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KANT (E.)

La meilleure image que l'on puisse proposer de la nouveauté que Kant introduit dans l'histoire de la pensée et qui le promeut au rang du petit nombre des très grands philosophes de tous les temps, c'est peut-être celle à laquelle il songea lui-même pour qualifier le changement de méthode dont il faisait l'essai en philosophie : celle de la révolution opérée par Copernic en astronomie lorsqu'il supposa que le centre immobile privilégié pour l'observateur pourrait ne plus être la Terre mais le Soleil. Car dans les deux cas on peut bien dire que la modeste hypothèse d'un changement de point de vue destiné à tirer la connaissance d'embarras et à procurer une conception plus satisfaisante des choses dans le domaine limité d'une activité particulière de la pensée s'est trouvée dépassée de très loin par le nombre et l'importance des conséquences qu'elle mit au jour, puisque c'est toute la façon de penser des hommes qui s'en trouva finalement elle-même changée.

Qu'une transformation aussi profonde ait été apportée par un penseur qui se sentait lui-même appartenir pleinement à son temps, à ce siècle des Lumières auxquelles il ne cessa de vouloir contribuer, peut s'expliquer par le fait qu'il le comprit radicalement comme « siècle de la Critique à laquelle il faut que tout se soumette ». Car, en se proposant de faire de cette critique une science, afin précisément de conférer un statut scientifique à cette connaissance des fins de la raison humaine dont le passé de la philosophie lui léguait le projet sous le nom de métaphysique, il fut amené à procurer à la pensée un point d'appui tout à fait nouveau pour sa réflexion. Si la raison peut être à la fois le sujet et l'objet de la critique, c'est qu'elle est ce pouvoir spécifique et parfaitement original que possède la pensée d'opposer à ce qui est ce qui doit être, d'imprimer à la pure et simple existence, qu'elle ne crée pas et que seule l'expérience peut lui révéler, le sceau d'une nécessité et d'une universalité qui exprime [...]

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Pour citer cet article

GUILLERMIT, « KANT (E.)  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/emmanuel-kant/

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« KANT EMMANUEL (1724-1804) » est également traité dans :

KANT (E.), en bref

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Véritable « révolution dans l'art de penser », la critique kantienne se veut en rupture avec tout ce qui l'a précédée. Si Kant loue Hume de l'avoir « réveillé de son sommeil dogmatique » c'est pour reposer à nouveaux frais les questions fondamentales de la philosophie : « Que puis-je savoir ? Que dois-je faire ? Que m'est-il permis d'espérer ?… Lire la suite
KANT (E.) - (repères chronologiques)

Écrit par :  Francis WYBRANDS

22 avril 1724 Naissance de Kant à Königsberg (Prusse orientale). 1755 Son mémoire d'habilitation, Nouvelles Explications des premiers principes métaphysiques, lui permet de devenir privat-dozent à l'université de Königsberg. 1762 Lecture de Rousseau. … Lire la suite
CRITIQUE DE LA FACULTÉ DE JUGER, livre de Emmanuel Kant

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

La Critique de la faculté de juger (Kritik der Urteilskraft, 1790) est la troisième et dernière des Critiques d' Emmanuel Kant (1724-1804). Elle vient après la Critique de la raison pure (1781) et la Critique de la raison pratique (1786). Il ne… Lire la suite
CRITIQUE DE LA RAISON PURE, livre de Emmanuel Kant

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Dans la Préface à la première édition de la Critique de la raison pure (1781), Emmanuel Kant (1724-1804) établit un parallèle célèbre entre les progrès des sciences exactes et la confusion qui règne dans la « métaphysique », pourtant la plus ancienne et longtemps la plus prestigieuse des sciences. Alors que les premières ont su… Lire la suite
FONDEMENTS DE LA MÉTAPHYSIQUE DES MŒURS, livre de Emmanuel Kant

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

En 1781, la Critique de la raison pure d' Emmanuel Kant (1724-1804) marquait nettement la différence de statut entre les sciences exactes et les sciences humaines . Elle soulignait aussi que toute science se décompose en connaissance a priori (ce que Kant appelle, en un sens technique, « métaphysique ») et connaissance… Lire la suite
ABSTRAIT ART

Écrit par :  Denys RIOUT

Dans le chapitre "Les formes et le sens"  : …  Lorsque Kant oppose la « beauté adhérente », déterminée par la perfection de ce que doit être l'objet dans lequel elle se manifeste, à la « beauté libre », sans concept, il prend pour exemple de cette dernière non seulement les fleurs, le colibri, l'oiseau de paradis, les crustacés marins, les rinceaux ou les papiers peints… Lire la suite
AFFECTIVITÉ

Écrit par :  Marc RICHIR

Dans le chapitre "La disjonction de l'affect et de la passion : Kant"  : …  La profonde nouveauté de Kant dans l'histoire de la philosophie, le « renversement » ou la « révolution copernicienne », consiste en sa conception architectonique de la pensée, c'est-à-dire en ce que les termes (concepts) et les choses (Sachen) de la pensée dépendent, dans leur pouvoir de signifier, de l'orientation préliminaire… Lire la suite
ALTÉRITÉ, philosophie

Écrit par :  Sylvie COURTINE-DENAMY

Dans le chapitre "Vers une reconnaissance de l'expérience d'autrui : Kant, Scheler"  : …  Cette limite à la sympathie, Kant l'avait découverte pour sa part dans la notion de respect, notion au sein de laquelle émerge l'expérience d'autrui. Le sujet accède à sa qualité de sujet transcendantal dès lors qu'il manifeste sa volonté de surmonter ses désirs et ses… Lire la suite
ANALYTIQUE PROPOSITION

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

Le mot « analytique » a au moins trois sens… Lire la suite
ANIMALITÉ

Écrit par :  Florence BURGAT

Dans le chapitre "L'animalité de l'homme"  : …  Plusieurs pages de Kant ont trait à la nature « animale » de la sexualité, et au moyen de la rendre acceptable. Cette « cohabitation charnelle ou bestiale », selon les termes de l'auteur, ne peut avoir lieu que dans le cadre du mariage et servir la conservation de l'espèce. Il n'en demeure… Lire la suite
ANTINOMIE

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

N'est pas antinomie n'importe quelle contradiction, mais seulement celle qui joue entre des lois — soit des lois juridiques ou théologiques, soit des lois de la raison (Kant), soit des thèses déduites de lois logiques (théorie des ensembles) —, ni n'importe quel paradoxe, mais seulement ce qui heurte… Lire la suite
ARCHITECTURE (Thèmes généraux) - Architecture et philosophie

Écrit par :  Daniel CHARLES

Dans le chapitre "L'architecture des philosophies, de Platon à Hegel"  : …  Ainsi, chez Kant, la raison, comme l'énonce Heidegger, « pose un focus imaginarius, c'est-à-dire un foyer vers lequel convergent tous les traits du questionnement des choses [...], et à partir duquel, en retour, toute connaissance reçoit son unité ». S'inspirant probablement des Éléments Lire la suite
ART (Aspects esthétiques) - Le beau

Écrit par :  Yves MICHAUD

Dans le chapitre "La beauté des arts"  : …  de la Critique de la faculté de juger (1790), souvent prise pour le premier et le dernier mot sur la beauté. Kant (1724-1804) prend acte de la « sentimentalisation » de la beauté, qui s'est lentement produite au cours du xviiie siècle : est beau ce qui « plaît sans concept ». Mais il ne porte… Lire la suite
ART (Aspects culturels) - La consommation culturelle

Écrit par :  Pierre BOURDIEU

Dans le chapitre "L'unité du goût : la disposition esthétique dans le système des dispositions"  : …  appréhender ce qui fait la spécificité du jugement esthétique, Kant s'ingéniait à distinguer ce qui plaît de ce qui fait plaisir et, plus généralement, à discerner le désintéressement, seul garant de la qualité proprement esthétique de la contemplation, de l'intérêt de la raison qui définit le Bon, les sujets des classes populaires, qui… Lire la suite
AUTONOMIE

