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CONNAISSANCE

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La connaissance désigne un rapport de la pensée à la réalité extérieure et engage la notion de vérité comme adéquation de l'esprit et de la chose. Par extension, le terme connaissance désigne le contenu de la pensée qui correspond à la nature de la chose visée, et s'oppose à erreur ou illusion. Ses caractères sont l'universalité et la nécessité, ce qui suppose de réfléchir sur la méthode propre à nous faire parvenir à la connaissance. En ce sens, elle est plus qu'une croyance partagée puisque son universalité est de droit ; de même elle diffère de l'opinion dans la mesure où elle est une opinion vraie, « accompagnée de raison » (Platon).

Si, en philosophie comme en sociologie, la connaissance est un rapport de la pensée à la réalité, il doit y avoir des degrés de connaissance comme il y a des degrés de réalité. C'est ce que montre Platon par le schéma de la ligne (La République, VII) : au plus bas degré de réalité correspond le plus bas degré de connaissance, celui que nous donne la perception sensible ; c'est au terme de la démarche dialectique que la pensée pure parvient au plus haut degré de connaissance, c'est-à-dire à saisir la nature immuable de la chose, son essence. Le jeu des questions et des réponses doit être mené de telle manière que les impressions sensibles laissent peu à peu place au raisonnement puis à l'intuition intellectuelle. L'âme doit s'affranchir de l'influence perturbatrice du corps pour retrouver la vérité qu'elle connaît de toute éternité parce qu'elle est de même nature qu'elle. Toute connaissance au sens fort est donc pour elle une réminiscence (Ménon).

Cette approche qui définit l'activité philosophique par la recherche de la connaissance peut sembler paradoxale, car c'est en faisant retour sur elle-même que la partie intellectuelle de l'âme parvient à retrouver la réalité. Il faut rappeler que cette conception est une réponse au scepticisme inauguré par les sophistes (GorgiasProtagoras), et qui sera prolongé par Pyrrhon pour qui la séparation de la réa […]

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Autres références

« CONNAISSANCE » est également traité dans :

ABSTRACTION

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Terme qui renvoie à tout au moins quatre significations, à la fois indépendantes les unes des autres et pourtant reliées par un jeu de correspondances profondes. Un sens premier du mot abstraction est le suivant : négliger toutes les circonstances environnant un acte, ne pas tenir compte des accidents d'une substance, ne pas s'arrêter aux… Lire la suite
ABU L-HUDHAYL AL-'ALLAF (752-842)

Écrit par :  Roger ARNALDEZ

… *Premier grand penseur de la théologie mu‘tazilite, disciple indirect de Wāṣil b. ‘Atā', Abū l-Hudhayl al-‘Allāf est né à Baṣra et mort à Sāmarā. S'étant initié à la philosophie, il s'oppose vivement aux « physiciens » matérialistes, la dahriyya, qui soutiennent l'éternité du monde, défendant dans les polémiques les grands principes de l'… Lire la suite
AGNOSTICISME

Écrit par :  Henry DUMÉRY

… *Terme créé en 1869 par un disciple de Darwin, T. H. Huxley (1825-1895). Il devrait signifier le contraire de gnosticisme, c'est-à-dire le refus d'une connaissance de type supérieur (procédés d'explication suprarationnels). En fait, « agnosticisme » a eu à l'origine un sens précis : exclusion de toute métaphysique, de toute ontologie. Son… Lire la suite
ALEMBERT JEAN LE ROND D' (1717-1783)

Écrit par :  Michel PATY

Dans le chapitre "La philosophie des sciences"  : …  à son œuvre scientifique et en relation avec elle, d'Alembert a développé une théorie de la *connaissance influencée par Locke et le sensualisme de Condillac, mais centrée avant tout sur une épistémologie de la physique newtonienne. C'est à nos sensations que nous devons nos connaissances ; la première est la conscience d'exister, qui… Lire la suite
ART (Aspects esthétiques) - Le beau

Écrit par :  Yves MICHAUD

Dans le chapitre " L'apparition de « l'esthétique »"  : …  qui nous renseigne confusément sur la réalité. Leibniz entrevoit à partir de là une nouvelle zone de* connaissance, qui ne serait pas celle de la connaissance claire et distincte apportée par les idées de qualités premières, mais une connaissance claire (nous connaissons nos idées et ce qu'elles nous font) sans être distincte (on ne sait pas de quoi… Lire la suite
ASSOCIATIONNISME

Écrit par :  Frederic Charles BARTLETT

… *C'est pour expliquer des phénomènes propres à la mémoire qu'on élabora la théorie relative à l'association mentale. Celle-ci n'a posé un problème philosophique que lorsque, sous le nom d'associationnisme, des penseurs ont constitué une théorie psychologique globale. Aristote avait distingué trois formes d'association : par similarité, par contraste… Lire la suite
AVERROÈS, arabe IBN RUSHD (1126-1198)

Écrit par :  Jean JOLIVET

Dans le chapitre "Théorie de la connaissance et béatitude intellectualiste"  : …  Les commentaires du traité De l'âme exposent une théorie de la *connaissance qui exploite les passages, quelque peu obscurs, où Aristote parle des intellects : celui qui reçoit l'intelligible comme le sens reçoit le sensible, et celui qui est la cause de la connaissance. Averroès explique que, si nous connaissons intellectuellement, c'est… Lire la suite
AVICENNE, arabe IBN SINA (980-1037)

Écrit par :  Henry CORBIN

Dans le chapitre "La métaphysique"  : …  bref aperçu qui s'impose ici, le centre de perspective à choisir est la théorie avicennienne de la *connaissance, solidaire de toute sa métaphysique, parce que cette noétique se présente comme l'aspect gnoséologique d'une théorie des Intelligences qui est une angélologie, et que cette angélologie fonde la cosmologie, en même temps qu'elle… Lire la suite
AVICENNISME LATIN

Écrit par :  Alain de LIBERA

Dans le chapitre "Le premier avicennisme"  : …   agens séparé auquel il soumet l'intellect de l'homme, définition du processus de la *connaissance abstractive en termes de « conjonction » ou d'« union » de l'intellect de l'homme avec l'Intellect « en acte » qui, « du dehors », « lui donne les formes intelligibles », définition de ce « don » en termes de « flux des formes » dans… Lire la suite
BACHELARD GASTON (1884-1962)

