant, capable de résoudre la crise ouverte par la philosophie critique sans en trahir les résultats. À ses yeux, l'acquis définitif du kantisme est la dualité irréductible du phénomène et de la chose en soi. Le postkantisme de Schopenhauer est donc radicalement distinct de celui d'un Fichte, d'un… Lire la suite
SCIENCES - Science et philosophie

Écrit par :  Alain BOUTOT

Dans le chapitre "Les fondements transcendantaux de la connaissance scientifique : le néo-kantisme"  : …  chacun à leur manière, le criticisme kantien en ce qu'on pourrait appeler un « idéalisme logique ». *La dualité, fondamentale chez Kant, de la sensibilité et de l'entendement disparaît au profit de l'entendement. Cela veut dire qu'il n'y a pas de facteur étranger à la pensée, pas de donné externe, mais que tout être est un être posé par la pensée,… Lire la suite
SIGNE ET SENS

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "La pensée contemporaine"  : …  ignore le langage ; sans aucunement revenir à l'intuition intellectuelle, à la vision des idées, *Kant constitue le sens de nos propositions empiriques sur la base des opérations de jugement, qui sont elles-mêmes directement réglées par des structures de pensée : espace-temps, catégories de quantité, de qualité, de relation (cause), de modalité (… Lire la suite
SIMMEL GEORG (1858-1918)

Écrit par :  Raymond BOUDON

Dans le chapitre "Les fondements de la sociologie « formelle »"  : …  de son origine kantienne. De même que la connaissance des phénomènes naturels n'est possible, selon *Kant, que parce que l'esprit y projette des formes (par exemple l'espace et le temps), de même la connaissance des phénomènes sociaux n'est possible, selon Simmel, qu'à partir du moment où le sociologue organise le réel à l'aide de systèmes de… Lire la suite
SPENCER HERBERT (1820-1903)

Écrit par :  Bernard VALADE

Dans le chapitre "Passage de la physique mécaniste à la métaphysique de l'inconnaissable"  : …  en revanche, unit sa théorie de la connaissance impliquée par sa conception de la force à celle de *Kant dont il critiqua vivement l'analyse des catégories de l'espace et du temps qui la fonde. Il entendait, comme il l'indique dans l'Autobiographie, faire adopter le point de vue évolutionniste « sans affirmer aucune croyance métaphysique… Lire la suite
SUBLIME, philosophie

Écrit par :  Philippe LACOUE-LABARTHE

Dans le chapitre "Longin : la question de l'essence de l'art"  : …  génie, de l'ingenium, tel qu'il dominera, jusqu'à Kant et Nietzsche, la thématique du sublime. Ainsi, c'est en parfaite conformité avec les intentions de Longin que* Kant donnera, dans la fameuse « analytique du sublime » de la Critique de la faculté de juger, la définition canonique du génie, c'est-à-dire de l'artiste (du) sublime… Lire la suite
SUJET

Écrit par :  Baldine SAINT GIRONS

Dans le chapitre "Le sujet psychanalytique"  : …  le champ de l'irrationnel d'où l'humanité se constitue comme son propre principe à elle-même. Mais *Kant, après avoir défini le sujet comme « foyer vivant d'aperception transcendantale », fit sans doute le pas le plus décisif en ce qui concerne la critique du cogito cartésien. Si le « je pense » doit pouvoir accompagner toutes mes représentations,… Lire la suite
SUPERSTITION

Écrit par :  Sylvain MATTON

Dans le chapitre "De la Renaissance aux Lumières"  : …  empire de l'erreur » (Phénoménologie de l'Esprit, II, vi, 13, trad. Hyppolite). *L'analyse kantienne de la superstition mérite une mention spéciale. En faisant de la religion la connaissance de nos devoirs (qui se ramènent aux trois impératifs catégoriques dictés par la raison législatrice) comme commandements divins,… Lire la suite
SUPRANATIONALITÉ

Écrit par :  Jacques TÉNIER

Dans le chapitre "La pensée de la supranationalité : universalisme et cosmopolitisme"  : …   d'un point de vue cosmopolitique (1784) et dans Vers la paix perpétuelle (1795),* Emmanuel Kant prend acte de l'agressivité consubstantielle aux hommes mais voit dans le coût croissant de la guerre un argument décisif en faveur « d'une situation cosmopolitique de la sécurité publique ». L'état de paix doit être institué et de… Lire la suite
SYNTHÈSE, philosophie

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Pour présenter la synthèse, on s'inspirera plus particulièrement de deux philosophes qui ont fait d'elle un moment essentiel de la pensée : Kant et Hegel. Kant introduit la distinction entre les jugements analytiques, qui élucident et expliquent un concept sans communiquer d'information nouvelle (par exemple : « Tous les corps sont divisibles »),… Lire la suite
TEMPS

