VISIONNeurophysiologie visuelle

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

La vision est certainement la modalité sensorielle dominante chez l'homme. La compréhension des bases physiologiques de cette fonction a donné lieu à de nombreuses études réalisées principalement chez les vertébrés supérieurs et plus particulièrement chez le singe, dont l'organisation du système visuel se rapproche le plus de celle de l'homme. Cet article traite de la physiologie du traitement de l'information visuelle dans la rétine et dans les structures sous-corticales et corticales. Les phénomènes de transformation du signal lumineux en signal électrique sont abordés dans l'article vision - Photoréception.

Rôle de la rétine

La rétine est la structure du système visuel pour laquelle la connaissance des corrélations entre structure et fonction est la plus avancée. Comme nous le verrons, on arrive à expliquer les réponses de nombreux neurones rétiniens en fonction de leurs connexions avec les autres éléments du réseau. La rétine des primates est constituée d'une série de couches comportant différents types de neurones et leurs synapses, depuis les photorécepteurs qui constituent l'étage d'entrée du signal jusqu'à l'étage de sortie formé par les cellules ganglionnaires dont les axones se projettent via le nerf optique vers les centres supérieurs de traitement.

Les segments externes des photorécepteurs (cônes ou bâtonnets) sont logés dans l'épithélium pigmentaire, dont le rôle est de faciliter la régénération des pigments photosensibles. Cet épithélium pigmentaire qui tapisse le fond de l'œil (fig. 1) est entouré par la choroïde, couche riche en vaisseaux sanguins, et par la sclérotique fibreuse qui constitue l'enveloppe de l'œil.

Rétine (vue en coupe)

Dessin : Rétine (vue en coupe)

Dessin

Schéma d'une coupe transversale de rétine de primate (épaisseur 0,5 mm environ). Les différents types de neurones (cônes, bâtonnets, cellules bipolaires, horizontales, amacrines, ganglionnaires) sont répartis dans des couches cellulaires et synaptiques. Le haut de la figure correspond à la... 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

Les cellules ganglionnaires étant situées au niveau de la partie interne de la rétine, proche du corps vitré qui remplit la chambre postérieure du globe oculaire, les rayons lumineux doivent donc traverser toute l'épaisseur de la rétine pour atteindre les photorécepteurs.

Rétine centrale et périphérique

Bien que tapissant [...]

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 15 pages

Médias de l’article

Rétine (vue en coupe)

Rétine (vue en coupe)
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Globe oculaire

Globe oculaire
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Photorécepteurs rétiniens

Photorécepteurs rétiniens
Crédits : Encyclopædia Universalis France

graphique

Cellules ganglionnaires rétiniennes : réponses de type ON et OFF

Cellules ganglionnaires rétiniennes : réponses de type ON et OFF
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Afficher les 14 médias de l'article


Écrit par :

  • : directeur de recherche au C.N.R.S., directeur du centre de recherche cerveau et cognition, université Paul-Sabatier, Toulouse

Classification

Autres références

«  VISION  » est également traité dans :

VISION - Optique oculaire et optométrie

  • Écrit par 
  • Pierre DENIEUL, 
  • Pierre FLEURY, 
  • Françoise VIÉNOT
  •  • 8 840 mots
  •  • 20 médias

L'article sur l'œil humain donne des détails sur l'anatomie de cet organe ; on pourra se reporter aussi à optique - Images optiques, où se trouvent définis divers vocables (foyers, points principaux, longueurs focales, puissance, dioptrie, astigmatisme, aberrations) employés dans le présent article.On compare parfois, assez grossièrement, l'œil à un […] Lire la suite

VISION - Photoréception rétinienne

  • Écrit par 
  • Yves GALIFRET
  •  • 5 924 mots
  •  • 14 médias

L'univers sensoriel de l'Homme est essentiellement visuel : telle est probablement la raison pour laquelle la physiologie de la vision occupe une place si considérable dans l'ensemble de la physiologie sensorielle. Depuis les années trente, qui furent celles de l'identification de la vitamine A dans la rétine par George Wald et des premiers enregistremen […] Lire la suite

VISION - Perception visuelle et conscience

  • Écrit par 
  • Sylvie CHOKRON, 
  • Christian MARENDAZ
  •  • 4 532 mots
  •  • 3 médias

L'approche scientifique de la conscience, du fait de sa nature subjective, a été très tardive. Elle a essentiellement concerné la perception visuelle car, outre qu'elle est la modalité sensorielle dominante chez les primates, elle se prête particulièrement bien à une appro […] Lire la suite