Écrit par :  Guy SAMAMA

Dans le chapitre "De la raison orthodoxe à la raison paradoxe"  : …  *À un réel feuilleté répond une raison parcellisée et pluralisée. Les problèmes scientifiques se formulent et se résolvent autrement à des niveaux différents : la microphysique rénove et réfute les principes de la physique, qui eux-mêmes changent de sens avec la thermodynamique et l'énergétisme. « C'est au moment où un concept change de sens qu'il a… Lire la suite
BOUDDHISME (Les grandes traditions) - Bouddhisme indien

Écrit par :  Jean FILLIOZATPierre-Sylvain FILLIOZAT

Dans le chapitre "Vijñānavādin-Yogācāra"  : …  pensée » étant la seule réalité absolue. C'est un fait établi que la pensée connaît. Il y a donc un *connaissable, même s'il n'est pas un objet extérieur, et, à défaut de réalité extérieure, le support du connaissable est le psychisme intérieur de fond, constitué par l'accumulation des imprégnations (vāsanā) résultant de phénomènes… Lire la suite
BOVELLES CHARLES DE (1478-1567)

Écrit par :  Pierre MAGNARD

… *Naître à Saint-Quentin dans une vieille famille picarde, grandir sous la protection de François et Charles de Hallewin, évêques d'Amiens et de Noyon, être l'élève de Jacques Lefèvre d'Étaples au collège du Cardinal-Lemoine avant d'en devenir l'un des maîtres, vivre dans le commerce des Champier, Clichtove, Budé, Bérauld, Boucher et autres… Lire la suite
CARTÉSIANISME

Écrit par :  Pierre GUENANCIA

Dans le chapitre "Une pensée inaugurale"  : …  (1640 en latin, 1641 en français), l'une des plus grandes œuvres de toute la philosophie, que la* connaissance par le moi, considéré comme chose qui pense, de sa propre existence (Cogito, sum : « je pense, je suis ») est la plus certaine de toutes les connaissances humaines, que l'âme ou l'esprit est réellement distinct du corps et que… Lire la suite
CATÉGORIES

Écrit par :  Fernando GIL

Dans le chapitre "Plans de la pensée catégoriale"  : …  *La pensée grecque fournit des éléments suffisants pour situer la pensée catégoriale dans la connaissance.

a)  Rien dans la philosophie grecque classique ne saurait être dit correspondre à la distinction entre ontologie matérielle et ontologie formelle. Il est vrai que l'Un, corrélat de l'Être selon Aristote (Métaphysique, 1003 Lire la suite
COGNITION

Écrit par :  Chrystel BESCHE-RICHARDRaymond CAMPAN

Dans le chapitre "L'héritage antique"  : …  la réflexion, les discours des auteurs de l'Antiquité sur la pensée, la logique, la démonstration,* la construction de la connaissance et de la science témoignent des premiers efforts dans ce domaine. Les hommes et les animaux ont en commun la sensation, la mémoire, le courage, l'appétit, le désir, le plaisir et la douleur, les traits de caractère… Lire la suite
COMTE AUGUSTE (1798-1857)

Écrit par :  Bernard GUILLEMAIN

Dans le chapitre "De la science à la philosophie"  : …  à une sorte de métaphysique de la nature, de type idéaliste. Il n'y songe pas. Sa théorie de la *connaissance et le relativisme qui s'ensuit ne dérivent pas d'une inspection de l'esprit, c'est un constat historique. D'ailleurs la condamnation corrélative des recherches transcendantes n'a elle-même qu'un caractère relatif. Elle écarte toute… Lire la suite
CONCEPT

Écrit par :  Jean LADRIÈRE

*Les théories de la connaissance s'accordent généralement à reconnaître qu'il y a essentiellement, dans l'être humain, deux modes de connaissances de la réalité, l'un qui porte directement sur le concret, saisi dans sa singularité, l'autre qui n'atteint le réel qu'à travers des déterminations de caractère… Lire la suite
CONTEMPLATION

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Pour la plupart des philosophes grecs, et essentiellement pour le courant de pensée qui relie le pythagorisme, Platon et le néoplatonisme, la contemplation (théôria, de Théa : déesse, et oraô : voir) désigne une attitude de connaissance qui permet à l'être humain de se libérer d'une condition commune d'esclavage du sensible, des… Lire la suite
CRITIQUE DE LA FACULTÉ DE JUGER, livre de Emmanuel Kant

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Dans le chapitre "Le beau et le sublime"  : …  *La connaissance ne consiste pas seulement à produire des concepts : il faut encore pouvoir les mettre en relation avec des objets donnés. D'où le rôle déterminant de la faculté de juger, déjà exposé dans la Critique de la raison pure : soumettre le cas à la règle, « subsumer le particulier sous l'universel ». Mais le jugement ne fait pas… Lire la suite
CRITIQUE LITTÉRAIRE

Écrit par :  Marc CERISUELOAntoine COMPAGNON

Dans le chapitre "Philosophie, morale, littérature"  : …  la technicité de ses analyses consacrées à Wittgenstein et plus globalement à la philosophie de la *connaissance et du langage n'empêchaient nullement Jacques Bouveresse d'être l'un des meilleurs spécialistes de Robert Musil, La Connaissance de l'écrivain (2008) montre un intérêt soutenu et varié pour l'ensemble de la littérature et des… Lire la suite
CROYANCE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Kant"  : …  *La première estimation est l'œuvre de la Critique de la raison pure, dont la tâche est elle-même double : justifier les divers principes de la connaissance et en limiter l'emploi à la sphère de l'expérience ; c'est à ce titre que la croyance est à la fois légitimée et contenue dans les bornes où son usage est valide. À… Lire la suite
DIALECTIQUE

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "La dialectique platonicienne"  : …  formulée et développée systématiquement. Elle y prend sens dans un double système d'oppositions : *la dialectique, c'est d'abord la connaissance vraie par opposition à la connaissance sensible ou opinion ; c'est ensuite la connaissance anhypothétique des réels intelligibles (les « Idées »), « art royal » (Euthydème, 291bc) par opposition… Lire la suite
DIDACTIQUE - La didactique des disciplines