Écrit par :  François BOURRICAUD

Dans le chapitre "Du blasphème pascalien au « respect » kantien"  : …  au lieu de considérer seulement la loi, s'attache au processus dont la loi est issue. Il est vrai que la conception kantienne du Devoir insiste sur la soumission du sujet empirique (tel individu particulier) vis-à-vis d'une loi qui lui est extérieure et transcendante. L'attitude de « respect » exprime la transcendance de la… Lire la suite
BEAU ET LAID (philosophie)

Écrit par :  Olivier TINLAND

Emmanuel Kant, dans sa Critique de la faculté de juger (1790), va approfondir cette idée d'une spécificité du régime sensible du beau, tout en s'éloignant du relativisme empiriste. La beauté ne constitue pour Kant ni une qualité intrinsèque de l'objet ni le simple effet singulier d'une affection empirique… Lire la suite
BERGSON HENRI (1859-1941)

Écrit par :  Camille PERNOT

Dans le chapitre "L'idée vraie de la philosophie"  : …  absolue ; positive, c'est-à-dire fondée sur des faits et, par suite, progressive. Sur ce point, le bergsonisme s'oppose directement au kantisme : la connaissance philosophique est limitée mais non relative, c'est une connaissance des choses en soi. Pour autant, il n'en revient pas à l'abstraction des métaphysiques antérieures dont Kant avait… Lire la suite
BIEN, philosophie

Écrit par :  Monique CANTO-SPERBER

Dans le chapitre "Les biens objectifs et la bonne volonté kantienne"  : …  juste de vouloir et qui rendent réellement heureux. Ils ne sont pas voulus par tous, mais sont dignes d'être voulus. Ces biens sont des valeurs intrinsèques. La bonne volonté, au sens où la définit Kant dans les Fondements de la métaphysique des mœurs (1785) et dans la Critique de la raison pure (1781), est par excellence un bien de ce type… Lire la suite
BONHEUR

Écrit par :  André COMTE-SPONVILLE

Dans le chapitre "Félicité, béatitude et amour"  : …  On ne peut donc accepter ce qu'écrit Kant, à savoir que, « pour l'idée du bonheur, un tout absolu, un maximum de bien-être dans mon état présent et dans toute ma condition future, est nécessaire » (Fondements de la métaphysique des mœurs, II). À ce compte-là, on ne serait jamais heureux, et il ne s'agirait tout au plus que d'… Lire la suite
CATÉGORIES

Écrit par :  Fernando GIL

Dans le chapitre "Plans de la pensée catégoriale"  : …  l'ontologie ou les eonta et la science de ces êtres. À sa manière, Kant a signalé la nature particulière de la pensée catégoriale. D'une part, les catégories, « concepts primitifs » (Critique de la raison pure, A 81, B 107), fournissent les « conditions de possibilité de toute connaissance » (A 89, B 122) et se révèlent donc… Lire la suite
CAUSALITÉ

Écrit par :  Raymond BOUDONMarie GAUTIERBertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "Vers la causalité scientifique"  : …  donner droit de cité. Pour expliquer le passage du chaos à l'ordre, nul besoin, pensent Kant et Laplace, de faire appel à Dieu. Kant, pénétré de l'œuvre de Newton, écrit, en 1755, à propos de l'Univers : « Je vois, à l'intérieur de sa complète dissolution et dispersion, un tout d'ordre et de beauté se développer tout naturellement » (… Lire la suite
CIVISME

Écrit par :  Bernard GUILLEMAIN

Dans le chapitre "Le fondement du civisme"  : …  c'est-à-dire, encore que les termes jurent entre eux, en une faute purement théorique. Kant a pourtant voulu fonder un devoir de servir la société politique. On sait que, contre Wolff, Kant refuse d'enfermer le droit dans la morale, puisque le droit produit une législation extérieure, n'examine pas le rapport de l'arbitre au souhait, enfin ne… Lire la suite
CONCEPT

Écrit par :  Jean LADRIÈRE

Dans le chapitre "Genèse et évolution des concepts"  : …  une base scientifique). Mais en est-il ainsi de tous nos concepts ? Kant a soutenu, à partir d'une analyse de la connaissance scientifique (mathématiques et physique newtonienne), qu'il y a des concepts a priori, c'est-à-dire indépendants de toute expérience. Ces concepts ne nous fournissent pas un contenu de connaissance ;… Lire la suite
CONNAISSANCE

Écrit par :  Michaël FOESSELYves GINGRASJean LADRIÈRE

Dans le chapitre "Réalisme et idéalisme"  : …  La forme la plus célèbre de ce genre d'idéalisme est l'« idéalisme transcendantal » de Kant, qui conçoit le processus de formation de l'objet de connaissance comme rencontre d'un élément formel et d'un élément matériel. L'élément formel est fourni par la subjectivité : il est constitué par une structure de « formes a priori » qui se distribuent aux… Lire la suite
CONTINU & DISCRET

Écrit par :  Jean-Michel SALANSKIS

Dans le chapitre "Jeu scientifique sur le continu et le discret"  : …  dans lequel la mécanique représente l'univers, tout en respectant le rôle assigné par Kant au continu, accentue le divorce entre ce dernier et la philosophie du Même, de la totalisation concordante : l'irréductibilité du local est affirmée dans le milieu ambiant du continu (mais Kant déjà considérait le divers, en tant que… Lire la suite
CROYANCE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Croyance et foi"  : …  C'est lorsque la philosophie pense la religion – et la pense à partir d'elle-même – que se pose la question du caractère « raisonnable » de cette dernière. Le titre kantien, La Religion dans les limites de la simple raison, résume toute une époque qui s'ouvre avec les philosophes anglais du xviiie siècle et se clôt avec l'idéalismeLire la suite
CULTURE - Le choc des cultures

Écrit par :  Jean-François MATTÉI

Dans le chapitre "Les cultures sociales"  : …  la condition humaine, demeure inexprimable. Dès lors, la culture représente, en dehors de sa vocation sociale, l'aspiration de l'homme à la transcendance. Kant voyait le véritable progrès de l'humanité dans sa volonté de se cultiver, de se civiliser et de se moraliser. Si l'humanité présente bien, explique L'Anthropologie du point de vue Lire la suite
DÉTERMINISME

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "Liberté humaine et nécessité naturelle"  : …  Un passage de Kant, dans la Religion dans les limites de la raison (1793), montre que déterminisme a toujours alors le sens de « prédétermination », sinon de prédestination : il s'agit de savoir si la volonté est libre, c'est-à-dire si l'acte, au moment de l'action, est au pouvoir du sujet, ou s'il a ses… Lire la suite
DEVOIR

Écrit par :  Michaël FOESSEL

Si le moment kantien est aussi décisif pour la pensée du devoir, c'est parce que l'importance morale de ce concept est liée à l'affirmation d'un abîme entre le fait et la norme, la nature et la raison. Le devoir (Pflicht) dont a conscience le sujet moral est à la source d'une pensée du « devoir être » (SollenLire la suite
DIALECTIQUE

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "Résurrection kantienne de la dialectique"  : …  À défaut d'une théorie de la dialectique, on en retrouvera après Descartes une certaine pratique : par exemple dans la méthode de division des difficultés par dichotomie chez Leibniz, ou dans les classifications de Wolf. Mais il faudra attendre Kant et la Critique de la raison pure pour que la catégorie de dialectique soit à nouveau pensée… Lire la suite
DIEU - Problématique philosophique

