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CONCEPT

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Les théories de la connaissance s'accordent généralement à reconnaître qu'il y a essentiellement, dans l'être humain, deux modes de connaissances de la réalité, l'un qui porte directement sur le concret, saisi dans sa singularité, l'autre qui n'atteint le réel qu'à travers des déterminations de caractère abstrait (séparées des individus concrets en lesquels elles peuvent éventuellement se trouver réalisées). Le premier mode caractérise l'intuition, le second la connaissance par concepts. Kant définit l'intuition comme le mode par lequel la connaissance « se rapporte immédiatement aux objets et auquel tend toute pensée comme au but en vue duquel elle est le moyen ». On pourrait, en utilisant le terme général de représentation pour caractériser la connaissance, dire que l'intuition est une représentation singulière (c'est-à-dire portant sur le singulier) et que le concept est une représentation générale. Mais le recours à ce terme de représentation risque d'engager l'épistémologie dans la voie d'un réalisme indirect, qui n'est pas sans poser bien des problèmes (nous ne connaissons à proprement parler que nos représentations, et nous ne connaissons le réel qu'indirectement, par l'intermédiaire de celles-ci). Il serait plus conforme aux données que fournit l'analyse de l'activité cognitive de caractériser la connaissance par l'expression d'intentionnalité assimilatrice. Il faudrait alors distinguer deux modalités de cette intentionnalité : l'une qui vise le concret tel qu'il se donne, de façon immédiate, l'autre qui vise le concret de façon médiate, à travers des déterminations que l'esprit peut considérer en elles-mêmes, à l'état isolé, et en tant précisément que séparées de leurs supports concrets. Le concept peut être défini, dans cette perspective, comme la médiation par laquelle opère l'intentionnalité cognitive lorsqu'elle vise ainsi le réel à travers l'élément de la généralité.

1.  Les propriétés du concept

La tradition rationaliste établit une différence tranchée entre la co […]

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ABSTRACTION

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Terme qui renvoie à tout au moins quatre significations, à la fois indépendantes les unes des autres et pourtant reliées par un jeu de correspondances profondes. Un sens premier du mot abstraction est le suivant : négliger toutes les circonstances environnant un acte, ne pas tenir compte des accidents d'une substance, ne pas s'arrêter aux… Lire la suite
BACHELARD GASTON (1884-1962)

Écrit par :  Guy SAMAMA

Dans le chapitre "De la raison orthodoxe à la raison paradoxe"  : …  qui eux-mêmes changent de sens avec la thermodynamique et l'énergétisme. « C'est au moment où un *concept change de sens qu'il a le plus de sens » : l'électron du xxe siècle n'est plus électrique dans le sens où les fluides du xviiie siècle étaient dits électriques ; il s'est échappé de la matière vers l'… Lire la suite
BURIDAN JEAN (1300 env.-apr. 1358)

Écrit par :  Francis RUELLO

… *Recteur de l'université de Paris en 1328 et en 1340, commentateur d'Aristote et logicien. L'enseignement en logique de Jean Buridan (Summulae logicae) dépend de celui de Pierre d'Espagne et de celui d'Ockham. S'il reçoit du premier la distinction entre la « signification » d'un nom et sa « valeur de suppléance » ou de « substitution », il… Lire la suite
CARNAP RUDOLF (1891-1970)

Écrit par :  Jan SEBESTIK

Dans le chapitre "La construction logique du monde et les travaux issus du Cercle"  : …  la construction effective d'un système conceptuel de cette espèce ». Il entend donc réduire les *concepts de tous les domaines à un nombre minimal d'éléments de base. Il distingue quatre grandes sphères de la connaissance : les objets socio-culturels (geistige Gegenstände), les objets hétéropsychiques (les autres moi), les objets… Lire la suite
CATÉGORIES

Écrit par :  Fernando GIL

Dans le chapitre "Plans de la pensée catégoriale"  : …  « seront distincts selon chaque catégorie » (Métaphysique, 1018 a 35-39). Ces *concepts ont une portée plus générale que les catégories isolées. Ils sont les repères formels de toute description de l'expérience, alors que les catégories contribuent d'une façon beaucoup plus positive à la détermination des êtres. En effet,… Lire la suite
CHAMP SÉMANTIQUE ET CHAMP LEXICAL