Écrit par :  Jean-Paul BRONCKARTJean-Louis CHISS

Dans le chapitre " Objet, tâches et concepts des didactiques des disciplines"  : …  *Les didactiques des disciplines ont pour objet central les processus de construction de connaissances et de savoir-faire (par transmission, reproduction ou création originale) qui sont à l'œuvre dans un système didactique, c'est-à-dire dans la structure constituée par l'ensemble des relations qui se nouent entre l'enseignant, les élèves et la… Lire la suite
EMPIRISME

Écrit par :  Edmond ORTIGUES

Dans le chapitre "L'empirisme défini comme théorie de l'évidence confirmative"  : …  de l'expérience, il est difficile de trouver une définition qui soit valable dans tous les cas. *Ceux qui croient trouver dans la philosophie anglaise du xviie et du xviiie siècle le modèle de l'« empirisme classique » pensent que l'empirisme est une théorie de la connaissance à la manière kantienne, sauf… Lire la suite
ENTENDEMENT

Écrit par :  Henry DUMÉRY

… *Pour Locke, l'entendement est le « pouvoir de penser » (ou la faculté de comprendre) comme la volonté est la « puissance de vouloir ». Pour Leibniz, entendement est synonyme d'intellection. Malebranche assimile entendement et esprit pur. De son côté, Kant oppose entendement et raison. Selon lui, la fonction de l'entendement est de relier entre… Lire la suite
ÉPICURE (~341-~270)

Écrit par :  Graziano ARRIGHETTI

Dans le chapitre "Théorie de la connaissance : fidélité aux sensations"  : …  le bonheur doit être un état de sécurité sereine, cette sécurité s'obtiendra d'abord

par la *connaissance, qui est le préalable et le fondement de toutes les autres activités humaines en ce qu'elle rétablit un contact confiant avec la réalité dont tout un courant de la pensée grecque semblait avoir compromis pour toujours la possibilité. Le… Lire la suite
ÉPISTÉMOLOGIE

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

…  le français ne l'assimile, c'est pourtant avec le sens différent et plus large de « théorie de la *connaissance » qu'il est généralement utilisé par les Anglo-Saxons. Ce décalage sémantique n'intéresse pas seulement le linguiste ; il évoque une différence d'orientation significative, qui se retrouve aussi bien à l'intérieur même de l'épistémologie… Lire la suite
ERREUR

Écrit par :  Bertrand SAINT-SERNIN

… Si nous ne cherchions pas la vérité, nous ne nous soucierions pas de nos erreurs. Or, puisque toute *connaissance débute avec l'expérience, même si elle ne se réduit pas à elle, la réflexion sur l'erreur doit comporter deux types d'interrogations : à quelles conditions la connaissance sensible – ou perception – est-elle fiable ? à quelles conditions… Lire la suite
ÉSOTÉRISME

Écrit par :  Serge HUTIN

Dans le chapitre "Ésotérisme, gnose, hermétisme"  : …  Mais qu'est-ce qui se trouve ainsi transmis ?* Une connaissance grâce à laquelle l'homme parviendrait à reconstruire la métaphysique traditionnelle, une et universelle. Il importe tout de suite, pour éviter tout contresens, de préciser que ladite connaissance, dans les perspectives de l'ésotérisme traditionnel, ne constitue pas du tout une… Lire la suite
ESSAI SUR L'ENTENDEMENT HUMAIN, livre de John Locke

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Dans le chapitre "Empirisme et science des signes"  : …  font sur nos sens, et les propres opérations de l'âme concernant ces impressions ». *Le livre II : « Des idées », ayant établi que l'homme « ne pense pas toujours » (ce qui oppose Locke aux cartésiens), détaille la formation de nos connaissances, du plus simple au plus complexe. Le livre III : « Des mots », étudie le rôle du langage… Lire la suite
ESTHÉTIQUE & ANALYTIQUE TRANSCENDANTALES

Écrit par :  Françoise BURGELIN

… *Les deux expressions d'esthétique et d'analytique transcendantales désignent l'étude de l'entendement et celle de la sensibilité, saisis dans leur structure a priori, sources de toute notre connaissance des phénomènes. « Transcendantal », vieux terme scolastique, perd chez Kant son sens ontologique, réservé en principe à « transcendant », pour… Lire la suite
ÉTHIQUE, livre de Baruch Spinoza

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "Du désir à la joie"  : …  déterminent qui engendre cette méconnaissance (livre III, « Nature et origine des sentiments »). *La vraie liberté, objet des deux derniers livres (« La servitude humaine ou les forces des sentiments » et « La puissance de l'entendement ou la liberté humaine »), repose sur la « connaissance du troisième genre » –  différente de la connaissance par… Lire la suite
EXPÉRIENCE

Écrit par :  Pascal ENGEL

… contenus de pensée conceptuels des jugements dont ils semblent se distinguer ? Du point de vue de la* théorie de la connaissance, on appelle expérience non seulement toute connaissance immédiate et non inférentielle, mais aussi une connaissance médiate, inférée ou induite à partir des données sensorielles, apprise et non innée. La connaissance… Lire la suite
FORMALISME

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "Logique et mathématique"  : …  . Il exprime une propriété structurale fondamentale des systèmes formels considérés. Il ne borne donc pas la *connaissance que ceux-ci représentent : il étend au contraire notre connaissance de ce qu'ils sont. Sa seule fonction négative est celle, critique, de faire obstacle sur ce terrain à une philosophie du savoir absolu… Lire la suite
FREUD SIGMUND (1856-1939)

Écrit par :  Jacques LE RIDERMarthe ROBERT

Dans le chapitre "Les deux cultures"  : …  explique Jacques Bouveresse, « l'idée que la littérature met à notre disposition une forme de *connaissance qui se situe dans un rapport de rivalité et de conflit avec celle de la science » (La Connaissance de l'écrivain. Sur la littérature, la vérité et la vie, 2008). Jacques Bouveresse rejoint ici Hilary Putnam : « Les dramaturges… Lire la suite
LE GAI SAVOIR, livre de Friedrich Nietzsche

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "Une science nouvelle"  : …  légère. Superficielle, mais « superficielle par profondeur », comme les anciens philosophes grecs. *La vérité comme valeur philosophique est soupçonnée, mais la connaissance est célébrée, en ce qu'elle permet de se libérer des illusions naïves, des croyances anthropocentriques, finalistes : « Pourquoi l'homme serait-il maintenant plus méfiant et… Lire la suite
GNOSTICISME

