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Écrit par : Michel PATY
L'un des mathématiciens et physiciens les plus importants du xviiie siècle, d'Alembert fut aussi un philosophe marquant des Lumières. Dans les sciences aussi bien qu'en philosophie, il incorpora la tradition du rationalisme cartésien aux conceptions newtoniennes, ouvrant la voie du rationalisme scientifique moderne, du moins da ... Lire la suiteÉcrit par : Joël SHAPIRO
Cet écrivain et philosophe, originaire de la Provence (il est né à Aix), déiste et ami de Voltaire, parfait représentant du siècle des Lumières, lutta toute sa vie contre l'obscurantisme. Une anecdote raconte que, lors d'une dangereuse tempête, les passagers du navire se mirent à réciter des prières tandis que le marquis d'Argens poursuivit calmem ... Lire la suiteÉcrit par : Antoine FAIVRE
Théosophe lyonnais, dont il est difficile de saisir les idées directrices, qui ne semble d'ailleurs entretenir aucun rapport avec les martinistes et ne mentionne même pas Willermoz, son compatriote. Ce n'est pas par Willermoz que Ballanche s'initie aux doctrines illuministes du xviiie siècle, mais plutôt par la lecture de Josep ... Lire la suiteÉcrit par : Patricia BUIRETTE
Jurisconsulte, philosophe et publiciste français né à Béziers, fils d'un célèbre pasteur calviniste. Après avoir suivi les cours du collège calviniste de Montagnac, Jean de Barbeyrac doit émigrer en Suisse avec sa famille à la suite de la révocation de l'édit de Nantes. Envoyé par son père, en 1693, à Genève pour étudier la théologie, il renonce r ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier JUILLIARD
Élève de Christian Wolff à Halle, Baumgarten fut très tôt marqué par la pensée de Leibniz, à laquelle il devait par la suite s'opposer, et par celle de son maître d'alors. Nommé professeur extraordinaire à Halle en 1737, puis professeur ordinaire à Francfort-sur-Oder en 1740, il se fit connaître en publiant, entre 1750 et 1758, les deux volumes de ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre TROTIGNON
Jeremy Bentham a connu la grande crise révolutionnaire qui transforma l'Europe. Son œuvre, trop souvent et très injustement oubliée, est une des sources idéologiques de la grande pensée bourgeoise du xixe siècle. Bien qu'il eût reçu une formation juridique complète, il refusa de devenir avocat : les contradictions, les incertit ... Lire la suiteÉcrit par : Geneviève BRYKMAN
Soucieux d'enrayer la marée montante du scepticisme induite par le progrès des sciences positives, Berkeley fut essentiellement un apologiste. Mais il fut aussi un authentique philosophe, dont l'ambition paradoxale était de définir, d'une façon à la fois nouvelle et traditionnelle, les rapports entre Dieu et les êtres finis. Selon lui, la distinct ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Naturaliste et auteur d'écrits philosophiques, il découvrit la parthénogenèse (reproduction sans fécondation) et développa la théorie de l'évolution dite des catastrophes. Juriste de métier, les sciences naturelles étaient son occupation favorite. S'adonnant d'abord à l'entomologie, il étudia la reproduction des pucerons et découvrit que l'insecte ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques GUILLERME
Nietzsche a cru rendre justice à Boscovich en le postant avec Copernic parmi les « victorieux adversaires de l'apparence » (Par-delà le bien et le mal). Il célébrait ainsi le pourfendeur de l'« atomisme matérialiste » qui fut, en effet, l'un des plus audacieux auteurs de systèmes du monde. Abondante, l'œuvre scientifique de Rudjer Josíf B ... Lire la suiteÉcrit par : ETIEMBLE
Toute sa carrière de magistrat épicurien, et par conséquent courageux, inflexible sur l'honneur professionnel, Charles de Brosses la fit au parlement de Dijon, sa ville natale : fils de magistrat, il fut donc, dès vingt et un ans, conseiller ; puis président à trente-deux, pour finir sous le mortier d'un premier président (qu'il coiffa en 1765), n ... Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