Écrit par :  Catherine FUCHS

Dans le chapitre "Le champ lexical"  : …  dans la famille des meubles). À ce propos, on se gardera de confondre le champ lexical avec le* champ conceptuel, qui désigne l'aire des concepts couverte par un mot ou un groupe de mots. Historiquement, les premières études consacrées aux champs, dans les années 1920-1930, ont été proposées dans une perspective davantage ethnologique et… Lire la suite
CONNAISSANCE

Écrit par :  Michaël FOESSELYves GINGRASJean LADRIÈRE

Dans le chapitre "La phénoménologie"  : …  On peut soutenir qu'elle s'enracine en définitive dans la perception, mais il faut admettre que le *concept, en tant que tel, est détaché de ses origines ; qu'il a alors des possibilités propres d'articulation, de transformation, d'engendrement, bref une vie autonome dont il faut rendre compte. Cette autonomie du concept apparaît de la manière la… Lire la suite
ÊTRE, philosophie

Écrit par :  Giulio GIORELLO

Dans le chapitre "L'existence n'est pas un prédicat"  : …  d'Eva Picardi, Bibliopolis, Naples, 1986, pp. 137-155, en particulier pp. 147-155), il observe que *« l'existence exprimée avec les mots « il y a » ne peut pas être un trait caractéristique du concept dont il est une propriété, précisément en vertu du fait qu'elle en est une propriété. Dans l'énoncé « il y a des hommes », il semble qu'on parle d'… Lire la suite
EXPÉRIENCE

Écrit par :  Pascal ENGEL

Dans le chapitre "Le défi empiriste"  : …  Nous projetons ainsi dans le futur nos expériences immédiates et passées, de manière à produire des *concepts, qui en sont non seulement des copies lointaines, mais qui s'écartent des données immédiates. L'une de ces projections est l'idée de nécessité, ou plus exactement de nécessité causale, dont la seule origine dans l'esprit est la répétition de… Lire la suite
EXTENSION & COMPRÉHENSION, logique

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Distinction introduite par la Logique de Port-Royal et portant sur les idées universelles : « J'appelle compréhension de l'idée les attributs qu'elle enferme en soi, et qu'on ne peut lui ôter sans la détruire, comme la compréhension de l'idée du triangle enferme extension, figure, trois lignes, trois angles, et l'égalité de ces… Lire la suite
FREGE GOTTLOB (1848-1925)

Écrit par :  Claude IMBERT

Dans le chapitre "La caractéristique"  : …  copule dont les sens multiples sont reversés sur différentes constantes de prédicat. Selon que le *concept est vérifié par tous les arguments, ou par un seul, ou n'est vérifié par aucun, il donne naissance à une proposition universelle, particulière ou négative. Le cœur de la proposition est le concept et, dans cette perspective, on passe par… Lire la suite
HEGEL GEORG WILHELM FRIEDRICH (1770-1831)

Écrit par :  Jacques d' HONDTYves SUAUDEAU

Dans le chapitre "Une pensée en mouvement"  : …  n'y a aucun membre qui ne soit ivre », mais il maintenait en même temps, en bon rationaliste, que *« le concept (Begriff) est la vraie figure du système scientifique ». Alors, comment surmonter cette dissonance ? Doit-on sacrifier la réalité, mouvante, changeante, discordante, pour sauver un concept guindé, ou bien plutôt assouplir le… Lire la suite
IDÉALISME

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "La logique et l'idéalisme"  : …  Il est probable que l'idéalisme se sépare du réalisme en accordant au jugement la primauté sur le *concept. Ce sont les concepts qui ont d'abord la charge de l'import ontologique. Admettre que le jugement définit des concepts, ou que les concepts dérivent des jugements, équivaut à définir les concepts au moyen des relations ; alors ils dépendent… Lire la suite
IDÉALTYPE, IDÉAL TYPE ou TYPE IDÉAL

Écrit par :  Catherine COLLIOT-THÉLÈNE

… convient par conséquent de revenir aux sources, c'est-à-dire à Max Weber, qui a proposé cette notion* dans le cadre d'une réflexion sur les particularités des concepts dont usent l'histoire et les sciences sociales. Sous le nom d'idéaltype, Weber n'entendait pas offrir une forme de concept ou de théorie inédite, mais une interprétation du sens des… Lire la suite
INTELLIGENCE