Écrit par :  Pierre HADOTMichel TARDIEU

Dans le chapitre " Approches du phénomène gnostique"  : …  *La gnose (du mot grec gnôsis) peut se définir comme une connaissance salvatrice, qui a pour objet les mystères du monde divin et des êtres célestes, et qui est destinée à révéler aux seuls initiés le secret de leur origine et les moyens de la rejoindre, et à leur procurer ainsi la certitude du salut, que celui-ci soit obtenu ou non par une… Lire la suite
GRANGER GILLES GASTON (1920- )

Écrit par :  Claude IMBERT

Dans le chapitre "Une épistémologie des sciences de l'homme"  : …  la formule du jugement de goût). Transcendantale serait « toute condition formelle de *connaissance qui détermine a priori un type d'objectivité ». Quant à l'individuel, il qualifiait, plutôt qu'une détermination ontologique ou une singularité événementielle, une vection relative de la connaissance, comparable à une modalité.… Lire la suite
HABERMAS JÜRGEN (1929- )

Écrit par :  Gérard RAULET

Dans le chapitre "Epistémologie des sciences sociales et politiques"  : …  la philosophie politique. Dépassant l'opposition des sciences exactes et des sciences de l'esprit, *Habermas distingue dans La Technique et la science comme « idéologie » (1968 ; trad. franç. 1973) et Connaissance et intérêt (1968 ; trad. franç. 1976) trois « intérêts de connaissance » : l'intérêt technique, l'intérêt pratique qui… Lire la suite
HEGEL (G. W. F.)

Écrit par :  Jacques d' HONDTYves SUAUDEAU

Dans le chapitre "Une méthode de pensée"  : …  Le monde se diversifie à l'infini. Il est inépuisable. *Les trois moments de la connaissance, qui, dans l'idéalisme, sont inséparablement le devenir réel, poussent en toutes directions leurs prolongements théoriques et pratiques, et la dialectique se spécifie conjointement. Hegel a tenté de saisir les spécifications les plus importantes, en sachant… Lire la suite
HERMÉTISME

Écrit par :  Sylvain MATTON

Dans le chapitre "La littérature hermétique"  : …  le père André-J. Festugière. Le principal est l'absence de séparation entre science et religion : la* connaissance ne peut être obtenue que par une révélation accordée par un dieu ou un prophète « théopneuste ». Elle sera donc le fruit d'exercices de piété et d'ascèse plutôt que d'une réflexion rationnelle. Elle se présente comme une gnose… Lire la suite
HEURISTIQUE

Écrit par :  Jean-Pierre CHRÉTIEN-GONI

Dans le chapitre "La technique ou l'art d'inventer"  : …  C'est en se reportant aux sources mêmes de la réflexion méthodologique* sur la connaissance que l'on peut discerner l'apparition des premières considérations heuristiques. Le premier grand monument spéculatif sur les conditions de la connaissance que constitue l'Organon aristotélicien ne manque pas de faire une place aux techniques qui… Lire la suite
HISTORICITÉ

Écrit par :  Hans Georg GADAMER

Dans le chapitre "Philosophie de l'histoire et essence de l'homme"  : …  remplir ce champ par des variations toujours nouvelles. L'attrait que présente l'histoire pour la *connaissance provient de la richesse de cette imagination originelle et créatrice de la race humaine, qui alimente l'histoire humaine. Cette richesse ne consiste donc pas seulement dans l'éventail des variations par lesquelles s'actualise une… Lire la suite
HOMME - La réalité humaine

Écrit par :  Alphonse DE WAELHENS

Dans le chapitre "L'anthropologie grecque et chrétienne"  : …  qui sont aussi des raisons, il entreprend de réconcilier l'homme avec son corps et avec la nature. *L'existence récupère son individualité matérielle ; la connaissance, si elle tend d'elle-même vers le conceptuel et, donc, vers le général, s'ancre néanmoins, de toute nécessité, dans le sensible, dans le corporel qui est, pour reprendre le célèbre… Lire la suite
HUSSERL (E.)

Écrit par :  Gérard GRANEL

Dans le chapitre "Forme et matière de la connaissance"  : …  le chapitre xi des Prolégomènes, seules sciences du formel), le contraignit à *« passer naturellement aux questions plus fondamentales, celle de l'essence de la forme de la connaissance par opposition à la matière de la connaissance, et celle du sens de la distinction entre les déterminations, les vérités, les lois qui sont… Lire la suite
IBN BADJDJA ABU BAKR IBN AL-SA'IGH, dit AVEMPACE (fin XIe s.-1138)

Écrit par :  Abdelkader BEN CHEHIDA

… *Auteur dont l'œuvre constitue un grand moment dans l'histoire de la philosophie arabe d'Espagne et une source importante pour les théologies médiévales. Le nom d'Ibn Bādjdja, qu'on donne communément à Abū Bakr Ibn al-Sā'igh (fils de l'orfèvre), a été latinisé en Avempace par les scolastiques à travers la transcription des traducteurs juifs. Les… Lire la suite
IDÉALISME

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Les éléments de la représentation : le sujet et l'objet"  : …  pensée par aucun esprit, échapperait totalement, et cette condition équivaudrait à l'inexistence : *« La connaissance constitue un monde qui est pour nous le monde. Au-delà, il n'y a rien ; une chose qui serait au-delà de la connaissance serait par définition l'inaccessible, l'indéterminable, c'est-à-dire qu'elle équivaudrait pour nous au néant » (… Lire la suite
IDÉALISME ALLEMAND

Écrit par :  Jacques d' HONDT

Dans le chapitre "Un gouffre entre l'homme et la nature"  : …  existence d'une réalité indépendante de la connaissance que nous élaborons, et extérieure à elle ; *l'existence des choses en soi, distinctes des « choses pour nous », et dont la connaissance en tant que telles nous est inaccessible. Contre le matérialisme, il a soutenu que nous connaissons seulement les choses pour nous, telles que les choses en… Lire la suite
IDÉALTYPE, IDÉAL TYPE ou TYPE IDÉAL

Écrit par :  Catherine COLLIOT-THÉLÈNE

Dans le chapitre "La démarche wébérienne"  : …  et théories des sciences historiques et sociales en forme d'idéaltypes invalide par conséquent* toute conception de la connaissance comme reflet, et plus généralement toute interprétation réaliste de la valeur cognitive de ces concepts et théories : ce que Weber souligne en caractérisant ces constructions de « tableaux de pensée » ou d'« … Lire la suite
IMAGINAL MONDE