Écrit par :  Jacques COLETTE

Dans le chapitre "Le souverain bien"  : …  pour la première fois de manière principielle, la totalité de l'étant. Cette inspiration capitale traverse les siècles, mais c'est avec Kant que ce discernement éthique en vient à constituer le cœur même de la raison, non comme noyau pensable – le cogitabile – comme principe d'universelle intelligibilité, mais comme dabile. L'ens summumLire la suite
DIEU PREUVES DE L'EXISTENCE DE

Écrit par :  Lucien JERPHAGNON

Au long de l'histoire de la philosophie, les preuves de l'existence de Dieu varient selon le type d'argument choisi pour les fonder. Le philosophe peut partir de l'expérience qu'il fait de la contingence du monde, et en inférer, se plaçant à différents… Lire la suite
DUALISME

Écrit par :  Simone PÉTREMENT

Dans le chapitre "Philosophie occidentale"  : …  Kant, dans la Critique de la raison pure (« Dialectique transcendantale », livre II : « Paralogisme de l'idéalité du rapport extérieur »), critique le dualisme dans la mesure où il signifie que la substance étendue et la substance pensante sont des choses en soi, mais il l'admet dans la mesure où il signifie que le sujet et l'… Lire la suite
EINSTEIN ALBERT (1879-1955)

Écrit par :  Michel PATY

Dans le chapitre "Philosophie de la connaissance"  : …  Ils ne peuvent plus être vus comme des formes a priori de la sensibilité dans le sens de Kant, à cause de cette construction et parce qu'ils correspondent à un contenu objectif. Mais ils peuvent difficilement être considérés, à l'inverse, comme purement empiriques, si ils sont constitués dans un système théorique où l'expérience n'est que l'une des… Lire la suite
EMPIRISME

Écrit par :  Edmond ORTIGUES

Dans le chapitre "La croyance chez Kant et chez Hume"  : …  Or ce concept de croyance, qui permet d'anticiper pas à pas les possibilités de l'expérience, est justement ce qui va disparaître chez Kant au profit d'une anticipation globale des possibilités de l'expérience en général. Dans l'introduction à la Critique de la raison pure (2e éd.), Kant écrit : « Si toute… Lire la suite
ÉPISTÉMOLOGIE

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "L'épistémologie « post-kantienne »"  : …  Notons tout d'abord que l'adjectif de post-kantien n'est pas pris ici au sens habituellement utilisé pour désigner les philosophies de Fichte, de Schelling et de Hegel. En tant que source d'un développement de l'épistémologie, la philosophie transcendantale de Kant apparaît comme un rationalisme de la perceptionLire la suite
ESTHÉTIQUE - Esthétique et philosophie

Écrit par :  Mikel DUFRENNE

Dans le chapitre "L'objet de l'esthétique"  : …  que le beau est une idée sinon creuse, du moins inaccessible, et que nous n'avons jamais affaire qu'à des choses belles ; Kant ne nous autorise même pas à dire : les tulipes sont belles, mais seulement : cette tulipe est belle. Beau, c'est un prédicat qui qualifie les objets offerts à la perception. Ces objets n'exercent l'entendement qu'… Lire la suite
ESTHÉTIQUE - Histoire

Écrit par :  Daniel CHARLES

Dans le chapitre "L'esthétique de Kant"  : …  Il est possible, à partir de Baumgarten, de saisir le sens de l'entreprise kantienne. Celle-ci, dans la Critique du jugement (1790), commence par démentir, à la façon de Dubos, qu'il soit possible de fixer « une règle d'après laquelle quelqu'un pourrait être obligé de reconnaître la beauté d'une chose ». Le jugement esthétique… Lire la suite
ESTHÉTIQUE & ANALYTIQUE TRANSCENDANTALES

Écrit par :  Françoise BURGELIN

Les deux expressions d'esthétique et d'analytique transcendantales désignent l'étude de l'entendement et celle de la sensibilité, saisis dans leur structure a priori, sources de toute notre connaissance des phénomènes. « Transcendantal », vieux terme scolastique, perd chez Kant… Lire la suite
ÉTHIQUE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Le moment terminal de la loi"  : …  le facteur absolument anonyme d'une exigence d'universalisation. Nous rejoignons ici Kant : vouloir que la maxime de mon action soit une loi universelle. L'idée importante alors est que la morale peut accéder à un niveau aussi rationnel que la science et partager avec elle l'idée commune de législation. Il n'y a pas deux raisons. La raison est… Lire la suite
ÊTRE, philosophie

Écrit par :  Giulio GIORELLO

Dans le chapitre "L'existence n'est pas un prédicat"  : …  fait que l'on considère l'existence comme un prédicat. Or « Leibniz aurait admis, ce que Kant soutint, que cent thalers que j'imagine simplement sont exactement pareils à cent thalers qui existent réellement, car c'est chose impliquée dans la nature synthétique des affirmations d'existence. Si ce n'était pas le cas, la notion de ces thalers réels… Lire la suite
EUDÉMONISME

Écrit par :  Lucien JERPHAGNON

Du grec eudaimonia (bonheur). Se dit des systèmes où l'activité morale consiste dans la recherche du bonheur, tenu pour souverain bien. Les eudémonismes diffèrent selon la définition qu'ils donnent du bonheur : harmonie de diverses vertus et dispositions (Platon) ; activité… Lire la suite
EXISTENCE PHILOSOPHIES DE L'

Écrit par :  Jean WAHL

Dans le chapitre "Le « Dieu perdu »"  : …  Nous voici donc revenus à l'idée de l'être. C'est qu'il y a une multiplicité des formes de l'être, de son équivocité. Chez Kant, on trouve la séparation entre la chose en soi et les phénomènes qui sont en relation les uns avec les autres et avec l'esprit humain. Le phénomène se… Lire la suite
EXPÉRIENCE

Écrit par :  Pascal ENGEL

Dans le chapitre "Le défi empiriste"  : …  Il ne sert à rien d'objecter, comme Kant, contre l'empirisme humien, que la « dérivation empirique » des connaissances et des concepts répond seulement à la question quid facti ?, au fait de la connaissance, et non pas à la question quid juris ?, celle du droit de la connaissance, et qu'elle manque ainsi le… Lire la suite
FICHTE JOHANN GOTTLIEB (1762-1814)

Écrit par :  E.U.Alexis PHILONENKO

Dans le chapitre "L'intuition intellectuelle"  : …  est le savoir du moi dans son activité, la conscience de soi dans le devoir : « Selon Kant, ne sommes-nous pas conscients de l'impératif catégorique ? [...] Or cette conscience est indubitablement une conscience immédiate, mais elle n'est pas sensible. Elle est exactement ce que je nomme intuition intellectuelle. » L'idée d'intuition… Lire la suite
FINALITÉ

Écrit par :  Raymond RUYER

Dans le chapitre "La finalité « artificialiste »"  : …  animaux. Elle prend un caractère puéril quand elle est isolée de la conception quasi scientifique d'Aristote, et devient une sorte de jeu de devinette, « propédeutique ou initiation à la théologie édifiante » (Kant) – à quoi Kant ne dédaigne pas d'exercer lui-même son jugement réfléchissant, en considérant, par exemple, que « les insectes qui… Lire la suite
FORME

Écrit par :  Jean PETITOT

Dans le chapitre "Logique transcendantale et mécanique rationnelle"  : …  Dans sa « dynamique », Kant rompt avec toute métaphysique monadologique. Pour lui, l'intériorité substantielle de la matière est d'ordre nouménal. Elle subsiste à titre de fondement, mais ne peut pas faire partie de l'objectivité (qui chez Kant est, on le sait, d'ordre strictement phénoménal). Seule son extériorisation doit être soumise à la… Lire la suite
GÉNIE