Peu d'ouvrages non romanesques de langue anglaise connurent en leur temps un succès aussi immédiat, vif et étendu que ceux de Burke. Sa Recherche philosophique sur l'origine de nos idées du sublime et du beau, publiée en 1757 et fondant la première opposition systématique du sublime au beau, fut rééditée presque tous les trois ans jusqu'à ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques POSTEL
Médecin et philosophe français, disciple de Condillac, Cabanis fréquente, chez Mme Helvétius, les Encyclopédistes, Franklin et Voltaire. Il participe à la Révolution française, collaborant à la rédaction des discours de Mirabeau et le soignant jusqu'à sa mort, ce qui n'améliore pas sa réputation de médecin, puisqu'on l'accuse alors d'av ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Femme de lettres et de sciences, et mathématicienne française, née le 17 décembre 1706 à Paris, morte le 10 septembre 1749 à Lunéville. Le 12 juin 1725, Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil épouse le marquis Florent Claude du Châtelet, gouverneur de Semur-en-Auxois, dont elle aura trois enfants : Françoise-Gabrielle Pauline (1726-1754), Louis ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
Philosophe et théologien anglais, disciple et ami de Newton, Samuel Clarke joua un rôle important dans la substitution de la physique newtonienne à la physique cartésienne au sein des universités anglaises. Il fut admiré comme prédicateur et il est connu pour ses conférences (les Boyle Lectures, instituées par testament par le physicien B ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre TROTIGNON
Écrit par : Bernard VALADE
Par la diversité de ses recherches – mathématiques, économiques, philosophiques –, qui toutes portent la marque des orientations intellectuelles de l'époque des Lumières, le marquis de Condorcet occupe dans l'histoire des idées une place assez exceptionnelle. L'assimilation sommaire de son apport à une illustration optimiste de la théorie du progr ... Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
La Critique de la faculté de juger (Kritik der Urteilskraft, 1790) est la troisième et dernière des Critiques d'Emmanuel Kant (1724-1804). Elle vient après la Critique de la raison pure (1781) et la Critique de la raison pratique (1786). Il ne s'agit pas tant d'ajouter au domaine des sciences exactes pu ... Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Dans la Préface à la première édition de la Critique de la raison pure (1781), Emmanuel Kant (1724-1804) établit un parallèle célèbre entre les progrès des sciences exactes et la confusion qui règne dans la « métaphysique », pourtant la plus ancienne et longtemps la plus prestigieuse des sciences. Alors que les premières ont su se doter d ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Nicolas Malebranche (1638-1715) occupe dans la lignée des philosophes post-cartésiens une place particulière. D'une part, il semble tout devoir à Descartes : la lecture, en 1664, du Traité de l'Homme fut en effet à l'origine de sa vocation philosophique. D'autre part, il s'en éloigne radicalement pour renouer avec une philosophie empreint ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Robert ARMOGATHE
Bénédictin français, né à Rennes, Léger Marie Deschamps semble avoir mené une vie tranquille, comme procureur du petit monastère bénédictin de Montreuil-Bellay, près de Saumur. L'événement le plus marquant de sa vie est sans doute, après 1760, la rencontre d'un protecteur et ami, bientôt d'un disciple, en la personne du marquis de Voyer, fils du c ... Lire la suiteÉcrit par : Yvon BELAVAL
Il est vrai que toute grande œuvre se suffit : mais plus l'auteur a été engagé dans l'action, plus il a procédé par allusions, avouées ou secrètes, à son expérience, plus il s'est exprimé et trahi par son style, plus, alors, sa vie nous éclaire. Or, toutes ces raisons valent pour Diderot : il faut tenter de le connaître. Pour commencer par les deh ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard ROUSSEL