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Cette notion est une création conceptuelle due au philosophe français Henry Corbin, dont les travaux sont essentiels pour l'herméneutique comparée. Face à la défiance que la philosophie occidentale moderne a manifestée par rapport à l'imagination, le néologisme « imaginal » porte, au contraire, une exaltation philosophique de l'image. Cette… Lire la suite
IMMÉDIAT

Écrit par :  Dominique LECOURT

Dans le chapitre "Le privilège de l'immédiat"  : …  formellement identique à celle des mathématiques ; ce médiateur sera le Médiateur, Dieu. *Une fois la certitude mathématique fondée, la structure de la connaissance du monde extérieur est fixée : qu'on se réfère à l'ordre des Méditations où l'essence (Méditation cinquième) précède l'existence (MéditationLire la suite
INFINI, philosophie

Écrit par :  Emmanuel LÉVINAS

Dans le chapitre "Les problèmes de l'infini"  : …  *Manifestation de ce qui est, de l'étant, à un être conscient, la connaissance signifie autant représentation du donné – individuel ou universel –, intuition et entendement, que dépassement du donné dans l'aventure et la méthode de la recherche. En se donnant, l'étant offre certains traits et en exclut d'autres. S'il est… Lire la suite
INTELLECT & INTELLIGIBLES

Écrit par :  Édouard-Henri WÉBER

… *Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence, raison, esprit ; au xviie siècle : entendement. Pour Aristote, les aristotélisants arabes… Lire la suite
INTUITION

Écrit par :  Noël MOULOUD

Le terme d'intuition désigne la manière d'être* d'une connaissance qui comprend directement son objet, par un contact sans médiats avec lui, et sans le secours des signes ou des procédés expérimentaux. À ces caractères d'immédiateté on relie en général d'autres caractères, celui d'une pensée anticipatrice qui… Lire la suite
ISMAÉLISME

Écrit par :  Michel BOIVINOsman YAHIA

Dans le chapitre "L'âme, l'intellect et la connaissance"  : …  *D'après les penseurs ismaéliens, le corps par lui-même est incapable d'agir et de se mouvoir ; si donc il se meut, ce ne peut être que par une force étrangère à sa nature corporelle. Certains corps possèdent un mouvement à sens unique : par exemple le feu et l'eau ; c'est leur mouvement naturel. Pour d'autres le mouvement a des sens multiples ; il… Lire la suite
KANT (E.)

Écrit par :  Louis GUILLERMIT

Dans le chapitre "La synthèse a priori, problème général de la raison"  : …  dans le second. Mais on ne voit ni que l'un puisse rendre compte de quelque accroissement de la *connaissance, ni que l'autre puisse trouver dans une expérience en elle-même toujours particulière et contingente un fondement suffisant à l'universalité et à la nécessité qui caractérisent pourtant ce qu'il y a de proprement scientifique dans une… Lire la suite
KUHN THOMAS (1922-1996)

Écrit par :  Alexis BIENVENU

Dans le chapitre "Le « gestalt switch »"  : …  ce point constitue sa principale originalité, qui s'ancre dans son apprentissage de la physique. *Selon lui, la formation de la pensée scientifique est loin de se réduire à l'acquisition de connaissances purement intellectuelles abstraites et explicites : elle consiste avant tout à faire des exercices, à apprendre tacitement des… Lire la suite
LOCKE JOHN (1632-1704)

Écrit par :  Geneviève BRYKMAN

Dans le chapitre "Nécessité d'une genèse intégrale des idées"  : …  espère, ce faisant, « débarrasser le terrain de quelques ordures », avant de construire la maison. *La question essentielle d'une propédeutique au savoir est donc la suivante : quelle est la nature et quelles sont les limites de l'entendement humain ? Et, certes, on croirait lire Kant lorsque Locke écrit : « Les hommes, étendant leurs recherches au… Lire la suite
LOGIQUE INDIENNE

Écrit par :  Kuno LORENZ

Dans le chapitre "L'art de la controverse"  : …  tout aux personnes et étudie les règles de l'argumentation. Il y a le pramāṇa-śāstra (théorie de la *connaissance, aussi appelée « jñāna-vāda ») qui s'intéresse avant tout aux choses et étudie les raisons sur lesquelles se fonde telle ou telle connaissance. Les débats (kathā) ont généralement été classés sous trois rubriques, qu'il est aisé de… Lire la suite
LOGIQUES NON CLASSIQUES

Écrit par :  Jacques-Paul DUBUCS Universalis

Dans le chapitre "Logique épistémique"  : …  L'un des objectifs d'une théorie de la *connaissance est de parvenir à une description satisfaisante des concepts de « croire » et de « savoir ». À supposer cette tâche réalisée de manière suffisamment systématique, on pourra donner des propriétés de ces deux concepts et de leurs relations mutuelles une définition axiomatique (dans une perspective… Lire la suite
LUMIÈRE & TÉNÈBRES

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *L'opposition lumière-ténèbres constitue un symbole universel. Pour en esquisser l'enjeu symbolique, on peut introduire trois grandes acceptions de la lumière sur le plan de l'imaginaire : la lumière-séparation, la lumière-orientation, la lumière-transformation. Ces trois aspects de la lumière comme symbole se définissent par rapport à trois… Lire la suite
LUMIÈRES

Écrit par :  Jean Marie GOULEMOT

Dans le chapitre "Le quadrillage du monde"  : …  *De fait, les Lumières impliquent une géographie des savoirs possibles. Voltaire explique clairement dès les Lettres philosophiques, qu'on ne peut définir l'âme ou Dieu. Il voit même dans l'excès métaphysique une espèce de péché d'orgueil de l'homme. Il faut reconnaître des limites à la connaissance. Mais ces domaines de l'inconnaissable… Lire la suite
MACH ERNST (1838-1916)

Écrit par :  Michel PATY

Dans le chapitre "L'univers des sensations comme seule réalité"  : …  décisive ses conceptions épistémologiques, en le conduisant à privilégier, dans le processus de *connaissance scientifique, le rôle de l'observation et des sensations. Dans L'Analyse des sensations, il exprime l'exigence d'abolir toute séparation entre le physique et le mental, l'objet et le sujet, fondée à ses yeux sur un dualisme… Lire la suite
MALEBRANCHE NICOLAS (1638-1715)