Écrit par :  Baldine SAINT GIRONS

À l'éloge réitéré depuis l'Antiquité jusqu'à la fin du xviie siècle du génie comme « divine ardeur », « fureur démoniaque », « sublime folie », « inspiration surhumaine », fait place au début du xviiie une description positive du geniusLire la suite
GÉOGRAPHIE

Écrit par :  Dominique CROZATJean DRESCHPierre GEORGEPhilippe PINCHEMELCéline ROZENBLATJean-Paul VOLLE

Dans le chapitre "La Renaissance : XVIe-XVIIIe siècle"  : …  Kant (1724-1804) a participé directement à l'évolution de la géographie. Professeur de géographie physique à Königsberg, il a proposé une définition de la géographie ou, plus exactement, des sciences géographiques ; à côté des sciences systématiques et des sciences historiques, elles étudient les faits dans leurs relations spatiales, leurs… Lire la suite
GRANGER GILLES GASTON (1920-2016)

Écrit par :  Elisabeth SCHWARTZ

Dans le chapitre "L’épistémologie comparative"  : …  bien une « philosophie de professeur » dont il n’aurait pas renié la définition laborieuse. Il aimait évoquer le mot de Kant à propos du « ton grand seigneur adopté naguère en philosophie », qu’il devait placer en exergue du livre publié peu après son arrivée au Collège de France (Pour la connaissance philosophique, 1988), dans lequel sa méthodeLire la suite
HAMANN JOHANN GEORG (1730-1788)

Écrit par :  Antoine FAIVRE

Les écrits de Hamann, le « mage du Nord », restent difficilement accessibles à ceux que rebutent les aphorismes, les apophtegmes déclamatoires, le langage « hiéroglyphique ». C'est au cours d'un voyage en Angleterre que Hamann passa par une expérience de type piétiste, qu'il relata peu après dans Gedanken überLire la suite
HERBART JOHANN FRIEDRICH (1776-1841)

Écrit par :  Louise LAMBRICHS

Les débuts de la psychologie scientifique, généralement attribués à Wundt (1879), remontent en fait aux années 1824-1825. Ces dates sont celles de la publication de l'œuvre principale de Herbart, intitulée Psychologie als Wissenschaft neugegründet auf Erfahrung, Metaphysik und Mathematik (Lire la suite
HILBERT DAVID (1862-1943)

Écrit par :  Rüdiger INHETVEENJean-Michel KANTORChristian THIEL

Dans le chapitre "Philosophie des mathématiques"  : …  contradiction des axiomes au lieu d'un concept de vérité de l'arithmétique. Alors que E. Kant n'avait vu dans la non-contradiction qu'un « critère négatif » de la vérité (c'est-à-dire une condition, certes nécessaire, mais non suffisante), Hilbert professait explicitement que la non-contradiction est le « critère de vérité et d'existence » : si un… Lire la suite
HOMME - La réalité humaine

Écrit par :  Alphonse DE WAELHENS

Dans le chapitre "Kant et Rousseau"  : …  De ce point de vue, on doit constater l'ambiguïté du kantisme. Certes, on l'a maintes fois souligné, et il faut s'y tenir quelle que soit la valeur de certaines interprétations opposées, le kantisme a été une entreprise soucieuse avant tout de fonder la vérité de la science. Certes encore, Kant a montré que ce souci… Lire la suite
IDÉALISME

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Kant : la métaphysique ramenée à une épistémologie"  : …  Berkeley a eu l'inspiration fondatrice ; Kant l'a développée de manière à en tirer une théorie de la connaissance plausible. L'univers berkeléyen, qui consiste dans les idées que Dieu met en nous, paraît trop instable pour que la notion de loi ou de régularité se fasse jour : il faut que Dieu assure à chaque instant la concordance entre les… Lire la suite
IDÉALISME ALLEMAND

Écrit par :  Jacques d' HONDT

Dans le chapitre "Créer un monde"  : …  gagne, à leurs yeux, une sorte de pouvoir absolu. Ils s'en font les seuls juges. Kant, célèbre pour avoir sapé les prétentions dogmatiques de la métaphysique traditionnelle, ne se montre pas moins arrogant qu'elle : « La philosophie critique se présente telle qu'aucune autre n'a existé auparavant [...]. Il n'y avait pas eu de philosophie avant la… Lire la suite
ILLUSION

Écrit par :  Pierre KAUFMANN

Métaphoriquement dérivé de la réduction psychologique des enchantements magiques et des découvertes de l'optique géométrique, couronnant, avec Kant, la critique relativiste de l'optimisme leibnizien, le concept moderne d'illusion a conquis une position centrale dans la réflexion de Schopenhauer et dans celle de Nietzsche,… Lire la suite
IMMANENCE ET TRANSCENDANCE

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "Le réalisme métaphysique et religieux"  : …  de la métaphysique classique, comme simple justification des religions et des théologies, a été effectuée non pas tant par Kant que par Spinoza. Kant, qui substitue la croyance à la connaissance, ne met pas fin aux affirmations transcendantes sur l'existence d'une Chose en soi ; il achève certes la métaphysique… Lire la suite
IMMÉDIAT

Écrit par :  Dominique LECOURT

Dans le chapitre "Kant : l'immédiat aux portes de la connaissance"  : …  Dans la Critique de la raison pure, Kant dénonce ce privilège de l'immédiat comme une imposture, comme une illusion. La « révolution copernicienne » faisant de l'objet de la connaissance une construction du sujet connaissant, Kant est amené à rejeter hors de la connaissance toute forme d'immédiateté. D'… Lire la suite
INFINI, philosophie

Écrit par :  Emmanuel LÉVINAS

Dans le chapitre "Le fini sans infini"  : …  Le criticisme kantien, dans sa rigoureuse distinction entre, d'une part, l'intuition dont le temps est la forme pure et où la nature est donnée, et, d'autre part, la raison qui possède l'idée de l'infini sans pouvoir s'assurer de l'être, instaure d'une nouvelle façon le fini et l'infini. Contrairement à la tradition cartésienne… Lire la suite
INFINI RÉGRESSION À L'

Écrit par :  E.U.

Parce qu'expliquer c'est remonter du présent à ce qui l'a précédé, du composé au simple, la régression à l'infini est un procédé logique qui tente de rencontrer une limite ou un terme premier ne dépendant plus d'aucune condition. L'impossibilité d'accomplir ainsi la régression, s'agissant d'un tout infini, est un argument… Lire la suite
INNÉISME

Écrit par :  Jean-Louis DUMAS

Doctrine philosophique d'après laquelle sont en quelque sorte inscrits ou présents dans l'esprit humain des idées, des vérités (rapports entre idées) ou des principes. On la fait parfois remonter jusqu'à Platon (théorie de la réminiscence : l'âme conserve le souvenir confus des idées contemplées avant cette vie). La… Lire la suite
INTELLECT & INTELLIGIBLES

Écrit par :  Édouard-Henri WÉBER

Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence,… Lire la suite
INTERACTION, sciences humaines

Écrit par :  Pierre KAUFMANN

Dans le chapitre "Sources kantiennes, épistémologie comparée et genèse phénoménologique"  : …  Ainsi que le soulignent encore Park et Burgess, c'est de la Critique de la raison pure, rompant avec le système leibnizien des monades, que la notion d'interaction a reçu ses lettres de noblesse. « Le concept d'interaction universelle, écrivent les auteurs, a été formulé en premier par la philosophie.… Lire la suite
INTÉRÊT, sciences humaines et sociales

Écrit par :  Pierre KAUFMANN

Dans le chapitre "Psychanalyse et philosophie"  : …  de son avènement. De ce dernier point de vue, la philosophie de l'intérêt prend origine de la révision critique à laquelle Kant a soumis le courant utilitaire développé au cours du xviiie siècle en vue de la réconciliation entre l'intérêt « égoïste » et l'intérêt « désintéressé ». Les termes du problème sont maintenus. Mais l'élaboration… Lire la suite
INTÉRIORITÉ