Pasteur et philosophe calviniste américain. Né dans le Connecticut, Jonathan Edwards fit ses études à l'université Yale et fut très tôt influencé par la lecture de Locke ; d'une brillante intelligence, il devient pasteur de la communauté congrégationaliste de Northampton (Mass.) en 1727. Sa prédication, dans laquelle il s'oppose aux tendances armi ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
D'abord intitulée Essais philosophiques sur l'entendement humain, l'Enquête sur l'entendement humain (1748) se veut une reprise corrigée et rendue plus accessible de la première partie du volumineux Traité de la nature humaine paru en 1739-1740. « Newton du monde moral » (Kant), David Hume (1711-1776) va chercher à appli ... Lire la suiteÉcrit par : Éric LETONTURIER
Aussitôt élevée, lors de sa publication en l'an III par Mme de Condorcet et Daunou, au rang des œuvres nationales, l'Esquisse est souvent considérée, pour le contexte tragique qui a entouré sa composition, comme une œuvre de circonstance écrite quelques mois avant le décès de son auteur. Après l'échec de son projet de créer une constituti ... Lire la suiteÉcrit par : Alexis PHILONENKO, Universalis
Dénoncer l'absurdité d'une intelligence qui ne serait pas libre et d'une liberté qui ne serait pas éclairée, tel semble bien être le sens de la maxime que Fichte se prescrit à lui-même et qui éclaire son projet philosophique : « Crois sans cesse à ton sentiment, quand bien même tu ne peux réfuter les sophistes. » C'est qu'il n'est pas qu'un faiseu ... Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
En 1781, la Critique de la raison pure d'Emmanuel Kant (1724-1804) marquait nettement la différence de statut entre les sciences exactes et les sciences humaines. Elle soulignait aussi que toute science se décompose en connaissance a priori (ce que Kant appelle, en un sens technique, « métaphysique ») et connaissance empirique. Les mœurs, ... Lire la suiteÉcrit par : Werner KRAUSS
Sous le couvert du bel esprit – qu'il resta jusqu'au bout –, donnant même dans la préciosité, Fontenelle entra en science comme on chausse une mode. Venu pour divertir, il instruit réellement. En l'annexant à la littérature, loin de la confondre avec elle, il veut que la science devienne assimilable à l'honnête homme qui a le droit d'être initié, ... Lire la suiteÉcrit par : Antoine FAIVRE
Les écrits de Hamann, le « mage du Nord », restent difficilement accessibles à ceux que rebutent les aphorismes, les apophtegmes déclamatoires, le langage « hiéroglyphique ». C'est au cours d'un voyage en Angleterre que Hamann passa par une expérience de type piétiste, qu'il relata peu après dans Gedanken über meinen Lebenslauf (1758-1759 ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques d' HONDT, Yves SUAUDEAU
« Sans spinozisme, pas de philosophie », disait Hegel, et cela marque déjà l'une des orientations de sa pensée. Car, en son temps, on ne se référait pas innocemment à Spinoza. Nous pouvons maintenant affirmer : « pas de philosophie moderne sans hégélianisme ». Comme l'avait noté à juste titre Maurice Merleau-Ponty, qui pourtant le critiquait et vo ... Lire la suiteÉcrit par : Yves SUAUDEAU
Né à Paris et fils du premier médecin de la reine Marie Leszczyńska, femme de Louis XV, Helvétius achète en 1738 une charge de fermier général qui lui rapporte bientôt 300 000 livres de revenus par an. Fortuné, il se consacre à l'étude, soutient matériellement ses amis philosophes et fréquente en particulier Montesquieu, Buffon et Voltaire. Renonç ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier JUILLIARD
Né dans une famille très modeste de Prusse orientale (son père était maître d'école, après avoir été tisserand en Silésie), Herder acquit rapidement une très large culture personnelle par la lecture obstinée de tous les livres qu'il trouvait ; étudiant en théologie à Königsberg, il y suivit l'enseignement de Kant et s'y lia d'amitié avec Hamann. I ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Robert ARMOGATHE