Écrit par :  Ginette DREYFUS

Dans le chapitre "La philosophie de Malebranche"  : …  de la nature de la raison. Je ne puis penser le particulier de façon claire qu'en partant de la *connaissance confuse de tous les êtres, laquelle suppose la présence à notre esprit de Dieu, qui seul les renferme tous dans la simplicité de son être. Le sentiment intérieur que j'ai de moi-même m'enseigne que toutes les modifications de mon âme… Lire la suite
MANICHÉISME

Écrit par :  Henri-Charles PUECH

Dans le chapitre "La doctrine"  : …  grandioses d'une religion nouvelle. Comme toute gnose, il est essentiellement fondé sur une *« connaissance » qui apporte avec elle-même le salut, sauve par elle-même, du fait qu'en révélant à l'homme son origine, ce qu'il était et où il était avant d'être « jeté » dans le monde, elle le rend conscient de ce qu'il est en sa réalité propre,… Lire la suite
MARXISME - Le matérialisme dialectique

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "Le critère de la pratique"  : …  Le cinquième énoncé du matérialisme porte sur le problème de la pratique. * »La pratique est supérieure à la connaissance (théorique), car elle a la dignité non seulement du général, mais aussi du réel immédiat » (Lénine, Cahiers philosophiques). « La théorie matérialiste dialectique de la connaissance met la pratique à la première place,… Lire la suite
MEINONG ALEXIUS VON (1853-1920)

Écrit par :  Francis JACQUES

Dans le chapitre "La formation du système"  : …  esthétique – constitueraient les divisions naturelles de la philosophie. Comme seul le processus de *connaissance, pense l'auteur, conditionne le rapport de l'esprit au monde, c'est lui qui est condition de possibilité des activités esthétiques et pratiques. Mais la question du « connaître » peut se poser selon deux directions : en tant qu'il est un… Lire la suite
MÉTHODE

Écrit par :  Jean LARGEAULT

…  de Lalande signale que le mot figure dans Platon et dans Aristote avec le sens de doctrine ou de *connaissance : rencontre suggestive quand on sait qu'en mathématiques il y a réciprocité entre théories et méthodes. Une méthode répond d'abord à une question pratique : comment faire, quoi entreprendre, afin d'atteindre un but donné. Le domaine du… Lire la suite
MODÈLE

Écrit par :  Raymond BOUDONHubert DAMISCHJean GOGUELSylvanie GUINANDBernard JAULINNoël MOULOUDJean-François RICHARDBernard VICTORRI

Dans le chapitre "Perspective épistémologique"  : …  avant dans les conditions de vérité propres aux différentes sciences. Mais la philosophie de la *connaissance est concernée aussi, par les témoignages qu'apporte l'emploi des modèles sur les conditions de la compréhension de la recherche et de la preuve, sur la portée du savoir théorique. En fait, la pratique des modèles met en lumière les… Lire la suite
LE MONDE COMME VOLONTÉ ET COMME REPRÉSENTATION, livre de Arthur Schopenhauer

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "L’expérience esthétique"  : …  de Maya » des illusions et de pénétrer au seuil de la connaissance de soi, du « vouloir-vivre ». *C’est cette connaissance qui fait l’objet du quatrième livre. Connaissance débarrassée de toute illusion, prête à avouer que « la souffrance est le fond de toute vie », elle doit ou abdiquer et persévérer « entre souffrance et ennui » dans le cycle… Lire la suite
MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

Écrit par :  Alain de LIBERA

Dans le chapitre "Logique du sens"  : …  *Qu'est-ce que connaître pour un technicien de l'approche propositionnelle ? Tout acte de connaissance est un acte propositionnel, puisque toute connaissance est un énoncé sur le monde. Mais il y a différentes sortes de connaissances : la connaissance ordinaire et la connaissance scientifique. L'appréhension, la saisie, la perception de la nature d'… Lire la suite
NIETZSCHE (F.)

Écrit par :  Jean GRANIER

Dans le chapitre "Volonté de puissance et vérité"  : …  Si toute *connaissance est interprétative et si toute interprétation procède de la volonté de puissance, l'activité de connaître doit nécessairement refléter le principe intime de la volonté de puissance qui est de se surmonter soi-même à l'infini. Quelles seront les modalités de cette interprétation ? Quelle définition nouvelle de la vérité lui… Lire la suite
ONTOLOGIE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "L'être de Parménide"  : …  se noue entre le mouvement et le simple apparaître ; une nouvelle transcendance se dessine, celle du* savoir vrai ou science, par rapport à l'opinion où règne l'apparence. Deux couples d'oppositions se constituent ainsi : être et devenir, savoir et opinion. Le premier de ces couples est ontologique à titre direct, en ce sens qu'il est pris du côté… Lire la suite
PANTHÉISME

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "Le Dieu Nature"  : …  un progrès de la réflexion (Spinoza définit très explicitement une méthode réflexive) et un* mouvement de la connaissance qui conduit le sage, grâce à la connaissance par concepts du deuxième genre, de l'ignorance imaginative du premier genre à la sagesse intuitive du troisième genre, qui est à la fois Béatitude et Liberté, c'est-à-dire… Lire la suite
PÉCHÉ ORIGINEL

Écrit par :  André-Marie DUBARLEAndré DUMAS

Dans le chapitre "Hegel"  : …  de l'esprit humain dans son développement pour devenir ce qu'il est déjà en soi : esprit. L'état de *connaissance du bien et du mal ne doit pas être, ou plutôt ne doit pas subsister ; il ne faut pas s'y arrêter. C'est une étape à dépasser, à supprimer en en gardant le bénéfice (aufheben). Le désir de la connaissance est représenté dans le… Lire la suite
PERCEPTION

Écrit par :  Georges THINÈS

Dans le chapitre "La perception comme acte"  : …  et de quelques autres, ne pourront échapper à une psychologie de l'objet constitué et à une théorie de la *connaissance, dans laquelle le sensoriel et le cognitif auront des relations complexes, souvent difficilement unifiables. Les textes de Meinong et de ses collaborateurs, réunis dans une publication parue en 1904 (Untersuchungen überLire la suite
PHÉNOMÉNOLOGIE