Écrit par :  Étienne BORNE

Dans le chapitre "De saint Augustin à Descartes et à Kant"  : …  double poids d'une preuve de l'existence de Dieu et d'une preuve de l'existence du monde. Kant a certes rompu avec les dogmatismes et les mysticismes de l'intériorité, fait de l'âme une possibilité rationnelle intérieurement inconnaissable et ramené la subjectivité humaine, dépouillée de tout privilège, à l'ordre commun des phénomènes de ce monde… Lire la suite
INTUITION

Écrit par :  Noël MOULOUD

Dans le chapitre "De l'intuition opératoire à l'intuition productive"  : …  La critique kantienne, qui est à l'origine de la plupart des épistémologies modernes, maintient le rôle fondamental de l'intuition, mais lui donne un sens tout nouveau. En vertu du principe de l'idéalisme transcendantal, qui est une philosophie du sujet, cette notion perd son caractère réceptif ou… Lire la suite
JACOBI FRIEDRICH HEINRICH (1743-1819)

Écrit par :  Valerio VERRA

Dans le chapitre "Les contradictions de Kant"  : …  ). Cet ouvrage, publié à Breslau en 1787 et réédité dans le deuxième volume des œuvres complètes, réfutait également la philosophie kantienne qui, à la suite de la parution de la Critique de la raison pure (Kritik der reinen Vernunft, 1781), commençait précisément à avoir beaucoup de succès en Allemagne. Dans un appendice à son… Lire la suite
JUGEMENT

Écrit par :  Noël MOULOUD

Dans le chapitre "Les perspectives classiques"  : …  idées », fait les premiers pas : le jugement objectif rassemble des données sensibles selon les relations de la simultanéité ou de la succession consolidées par la fréquence. Kant allait fonder une doctrine du jugement, en repensant cet héritage dans la perspective de l'idéalisme transcendantal, qui attribue au sujet l'initiative de la liaison… Lire la suite
JUSNATURALISME

Écrit par :  Simone GOYARD-FABRE

Dans le chapitre "Les présupposés du jusnaturalisme"  : …  par soi dépourvu d'effectivité. Il a besoin, comme le montre la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, et comme l'explique Kant dans sa Doctrine du droit (Métaphysique des mœurs, Ire partie), de la caution du droit positif pour accéder à l'efficience juridique. Mais, par son potentiel de juridicité, la théorie… Lire la suite
LIBERTÉ

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Éclatement de la synthèse kantienne"  : …  La philosophie pratique de Kant est un intermédiaire décisif entre Aristote et Hegel. Sa force, sa vérité, c'est d'avoir tenté de penser jusqu'au bout la différence entre la liberté arbitraire et la liberté sensée. Comprendre cette différence est l'objet de la Critique de la raison pratique. Si la… Lire la suite
LOGIQUE

Écrit par :  Robert BLANCHÉJan SEBESTIK

Dans le chapitre "Bernard Bolzano"  : …  à la prétention qu'elle affiche d'être traitée selon la méthode démonstrative d'Euclide. Kant a popularisé une classification des jugements qui sert de base à sa table des catégories, ainsi que la distinction entre jugements analytiques et synthétiques, mais cela sous des formes peu satisfaisantes. Il a surtout, avec sa logique « transcendantale… Lire la suite
LUMIÈRES

Écrit par :  Jean Marie GOULEMOT

Dans le chapitre " Qu'est-ce que les Lumières ?"  : …  En décembre 1784, Emmanuel Kant répond à cette question, posée en janvier 1783 par le pasteur Zöllner dans la Berlinische Monatsschrift. Alors que tous les grands noms des Lumières françaises ont disparu, Kant fait comme si, oubliant les antagonismes et les fractures, il était devenu possible de proposer… Lire la suite
MÉTAPHYSIQUE

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "L'activité du sujet et la science"  : …  Kant ne s'en contente pas. Il aperçoit que la théorie de Hume n'explique en rien l'universalité et la nécessité des lois que découvre la science. Car la science existe, et le rôle de la philosophie est de découvrir comment elle est possible. La philosophie kantienne fondera donc la science. Et, dans cette mesure, elle constituera une nouvelle… Lire la suite
MODALITÉS, logique

Écrit par :  Pascal ENGEL

Dans le chapitre "Le statut philosophique des concepts modaux"  : …  La seconde forme de conceptualisme, celle de Kant, admet au contraire que les propositions modales puissent être vraies ou fausses, et donc avoir une objectivité. Mais elles ne le sont que parce qu'elles expriment des concepts et des rapports de notre entendement relativement à notre faculté de connaître. C'est en ce sens… Lire la suite
MŒURS

Écrit par :  François BOURRICAUD

Dans le chapitre "La morale subjective et la moralité réalisée"  : …  apparues tout à fait confondues chez les Chinois. Au contraire, la réflexion critique de Kant les distingue radicalement. Kant réserve le qualificatif de « moral » aux seules actions possédant des attributs strictement formels. Ce n'est pas l'action ou son résultat qui intéresse le moraliste. Ce n'est pas même la conformité de cette action avec… Lire la suite
MOI

Écrit par :  Catherine CLÉMENTHenry DUMÉRY

Dans le chapitre "L'héritage de Descartes"  : …  critiquant, en y voyant une illusion utile, il paraissait quand même la prendre au sérieux. À son tour, Kant a pu faire ressortir, sans pitié pour le spiritualisme substantialiste de Descartes, le caractère purement phénoménal du moi psychologique – ce qui était gros de conséquences pour l'anthropologie à venir, ce qui… Lire la suite
LE MONDE COMME VOLONTÉ ET COMME REPRÉSENTATION, livre de Arthur Schopenhauer

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "L’expression d’une « pensée unique »"  : …  de reconnaître la dualité du phénomène et de la chose en soi. Ce vocabulaire kantien ne doit toutefois pas faire oublier les infléchissements auxquels l’auteur soumet la pensée de Kant (objet d’un très long appendice) : avec nos représentations nous n’avons affaire qu’à l’apparence des choses, « L’univers entier n’est objet qu’à l’égard d’un… Lire la suite
MORALE

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "Le principe d'universalité"  : …  Le célèbre impératif catégorique de Kant ne fait que formuler cette loi : « Agis de telle façon que la maxime de ta volonté puisse servir à la fois en chaque cas comme principe d'une législation universelle. » En d'autres termes, toute maxime est bonne (pour plus de précaution, on dirait : ne sera pas mauvaise) si le principe d'une universalité… Lire la suite
MOYEN, philosophie

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

Ce qui rend possible et réel l'accomplissement d'une fin. Un débat traditionnel et toujours actuel de la philosophie morale a pour objet la préséance des moyens ou des fins, leur éventuelle dénaturation réciproque. La structure téléologique de l'action humaine autorise la… Lire la suite
MYTHE - L'interprétation philosophique

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "L'interprétation kantienne de la mythologie"  : …  Ce n'est pas seulement dans La Religion dans les limites de la simple raison qu'il faut chercher la réponse de Kant à la question du statut de la représentation dans l'économie de la philosophie. C'est le projet entier d'une philosophie des limites qui donne son sens à cette réponse partielle. Dans une philosophie des limites,… Lire la suite
NATURE PHILOSOPHIES DE LA

Écrit par :  Maurice ÉLIE

Dans le chapitre "Physique et philosophies de la nature"  : …  Dernière étape, dans ce rapide aperçu historique, l'œuvre de Kant. Ce dernier soutient, dans les Premiers Principes métaphysiques de la science de la nature de 1786, qu'« une théorie rationnelle de la nature ne mérite [...] le nom de science de la nature que si les lois naturelles sur lesquelles elle se fonde sont connues a… Lire la suite
NÉCESSITÉ