Écrit par :  Hervé BARREAUOlivier COSTA DE BEAUREGARD

…  moderne ; ce temps permettait, en effet, d'inclure tout ordre temporel relevé empiriquement. *C'est la seconde conception, au contraire, qui inspire la théorie, à la fois subjective et métaphysique, de Kant : de la forme du sens interne Kant a voulu faire la condition transcendantale de la mécanique newtonienne, et la plupart des physiciens… Lire la suite
THÉOLOGIE

Écrit par :  Henry DUMÉRYClaude GEFFRÉJacques POULAIN

Dans le chapitre "Théologie chrétienne et onto-théologie"  : …  proprement du Dieu de Jésus-Christ et le théologique de nature et de niveau purement ontologique. *Il convient de mentionner ici, d'autre part, la critique kantienne de la connaissance objective de Dieu, qui continue d'exercer une influence considérable sur la théologie moderne, surtout à l'intérieur du protestantisme ; les deux grands théologiens… Lire la suite
TOTALITÉ

Écrit par :  Emmanuel LÉVINAS

Dans le chapitre "Totalité sans réalité"  : …  constituant un espace, ou des membres constituant un organisme, ou des mots constituant une langue. *Kant bâtit l'idée de totalité en partant du rapport du conditionnement, qui est inscrit dans les catégories de la relation exposées dans la « Logique transcendantale », et dans lequel se tient tout donné intuitif en tant que donné, en tant… Lire la suite
TRANSCENDANTALISME

Écrit par :  Paul GILBERT

…  ou subjectif. La théorie des transcendantaux a été développée au Moyen Âge, puis abandonnée. *Emmanuel Kant (1724-1804) a repris le mot pour désigner ce qui appartient à la faculté de connaître comme telle, ses conditions de possibilité a priori, indépendamment des circonstances empiriques de son effectivité, repliant ainsi les critères de l'… Lire la suite
UTILITÉ PRINCIPE D'

Écrit par :  Francisco VERGARA

Dans le chapitre "Le droit naturel, principale doctrine rivale"  : …  possible remplie de joie, a été récusé comme bien suprême par les philosophes qui pensaient, comme* Kant, que « notre existence a un but autre, et bien plus noble, que le bonheur » (Fondements de la métaphysique des mœurs, 1785). D'autres notions telles que la « volonté de Dieu », la conformité avec la Nature, avec la Raison, etc… Lire la suite
VALEURS, philosophie

Écrit par :  Pierre LIVET

Dans le chapitre " Valeurs et motivation"  : …  n'a pas de connexion nécessaire avec les motivations qu'elle induit en nous en première personne. *C'est pourtant la position du plus éminent philosophe de la morale, Kant, pour qui l'obligation morale doit être indépendante des motivations psychologiques ; sinon, elle appartient à l'ordre de la nature, non à celui de la liberté, et n'est donc pas… Lire la suite
VÉRITÉ

Écrit par :  Robert BLANCHÉAntonia SOULEZ

Dans le chapitre " Philosophie"  : …  étant tel qu'il se donne antérieurement à son objectivation, mode libre « oublié » par la science, *Heidegger instruit une stratégie qui vise explicitement à restaurer dans ses droits une « métaphysique de la métaphysique » au sens « critique » que Kant a donné à sa fondation, qui ne se réduise pas à une simple « théorie de la connaissance physico-… Lire la suite
VERTU

Écrit par :  Baldine SAINT GIRONS

Dans le chapitre "La vertu créatrice"  : …   » Au cercle augustinien du don et de la demande correspond celui de la grâce et du mérite. Mais *– Kant nous l'a enseigné –  l'un comme l'autre ne font que représenter le cercle d'une liberté connue dans son seul effet, alors qu'elle n'est effectivement réelle que dans son principe ou intention. Sans l'acte moral, la liberté ne saurait être… Lire la suite
VIE

Écrit par :  Georges CANGUILHEM

Dans le chapitre "La genèse du concept"  : …  III, x, 22). C'est encore sous le rapport des signes perceptibles de la vie que *Kant a commencé à disserter des rapports de la matière morte (inerte) et des principes spontanés d'animation de cette même matière. « Mais des membres de la nature quels sont ceux jusqu'auxquels la vie s'étend et quels sont les degrés de la vie qui… Lire la suite
VOLONTÉ

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Le contexte « critique » : Kant"  : …  *Avec Kant disparaissent les conditions de la certitude réflexive qui permettaient de parler d'une expérience intérieure de la volonté et de la liberté. La philosophie critique, en effet, conclut de l'analyse des conditions de possibilité de la connaissance que seule est objective la connaissance soumise aux conditions de l'espace et du temps et… Lire la suite
ZÉNON D'ÉLÉE (~Ve s.)

Écrit par :  Hervé BARREAU

Dans le chapitre "Les commentateurs"  : …  la forme d'un dilemme. L'idée que le dilemme caractérise la méthode dialectique apparaît chez *Kant, qui avait trouvé dans le Parménide de Platon le type d'argumentation consistant à tirer les mêmes conclusions d'hypothèses opposées et qui avait transposé ce mode d'argumentation dans sa dialectique transcendantale afin d'y vérifier l'… Lire la suite

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