VISION - Vision et évolution animale

  • Écrit par 
  • Stéphane HERGUETA
  •  • 5 757 mots
  •  • 5 médias

« Tu as vu ce qu'il a dit ? » Cette expression illustre le rapport que nous, humains, construisons avec notre monde. La quasi-totalité de notre interprétation consciente des objets et des situations repose sur la vision, même lorsque la vue ne constitue pas le meilleur des sens pour en apprécier les caractéristiques essentielles. Pensez aux illusions d'optique ou au malaise provoqué par la project […] Lire la suite

AMPHIBIENS ou BATRACIENS

  • Écrit par 
  • Pierre CLAIRAMBAULT, 
  • Philippe JANVIER, 
  • Jean-Claude RAGE
  •  • 6 161 mots
  •  • 19 médias

Dans le chapitre « Organes sensoriels »  : […] Peut-être plus que tous les autres Vertébrés, les Amphibiens possèdent une grande variété d'organes sensoriels. La peau a conservé en général un caractère ichthyen, la ligne latérale , qui intervient dans les réflexes d'équilibration et de posture. Elle est également sensible, grâce à des récepteurs spécialisés, au stimulus d'origine mécanique, chimique, lumineuse, ainsi qu'à la chaleur, au froid […] Lire la suite

CERVEAU ET GESTES

  • Écrit par 
  • Didier LE GALL, 
  • François OSIURAK
  •  • 912 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Geste d’atteinte et de saisie des objets »  : […] Quotidiennement, nous manipulons un grand nombre d’objets pour soit simplement les déplacer, soit les utiliser comme outils. Pour cela, nous devons être en mesure de déplacer notre main jusqu’à l’objet (atteindre) et d’adapter notre prise manuelle à l’objet pour le saisir (une prise forte avec l’ensemble des doigts pour saisir une bouteille versus une prise fine avec le pouce et l’index pour sais […] Lire la suite

COGNITIVES SCIENCES

  • Écrit par 
  • Daniel ANDLER
  •  • 19 239 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Vision et perception du monde »  : […] Les recherches sur la vision sont peut-être la branche la plus « scientifique » (au sens étroit) des sciences cognitives. C'est aussi celle dans laquelle les neurosciences jouent le plus grand rôle. Le second fait n'explique qu'en partie le premier : la vision présente par rapport à d'autres modalités cognitives des particularités qui la rendent plus accessible à l'enquête scientifique. Elle est […] Lire la suite

COULEUR

  • Écrit par 
  • Pierre FLEURY, 
  • Christian IMBERT
  •  • 7 837 mots
  •  • 21 médias

Dans le chapitre « Trivariance visuelle »  : […] Les valeurs de λ d et de p , ou de deux coefficients tels que x et y , caractérisent en première approximation une couleur, indépendamment de l'intensité du faisceau qui la transporte. Elles doivent être complétées par une grandeur purement photométrique : flux lumineux F ou mieux, luminance  L. Le rôle que joue cette dernière variable, au point de vue de la sensation colorée, apparaît surtout da […] Lire la suite

CRUSTACÉS

  • Écrit par 
  • Jacques FOREST
  •  • 7 669 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Système nerveux et organes des sens »  : […] Le système nerveux comprend une masse ganglionnaire supraœsophagienne, ou cerveau, qui innerve les appendices préoraux. Une masse ganglionnaire sous-œsophagienne, reliée à la précédente par des connectifs, innerve les pièces buccales et se prolonge par une chaîne nerveuse ventrale qui a conservé une disposition métamérique, avec une paire de ganglions plus ou moins fusionnés correspondant à chaqu […] Lire la suite

DALTONISME

  • Écrit par 
  • Philippe LANTHONY
  •  • 1 590 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Anomalies de la vision colorée  »  : […] La vision colorée normale est trichromatique. Du point de vue physiologique, cela signifie qu'elle est due à l'absorption des radiations lumineuses par trois types différents de pigments visuels, chacun contenu dans un type spécifique de cellules à cônes de la rétine. On distingue les S-cônes (S comme short ), les M-cônes (M comme middle ) et les L-cônes (L comme long ) dont les courbes d'absorpti […] Lire la suite

Voir aussi

Pour citer l’article

Jean BULLIER, « VISION - Neurophysiologie visuelle », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 04 décembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/vision-neurophysiologie-visuelle/