Philosophe et savant français, l'un des collaborateurs de l'Encyclopédie de Diderot. D'origine allemande (du Palatinat, région frontière bilingue), le baron d'Holbach fait ses études à Leyde, en Hollande, et s'y lie d'amitié avec le poète anglais Akenside et avec le politicien whig John Wilkes. Il rentre en France lors de la paix d'Aix-la ... Lire la suiteÉcrit par : Ferdinand ALQUIÉ
La philosophie de Hume est avant tout critique. En ce sens, elle prend place dans le courant d'idées qui, au xviiie siècle, ruine les systèmes métaphysiques que le xviie siècle avait élaborés, en s'attaquant essentiellement aux deux notions qui en constituaient les fondements : la notion de substance et la n ... Lire la suiteÉcrit par : Éric LETONTURIER
Le jurisconsulte Bentham (1748-1832) apporte, avec ce livre marqué par l'associationnisme de Locke, de l'empirisme de Hume et du sensualisme de Helvétius et de Condillac, la pierre fondatrice de l'école utilitariste. Écrit dans le contexte des mutations des conditions d'existence matérielles et humaines qu'engendre la révolution industrielle angla ... Lire la suiteÉcrit par : Valerio VERRA
La philosophie fut particulièrement en honneur dans les universités allemandes du xviiie siècle : de Wolff à Kant et à la grande génération de l'idéalisme, illustrée dans la dernière décennie du siècle par Reinhold, Fichte et Schelling. À côté de cette Schulphilosophie (W. Wundt) prospérait la réflexion d'hommes de let ... Lire la suiteÉcrit par : Louis GUILLERMIT
La meilleure image que l'on puisse proposer de la nouveauté que Kant introduit dans l'histoire de la pensée et qui le promeut au rang du petit nombre des très grands philosophes de tous les temps, c'est peut-être celle à laquelle il songea lui-même pour qualifier le changement de méthode dont il faisait l'essai en philosophie : celle de la révolut ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Naissance de Kant à Königsberg (Prusse orientale). Son mémoire d'habilitation, Nouvelles Explications des premiers principes métaphysiques, lui permet de devenir privat-dozent à l'université de Königsberg. Lecture de Rousseau. Observations sur le sentiment du beau et du sublime. Kant soutient sa thèse : De la forme et des pri ... Lire la suiteÉcrit par : Jeanne PEIFFER
Mathématicien, astronome, physicien et philosophe suisse et allemand d'ascendance française. Né à Mulhouse, qui faisait alors partie de la Suisse, Johann Heinrich Lambert, dès l'âge de douze ans, quitte l'école pour aider son père qui était tailleur tout en continuant seul ses études, donnant ainsi l'exemple, rare dans la science, d'un autodidacte ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Robert ARMOGATHE
Médecin et philosophe français. Né dans une famille de commerçants de Saint-Malo, La Mettrie reçoit une bonne éducation chez les jésuites, en Normandie et à Paris ; il étudie la médecine à Paris et à Reims. Reçu docteur en 1733, il poursuit des études chez Boerhaave, à Leyde, où il s'enthousiasme pour les théories iatromécanistes de son maître. Ap ... Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
L'Art de jouir se veut le développement lyrique et raisonné d'une thèse partout présente dans l'œuvre et dans la vie du médecin et philosophe français Julien Offroy de La Mettrie (1709-1751). Elle apparaît sous une forme succincte et péremptoire dans L'Homme machine, son livre le plus célèbre : « La nature nous a tous créés pour ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Il n'est pas excessif de prétendre qu'avec Les Principes d'une science nouvelle relative à la nature commune des nations publiés en 1725, puis profondément remaniés en 1730 et 1744, par le Napolitain Giambattista Vico (1668-1774), c'est l'histoire qui fait sa véritable entrée en philosophie. Que les hommes accomplissent leur histoire, de ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine CLÉMENT