Écrit par :  Michaël FOESSEL

Concevant la nécessité comme une catégorie de la modalité, Kant (1724-1804) rejette cette tentative de conciliation métaphysique en affirmant nettement que la nécessité sous toutes ses formes ne caractérise que les jugements et ne se trouve pas comme telle dans les choses. Est nécessaire, selon lui, l'ordre de l'expérienceLire la suite
NOSTALGIE

Écrit par :  Marie-Claude LAMBOTTE

Dans le chapitre "Un concept philosophique"  : …  C'est le philosophe de Königsberg qui le premier dépasse la seule question du retour pour interroger le lieu même de l'aspiration dans ce qu'il présente de psychologiquement illusoire et, par conséquent, décevant : « Les Suisses ainsi que les Westphaliens et les Poméraniens de certaines régions, à ce que m'a raconté un général expérimenté, sont… Lire la suite
NOUMÈNE

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

Terme créé par Kant et qui n'a guère d'usage et de sens qu'à l'intérieur de la philosophie kantienne. Le mot « noumène » est transcrit du grec, et sa signification littérale est empruntée à la philosophie platonicienne ; noumène (noumênon) est employé par Platon pour désigner les… Lire la suite
OBJET

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "L'objet scientifique irréductible à l'objet perçu"  : …  qu'elles sont spontanément mises en œuvre dans notre perception du monde. On a vu que pour Kant il s'agissait de formes et de principes a priori organisant nécessairement nos impressions sensibles, constitutifs de toute pensée d'objet. Le paradigme d'une science de la nature que le philosophe de Königsberg avait alors à l'espritLire la suite
ONTOLOGIE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Aristote et la métaphysique"  : …  thèse métaphysique par excellence de l'ontologie aristotélicienne et la source de ce que Kant, avant Heidegger, a caractérisé comme étant une onto-théologie. Du point de vue strictement historique, le rapport de l'ontologie, ou science de l'être en tant qu'être, à la théologie, ou science de l'être premier, soulève une difficulté considérable d'… Lire la suite
OPPOSITION CONCEPT D'

Écrit par :  Émile JALLEY

Dans le chapitre "Kant"  : …  Kant a introduit, à l'état de thème philosophique explicite, le concept d'opposition polaire, de couples de contraires contrastés. Cette innovation apparaît tout d'abord dans le cadre de sa réflexion critique sur les principes de la physique newtonienne (Histoire générale de la nature et théorie du ciel, 1755). Elle s'enrichit… Lire la suite
PARALOGISME

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

Raisonnement erroné, fait en toute bonne foi et sans intention de tromper (ce qui le distingue du sophisme, qui est un paralogisme perpétré avec l'intention de tromper). Étymologiquement, commettre un paralogisme c'est « raisonner à côté ». Historiquement, sont demeurés célèbres les paralogismes de la… Lire la suite
PASSION

Écrit par :  Baldine SAINT GIRONS

le vrai, quand bien même elle contribuerait accidentellement à son approche. Or, en dissociant la passion de l'affection, Kant ouvre la voie à une nouvelle conception de la passion, comme mode de réalisation par excellence de la subjectivité. Rapportant, en effet, la passion non au sentiment de plaisir et de peine mais à la faculté de désirer… Lire la suite
PÉCHÉ ORIGINEL

Écrit par :  André-Marie DUBARLEAndré DUMAS

Dans le chapitre "Kant"  : …  Kant s'est intéressé à plusieurs reprises au récit de la chute dans la Genèse. Le texte lui fournit d'abord matière à une explication des débuts de la civilisation dans l'espèce humaine. Même si le premier homme a pâti, comme il était fatal, de ses expériences nouvelles, sortant des limites… Lire la suite
PERSONNALISME

Écrit par :  Lucien JERPHAGNON

Dans le chapitre "La constitution d'une catégorie"  : …  la série subjective des philosophes anglais » (Merleau-Ponty), et le moi de Rousseau, innocent et coupable. Il faut compter pour beaucoup l'influence de Kant, non seulement en raison de la dimension primordiale du sujet transcendantal, mais aussi du fait de la nature même de fin en soi qu'il reconnaît à la personne, qui jamais ne doit êtreLire la suite
PHÉNOMÈNE

Écrit par :  Jean-Paul DUMONT

Dans le chapitre "Kant"  : …  C'est à Kant que revient le mérite d'avoir défini le statut moderne du phénomène. Le phénomène, dit-il, est ce qui apparaît (erscheint) dans le temps ou dans l'espace et est un objet d'expérience. Mais être objet d'expérience, possible ou accomplie, et apparaître dans le cadre de l'intuition sensible… Lire la suite
PHILOSOPHIE

Écrit par :  Jacques BILLARDJean LEFRANCJean-Jacques WUNENBURGER

Dans le chapitre "Vers un paradigme esthétique"  : …  proto-monde, plus que d'un autre monde séparé, qui nous donne l'idée de la présence asymptotique de l'Être (M. Merleau-Ponty, H. Maldiney, J. Garelli, M. Richir...). Simultanément, on assiste à une relecture de la Critique de la faculté de juger de Kant, pour qui le sublime, à la différence du beau, recouvre une expérience subjective de l'… Lire la suite
PHILOSOPHIE ANALYTIQUE

Écrit par :  Francis JACQUESDenis ZASLAWSKY

Dans le chapitre "La réponse aux questions kantiennes"  : …  la connaissance, à la place de l'acte de percevoir, c'est un retour au paradigme kantien. On peut saluer, chez Russell, Ayer, Wittgenstein, Strawson, une préoccupation apparentée à ce que Kant appelait exposé ou recherche « métaphysique » (quid facti). Seulement c'est une analyse logique qui découvre les conditions formelles de… Lire la suite
LA PHILOSOPHIE DES FORMES SYMBOLIQUES, livre de Ernst Cassirer

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

1929) est considérée comme l'œuvre maîtresse du philosophe allemand Ernst Cassirer (1874-1945). Formé par le kantisme et héritier direct de l'Aufklärung, esprit encyclopédique, Cassirer a tenté la synthèse de l'idéalisme kantien (le criticisme) avec une pensée de l'histoire et même de l'engagement : contraint par le… Lire la suite
PHILOSOPHIQUES SYSTÈMES

Écrit par :  Jacques MOUTAUX

Dans le chapitre "De la philosophie à l'histoire de la philosophie"  : …  Déterminant les pouvoirs de la raison et les limites de notre faculté de connaître en général, la critique kantienne se prononce sur la possibilité de la métaphysique comme science et donc aussi sur toutes les philosophies réelles. Qu'est-ce que la dialectique de la Critique de la raison Lire la suite
PLANÉTAIRES SYSTÈMES

Écrit par :  Dominique PROUST

Dans le chapitre "La nébuleuse primitive"  : …  On doit au philosophe allemand Emmanuel Kant (1724-1804) la présentation, en 1755, de la première théorie cosmogonique dite d'accrétion. Dans son Allgemeine Naturgeschichte und Theorie des Himmels (Histoire naturelle générale et théorie du ciel), Kant imagine un chaos primitif de… Lire la suite
PRAGMATIQUE

Écrit par :  Francis JACQUES

Dans le chapitre "La leçon philosophique"  : …  Selon Apostel (1981), c'est le cas, en premier lieu, pour l'entreprise kantienne de déduction des catégories transcendantales. Si toute pensée que p doit pouvoir en principe être accompagnée d'un « je pense que p », on pourra inférer, à partir des relations entre le langage et son… Lire la suite
PRATIQUE ET PRAXIS

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "Le pragmatisme et le problème kantien du sens"  : …  Un siècle avant les débuts du pragmatisme, Kant avait posé précisément la question du rapport entre la théorie pratique et l'orientation de l'homme. Selon lui, deux familles de théories se distinguent sur le plan de la science : une première, assez proche de ce que le pragmatisme entend sous le terme de théorie, forme un système de règles générales… Lire la suite
PRIÈRE ET CONTEMPLATION