Écrit par :  Jean-François RICHARD

Dans le chapitre "Types d'activités intellectuelles L'abstraction et la formation de concepts"  : …  pour décider de l'appartenance ou de la non-appartenance de l'objet à une classe déterminée. *Les différents objets appartenant à la classe, qui est désignée par un symbole (ordinairement un mot), constituent l'extension du concept. Les traits pertinents et les relations qui existent entre eux constituent la définition du concept. Ainsi l'on… Lire la suite
JUGEMENT

Écrit par :  Noël MOULOUD

Dans le chapitre "L'analyse logique du jugement"  : …  Aristote voit dans le jugement (l'ἀπόϕαυσις) la structure intermédiaire entre celle des *concepts, qui sont ses composantes, et celle du raisonnement, qui est une ordonnance de jugement servant de prémisses et de conclusions. Cette conception du jugement comme relation entre les concepts explique le privilège qu'il accorde à la « forme… Lire la suite
LANGAGE PHILOSOPHIES DU

Écrit par :  Paul RICŒURJan SEBESTIK

Dans le chapitre "La tradition logico-sémantique"  : …  par Frege, Russell, Wittgenstein, Carnap, se situe dans cet effort pour désubjectiviser le* concept et renverser les rapports entre celui-ci et le jugement. Les concepts seront définis à partir des propositions, elles-mêmes définies en fonction de leur valeur de vérité. La proposition est une entité abstraite indépendante aussi bien de ses… Lire la suite
LOGIQUE

Écrit par :  Robert BLANCHÉJan SEBESTIK

Dans le chapitre "Bernard Bolzano"  : …  (en soi) comme partie d'une proposition qui, elle, n'est pas une proposition entière. *Cette manière de voir permet de définir des concepts complexes tels que celui de continuité par des formes propositionnelles. La logique extensionnelle des représentations est une généralisation de la logique des classes. À côté des représentations… Lire la suite
MACH ERNST (1838-1916)

Écrit par :  Michel PATY

Dans le chapitre "La philosophie de la connaissance de Mach"  : …  des propositions d'où l'on puisse déduire des énoncés sur des phénomènes observables. Certes, les *concepts sont des entités mentales, ils n'existent pas comme tels, mais, contre le nominalisme, Mach affirmait qu'ils sont autre chose que des mots : ils sont stables et riches de contenu parce qu'ils sont chargés d'histoire et d'expérience. L'… Lire la suite
MÉTAPHYSIQUE

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "La critique kantienne de la métaphysique"  : …  même de les franchir ». Ces principes, dits transcendants, sont ceux mêmes de la raison : *ils nous conduisent à des idées dont l'objet ne peut être donné dans aucune expérience. On peut en ce sens parler de concepts de la raison, ou d'idées transcendantales. Kant les déduit a priori des fonctions mêmes du raisonnement syllogistique. Et il… Lire la suite
MOORE GEORGE EDWARD (1873-1958)

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

Dans le chapitre "La critique du psychologisme, de l'idéalisme et du naturalisme éthique"  : …  sur « nos idées », mais sur ce à quoi nos idées se réfèrent, c'est-à-dire ce que Moore appelle un « *concept ». Ce dernier n'est ni un fait mental ni une partie d'un fait mental ; proche de la « forme » platonicienne, il ne varie pas selon les jugements où il apparaît. Le dessein de Moore est ici proche de celui de A. Meinong et de G. Frege :… Lire la suite
MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

Écrit par :  Alain de LIBERA

Dans le chapitre "« Ex oriente lux »"  : …  ces définitions, on peut alimenter divers systèmes de psychologie cognitive où la formation des *concepts ne résulte pas d'un processus de perception active, mais d'un mouvement d'impression où les species viennent se déposer dans le cerveau, à titre d'images résiduelles, semblables à leurs objets. Ainsi conçue, la pensée n'est… Lire la suite
MYTHE - L'interprétation philosophique

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Mythe et philosophie"  : …  abord comme représentation que la philosophie rencontre le mythe et sa prétention épistémologique. *Le problème muthos-logos devient alors le problème « représentation-concept ». Si la philosophie est la pensée par concept, c'est une question de savoir si la représentation véhiculée par le mythe peut être considérée comme une préfiguration… Lire la suite
NIETZSCHE FRIEDRICH (1844-1900)

Écrit par :  Jean GRANIER

Dans le chapitre "L'être-logique"  : …  entre la connaissance et son objet. Dès les origines grecques, chez Parménide, l'être est ramené au *concept, le principe logique d'identité est érigé en principe ontologique. Parménide se complaît dans « la paix cadavérique et figée du concept le plus froid, le moins expressif de tous, de l'être » (X, 58). En prenant le parti de soumettre le réel à… Lire la suite
NOMINALISME