Dans l'histoire de la philosophie, Leibniz doit être situé à l'intersection du plus ancien et du plus moderne : traditionnel par sa filiation scolastique avouée et par le souci théologique constant dans sa pensée, il est sans nul doute le plus moderne des philosophes ; précurseur, par sa démarche, de l'actuel structuralisme ; représentant, par la ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Naissance de Gottfried Wilhelm Leibniz à Leipzig. Il est reçu bachelier ès arts sur une dissertation sur le principe d’i ndividuation. Il obtient le grade de docteur en droit à l’u niversité d’Altdorf et publie un De Arte combinatoria. Conseiller à la Cour suprême de Mayence. Voyage à Paris. Nombreuses rencontres politiques et scientifiques ... Lire la suiteÉcrit par : Henri GOUHIER
L'aventure intellectuelle et spirituelle de Maine de Biran est l'histoire d'une évasion : homme du xviiie siècle français par la date de sa naissance et le milieu culturel dans lequel il apprend à penser, Maine de Biran s'en dégage peu à peu. Parti du sensualisme symbolisé par le nom de Condillac, il élabore une psychologie de ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre VALLIN
Dans la critique des constituants révolutionnaires comme dans la défense du développement des institutions catholiques, l'œuvre de Maistre exprime le projet d'une science sociale qui, en réaction contre les théories du droit naturel apparues au xviie siècle, soit fidèle aux paradoxes radicaux de l'historicité des sociétés humai ... Lire la suiteÉcrit par : Ginette DREYFUS
Retenant du cartésianisme qu'il n'est de vraie connaissance que par les idées claires et distinctes, Malebranche, qui se veut disciple de Descartes – en même temps que de saint Augustin –, s'éloigne de lui pour le reste. Substituant le Verbe à la lumière naturelle créée, la vision en Dieu à l'innéisme, faisant coïncider la philosophie et la religi ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier JUILLIARD
Fidèle ami de Friedrich Nicolai (1733-1811), avec lequel il collabore à la revue Bibliothek der schönen Wissenschaften und freien Künste, qui diffusa leurs idées esthétiques, Mendelssohn est lié à Lessing, auquel il inspire sans doute la figure principale de Nathan le Sage. Ses nombreuses amitiés intellectuelles dans le monde ber ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Robert ARMOGATHE
Né dans les Ardennes françaises, à Mazerny, en 1664, fils d'un marchand, Jean Meslier, après ses études au séminaire de Reims, est ordonné prêtre en 1688. Nommé l'année suivante à la cure d'Étrépigny, dans sa région natale, il va exercer ses fonctions, sans grands problèmes, jusqu'à sa mort. Bien noté de Mgr Le Tellier, il a maille à partir avec l ... Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
G. W. Leibniz (1646-1716) n'a publié de son vivant qu'un seul ouvrage d'importance, la Théodicée (1710). La mort de Locke, en 1704, le dissuada de publier les Nouveaux Essais, en réponse à l'Essai sur l'entendement humain du philosophe anglais. Renommé dans toute l'Europe pour ses multiples interventions dans les débats ... Lire la suiteÉcrit par : Georges BENREKASSA
Il est tentant de remettre en son état original Montesquieu, victime d'une culture politique approximative et du zèle des savants à le moderniser. Pourtant, ce destin est significatif. Les politiques se rappellent – quand l'atteinte au corps social et au corps politique devient flagrante et que la croyance nécessaire en l'indépendance du pouvoir j ... Lire la suiteÉcrit par : François BURDEAU
