STÉNON, STENONIS NICOLAS ou STEENSEN NIELS (1638-1686)

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Tête de requin, Nicolas Sténon (1667)

Tête de requin, Nicolas Sténon (1667)
Crédits : BIU Santé Médecine, Paris, cote : 05530

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Nicolas Sténon

Nicolas Sténon
Crédits : Zapf/ ullstein bild/ Getty Images

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Une vie consacrée à Dieu

Toute sa vie, Sténon sera, comme il le dit lui-même, « à la recherche de la vérité ». Cette exigence de certitude, son attachement à la philosophie de Descartes mais aussi le protestantisme auquel il est confronté aux Pays-Bas l’éloignent progressivement de sa foi luthérienne. Dans une lettre à Johannes Sylvius, Sténon explique son rapprochement avec le catholicisme par le mode de vie et de pensée de ses amis catholiques rencontrés au cours de ses premiers voyages aux Pays-Bas, en France et en Italie, leur douceur, leur charité, etc., ainsi que leurs longues conversations sur la religion. D’autres sources montrent une réalité plus complexe menant à sa conversion. La liberté religieuse qui prévaut à Amsterdam le conduit à opposer un christianisme originel, dont dérive le catholicisme, à des variantes plus tardives, marquées par les personnalités de leurs fondateurs. Par ailleurs, la difficulté qu’il éprouve à maîtriser ses pulsions le pousse à adhérer à une religion qu’il juge plus conciliante. Il se convertit au catholicisme en novembre 1667 et reçoit le sacrement de confirmation du nonce apostolique le 8 décembre 1667, le jour même où il reçoit l’ordre du roi Frédéric III de rentrer au Danemark. Il ne part qu’à l’automne 1668, après la rédaction de De solido intra solidum, s’attarde dans les Alpes et en Europe centrale, craint des persécutions au Danemark, retourne à Amsterdam où d’autres discussions le décident en 1670 à consacrer sa vie à ramener d’autres croyants à la foi catholique. Il obtient finalement un poste d’anatomiste royal à Copenhague en 1672. Pourtant, sans avenir dans ce très protestant Danemark, il quitte Copenhague en 1674 pour retourner à Florence.

À partir de 1673, il n’écrit plus que des textes théologiques et il entre dans les ordres en 1675. Deux ans plus tard, en 1677, [...]

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Écrit par :

  • : docteure en épistémologie et histoire des sciences, chercheuse associée au Centre François Viète, université de Nantes

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Pour citer l’article

Françoise DREYER, « STÉNON, STENONIS NICOLAS ou STEENSEN NIELS - (1638-1686) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/stenon-stenonis-steensen/