Écrit par :  Paul VIGNAUX

Dans le chapitre "Nominalisme et théologie de la création"  : …  au réel dont il est dit que le mot prononcé à la chose qu'il désigne ; en se présentant comme un *concept, il garde l'hétérogénéité du nom à l'être nommé. Ce nominalisme est un terminisme qui traite le concept comme un terme mental, élément d'une langue naturellement commune, signe naturel applicable aux êtres d'une certaine classe.… Lire la suite
OBJET

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Les objets, le langage et la pensée"  : …   ? Frege propose à cet égard une distinction devenue classique entre objet (Gegenstand) et *concept (Begriff), qui nous semble procéder à la fois de deux points de vue. D'une part, de l'opposition entre sujet et prédicat d'une proposition ; le Gegenstand fonctionnant nécessairement comme sujet, car il est ce dont on dit… Lire la suite
OCKHAM GUILLAUME D' (1290 env.-env. 1349)

Écrit par :  Maurice de GANDILLACJeannine QUILLET

Dans le chapitre "Le « terminisme » et le problème des universaux"  : …  éléments de toute une sémiologie sans laquelle l'esprit ne saurait « déclarer » ce qu'il sait. Le *concept, qui n'a lui-même valeur qu'intentionnelle, devient « matériellement signifiant » par l'entremise d'un « terme » (d'où le nom de terminisme donné à cette doctrine) ; il ne s'agit pas, comme pour Roscelin, d'un simple « ébranlement de l'air… Lire la suite
PENSÉE

Écrit par :  Pascal ENGEL

…  des sensations, une certaine structure : ils sont composés de ce qu'on appelle ordinairement des *concepts. Il paraît difficile d'attribuer à quelqu'un, par exemple, la pensée « que ceci est un bouquet de roses » si l'on ne peut pas lui attribuer la possession des concepts de rose et de bouquet. Enfin, les attitudes propositionnelles et leurs… Lire la suite
PHILOSOPHIE ANALYTIQUE

Écrit par :  Francis JACQUESDenis ZASLAWSKY

Dans le chapitre "Le présupposé philosophique de l'analyse"  : …  Mais l'important n'est pas là. Les considérations décisives restent des considérations logiques. *Seulement, là où le philosophe logicien réfléchit sur les pouvoirs d'inférence de concepts qui n'engendrent pas trop de paradoxes, le philosophe de l'école d'Oxford traite de concepts qui engendrent d'authentiques perplexités (percevoir, évaluer… Lire la suite
PRAGMATISME

Écrit par :  Gérard DELEDALLE

Dans le chapitre "Le pragmatisme, théorie de la vérité ou théorie de la signification ?"  : …  est qu'une méthode pour décider de la signification de mots difficiles et de concepts abstraits. » *La signification d'un concept n'est pas une chose. La signification d'un concept est un autre concept dans un système de concepts. Bien loin d'être anti-intellectualiste, le pragmatisme soutient une théorie rationaliste expérimentale de la… Lire la suite
PSYCHOPHYSIOLOGIE

Écrit par :  Michel MEULDERS

Dans le chapitre "Approche phylogénétique"  : …  niveau pathique et iconique, est une condition nécessaire mais non suffisante pour la formation de *concepts. Dans la conceptualisation, en effet, l'attention se porte d'un aspect de la perception à un autre, en termes de catégories, de principes ou d'hypothèses, afin de classer l'objet de cette perception dans un ensemble déterminé, éventuellement… Lire la suite
RATIONALISME

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Le rationalisme hégélien"  : …  à reproduire dans un langage un mouvement de concepts qui exprime le mouvement réel des choses. *Ce que Hegel nomme la « logique » est la succession de ces concepts, rythmée selon le fameux paradigme : thèse-antithèse-synthèse, dans lequel c'est la négation qui engendre les déterminations de plus en plus riches des concepts. Une telle prise de… Lire la suite
RÉALISME, mathématique

Écrit par :  Hourya BENIS-SINACEUR

Dans le chapitre "La réalité idéelle des concepts"  : …  mathématiques, au moins des objets primitifs : les figures géométriques et les nombres entiers. *L'univers mathématique du réaliste est une « Begriffssphäre », un monde d'objets idéels, conceptuels. Cantor considère que le problème de la « réalité » de l'infini est le même que celui de la « réalité » de n'importe quel concept.… Lire la suite
RELATION