Philosophe et écrivain français né à Lyon. Après des études de théologie en Sorbonne, l'abbé Morellet collabore à l'Encyclopédie dont il rédige certains articles sur la religion. D'un esprit ingénieux et mordant, doué pour la lutte, il participe à la querelle des philosophes, ce qui lui vaut deux mois d'emprisonnement à la Bastille (1760) ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Philosophe britannique, Richard Price est né le 23 février 1723 à Tynton, dans le sud du pays de Galles, et mort le 19 avril 1791 à Hackney, près de Londres. Dissident opposé à l'Église anglicane officielle comme son père, Richard Price est ministre du culte presbytérien près de Londres. Ami du philosophe David Hume, il se penche sur les questions ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre DUPARC
Auteur d'ouvrages à prétentions historiques ou philosophiques, habitué des salons littéraires du xviiie siècle, Guillaume Raynal, né à Saint-Geniez (Aveyron), fut élève des jésuites à Rodez et entra lui-même dans la Compagnie de Jésus. Il fut d'abord professeur de collège à Pézenas, à Clermont et à Toulouse. En 1747, il quitta ... Lire la suiteÉcrit par : Louise LAMBRICHS
Né à Stracham et mort à Glasgow, le « philosophe écossais » Thomas Reid reçut son éducation au collège Marishal d'Aberdeen, où il étudia la philosophie et la théologie. Il y fut ensuite bibliothécaire jusqu'en 1736. Il partit alors pour l'Angleterre, où, en 1737, il fut nommé pasteur anglican, à New Mechar. En 1748, il publia, dans les Transac ... Lire la suiteÉcrit par : Louise LAMBRICHS
Homme de lettres et philosophe allemand, célébré à l'époque des Lumières pour son déisme affirmé, Hermann Samuel Reimarus, né à Hambourg, fit ses études à l'université d'Iéna et donna des cours à Wittenberg et à Weimar. À partir de 1727, il enseigna l'hébreu et les langues orientales au lycée de Hambourg, puis y devint titulaire de la chaire de ma ... Lire la suiteÉcrit par : Édouard GUITTON
C'est une place d'honneur qu'il faut accorder à Roucher dans le panthéon littéraire du xviiie siècle, car il fut, en intention et en puissance au moins, le grand poète des Lumières. Montpelliérain de naissance, Antoine Roucher débarque à Paris vers 1765 et troque bientôt la théologie pour la philosophie dont il épouse les thèse ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard GAGNEBIN
En plein siècle des Lumières, Jean-Jacques Rousseau élève une véhémente protestation contre le progrès des sciences et l'accumulation des richesses, contre une société oppressive et des institutions arbitraires. Il stigmatise la dénaturation croissante de l'homme et prévient ses contemporains que, faute de retourner à la simplicité naturelle, ils ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
Fils d'un modeste propriétaire agricole de Sompuis dans la Marne, Royer-Collard reçoit une éducation classique et janséniste chez les Frères de la doctrine chrétienne à Chaumont et à Saint-Omer. Il appartient au barreau de Paris en 1787, puis, en 1789, il est membre de la Commune de Paris jusqu'au 10 août 1792. Député de la Marne au Conseil des Ci ... Lire la suiteÉcrit par : Béatrice DIDIER
Persécuté de son vivant, considéré comme l'image même du Mal à l'époque romantique, Sade fut très peu connu jusqu'au xxe siècle : beaucoup de ses textes étaient demeurés inédits et les tabous d'une ère bourgeoise et pudibonde interdisaient de voir la véritable dimension de l'œuvre. C'est au surréalisme qu'il revient de l'avoir ... Lire la suiteÉcrit par : Antoine FAIVRE
Celui qui s'appelait lui-même le « philosophe inconnu » apparaît aujourd'hui comme un des penseurs français les plus profonds, un des meilleurs écrivains du xviiie siècle. Il reste en tout cas le plus grand théosophe de son époque. Il se présente aussi comme une des figures les plus attachantes du préromantisme, comme un des ho ... Lire la suiteÉcrit par : John S. MORRILL, Universalis
Politicien et philosophe anglais, né le 26 février 1671 à Londres, mort le 15 février 1713 à Naples. Petit-fils du premier comte de Shaftesbury, Anthony Ashley Cooper est d'abord éduqué sous la férule du penseur John Locke, puis fréquente le prestigieux collège de Winchester. Il entre au Parlement en 1695. Devenu troisième comte de Shaftesbury à l ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-José MONDZAIN-BAUDINET