Écrit par :  Albert-Marie BESNARD

Dans le chapitre "Contestation de la prière"  : …  dieux, puisqu'il n'en attendait rien ; du moins adressait-il ses hommages à leur beauté. Kant méprise « la mentalité paresseuse et pusillanime, qui se défie entièrement d'elle-même et attend une aide étrangère », mais il accueille « l'esprit de prière », c'est-à-dire « l'intention accompagnant toutes nos actions de les accomplir comme si elles s'… Lire la suite
PROGRÈS

Écrit par :  Bernard VALADE

Dans le chapitre "Schémas de croissance : les modèles leibniziens"  : …  de sa propre philosophie. « J'ai lu et relu avec un plaisir infini le petit traité de Kant », écrit-il à d'Eichtal, le 10 décembre 1824. La troisième proposition indique, en effet, « que les dernières générations seules auront le bonheur d'habiter l'édifice auquel a travaillé une longue lignée de devanciers », et la huitième proposition, qu'un… Lire la suite
PSYCHOLOGIE

Écrit par :  Pierre GRÉCO

Dans le chapitre "Les méthodes expérimentales"  : …  la possibilité d'une psychologie empirique (1732) à côté de la psychologie philosophique, Kant réplique, un demi-siècle avant Comte, que nous ne pouvons, ni sur nous-mêmes ni sur autrui, expérimenter au sens propre et que l'« expérience intime » (l'auto-observation) modifie son objet ; plus de cent ans avant Husserl, Kant décrète de même qu'il ne… Lire la suite
PSYCHOLOGIE HISTOIRE DE LA

Écrit par :  Serge NICOLAS

Dans le chapitre "Naissance d’une discipline autonome, émancipée de la philosophie"  : …  en Allemagne. À la fin du xviiie siècle, Emmanuel Kant (1724-1804) s’appuie sur la distinction établie par Wolff pour retirer à la psychologie rationnelle le statut de science et placer la psychologie empirique en dehors de la philosophie et au niveau de la physique expérimentale. Il est néanmoins forcé de constater la… Lire la suite
RAISON

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "Kant et l'universalité de la raison"  : …  On a dit avec juste raison que tous les motifs de l'histoire de la pensée philosophique se rejoignent dans la pensée de Kant, qui est déterminée par cette tension-unité du sensible et du suprasensible. En effet, non satisfait de l'empirisme sensualiste et sceptique, Kant en maintient toutes les affirmations, rejetant… Lire la suite
RATIONALISME

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Le rationalisme kantien"  : …  L'attitude rationaliste est ici essentiellement critique. Entre la méthode « dogmatique » et la méthode « sceptique », dit Kant, « la route critique est la seule qui soit encore ouverte » (Critique de la raison pure, III, 552, 1, p. 1401). La tâche de la philosophie peut alors être présentée sous la forme… Lire la suite
RÉALISME, philosophie

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Historique"  : …  d'extraire de la pensée quelque chose qui n'est pas la pensée. Kant, devant l'échec de la tentative, fait rentrer dans l'esprit ce qu'il n'a pas été possible d'en faire sortir. Ainsi pour la causalité : puisque l'expérience ne la donne pas, la pensée l'imposera. L'épistémologie remplace la métaphysique : à la philosophie est assignée la… Lire la suite
RÉALITÉ

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "Réalité et croyance"  : …  Kant, sur ce point, ne s'éloigne pas de Hume. À sa suite, il remarque que, lorsque nous concevons une chose comme existante, nous n'ajoutons rien à son idée. Il n'y a rien de plus, remarque-t-il, dans l'idée de cent thalers réels que dans l'idée de cent thalers possibles (Critique de la raison pure, «… Lire la suite
RÉDUCTIONNISME & HOLISME

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Historique"  : …  Kant mentionne et rejette la possibilité d'expliquer la nature animée par des lois mécaniques. « On peut soutenir hardiment qu'il est absurde d'espérer que quelque nouveau Newton viendra un jour expliquer la production d'un brin d'herbe par des lois naturelles auxquelles aucun dessein n'a présidé, car c'est là une vue qu'il faut absolument refuser… Lire la suite
RELATION

Écrit par :  Jean LADRIÈRE

Dans le chapitre "La doctrine des catégories : Aristote et Kant"  : …  qui ont l'une et l'autre une signification exemplaire : celle d'Aristote et celle de Kant. Chez ces deux auteurs, les catégories sont rattachées à la doctrine du jugement ; elles représentent les divers modes selon lesquels peut fonctionner le jugement. Mais, alors que chez Aristote elles ont une portée à la fois… Lire la suite
SCEPTICISME

Écrit par :  Jean-Paul DUMONT

Dans le chapitre "Rationalisme et scepticisme"  : …  c'est-à-dire s'attend à voir se reproduire ce qu'elle a déjà constaté (tel sera chez Kant le sens de la synthèse de la reproduction dans l'imagination), qu'elle introduit dans sa vision de la nature une connexion et un ordre seulement probables et non nécessaires. Toute l'entreprise kantienne consiste, au niveau de la première Lire la suite
SCHELER MAX (1874-1928)

Écrit par :  Daniel CHRISTOFF

Dans le chapitre "Les valeurs et l'éthique"  : …  sa théorie des valeurs en critiquant la morale formelle de Kant (Le Formalisme en éthique et l'éthique matériale des valeurs). Cette morale rigoriste, en affirmant que la volonté se donne à elle-même sa loi, rend vaine l'autorité de Dieu, de la personne, du commandement d'amour ; hostile aux penchants, elle ignore la lucidité… Lire la suite
SCHOPENHAUER ARTHUR (1788-1860)

Écrit par :  Jean LEFRANC

Dans le chapitre "La métaphysique de la volonté"  : …  Schopenhauer se veut le véritable successeur de Kant, capable de résoudre la crise ouverte par la philosophie critique sans en trahir les résultats. À ses yeux, l'acquis définitif du kantisme est la dualité irréductible du phénomène et de la chose en soi. Le postkantisme de Schopenhauer est donc radicalement distinct de… Lire la suite
SCIENCES - Science et philosophie

Écrit par :  Alain BOUTOT

Dans le chapitre "Les fondements transcendantaux de la connaissance scientifique : le néo-kantisme"  : …  manière, le criticisme kantien en ce qu'on pourrait appeler un « idéalisme logique ». La dualité, fondamentale chez Kant, de la sensibilité et de l'entendement disparaît au profit de l'entendement. Cela veut dire qu'il n'y a pas de facteur étranger à la pensée, pas de donné externe, mais que tout être est un être posé par… Lire la suite
SIGNE ET SENS

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "La pensée contemporaine"  : …  Critique de la raison pure ignore le langage ; sans aucunement revenir à l'intuition intellectuelle, à la vision des idées, Kant constitue le sens de nos propositions empiriques sur la base des opérations de jugement, qui sont elles-mêmes directement réglées par des structures de pensée : espace-temps, catégories de quantité, de… Lire la suite
SIMMEL GEORG (1858-1918)

Écrit par :  Raymond BOUDON

Dans le chapitre "Les fondements de la sociologie « formelle »"  : …  que la connaissance des phénomènes naturels n'est possible, selon Kant, que parce que l'esprit y projette des formes (par exemple l'espace et le temps), de même la connaissance des phénomènes sociaux n'est possible, selon Simmel, qu'à partir du moment où le sociologue organise le réel à l'aide de systèmes de catégories ou… Lire la suite
SPENCER HERBERT (1820-1903)