Écrit par :  Jean LADRIÈRE

Le *concept de relation apparaît comme l'un des concepts fondamentaux du discours rationnel. Il semble lié à la pratique de l'analyse, qui constitue elle-même l'un des aspects essentiels de la démarche discursive. L'analyse décompose les unités données dans l'expérience en éléments aussi simples que possible,… Lire la suite
SAGESSE

Écrit par :  Manuel de DIÉGUEZ

Dans le chapitre "L'intelligence visionnaire"  : …  pour elle-même. Il existait donc des signifiants quintessentiels, des dieux idéaux du réel. Mais le *concept est-il un temple naturel dans lequel retentirait la parole du sens ? Qu'y a-t-il de trompeur dans le concept ? Cet oracle serait-il piégé à son tour ? Quel serait alors le démon de l'erreur qui se terrerait en lui ? C'est ici qu'apparaît un… Lire la suite
SCIENCES - Science et philosophie

Écrit par :  Alain BOUTOT

Dans le chapitre "Les fondements transcendantaux de la connaissance scientifique : le néo-kantisme"  : …  dans la Critique de la raison pure, d'en faire la théorie. Il a cherché à dégager* les concepts « nécessaires et suffisants pour fonder et légitimer » le savoir physico-mathématique. Ces concepts sont, contrairement à ce qu'on pourrait s'imaginer, peu nombreux, et rares sont ceux qui ont été récemment découverts : « Dans toutes… Lire la suite
SIGNE ET SENS

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Histoire du problème"  : …  aux individus concrets, ouvre une autre tradition qui l'emporte au Moyen Âge, la tradition du *concept. Le concept n'est pas quelque chose que nous contemplons par l'esprit, mais que nous tirons par abstraction de l'expérience sensible ; la pensée conceptuelle n'est pas un simple résultat de l'expérience sensible, mais elle dégage les… Lire la suite
STRUCTURALISME

Écrit par :  Jean-Louis CHISSMichel IZARDChristian PUECH

Dans le chapitre "La mise à jour d'un ordre du symbolique"  : …  chez Althusser), ou de causalité métonymique, c'est-à-dire d'une causalité présente dans et par ses effets *Intuition/concept. L'œuvre de Jean Cavaillès, sa critique de la phénoménologie reposent sur la promotion « d'une philosophie du concept » contre une philosophie du sujet, et jouera le rôle d'un manifeste pour une « sortie » de la… Lire la suite
SYNTHÈSE, philosophie

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Pour présenter la synthèse, on s'inspirera plus particulièrement de deux philosophes qui ont fait d'elle un moment essentiel de la pensée : Kant et Hegel. Kant introduit la distinction entre les jugements analytiques, qui élucident et expliquent un concept sans communiquer d'information nouvelle (par exemple : « Tous les corps sont divisibles »),… Lire la suite
TARSKI ALFRED (1902-1983)

Écrit par :  Jan SEBESTIK

Dans le chapitre "Le concept de vérité"  : …  des méthodes syntaxiques qu'il avait suivies jusqu'alors, et il s'efforça de mettre au point des *concepts sémantiques correspondant plus fidèlement aux notions utilisées dans le langage ordinaire – principalement le concept de vérité et celui de conséquence logique. Le premier est analysé dans sa célèbre étude sur Le Concept de vérité dansLire la suite
WEBER MAX (1864-1920)

Écrit par :  Julien FREUND

Dans le chapitre "La théorie des sciences humaines"  : …  qu'aucune discipline n'est une connaissance totale du réel. Toutes abordent le réel au moyen de *concepts abstraits qui sont plus ou moins adéquats, suivant qu'ils ont été plus ou moins rigoureusement élaborés. De toute façon il y a un hiatus insurmontable entre le concept et le réel. Étant donné que chaque science est un point de vue, elle… Lire la suite
WITTGENSTEIN LUDWIG (1889-1951)

Écrit par :  Jean-Pierre COMETTIGilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Jeux de langage"  : …  de l'« ensorcellement » exercé par le langage, simplement en nous le montrant tel qu'il est. *La notion de jeu de langage fournit en outre l'exemple privilégié de ce que Wittgenstein entend par concept philosophique. Par opposition aux concepts abstraits strictement définis par une classe de propriétés communes, les concepts philosophiques… Lire la suite

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