Tout d'abord destiné au clergé, Johann Georg Sulzer, originaire de Winterthur, s'orienta vite vers la philosophie et l'histoire naturelle sous l'influence du chanoine naturaliste Jean Gessner. Il devint instituteur puis vicaire d'un curé de campagne pendant quelques années, « partageant son temps entre l'étude, la contemplation de la nature et les ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Libre-penseur, John Toland obligea, par sa philosophie rationaliste, à prendre sérieusement en considération les questions que pose le canon biblique. Né le 30 novembre 1670 dans le comté de Donegal, en Irlande, John Toland est élevé dans la foi catholique, mais se convertit à l'anglicanisme avant l'âge de vingt ans. Il fréquente les universités d ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Publié alors que George Berkeley (1685-1753), futur évêque de Cloyne, n'a que vingt-cinq ans, le Traité des principes de la connaissance humaine ne rencontra pas le succès que la postérité sut lui reconnaître. Berkeley part d'une évidence : les mots nous voilent la réalité. Plus que tout autre, celui de « matière » ne répond en rien à not ... Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Étienne Bonnot de Condillac (1714-1780), a pu écrire Karl Marx, est « le disciple immédiat et l'interprète français de Locke » : il a attaché son nom à une doctrine, le sensualisme, qui apparaît en effet comme un prolongement de l'empirisme défendu dans l'Essai sur l'entendement humain. Plus encore que le philosophe anglais, il insiste su ... Lire la suiteÉcrit par : Andrée HOF
Il n'est pas surprenant qu'au siècle des Lumières le nom d'un moraliste fût condamné à demeurer dans l'ombre ; peut-être faut-il moins incriminer de cette disgrâce l'œuvre brève et dense de Vauvenargues que la note trop grave qu'elle semblait rendre dans le concert des « philosophes » de ce siècle réputé frivole – vraie dissonance aux oreilles de ... Lire la suiteÉcrit par : Alain PONS
La place de Vico est difficile à assigner. Longtemps ignoré ou méconnu, il n'a été réhabilité qu'au prix de bien des équivoques, et ce Jean-Baptiste semble condamné au rôle d'éternel « précurseur ». Précurseur de la philosophie romantique de l'histoire, précurseur de Hegel et du néo-hégélianisme, précurseur de la plupart des courants qui traversen ... Lire la suiteÉcrit par : Jean Marie GOULEMOT
Qu'on l'admire ou qu'on le déteste, Voltaire symbolise à lui seul le xviiie siècle. Il a constitué et constitue encore le paradigme de l'intellectuel engagé. Zola s'en inspire lors de l'affaire Dreyfus, Sartre s'en réclame pour définir l'intellectuel de son temps. Son nom apparaît, comme un garant, au hasard des crises politico ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Représentant majeur de la philosophie des Lumières dans la pensée grecque du xviiie siècle, Eugène Voulgaris, né a Corfou, alors possession vénitienne, étudia en Italie et en Allemagne, acquit une excellente connaissance du français, puis devint moine à Patmos. Il illustre de manière typique le monachisme « éclairé », l'ouvertu ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel THOMANN
Philosophe, Christian Wolff est connu aussi comme mathématicien et comme juriste. Après des études de théologie, de philosophie, de mathématiques et de droit naturel à Breslau, à Iéna et à Leipzig, Wolff enseigne d'abord à Leipzig, puis, sur recommandation de Leibniz, à l'université prussienne de Halle (1706). L'essentiel de cette première activit ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
L'ère Qianlong (1736-1796) se caractérise notamment, pour ce qui est de la pensée, par un mouvement de critique de l'orthodoxie confucianiste qui s'exerça surtout dans le domaine philologique, dans l'étude textuelle de l'ensemble des livres « classiques », du Canon (Jing) qui est la bible du confucianisme ; mais, chez les plus fortes tête ... Lire la suite
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