Écrit par :  Renaud BARBARASJean GREISCH

Dans le chapitre "Husserl"  : …  Les concepts, jugements, raisonnements dont la logique se préoccupe sont des réalités psychiques ; * or, puisque tout travail sur une matière présuppose la connaissance des propriétés constitutives de celle-ci, la logique devra reposer sur la psychologie. Le psychologisme recherchera donc les lois réelles selon lesquelles s'enchaînent des processus… Lire la suite
PIAGET JEAN (1896-1980)

Écrit par :  Pierre GRÉCO

…  Piaget – car théorie il y a, et au sens plein du terme – est en effet avant tout une théorie de la *connaissance, et Piaget s'est posé en définitive la même question que se posèrent Aristote, Descartes ou Kant. Mais comme la connaissance est l'œuvre d'un sujet qui fait partie du monde et qui a une histoire, Piaget a cru devoir regarder ce sujet à l… Lire la suite
PIERRE AURIOL (1280-1322)

Écrit par :  Francis RUELLO

… *Théologien franciscain, né près de Gourdon, dans le Quercy. En 1304, Pierre Auriol étudie à l'université de Paris, où il suit peut-être l'enseignement de Jean Duns Scot. En 1312, il enseigne au studium generale des Frères mineurs de Bologne et, en 1314, à celui de Toulouse. Il est licencié en théologie en 1318. De 1318 à 1320, date de son… Lire la suite
PLATON

Écrit par :  Monique DIXSAUT

Dans le chapitre "La question du savoir"  : …  cette sorte de savoir, c'est indiquer la manière dont il procède, ce n'est pas dire ce qu'il est. *Faut-il, pour savoir, savoir ce que c'est que savoir ? Après s'être enquis auprès de tous ceux qui passent pour savants (artisans, poètes et politiques), le Socrate de L'Apologie conclut qu'être compétent en un domaine n'exclut pas la forme… Lire la suite
POPPER KARL RAIMUND (1902-1994)

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

Dans le chapitre "La logique de la découverte scientifique"  : …  qui peuvent réfuter la théorie, mais ne parviennent jamais à l'établir définitivement. *L'une des conséquences de l'adoption d'un tel « critère de démarcation » est le statut à jamais hypothétique des théories scientifiques. Une hypothèse qui résiste aux épreuves n'est jamais « confirmée » de manière concluante. Elle « survit », elle… Lire la suite
PREUVE, sciences

Écrit par :  Jean-Paul THOMAS

… livre ses preuves, émancipe des autorités les élèves attentifs en les faisant accéder à la science. *Connaissance et preuve vont de pair. D'un énoncé on dira en effet qu'il constitue une connaissance d'un aspect de la réalité dès lors qu'il est vrai, accepté et justifié. Ce qui est prouvé est une connaissance, ce qui se donne pour connaissance doit… Lire la suite
RATIONALISME

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Le rationalisme cartésien"  : …  vérité est l'acte d'un sujet unique, mais qui représente aussi bien tout sujet en tant que pensant. *Et loin d'enfermer le savoir dans ces consciences isolées, il insiste sur la continuité du progrès accumulé des connaissances que chacun, pour soi-même, serait capable de réassimiler. De telle sorte, dit-il, « que nous allons tous ensemble beaucoup… Lire la suite
RÉALISME, philosophie

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Historique"  : …  . Le relativisme, c'est-à-dire la méthode idéaliste en ontologie, commence après Descartes. *Le subjectivisme, c'est-à-dire la méthode idéaliste en théorie de la connaissance, débute avec Descartes, qui trouve devant lui les ruines de la scolastique et se demande comment construire le nouveau savoir sur des bases sûres. Il prend la pensée… Lire la suite
RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Écrit par :  Pierre PAPON

Dans le chapitre "Des enjeux culturels, économiques et sociaux"  : …  La recherche est source *de connaissances sur le monde et la société et elle tente de répondre, par exemple, à quelques grandes interrogations : quelles sont l'origine et la structure de notre Univers ? comment fonctionne le vivant et quelle est l'origine de la vie ? comment nos sociétés évoluent-elles ou comment peuvent-elles s'adapter aux… Lire la suite
RECHERCHES LOGIQUES, livre de Edmund Husserl

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "De l'intentionnalité de la conscience à « l'intuition catégoriale »"  : …  *Les quatre premières Recherches s'efforcent de dégager la possibilité d'une phénoménologie des vécus théoriques (signification, expression, tout et parties, grammaire pure) en fournissant, dans l'extraordinaire détail de leurs analyses et de leur abstraction, les bases d'une théorie de la connaissance. Les Recherches V et VI… Lire la suite
RÉDUCTION PHÉNOMÉNOLOGIQUE ou TRANSCENDANTALE

Écrit par :  Universalis

… *Processus spécifique de la phénoménologie de Husserl, la réduction phénoménologique — ou réduction transcendantale — consiste en un effort pour arriver à la source de la signification du monde vécu à travers un mouvement qui fait qu'on cesse de voir celui-ci d'une manière naturelle et quotidienne pour le voir d'une manière réflexive en tant que… Lire la suite
RÉMINISCENCE

Écrit par :  Olivier JUILLIARD

… *Avancé par Platon dans le Phédon, le thème mytho-philosophique de la réminiscence se retrouve tout au long de l'histoire de la philosophie occidentale avec une insistance telle qu'il paraît y prendre valeur de paradigme essentiel. Dans son expression strictement platonicienne, la réminiscence est une réponse ambiguë à deux questions :… Lire la suite
SAGESSE

Écrit par :  Manuel de DIÉGUEZ

Dans le chapitre "L'intelligence visionnaire"  : …  *Pour toute la tradition idéaliste, la sagesse véritable reposait sur la prétention à la connaissance de l'« être » ; et l'« être » passait pour l'« essence » locutrice de la chose. De cette fameuse essence parlante, l'Idée était censée porteuse. Si Lachès est jugé peu sage, dans Platon, c'est parce qu'il prétendait faire la guerre sans savoir, au… Lire la suite
SCHELER MAX (1874-1928)

Écrit par :  Daniel CHRISTOFF

Dans le chapitre "Phénoménologie et connaissance"  : …  en « vision des valeurs », en philosophie des hiérarchies ontologiques. Sa conception de la *connaissance est inséparable de celle de l'être : d'abord toute au service de la vie, la connaissance se limite aux faits ; elle ne vise alors qu'à maîtriser la réalité caractérisée par la résistance que rencontre l'élan de vie. Pour retrouver la… Lire la suite
SCHOPENHAUER ARTHUR (1788-1860)