Écrit par :  Bernard VALADE

Dans le chapitre "Passage de la physique mécaniste à la métaphysique de l'inconnaissable"  : …  admis la réelle parenté qui, en revanche, unit sa théorie de la connaissance impliquée par sa conception de la force à celle de Kant dont il critiqua vivement l'analyse des catégories de l'espace et du temps qui la fonde. Il entendait, comme il l'indique dans l'Autobiographie, faire adopter le point de vue évolutionniste « sans affirmer aucune… Lire la suite
SUBLIME, philosophie

Écrit par :  Philippe LACOUE-LABARTHE

Dans le chapitre "Le problème de la présentation"  : …  c'est-à-dire d'une pathétique. Et c'est pourquoi encore Kant, qui maintient avec la plus grande rigueur le motif de la non-présentation du suprasensible (de ce qu'il appelle les Idées), est conduit pour finir à exemplifier, vertigineusement, le sublime par l'énoncé même de la loi mosaïque portant sur l'interdit de la (re)présentation : « Peut-… Lire la suite
SUJET

Écrit par :  Baldine SAINT GIRONS

Dans le chapitre "Le sujet psychanalytique"  : …  Mais Kant, après avoir défini le sujet comme « foyer vivant d'aperception transcendantale », fit sans doute le pas le plus décisif en ce qui concerne la critique du cogito cartésien. Si le « je pense » doit pouvoir accompagner toutes mes représentations, c'est un « objet » dont nous n'avons aucun concept, ou un concept… Lire la suite
SUPERSTITION

Écrit par :  Sylvain MATTON

Dans le chapitre "De la Renaissance aux Lumières"  : …  L'analyse kantienne de la superstition mérite une mention spéciale. En faisant de la religion la connaissance de nos devoirs (qui se ramènent aux trois impératifs catégoriques dictés par la raison législatrice) comme commandements divins, Kant voit une « folie religieuse » dans toute tentative de plaire à Dieu autrement que par… Lire la suite
SUPRANATIONALITÉ

Écrit par :  Jacques TÉNIER

Dans le chapitre "La pensée de la supranationalité : universalisme et cosmopolitisme"  : …  cosmopolitique (1784) et dans Vers la paix perpétuelle (1795), Emmanuel Kant prend acte de l'agressivité consubstantielle aux hommes mais voit dans le coût croissant de la guerre un argument décisif en faveur « d'une situation cosmopolitique de la sécurité publique ». L'état de paix doit être institué et de même qu'… Lire la suite
SYNTHÈSE, philosophie

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

Pour présenter la synthèse, on s'inspirera plus particulièrement de deux philosophes qui ont fait d'elle un moment essentiel de la pensée : Kant et Hegel. Kant introduit la distinction entre les jugements analytiques, qui élucident et expliquent un concept sans communiquer d'information nouvelle (par exemple : « Tous les… Lire la suite
TEMPS

Écrit par :  Hervé BARREAUOlivier COSTA DE BEAUREGARD

de la relativité, le temps de la physique moderne ; ce temps permettait, en effet, d'inclure tout ordre temporel relevé empiriquement. C'est la seconde conception, au contraire, qui inspire la théorie, à la fois subjective et métaphysique, de Kant : de la forme du sens interne Kant a voulu faire la condition transcendantale de la mécanique… Lire la suite
THÉOLOGIE

Écrit par :  Henry DUMÉRYClaude GEFFRÉJacques POULAIN

Dans le chapitre "Théologie chrétienne et onto-théologie"  : …  du Dieu de Jésus-Christ et le théologique de nature et de niveau purement ontologique. Il convient de mentionner ici, d'autre part, la critique kantienne de la connaissance objective de Dieu, qui continue d'exercer une influence considérable sur la théologie moderne, surtout à l'intérieur du protestantisme ; les deux grands théologiens protestants… Lire la suite
TOTALITÉ

Écrit par :  Emmanuel LÉVINAS

Dans le chapitre "Totalité sans réalité"  : …  un espace, ou des membres constituant un organisme, ou des mots constituant une langue. Kant bâtit l'idée de totalité en partant du rapport du conditionnement, qui est inscrit dans les catégories de la relation exposées dans la « Logique transcendantale », et dans lequel se tient tout donné intuitif en tant que donné, en tant… Lire la suite
TRANSCENDANTALISME

Écrit par :  Paul GILBERT

étant, objectif ou subjectif. La théorie des transcendantaux a été développée au Moyen Âge, puis abandonnée. Emmanuel Kant (1724-1804) a repris le mot pour désigner ce qui appartient à la faculté de connaître comme telle, ses conditions de possibilité a priori, indépendamment des circonstances empiriques de son effectivité, repliant ainsi les… Lire la suite
UTILITÉ PRINCIPE D'

Écrit par :  Francisco VERGARA

Dans le chapitre "Le droit naturel, principale doctrine rivale"  : …  Le « bonheur », entendu comme une vie agréable, le plus possible remplie de joie, a été récusé comme bien suprême par les philosophes qui pensaient, comme Kant, que « notre existence a un but autre, et bien plus noble, que le bonheur » (Fondements de la métaphysique des mœurs, 1785… Lire la suite
VALEURS, philosophie

Écrit par :  Pierre LIVET

Dans le chapitre "La motivation contre la loi morale"  : …  de connexion nécessaire avec les motivations qu'elle induit en nous en première personne. C'est pourtant la position du plus éminent philosophe de la morale, Kant, pour qui l'obligation morale doit être indépendante des motivations psychologiques ; sinon, elle appartient à l'ordre de la nature, non à celui de la liberté, et n'est donc pas morale.… Lire la suite
VÉRITÉ

Écrit par :  Robert BLANCHÉAntonia SOULEZ

Dans le chapitre "De la distinction entre le vrai dans l'être et le vrai dans la pensée à la critique de la vérité comme adéquation"  : …  qu'il se donne antérieurement à son objectivation, mode libre « oublié » par la science, Heidegger instruit une stratégie qui vise explicitement à restaurer dans ses droits une « métaphysique de la métaphysique » au sens « critique » que Kant a donné à sa fondation, qui ne se réduise pas à une simple « théorie de la connaissance physico-… Lire la suite
VERTU

Écrit par :  Baldine SAINT GIRONS

Dans le chapitre "La vertu créatrice"  : …  Mais – Kant nous l'a enseigné – l'un comme l'autre ne font que représenter le cercle d'une liberté connue dans son seul effet, alors qu'elle n'est effectivement réelle que dans son principe ou intention. Sans l'acte moral, la liberté ne saurait être postulée ; sans la liberté, l'acte moral ne saurait avoir été. La vertu ne peut pas plus être… Lire la suite
VIE

Écrit par :  Georges CANGUILHEM

Dans le chapitre "La vie comme organisation"  : …  En Allemagne, à la fin du xviiie siècle, le texte qui a le plus fait pour inscrire l'organisme en tête des concepts de la biologie de la période romantique est la Critique du jugement (1790) et Kant. À l'article 65, Kant, sans utiliser les mots de vie ou de vivant, analyse le… Lire la suite
VOLONTÉ

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Le contexte « critique » : Kant"  : …  Avec Kant disparaissent les conditions de la certitude réflexive qui permettaient de parler d'une expérience intérieure de la volonté et de la liberté. La philosophie critique, en effet, conclut de l'analyse des conditions de possibilité de la connaissance que seule est objective la connaissance soumise aux conditions de l'espace et du temps et… Lire la suite
ZÉNON D'ÉLÉE (-Ve s.)

Écrit par :  Hervé BARREAU

Dans le chapitre "Les commentateurs"  : …  que le dilemme caractérise la méthode dialectique apparaît chez Kant, qui avait trouvé dans le Parménide de Platon le type d'argumentation consistant à tirer les mêmes conclusions d'hypothèses opposées et qui avait transposé ce mode d'argumentation dans sa dialectique transcendantale afin d'y vérifier… Lire la suite

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