Écrit par :  Jean LEFRANC

Dans le chapitre "La connaissance esthétique"  : …  et de l'entablement, comme elle le serait dans le spectacle sublime d'un paysage de montagne. *La connaissance par les idées se distingue donc radicalement de la connaissance par les concepts, ces outils intellectuels subordonnés aux fins sans fin du vouloir-vivre individuel. L'homme ordinaire, toujours affairé, est le plus souvent incapable d… Lire la suite
SCIENCES - Science et philosophie

Écrit par :  Alain BOUTOT

Dans le chapitre "La philosophie à l'âge de la science"  : …  ses propres méthodes. Pour sauver et légitimer son existence, elle en vient à abandonner la* connaissance de l'étant aux sciences positives et se tourne vers la connaissance scientifique elle-même. En devenant théorie de la connaissance (Erkenntnistheorie), elle retrouve un domaine spécifique, inaccessible, par principe, aux… Lire la suite
SCIENCES - Sociologie

Écrit par :  Yves GINGRAS

Dans le chapitre "Le système normatif de la science"  : …  les scientifiques. La première norme identifiée par Merton est l'« universalisme », selon laquelle* la connaissance scientifique a un caractère impersonnel et, en conséquence, est indépendante des caractéristiques individuelles (raciales, sexuelles, religieuses, idéologiques...) des auteurs de découvertes. C'est cette norme qui est violée en… Lire la suite
SENSUALISME

Écrit par :  Hubert FAES

…  nous référant à lui. Dans un usage plus strict du terme, le sensualisme paraît ne concerner que la *connaissance. C'est pourquoi certains lui préféreraient le terme « sensationnisme ». Son idée de base est que toutes nos idées proviennent de la sensation, que toutes nos connaissances sont des sensations combinées et transformées de diverses… Lire la suite
SPINOZA BARUCH (1632-1677)

Écrit par :  Robert MISRAHI

…  le système de la Nature est subordonné à ce projet existentiel d'une libre joie. La doctrine de la *connaissance se comprendra et se situera selon le même principe : la connaissance adéquate n'est qu'un moyen ; c'est la liberté heureuse qui en est la fin suprême. Une telle lecture rendra évident du même coup le caractère partiel et dogmatique des… Lire la suite
TEMPS

Écrit par :  Hervé BARREAUOlivier COSTA DE BEAUREGARD

Dans le chapitre "Genèse de la notion du temps"  : …  plus encore que l'entendement, qui conçoit l'ordre général d'apparition des phénomènes, *mais elle ne laissait pas de faire du temps le cadre universel de toutes nos connaissances. Ce privilège était dû à la jonction de l'intuition et de la forme a priori qui caractérise, chez Kant, le temps comme l'espace. Il permettait de fonder la mathématique… Lire la suite
THÉOSOPHIE

Écrit par :  Antoine FAIVRE

…  mot «  ésotérisme » désigne une gnose procurant l'illumination et le salut individuels grâce à la *connaissance des rapports qui unissent l'homme aux esprits intermédiaires ou divins. La théosophie, elle, concerne d'abord la connaissance des mystères cachés de la divinité et, par extension, celle de l'univers dans ses rapports avec Dieu et avec… Lire la suite
TRANSCENDANTALISME

Écrit par :  Paul GILBERT

…  puis abandonnée. Emmanuel Kant (1724-1804) a repris le mot pour désigner ce qui appartient à la *faculté de connaître comme telle, ses conditions de possibilité a priori, indépendamment des circonstances empiriques de son effectivité, repliant ainsi les critères de l'absoluité vers l'immanence spirituelle. Toutefois, ces conditions de… Lire la suite
UNION EUROPÉENNE - Politique de la recherche

Écrit par :  Michel CLAESSENSPaul JAMET

Dans le chapitre "L'évolution du contexte de la production des connaissances"  : …  Le poids du secteur des services ne cesse de croître dans la production des richesses mondiales. *Le savoir sous toutes ses formes joue un rôle capital dans le fonctionnement de l'économie. Aujourd'hui déjà, les nations qui investissent dans le développement des connaissances sont celles qui affichent les meilleures performances économiques. Les… Lire la suite
UNIVERSITÉ

Écrit par :  Henry DUMÉRYPascale GRUSONRené RÉMONDAlain TOURAINE

Dans le chapitre "Les universités aux XIXe et XXe siècles"  : …  siècle en avaient déjà montré, sur un plan théorique, nombre d'exigences et de conflits latents –, *les universités contribuent à l'élaboration d'un nouveau modèle de connaissance, où la recherche, la diversification des disciplines commencent à jouer un rôle important et qui est plus systématiquement pris en considération. Les universités créées… Lire la suite
VALEURS, philosophie

Écrit par :  Pierre LIVET

…  reliées aux motivations, puisqu'une valeur qui ne pourrait jamais nous motiver serait un non-sens. *Le lien entre valeurs et motivations, et la division entre les motivations, et les croyances qui sont du domaine de la connaissance, ont ainsi pour conséquence indirecte que la recherche dans le domaine de la connaissance doit tendre à la neutralité… Lire la suite
VÉRITÉ

Écrit par :  Robert BLANCHÉAntonia SOULEZ

Dans le chapitre " Philosophie"  : …  consacré pourtant à la définition de l'espèce insaisissable qu'est le sophiste en personne. *La thèse de Heidegger sur la transformation, à partir de Platon, de l'essence originelle de la vérité en vérité-exactitude dans la sphère de la logique de la connaissance s'éclaire si l'on prend en compte sa propre lecture du Sophiste. C'est… Lire la suite
ZHUANGZI (TCHOUANG-TSEU) (Zhuang Zhou)

Écrit par :  Pierre MARSONE

Dans le chapitre "L'art de la provocation"  : …  pas de limites. Fixer des limites par la raison ou le langage revient donc à s'éloigner de la Voie. *La non-pertinence du langage découle du caractère nécessairement limité de la connaissance. La grenouille au fond de son puits est bien incapable de s'imaginer ce que peut être l'océan. Le lettré lui-même est borné et ne peut parler de la Voie car il… Lire la suite

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